Palais royal de Stockholm

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Palais royal de Stockholm
Image illustrative de l'article Palais royal de Stockholm
Présentation
Nom local Kungliga slottet
Période ou style Baroque
Architecte Nicodème Tessin le Jeune
Carl Hårleman
Date de construction 1697-1760
Destination actuelle Résidence officielle du Roi de Suède
Site web www.royalcourt.se/kungligaslotten
Géographie
Pays Drapeau de la Suède Suède
Province Uppland, Södermanland
Comté Comté de Stockholm
Localité Stockholm
Localisation
Coordonnées 59° 19′ 36″ N 18° 04′ 18″ E / 59.326667, 18.07166759° 19′ 36″ Nord 18° 04′ 18″ Est / 59.326667, 18.071667  

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Palais royal de Stockholm

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Palais royal de Stockholm

Le palais royal de Stockholm (Stockholms slott en suédois) est un palais royal situé sur le Norrström, dans la partie nord de Gamla stan (la vieille ville) de Stockholm, en Suède. Il s'agit de la résidence officielle des monarques de Suède.

Des fortifications sont présentes sur le site depuis le Moyen Âge. Le château actuel fut construit après l'incendie du château Tre Kronor le 7 mai 1697. La construction commença sous la direction de Nicodème Tessin le Jeune, mais la grande guerre du Nord (1700-1721) força le pays à l'interrompre. Elle reprit en 1727, mais Nicodème décéda l'année suivante, et la construction continua donc sous la direction de Carl Hårleman, qui dessina en particulier l'intérieur. En 1754, le roi Adolphe-Frédéric de Suède et à la reine Louise-Ulrique de Prusse s'installèrent dans le château, mais les travaux continuèrent encore jusqu'aux années 1770. Aucune grande rénovation n'a eu lieu depuis, en dehors de quelques ajustements et modernisations des intérieurs.

L'intérieur du château compte actuellement (2009) 1 430 pièces dont 660 avec fenêtres. Outre les appartements royaux, le palais compte plusieurs salles pour les évènements de tous sortes. Le château accueille aussi une église, un musée d'antiquité Gustave III, la salle du trésor avec en particulier les joyaux de la couronne et le musée des trois couronnes avec une partie des ruines du vieux château Tre Kronor. Jusqu'en 1878, le château hébergeait aussi la bibliothèque royale dans l'aile nord-est, dans laquelle se trouve de nos jours la bibliothèque Bernadotte. Dans l'aile de la chancellerie se trouvent les archives du château. La Cour royale est aussi dans le château, avec environ 200 employés à plein temps. La garde royale surveille le château et la famille royale depuis 1523. Le château est propriété de l'État suédois via Statens Fastighetsverk qui est donc responsable de la gestion et de l'entretien du bâtiment.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières fortifications[modifier | modifier le code]

De Birger Jarl au château Trois Couronnes[modifier | modifier le code]

Projet de rénovation[modifier | modifier le code]

Proposition de Jean de la Vallée pour le nouveau château royal

Déjà au début du XVIIe siècle, Gustave II Adolphe de Suède envisageait de construire un nouveau château royal, qu'il pensait même déplacer à Göteborg, mais son projet ne fut pas réalisé[1]. Sa fille Christine de Suède reprit le flambeau et nomma en 1651 Jean de La Vallée pour établir les plans d'une éventuelle rénovation complète du château Trois Couronnes[1]. Seules quelques changements mineurs furent finalement effectués sur le château sous son règne[1]. Jean de la Vallée continua cependant à travailler sur le projet jusque dans les années 1660, mais ce n'est que lorsque Nicodème Tessin l'Ancien devint architecte responsable des châteaux que le projet devint sérieux[2]. Il présenta la première proposition en 1666 pour une rénovation de l'aile nord[2]. Ce fut finalement son fils Nicodème Tessin le Jeune qui fut chargé des travaux à partir de 1692[2].

Construction de l'aile nord (1692-1696)[modifier | modifier le code]

La nouvelle aile nord du château Trois Couronnes fut construite en seulement cinq mois en 1692[S 1]. Cette façade constitue en fait la première section du château actuel[S 1]. Elle était construite dans un style baroque, ce qui contrastait fortement avec le style renaissance qui dominait dans le reste du bâtiment[S 1]. Une grande partie des murs médiévaux du château Trois Couronnes ont été intégrés au nouvel édifice, ce qui explique la rapidité de la construction[S 2]. Le nouveau mur était cependant plus haut que l'ancien, sauf au niveau des anciennes tours qui ont été intégrées elles aussi dans le nouveau mur[S 3].

