Palais épiscopal d'Astorga

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Palais épiscopal d'Astorga

Le palais épiscopal d'Astorga est un édifice de style moderniste conçu entre 1889 et 1893 par l'architecte espagnol Antoni Gaudí à Astorga en Espagne. Il s'agit d'une des rares œuvres importantes de Gaudí hors de Catalogne.

Historique[modifier | modifier le code]

Après la destruction de l'ancien palais épiscopal par un incendie en 1886, l'évêque d'Astorga, Joan Baptista Grau i Vallespinós, confia la construction d'un nouveau palais à Gaudí, avec qui il s'était lié d'amitié à l'époque où il était vicaire général de l'archevêché de Tarragone. De 1882 à 1883, Gaudí avait réalisé dans cette ville un autel pour l'école des religieuses de Jesus-Maria. Gaudí dut mener de front ce nouveau projet et le Palais Güell. Ne pouvant se rendre sur place, il se documenta sur l'emplacement du nouvel édifice, se faisant envoyer des photos et s'informant sur l'architecture, le paysage et même le climat locaux. Le projet connut quelques retards, car Gaudí devait obtenir l'aval d'un organisme officiel, l'Académie Royale des Beaux-arts de San Fernando, de sorte qu'il modifia son projet deux fois. La première pierre ne fut posée qu'en 1889. En 1893, à la mort de l'évêque d'Astorga, Gaudí entra en conflit avec les autorités épiscopales et abandonna la direction du projet, tellement ulcéré qu'il jura de ne plus jamais revenir à Astorga[1]. Le palais fut terminé de 1907 à 1915 par Ricardo Garcia Guereta. Pendant la Guerre d'Espagne, il servit de quartier-général au parti de la Phalange. En 1956, l'évêque de l'époque voulut lui rendre sa destination originelle, mais il fut finalement transformé en «Museo de los Caminos», consacré aux chemins de pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle

Description[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Isabel Artigas, Gaudi. L'oeuvre complète. Volume 1, 1852-1900, Evergreen,‎ 2007
  • Rainer Zerbst, Gaudi, 1852-1926 : Antoni Gaudi i Cornet : une vie en architecture, Taschen,‎ 2002

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Zerbst 2002, p. 225

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]