Pair-et-Grandrupt
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| Pair-et-Grandrupt | |
|---|---|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Lorraine |
| Département | Vosges |
| Arrondissement | Saint-Dié-des-Vosges |
| Canton | Saint-Dié-des-Vosges-Est |
| Code Insee abr. | 88341 |
| Code postal | 88100 |
| Maire Mandat en cours |
René Bastien 2008 - 2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Fave et de la Meurthe |
| Démographie | |
| Population | 472 hab. (2006) |
| Densité | 103 hab./km² |
| Géographie | |
| Coordonnées géographiques |
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| Altitudes | mini. 354 m — maxi. 474 m |
| Superficie | 4,58 km² |
Pair-et-Grandrupt est une commune française, située dans le département des Vosges et la région Lorraine.
Sommaire |
[modifier] Toponymie
Pair-et-Grandrupt doit son appellation à deux gros hameaux ou centre d'habitats dispersés, Le Pair et Grandrupt.
Le Pair provient d'un pariage entre deux seigneurs peut-être avant le XIIIe siècle : deux financiers possesseurs de terres et de droits sur les habitants ont décidé d'apparier et de gérer leurs possessions en commun et de façon indissociable pour éviter un émiettement préjudiciable. Cette association apparemment solide a été maintenue par les habitants qui ont bénéficié de ce lointain partenariat seigneurial.
Grandrupt désigne une vallée un peu moins étroite que les autres. Le qualificatif grandiloquent du rupt "ruisseau en pente, fosse" indique aussi dans le folklore la présence de nains, êtres chtoniens qui animent le monde minier. En effet, en amont du vallon, une mine de cuivre, recelant peut-être d'autres oxydes métalliques, a été répertoriée dans les inventaires anciens. Il reste de vieilles galeries difficilement accessibles. Les plus récentes datent d'une reprise d'activité au XVIe siècle. Les ressources minières les plus accessibles ont vraisemblablement été exploitées dès le Néolithique, contribuant ainsi à ouvrir le vallon à l'aide d'une voie.
[modifier] Géographie
La commune de Pair-et-Grandrupt s'étage sous forme de différents vallons et collines entre la prairie de la vallée de la Fave qui commence à 350 mètres d'altitude et les collines de l'Ormont au relief mamelonné vers le nord, en particulier à proximité du Chêne de la Vierge, arbre portant chapelotte sur la commune de Nayemont-les-Fosses à 474 mètres d'altitude. Le territoire forme un triangle entre Neuvillers-sur-Fave à l'est, Nayemont-les-Fosses à l'ouest et au nord, Remomeix et Sainte-Marguerite au sud.
Aux yeux des observateurs ignorants de la civilisation montagnarde vosgienne, la commune de Pair-et-Grandrupt ne semble pas affirmer une forte unité ; l'habitat de cette vieille contrée des collines de l'Ormont apparaît dispersé, le relief est vallonné et la voirie mal développée. Sa belle modernisation facilite pourtant l'alignement de nouvelles habitations qui colmate par ce récent réseau la vieille dispersion de fermes et de hameaux. En réalité, la rurbanisation après 1970 qui survient après une longue déprise agricole depuis 1890 a contribué à façonner le paysage. L'eau assez rare sur ce versant de montagne effondré a longtemps dicté les lois de répartition.
La civilisation montagnarde de l'attelage a été confiante, solidaire et peu craintive. Chaque famille a installé sa maison à sa guise si elle disposait de l'eau nécessaire pour les hommes et les troupeaux. La maison commune est une maison comme les autres, reliées par des dédales de chemins, et n'a pas besoin de protection ou de rassemblement protecteur spécifique. Ainsi au voisinage de la mairie-école, même aujourd'hui, la densité ne s'accroît point. La vie religieuse a été marquée par un christianisme de chapelle. Le sanctuaire de Bertrimoutier, antique cimetière-ossuaire sur l'autre rive de la Fave, a ainsi accueilli les morts du flanc méridional de l'Ormont, de Vanifosse jusqu'à Frapelle ou Beulay. La commune de Pair-et-Grandrupt n'a jamais eu de cure ni d'église et dépend aujourd'hui encore de la grande paroisse de Bertrimoutier. La commune qui accueille chaque année depuis plus de dix années de nouveaux résidents est en croissance et doit ajuster ses services aux besoins croissants.
