Palais de la Culture (Tirana)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Palais de la Culture de Tirana
Image illustrative de l'article Palais de la Culture (Tirana)
Présentation
Nom local Pallati i kulturës
Date de construction 1959
Destination actuelle Bibliothèque nationale d'Albanie
Théâtre des Opéras et Ballets
Géographie
Pays Drapeau de l'Albanie Albanie
Localité Tirana
Localisation
Coordonnées 41° 19′ 44″ N 19° 49′ 10″ E / 41.328785, 19.8193241° 19′ 44″ Nord 19° 49′ 10″ Est / 41.328785, 19.81932  

Géolocalisation sur la carte : Albanie

(Voir situation sur carte : Albanie)
Palais de la Culture de Tirana

Le Palais de la Culture (Pallati i kulturës) est un établissement culturel situé à Tirana, capitale et principale agglomération de l'Albanie. Il abrite notamment la Bibliothèque nationale d'Albanie (Biblioteka Kombëtare e Shqipërisë), le théâtre des opéras et des ballets (Teatri i Operas dhe Baletit), un hall d'expositions et des salles de conférences.

La construction de cet imposant complexe s'inspirant de l'esthétique soviétique débute en 1959. La première pierre en est posée par le premier secrétaire du parti communiste soviétique, Nikita Khrouchtchev, en gage d'amitié entre les peuples soviétiques et albanais. Le terrain nécessaire à l'édification du bâtiment est obtenu en rasant une partie du quartier historique du vieux bazar (Pazari i Vjeter), opération urbanistique radicale qui permet également un agrandissement important de la Place Skanderbeg, centre névralgique de la capitale. Les plans initiaux sont réalisés par des architectes soviétiques, mais, suite à la rupture des relations entre l'Albanie et l'Union soviétique en 1961, l'édifice est achevé grâce à des aides chinoises[1], la Chine maoïste étant devenue le nouveau « partenaire privilégié » du régime albanais. Le gros-œuvre est achevé en 1963, et les dernières finitions, en 1966.

Le résultat est typique du réalisme socialiste. La façade principale, un peu austère, est rythmée par un portique en béton, porté par une série de vingt piliers, interprétation moderniste et « prolétarienne » du classicisme.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Albanie, collection Petit Futé, par Dominique Auzias et Jean-Paul Labourdette, p.119