Une des sources d'inspiration pour l'architecture de la façade fut le palais Farnèse, à Rome où Nicodème avait effectué un voyage d'étude en 1688[S 4]. La façade partage ainsi avec le palais de Rome les formes régulières et la symétrie stricte[S 4]. Les artistes suédois David Klöcker Ehrenstrahl et Johan Sylvius furent chargés de plusieurs œuvres à l'intérieur de cette nouvelle aile, en particulier dans l'église[S 5].

Façade nord du château Trois Couronnes en 1697, avant l'incendie.

La nouvelle église du château, dans l'aile nord, fut inaugurée en 1696[S 5]. Elle remplaçait l'ancienne, construite sous Jean III de Suède au même emplacement[S 2]. Nicodème a eu des difficultés pour intégrer les murs de l'ancienne église au nouveau plan baroque. En effet, l'idéal baroque impliquait que toutes les fenêtres devaient avoir la même taille peu importe que cela soit des fenêtres d'églises ou pas. Il résolut ce problème en ajoutant une série de petites fenêtres en mezzanine sur l'ensemble du bâtiment[S 2]. Après l'incendie, l'église fut déplacée dans l'aile sud et les objets de l'ancienne église y furent déplacés[S 5],[S 6].

Un dessin d'avant l'incendie de 1697 montrait que la rénovation du château devait aboutir à un plan carré, avec les quatre ailes d'apparence similaire à l'aile nord[S 5].

L'incendie de 1697[modifier | modifier le code]

Les ruines du château après l'incendie

Le 7 mai 1697, un important incendie se déclara dans la partie sud du château. Le feu bloquait le matériel d'extinction, et tous les occupants furent forcés de fuir, sauvant autant de choses qu'ils le pouvaient. Le feu s'est rapidement transmis dans tout le château, en particulier à cause du toit en cuivre, bon conducteur de chaleur. Le château fut presque entièrement détruit, mais l'aile nord récemment construite résista mieux à l'incendie[S 1]. Une grande partie des archives nationales et de la bibliothèque royale furent détruits. La famille royale s'installa alors dans le palais de Wrangel en attendant la reconstruction. La cause de l'incendie n'a jamais été vraiment établie, mais il semblerait que ceci était dû à une négligence au niveau de la cheminée.

Reconstruction (1697-1771)[modifier | modifier le code]

Première phase (1697-1709[modifier | modifier le code]

Après l'incendie, Charles XII de Suède décida la reconstruction du château. Tessin fut chargé d'établir les plans et de diriger la construction du nouveau château[S 1]. Il abandonna partiellement son plan précédent de château carré, décidant d'y ajouter des basses ailes flanquant le carré à l'est et à l'ouest. Le but était d'ajouter de la monumentalité à l'édifice, et ceci était rendu possible par le fait qu'il y avait maintenant de la place à ce niveau. Du fait de la présence de Storkyrkan, l'aile sud-ouest devait cependant être plus courte. Pour compenser pour l'asymétrie que cela créait, il ajouta au plan deux ailes circulaires à l'ouest, non rattachés au bâtiment principal, entourant la cour extérieure[S 7]. Ses plans furent acceptés l'année même de l'incendie, et la construction put commencer.

Dessins de Tessin pour l'église du château

La plupart des sculpteurs et artistes venaient de France. Ainsi entre 1693 et 1699, 16 artistes français avaient été convoqués à Stockholm par le diplomate suédois à Paris Daniel Cronström. La plupart avait reçu leur éducation à l'académie royale de peinture et de sculpture et avaient acquis de l'expérience dans la construction du château de Versailles. Parmi les principaux, on peut nommer René Chauveau, Bernard Foucquet et Jacques Foucquet[S 8]. Certains d'entre eux emmenèrent avec eux leur famille, et formèrent une véritable colonie française. Ils furent autorisés à pratique leur catholicisme, bien que cela était formellement interdit dans la Suède protestante. Lorsque les travaux furent interrompus en 1709, certains retournèrent en France, mais la plupart restèrent en Suède[3].

