Palais du Buen Retiro

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Palais du Buen Retiro
Le Palais du Buen Retiro en 1637. Toile attribuée à Jusepe Leonardo.
Le Palais du Buen Retiro en 1637. Toile attribuée à Jusepe Leonardo.
Présentation
Nom local Palacio del Buen Retiro
Type Palais royal
Architecte Alonso Carbonel
Date de construction 1630 - 1640
Destination initiale Résidence secondaire
Propriétaire Rois d'Espagne
Destination actuelle jardins publics
Date de démolition 1812 (arasement définitif en 1833)
Géographie
Pays Espagne
Région Madrid
Subdivision administrative Communauté autonome
Localité Madrid
Adresse parc du Buen Retiro, Madrid
Localisation
Coordonnées 40° 24′ 49.23″ N 3° 40′ 54.08″ O / 40.413675, -3.6816889 ()40° 24′ 49.23″ Nord 3° 40′ 54.08″ Ouest / 40.413675, -3.6816889 ()  

Géolocalisation sur la carte : Madrid

(Voir situation sur carte : Madrid)
Palais du Buen Retiro

Le Palais du Buen Retiro (espagnol : Palacio del Buen Retiro, palais de la bonne retraite) de Madrid est un ensemble architectural de grandes dimensions conçu par l’architecte Alonso Carbonel (vers 1590–1660) et construit sur ordre de Philippe IV d'Espagne comme résidence et lieu de détente (d’où son nom). Il fut construit sur les limites orientales de la ville d'alors. Aujourd’hui, il n’est connu que par les quelques vestiges qui en restent et par ses jardins : le parc du Buen Retiro.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Palais du Buen Retiro en 1636–1637; dessin du XVIIe siècle
Le complexe du palais et des jardins du Buen Retiro. Fragment du plan de Madrid de Pedro Teixeira (1656).

Philippe IV avait coutume de loger en certaines occasions dans les annexes du couvent de Saint Gérôme « le Royal » (près du musée du Prado) qui recevait pour l’occasion le nom de chambre royale. La raison en était la proximité du couvent avec la propriété du Comte-Duc d'Olivares son favori.

Olivares afin de plaire au monarque, projeta (1629) et construisit (1630) une série de cabinets et de pavillons comme extension de cette chambre royale. Ceux-ci devinrent le Palais du Buen Retiro. L’édification du palais ne fut pas un projet d’ensemble, mais une série d’extensions successives développées pendant 7 ans, jusqu’en 1640. Une fois achevé, le palais comptait plus de 20 bâtiments et deux grandes places ouvertes qui étaient employées pour des fêtes et autres diversions. L’ensemble était entouré de grands jardins et étangs correspondant à leur visée ludique. Une des premières méridiennes solaires construites en Espagne se trouvait dans ces bâtiments[1].

Le roi avait l’habitude d’y passer quelques jours par an, généralement en été. C’était une résidence secondaire. Mais il dota richement le palais d’œuvres d’arts et de décorations, en l’amenant au même niveau que l’Alcazar de Madrid, sa résidence habituelle. Le peu de peintures anciennes sur le marché lui fit passer commande, via ses ambassadeurs et autres fonctionnaires, d’un grand nombre de toiles auprès de nombreux artistes de Rome et de Naples pour réaliser ces décorations. Une grande partie de ces œuvres sont actuellement au musée du Prado. On y compte des paysages de Claude de Lorraine, Nicolas Poussin et Gaspard Dughet ; des scènes bibliques de Massimo Stanzione et des toiles de la Rome antique de Giovanni Lanfranco, entre autres.

Pour le Salon des Royaumes (jusqu’en 2009, siège du Musée de l’armée), un ensemble de toiles commémoratives des triomphes espagnols fut commandé parmi lesquelles se trouvent La Reddition de Breda de Vélasquez et d’autres peintures de Zurbarán, Antonio de Pereda, Juan Bautista Maíno et Vicente Carducho.

À cause de la conception et destination initiale du palais, la construction et les matériaux étaient de mauvaise qualité et conduisirent à sa destruction. Durant l’invasion napoléonienne en 1808, les troupes françaises cantonnées à Madrid le prirent comme résidence avec ses annexes. La poudrière fut installée dans les jardins et fut entourée d’un fortin, ce qui dégrada irrémédiablement cette zone. De plus les bâtiments furent gravement détériorés, si bien que lorsque Isabelle II d’Espagne entreprit sa restauration, on vit qu’il n’y avait d’autre solution que le démolir en totalité.

Le Palais du Buen Retiro, aujourd’hui[modifier | modifier le code]

Il est paradoxal que les principaux restes de ce complexe soient les jardins, de telle façon que le parc du Buen Retiro n’a plus rien à voir avec les tracés et éléments du palais d’origine. De plus la vue a été réduite, et sa surface divisée par deux.

Deux édifices du palais existent encore et sont adaptés pour être des annexes du musée du Prado :

  • Le Salon des Royaumes qui fut pendant longtemps le musée de l’armée ;
  • le Salon de danse connu sous le nom de Casón del Buen Retiro, qui a eu diverses utilisations avant d’être utilisé comme extension du Prado.

Les deux édifices ont été profondément modifiés par rapport à leur conception d’origine.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Juan Wendlingen, (1756), «Explicación y uso de la Meridiana», Madrid

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]