Palais de Darulaman

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Le palais en ruines de Darulaman, en périphérie de Kaboul.

Le Palais de Darulaman (« demeure de la paix » ou, avec un jeu de mot, « demeure d'Aman[ullah] »)[1] est un palais de style européen, situé à une vingtaine de kilomètres du cœur de Kaboul, Afghanistan. Il est actuellement en ruine, à la suite des guerres successives d'Afghanistan.

Le palais de Darulaman a été construit au début des années 1920, sous le règne du souverain modernisateur Amanullah Khan, par les architectes allemand Josef Brix (1859-1943), et français André Godard qui accompagnait Alfred Foucher dans ses reconnaissances archéologiques. Il devait faire partie de la nouvelle ville occidentalisée que le souverain avait l'intention de faire construire pour offrir un nouveau modèle urbanistique et culturel, à côté du vieux centre de Kaboul.

Le palais est construit dans un style néoclassique, sur une colline dominant la vallée qui s'étend à l'ouest de la capitale. Il devait accueillir le parlement, mais le renversement d'Amanullah n'a pas permis cette évolution.

Intérieur du palais en juillet 2010.

Le palais de Darulaman a été une première fois endommagé par un incendie en 1969, mais restauré afin d'accueillir le ministère de la Défense. Pendant le coup d'État communiste de 1978, il a été incendié à nouveau. À la suite de l'invasion soviétique en Afghanistan, de 1979 à 1989, le palais a été presque entièrement détruit et la guerre civile afghane des années 1990 n'a pas permis sa reconstruction. Il est désormais dans un état de délabrement avancé, accentué par la rigueur du climat de Kaboul.

En 2005, un plan de restauration du palais Darulaman, qui prévoit d'en faire le siège du Parlement afghan, est dévoilé[2]. Le financement doit venir en grande partie de bailleurs étrangers et de riches Afghans. L'Allemagne est le pays occidental le plus impliqué dans ce financement en raison de ses liens étroits avec l'Afghanistan dans les années 1920 et de la volonté actuelle de mettre en valeur ce passé commun. Cependant, en 2012, les travaux n'avaient toujours pas commencé.

Galerie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Clements, Frank (2003) Conflict in Afghanistan, a Historical Encyclopaedia. ABC-CLIO, Santa Barbara, ISBN 1-85109-402-4, page 29, 67.
  2. Le palais de Darulaman appelé à retrouver sa vocation initiale

Liens externes[modifier | modifier le code]

34° 27′ 54.78″ N 69° 07′ 09.47″ E / 34.4652167, 69.1192972 ()