Tout d'abord, essentiellement tous les murs sauf ceux de l'aile nord furent démolis. Environ 300 hommes travaillèrent à la démolition entre mai 1697 et le printemps 1700. Une partie des pierres fut utilisée comme remblai pour construire la rampe Lejonbacken. Ensuite, la construction à proprement parler commença, et alla grand train. Mais la grande guerre du Nord (1700-1721) coûta énormément au pays, et en 1709, après la défaite de la bataille de Poltava contre la Russie, la construction fut totalement interrompue. À cette époque, les cours avaient été aplanies et les murs avaient été élevés à hauteur d'un étage voire moins. C'est dans cet état que le château resta jusqu'en 1727[S 7].

Tessin fut aussi chargé de changement du plan de la ville aux alentours du château. Ses plans furent achevés en 1713, et comprenait entre autres un nouveau pont Norrbro avec une allée de sculpture, une nouvelle église de Riddarholmen etc. Dans le prolongement du jardin Kungsträdgården, il avait imaginé une allée de la victoire, avec des arcades et colonnes d'ordre dorique. Sur l'île Helgeandsholmen, il avait prévu un hippodrome, mais Charles XII de Suède n'appréciait pas cette idée. Ces plans ne devinrent jamais réalité, la construction du château prenant déjà beaucoup de ressources, et l'époque de grandeur suédoise était terminée[4].

Deuxième phase (1727-1771)[modifier | modifier le code]

Nicodème Tessin et Carl Hårleman sur le chantier du château

Tessin mourut en 1728, avant que la construction de son château ne soit terminée. La responsabilité de la construction revint alors à Carl Hårleman, même si formellement, le rôle de Tessin revint à son fils Carl Gustaf Tessin.

Carl Hårleman conçu les détails de l'intérieur du château dans un style plus en accord avec la tendance actuelle : rococo. Il changea aussi la couleur de la façade, initialement rouge brique, vers un jaune vif. Lorsque les travaux de construction reprirent en 1727, on eut de nouveau besoin de travailleurs qualifiés. Ainsi en 1732, un nouveau groupe d'artistes et artisans français fut amené à Stockholm, résultat des négociations de Carl à Paris l'hiver précédent. Parmi ceux-ci se trouvaient les maîtres Antoine Bellette et Michel Le Lievre, Jacques-Philippe Bouchardon, Pierre Hubert Larchevêque etc... Le suédois Johan Tobias Sergel participa aussi aux travaux, tandis que l'italien Giambattista Tiepolo déclina l'invitation[S 9].

En 1753, Carl Hårleman mourut à son tour et Carl Johan Cronstedt prit le relai au côté de Carl Gustaf Tessin. La même année, les parties du château où la famille royale était censée emménager furent achevées, ainsi que l'aile nord et l'étage des fêtes. La famille emménagea l'année suivante. Cependant, la famille décida de vivre dans la partie actuellement appelée étage Bernadotte au lieu de l'endroit normalement prévu. Les travaux continuèrent pour terminer le reste du château. La priorité fut l'aménagement et la décoration intérieure, tandis que Slottsbacken et Lejonbacken furent les dernières parties terminées[5].

Lejonbacken et l'aile de la chancellerie furent achevées par l'architecte Carl Fredrik Adelcrantz[6]. En 1771, le château était terminé.

Le palais depuis 1771[modifier | modifier le code]

Architecture extérieure[modifier | modifier le code]

Vue d'ensemble[modifier | modifier le code]

Le château est construit en briques et en grès. Le toit est couvert de cuivre et forme une pente vers la cour intérieure. Il est entouré d'une balustrade. Le château est constitué d'un carré principal, dont les quatre côtés sont nommés selon les quatre points cardinaux, même s'ils ne sont pas exactement dirigés dans ces directions.

Chaque façade a des éléments distinctifs. La façade sud reçut un arc de triomphe dans un style baroque qui orne l'entrée. La partie centrale de la façade est et ouest furent parées avec des pilastres, Hermès et statues. Le château a au total 28 statues, 717 balustres et 242 volutes de consoles. La pierre couvre 9 500 m2 de façade et le plâtre (11 000 m2. Le bâtiment principal (sans les ailes latérales) mesure 115 par 120 m et entoure la cour intérieure. Les quatre coins du château sont prolongés par quatre ailes de 48 m sauf l'aile sud-ouest qui n'est que de 11 m à cause de la présence de Storkyrkan. Cette asymétrie est compensée par la présence de deux ailes semi-circulaires non rattachées au bâtiment principal appelées aile de la garde royale et aile du commandant.

Cours[modifier | modifier le code]

La cour extérieure

Le château a deux cours. La cour extérieure est située à l'ouest de l'aile ouest, entre les ailes semi-circulaires. C'est ici que se produit le changement de la garde. Dans cette cour de trouve une statue de Christine Gyllenstierna érigée en 1912[7].

