Paix de Nisibe

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La Paix de Nisibis ou Nisibe est un accord conclu entre l'Empire romain et les Sassanides à Nisibe (aujourd'hui Nusaybin en Turquie) en 298 selon la date traditionnelle[1] ou peut être en 299[2].

L'accord[modifier | modifier le code]

Cet accord qui met fin à la première guerre perso-romaine fait suite à la victoire en 297 du César Galère sur le grand roi Narseh dont la famille et les trésors sont capturés.

Les Sassanides reconnaissent la suzeraineté de Rome sur le royaume d'ArménieTiridate IV est établi. Elle reçoit outre l'Ingilène avec la Sophène dans l'ancienne Arménie Mineure cinq provinces de la Haute-Mésopotamie, des territoire situés au delà du Tigre, les provinces transtigritanes (latin regiones transtigritanes) qui comprennent l'Arzanène, la Corduène, la Moxoène, la Zabdicène, et la Rehimène. Les Romains fortifient Amida et Nisibe devient la principale place commerciale dans la région.

Dans le royaume d'Ibérie, si la suzeraineté du Grand Roi n'est pas remise en cause, Rome reconnait la légitimité du roi Miriam, mis en place par l'Iran, qui « recevra des Romains les insignes royaux » et avec qui elle noue des relations diplomatiques directes qui sont à l'origine de la christianisation ultérieure du pays. Le fils aîné du roi, Rev, épouse d'ailleurs une fille de Tiridate IV, tandis que le cadet Bakour est ultérieurement otage à Rome sous Constantin.

La paix est assurée pendant plusieurs décennies jusqu'à sa rupture par Shapur II en 337[3],[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nodar Assatiani et Alexandre Bendianachvili, Histoire de la Géorgie, Éditions L'Harmattan, Paris, 1997, p. 53.
  2. Nina G. Garsoïan, L'Église arménienne et le grand schisme d'Orient, Peeters, 1999, 631 p., p. 11, note 45.
  3. (en) « Peace of Nisibis », dans Encyclopædia Britannica, 2009 [lire en ligne].
  4. (en) John Boardman et al., The Cambridge ancient history, Cambridge University Press, 2005 (ISBN 0-521-30199-8), p. 494-495.

Bibliographie[modifier | modifier le code]