Palais de l'Isle

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Palais de l'Isle
Image illustrative de l'article Palais de l'Isle
Nom local Les « Vieilles Prisons »
Période ou style Médiéval
Type Maison forte
Début construction XIe siècle
Propriétaire initial Seigneurs de l'Ile
Destination initiale Péage sur le Thiou
Propriétaire actuel Ville d'Annecy
Destination actuelle Centre d'interprétation de l’art et du patrimoine
Protection  Classé MH (1900)[1]
Coordonnées 45° 53′ 55″ N 6° 07′ 39″ E / 45.89861, 6.127545° 53′ 55″ Nord
       6° 07′ 39″ Est
/ 45.89861, 6.1275
  [2]
Pays Drapeau de France France
Anciennes provinces du Duché de Savoie Genevois
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Commune Annecy

Géolocalisation sur la carte : Savoie

(Voir situation sur carte : Savoie)
Palais de l'Isle

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Palais de l'Isle

Le palais de L'Isle est une ancienne maison forte du XIe siècle, remanié à plusieurs reprise, située sur un îlot formé par le Thiou, qui se dresse sur la commune d'Annecy une commune française, dans le département de Haute-Savoie et la région Rhône-Alpes.

Utilisé notamment comme prison, aujourd'hui musée, il offre un parcours historique de la région d'Annecy. On en visite les anciennes salles d'audience, les cellules des prisonniers ainsi que l'ancienne chapelle.

Le palais de l'Isle fait l’objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 16 février 1900[1].

Sommaire

Situation [modifier]

Il se dresse au milieu de la vieille ville d'Annecy, et commandait le seul passage du Thiou ainsi que le péage qui y était attaché.

Histoire [modifier]

Aux XIIe et XIIIe siècles, il est entre les mains des seigneurs de l'Ile, qui le tiennent en fief des comtes de Genève. Il est inféodé vers 1219, à la famille de Monthouz, Jean de Monthouz est en 1325 seigneur de l'Ile d'Annecy et de la prison pour le comte. Il abrite alors les prisons comtales, rôle qu'il gardera jusqu'en 1355, puis un atelier monétaire y fonctionnera jusqu'en 1392.

Sous Amédée VIII, la famille de La Croix, en aura quelque temps la charge. Janus, fils cadet du duc Louis de Savoie, ayant reçu le Genevois en apanage, rachète l'inféodation et donne l'« Île » à son épouse Hélène de Luxembourg. Il restera dans cette famille jusqu'au XVIe siècle, qui le transforme en demeure princière. Y séjournera François de Luxembourg, avec sa femme Louise de Savoie, et son fils François II.

Revenu dans les mains des ducs de Genevois-Nemours, ils y rétablissent les prisons et y installent le palais de justice, ainsi que le Conseil présidial du Genevois et la cour des comptes ; au début du XVIIe siècle le président Favre y rend ses arrêts. Le Palais de l'Isle conservera ce rôle de prison jusqu'à la Révolution française. Ensuite, il sera tantôt, caserne, pour les troupes de passage, entrepôt pour l'intendance, asile de vieillards, de 1860 à 1880, puis de nouveau caserne. Menacé de destruction, le coût trop élevé en empêche cette dernière, il est classé en 1896 et dès lors sauvé.

Il sert à nouveau de prison durant la Seconde Guerre mondiale. Restauré, il abrite aujourd'hui le CIAP (Centre d'Interprétation de l'Architecture et du Patrimoine), qui propose un parcours permanent sur l’architecture et le patrimoine de l’agglomération d’Annecy ainsi que des expositions temporaires renouvelées régulièrement. Les salles historiques permettent l’évocation des anciennes fonctions du monument[3].

Description [modifier]

Vue du Nord

Son enceinte épouse le tracé de l'île, en forme de fuseau. Son noyau est un logis tour datant de la fin du XIIe siècle ou du début du XIIIe siècle, d'environ 12 m de côté. Il est construit en bel appareil régulier.

Le rez-de-chaussée est divisé en quatre pièces voûtées plein-cintre. Au premier étage on trouve, la grande salle d'audience, elle est surmontée de deux autres étages. Au XVe siècle, on a accolé à ce logis un escalier à vis.

Une cour intérieur, à l'est, sépare ce « donjon », d'une chapelle de forme triangulaire, flanquée par la tourelle des latrines. Les cachots sont disposés le long du petit bras du Thiou. Les avocats, avaient leurs bureaux, regroupé dans un bâtiment bas dit les « banches » situé au nord.

Notes et références [modifier]

Voir aussi [modifier]

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Bibliographie [modifier]

  • [Georges Chapier 2005] Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, Éditions La Découvrance, coll. « L'amateur Averti », 2005, 410 p. (ISBN 978-2-8426-5326-2), p. 308-311 .
  • [Christian Regat - François Aubert 1999] Christian Regat et François Aubert, Châteaux de Haute-Savoie : Chablais, Faucigny, Genevois, Éditions Cabédita, 1999, 193 p. (ISBN 978-2-8829-5117-5) .
  • [Charles-Laurent Salch 1987] Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du Moyen Âge en France, Strasbourg, Éditions Publitotal, 1987, 28e éd., 1288 p. (ISBN 978-2-86535-070-4) .
  • [Michel Germain - Jean-Louis Hebrard - Gilbert Jond 1996] Michel Germain, Jean-Louis Hebrard et Gilbert Jond, Dictionnaire des communes de Haute-Savoie, Éditions Horvath, 1996 (ISBN 978-2-71710-933-7) .

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]