La cour intérieure est incluse dans les quatre ailes du bâtiment principal et est accessible depuis la partie centrale des quatre ailes. Elle mesure 89 m de long (direction est-ouest) et 77 m de large (nord-sud). Au milieu de la cour, Tessin avait prévu de mettre une statue à cheval de Charles XI de Suède, mais elle ne fut pas mise en place[S 10]. Cette cour a été largement influencée par celle du palais du Louvre, aussi construite selon les idéaux baroques.

Aile ouest[modifier | modifier le code]

L'aile ouest représente l'homme ou le roi. Sur le frontispice, entre les fenêtres du premier étage, se trouvent 10 figures féminines, appelées cariatides. Ces cariatides forment des pilastres d'inspiration rococo, et sont l'œuvre de l'artiste français Charles Guillaume Cousin, en grès de Gotland en 1744. Chaque figure mesure environ 4,5 m de haut. Certaines de ces figures ont été endommagées par l'érosion, et présentent des risques de chute de pierres, ce qui explique l'utilisation d'un filet de protection. Au-dessus des fenêtres de l'étage suivant se trouvent des médaillons, eux aussi l'œuvre de Charles Guillaume Cousin. Ces médaillons représentent les rois (et reine) suédois Gustave Ier Vasa, Éric XIV de Suède, Jean III de Suède, Sigismond III de Pologne, Charles IX de Suède, Gustave II Adolphe de Suède, Christine de Suède, Charles X Gustave de Suède et Charles XI de Suède. Ces médaillons ont un diamètre de 1,5 m et sont en plomb[8].

Aile nord[modifier | modifier le code]

Les Trois Couronnes, symbole du royaume

La façade nord représente le pouvoir. La façade ne comprend qu'un groupe de sculpture au niveau du balcon de la galerie Bernadotte. Ce groupe représente les Trois Couronnes, symbole de la Suède, porté par deux anges (des Renommées). Les couronnes et les ailes des anges sont de Claude Henrion et le reste de Bernard Foucquet l'ancien. Ils ont été coulés en bronze en 1704 mais ont été installés uniquement en 1814[9].

Devant la façade se situe la rampe Lejonbacken, nommée d'après les deux lions qui la parent. Les modèles des lions ont été acceptés par le roi Charles XII de Suède en 1700, après quoi les lions ont été coulés en bronze respectivement en 1702 et 1704[10]. Ils ont ensuite été mis en place sur la rampe pour symboliser le pouvoir royal. Le bronze provient d'un butin pris au château de Kronborg au Danemark. Le socle de ces lions est en granite.

Aile sud[modifier | modifier le code]

La façade sud représente la nation[11]. Les escaliers au pieds de cette façade mènent à l'est à l'église Storkyrkan et à l'ouest à la salle du royaume, représentant ainsi respectivement le pouvoir religieux et profane[11].

Cette façade est la plus riche en décoration. La partie centrale de la façade prend une forme d'arc de triomphe, avec un portail flanqué de trois colonnes d'ordre corinthien de chaque côté. Sur cet arc de triomphe se trouve une plaque en pierre avec une phrase en latin, entourés de deux sculptures symbolisant des trophées de guerre. Ils ont été fait en 1735 par Antoine Bellette et recouvert de plomb par Gerhard Meyer.

La plaque sur le portail

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Entre les colonnes de ce portail se situent au total quatre niches dans lesquelles ont été placées des statues d'enlèvements de femmes dans la mythologie. Ces statues ont été réalisées par Bernard Foucquet l'ancien au début du XVIIIe siècle mais n'ont été placés dans ces espaces initialement vides qu'à l'initiative d'Oscar II de Suède en 1897[12].

D'autres motifs mythologiques remplacent la rangée supplémentaire de petite fenêtre au premier étage. Il s'agit de 16 reliefs en bronze effectués en 1699-1700 par René Chauveau et qui ornaient initialement un des escaliers du château, mais ont eux aussi été déplacés sous l'ordre d'Oscar II. Ces reliefs représentent les célèbres métamorphoses d'Ovide, avec par exemple le Deucalion et le déluge, Pyrrha et Hellen, Persée et Méduse, etc[12].

Le long de la façade se trouvent huit autres niches originellement vides, mais suivant la volonté d'Oscar II de Suède, on y plaça des statues de Suédois notables[12]. Ces statues, faites par Johan Axel Wetterlund en zinc, mesurent environ 2,8 m de haut. Elles représentent Erik Dahlbergh, Carl von Linné, Nicodème Tessin le Jeune, Georg Stiernhielm, Haquin Spegel, Olof von Dalin, Rutger von Ascheberg et Carl Fredrik Adelcrantz. Ces statues symbolisent la grandeur de la Suède.

Aile est[modifier | modifier le code]

L'aile est représente la femme ou la reine. Au pied de la façade se trouve le parc du château : Logården. Sur la barrière qui ferme le parc se trouvent quatre sculptures représentant la clémence, la poésie, la musique et la religion. Ces statues, mesurant 1,5 par 1 m, ont été réalisés par Johan Axel Wetterlund et couvertes de bronze par Otto Meyer[8]. Elles peuvent être vues comme une vision archaïque des intérêts des femmes.

Lors de la conception de la façade est avec Logården, Tessin s'est probablement inspiré des villas romaines, avec un escalier du jardin vers le portail. Le prototype pour la formation de la partie centrale avec ses pilastres entre les fenêtres des étages supérieurs est probablement le palais Chigi Odescalchi de Gian Lorenzo Bernini, à Rome[S 11].

Deux ailes s'échappent de la façade en direction de l'est. Sur la façade est de chacune de ces deux ailes se trouve une fontaine ainsi que les bustes d'artistes ayant contribué à la construction du château : Guillaume Thomas Taraval, Pierre Hubert L'Archevêque, Carl Gustaf Tessin et Carl Hårleman. Ils ont été réalisés en bronze en 1902 par Johan Axel Wetterlund. Entre les bustes se trouve une plaque en la mémoire d'Oscar II de Suède pour l'aile au sud et de Charles XI de Suède sur l'aile au nord[8].

Illuminations[modifier | modifier le code]

Illuminations de la façade est en juin 2007

L'actuelle illumination de la façade a été inaugurée le 29 mars 2006 par le roi Charles XVI Gustave de Suède[13]. Les illuminations précédentes dataient des années 1960, et leur intensité avait progressivement diminué jusqu'à laisser le château presque intégralement dans le noir[13].

Cette nouvelle illumination fut mise en place après de longues discussions et plusieurs essais. Les nouvelles lampes produisent deux fois plus de lumière que les anciennes pour une consommation d'énergie diminuée de moitié[13]. Le projet a été mené par Statens fastighetsverk, l'architecte Johan Celsing et l'autorité des transports de Stockholm (trafikkontoret) qui est entre autres responsable de l'éclairage public. D'après Johan Celsing, l'éclairage est censé appuyer les formes et les nuances du château, et de mettre en valeur les détails décoratifs qui se verraient autrement difficilement dans l'obscurité[13].

Architecture intérieure[modifier | modifier le code]

Vue d'ensemble[modifier | modifier le code]

La cage d'escalier ouest

Le château compte en 2009 1 430 pièces dont 660 avec fenêtres[14].

Le château comporte deux étages, ainsi qu'un sous-sol et un étage intermédiaire appelé étage 1/2[15].

  • Le sous-sol comprend 104 salles. Il est principalement composé d'un étage, mais en comporte par endroits deux, et il y a d'importantes différences de niveau d'un point à l'autre du château. Il était principalement utilisé pour le stockage et comme prison. On y trouve des restes du château Trois Couronnes. À la fin du XIIe siècle et au XVIIIe siècle se trouvait à cet étage des caves à vin au niveau de l'aile ouest, et elles s'y trouvent probablement encore[16].
  • Le rez-de-chaussée est l'étage le plus vaste du château. Il était principalement utilisé par la cour. On y trouve aussi les entrées du château ainsi que l'église du château et la salle du trône.
  • L'étage mezzanine est composé de 115 salles. Cet étage est aussi appelé étage 1/2 (halvvåningen) du fait que cet étage a une hauteur équivalente à la moitié des autres. C'est là encore un étage principalement réservé à la cour, mais les appartements des princes et princesses se trouvaient aussi parfois ici. On y trouve aussi le petit appartement des invités.
  • Le premier étage comprend 67 salles. Dans l'aile nord se trouve entre autres la galerie Bernadotte et dans l'aile est se trouve la section privée. C'est ici que vivait l'actuel roi Charles XVI Gustave de Suède avec sa famille jusqu'en 1981 où ils ont déménagé vers le château de Drottningholm.
  • Le deuxième étage comporte 57 salles. On y trouve les appartements des invités, la salle de réception et les appartements de Prince Bertil.
  • Les combles sont constitués d'environ 25 salles utilisées principalement pour le stockage.
Étage Aile sud Aile ouest Aile nord Aile est Aile nord-est Aile sud-est Aile nord-ouest Aile circulaire nord Aile circulaire sud
2 Salle du trône, église du château Appartement des invités Salles de réception Appartement du Prince Bertil - - - - -
1 Salle du conseil Appartement Bernadotte Appartement de la princesse Sibylla - - - - -
½ Cour royale Bureaux Bureaux Pas d'informations Pas d'informations Pas d'informations Pas d'informations
Rez-de-chaussée Cour royale Bibliothèque Bernadotte Cour royale Aile de la chancellerie Guarde royale Boutique
Sous-sol trésorerie royale Musée Trois Couronnes Armurerie royale Musée des antiquités Armurerie royale Archives du château Entrepôt Entrepôt

L'église du château[modifier | modifier le code]

L'étage du conseil[modifier | modifier le code]

L'étage Bernadotte[modifier | modifier le code]

L'étage de la princesse Sibylla[modifier | modifier le code]

L'étage des fêtes[modifier | modifier le code]

L'étage des invités[modifier | modifier le code]

L'étage du prince Bertil[modifier | modifier le code]

L'aile de la chancellerie[modifier | modifier le code]

La relève quotidienne de la garde royale, qui s'effectue devant le palais, est une scène très prisée des touristes. Le palais est par ailleurs en partie ouvert au public.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • (sv) S. Artur Svensson, Sven T. Kjellberg, Boo von Malmborg et Carl-Fredrik Palmstierna, Slott och herresäten i Sverige : ett konst- och kulturhistoriskt samlingsverk. De kungliga slotten, Bd 1, Kungliga slottet i Stockholm, Drottningholm, Ulriksdal och Sofiero, Malmö, Allhem,‎ 1971
  1. a, b, c, d et e p. 39
  2. a, b et c p. 35-37
  3. p. 34, 37 et 39 ainsi que le plan p. 70-71
  4. a et b p. 34
  5. a, b, c et d p. 38
  6. p. 43-44
  7. a et b p. 39-52
  8. p. 91, 52, 56
  9. p. 91
  10. p. 49
  11. p. 42, 43
  • Autres
  1. a, b et c (sv) « Kungliga slottet - De olika förslagen », sur Gamla Stan i Stockholm (consulté le 26 novembre 2011)
  2. a, b et c (sv) « Tre Kronor - Renässansslottet », sur Gamla Stan i Stockholm (consulté le 26 novembre 2011)
  3. (sv) « De fransöske hantwerkarna på Stockholms slott », sur Statens fastighetsverk (consulté le 26 novembre 2011)
  4. (sv) Åke Abrahamsson, Stockholm: en utopisk historia, Stockholm, Prisma,‎ 2004 (ISBN 91-518-4264-5)
  5. (sv) « Kungliga slottet - Byggnationen », sur Gamla Stan i Stockholm (consulté le 26 novembre 2011)
  6. (sv) « Adelcrantz, Carl Fredrik », sur Svenskt biografiskt handlexikon (consulté le 27 novembre 2011)
  7. (sv) « Föreningen för Stockholms fasta försvar », sur Projet Runeberg (consulté le 27 novembre 2011)
  8. a, b et c (sv) « Konst utomhus i Gamla stan », sur Gamla Stan i Stockholm (consulté le 26 novembre 2011)
  9. (sv) « Valv och trappor », sur Stockholm Old Town (consulté le 28 novembre 2011)
  10. (sv) Karolinska förbundets årsbok 1991, 128-130 p.
  11. a et b (sv) « Kungliga slottets fyra fasader », sur Gamla stan i Stockholm (consulté le 28 novembre 2011)
  12. a, b et c (sv) « Kungliga slottet - Ombyggnader », sur Gamla Stan i Stockholm (consulté le 29 novembre 2011)
  13. a, b, c et d (sv) « Kungl. Slottets nya fasadbelysning är på plats », sur Kungahuset (consulté le 2 décembre 2011)
  14. (sv) « Minst 20 års renovering väntar Slottet », Svenska Dagbladet,‎ 4 novembre 2009 (lire en ligne)
  15. (sv) « Kungliga slottet - Ombyggnader », sur Gamla Stan i Stockholm (consulté le 5 décembre 2011)
  16. (sv) « Källaren », sur Gamla Stan i Stockholm (consulté le 5 décembre 2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]