[modifier] Histoire
Le versant méridional de l'Ormont, entre Vanifosse et Frapelle, a été éparpillé entre une multitude de protecteurs ou seigneurs tout en gardant un noyau d'administration longtemps ecclésiastique à partir de la grande mairie, héritière d'un monastère, Bertrimoutier. Cette entité assurait le contrôle de habitants qui souvent encore au dix-neuvième siècle portaient leurs morts au cimetière de Bertrimoutier.
[modifier] Temps anciens
Le Paire et Grandrupt forment un village du duché de Lorraine. Celui-ci a été détaché de Neuvillers, avec lequel il formait une seule grande communauté entre Nayemont et Frapelle à une date ancienne, probablement bien après que le vieux Villers eut été abandonné pour le nouveau Villers ou Neuvillers[1].
Mais il a existé une époque où les communautés montagnardes du versant méridional de l'Ormont avaient conscience d'appartenir à un vieil ensemble refuge dont un des centres-clefs était le vieux Villers. Les habitants du Pair-et-Grandrupt ont farouchement gardé depuis ce temps leurs droits d'usage, chauffage, marronnage, charronnage et clôture dans la forêt d'Ormont.
[modifier] Temps modernes
En 1594, il appartient à la prévôté de Saint-Dié et au bailliage de Nancy. Les différentes occupations françaises n'ont pas altéré cette organisation, mais le bailliage est placé à Saint-Dié en 1710. Les gouvernants de la subdélégation française en 1751 pour le compte de Stanislas, duc de Lorraine, rappellent la coutume lorraine.
En 1710, des documents fiscaux montrent 23 foyers et 4 garçons. On peut estimer à plus d'une centaine et à moins de deux cents habitants en tenant de la misère et de l'extrême froidure, tantôt en glace, tantôt neige, durant les années 1680-1710.
La commune Le Paire-et-Grandrupt intègre le canton de Bertrimoutier, créé dans le nouveau district de Saint-Dié, du département des Vosges.
[modifier] Le Paire-et-Grandrupt en 1845
La statistique départementale signale que le cœur de cette modeste commune de 378 habitants est dans un vallon près de la rivière Fave, à 8 km de Saint-Dié et 65 km d'Epinal. Toutefois, la route départementale no 15, de Saint-Dié à Strasbourg, traverse le hameau de Vanifosse.
Ainsi, les hameaux principaux Grandrupt, Le Paire et Vanifosse, auxquels il faut adjoindre les censes nommées Les Ahelis, Bois du Paire, Champ du Bois, Goute du Paire et La Queshir, comptent 65 maisons, occupées par 95 ménages. Les enfants vont aux écoles des communes voisines, suivant la convenance.
38 électeurs censitaires ont seulement le droit et aussi le devoir d'élire un conseil de dix représentants, qui choisit le maire et son adjoint. En 1849, le maire Marchal et l'adjoint Cunin affrontent le premier exode des jeunes qui partent chercher un labeur mieux rétribué dans les usines de Saint-Dié.
La surface territoriale se restreint à 459 ha.
- 249 ha sont labourés en saison, on y sème du seigle voire du sarrasin, mais très peu de blé froment en automne, ainsi de l'avoine au printemps. Le lin et le chanvre, et surtout la pommes de terres, sont aussi cultivés.
- 106 ha sont en prés, fourrières et prairies.
- 55 ha en bois
- 7 ha en vergers et jardins.
Un moulin à grains et deux scieries qui fonctionnent en saison attestent de l'activité de transformation des ressources.
[modifier] Démographie historique
| 1710 | 1780 | 1802 | 1830 | 1839 | 1845 | 1847 | 1849 | 1867 | 1880 | 1887 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 100 | 160 | 120 | 175 | 364 | 378 | 378 | 369 | 377 | ? | 351 |
[modifier] Petit patrimoine
Dans un vallon accessible par un petit chemin depuis la route carrossable qui, à partir du village de Nayemont-les-Fosses, mène au lieu-dit du Chêne de la Vierge, une tombe à l'emplacement où son avion fut abattu en 1916 garde le souvenir de l'aviateur français Claude Théophile Funck-Brentano[2].
[modifier] Personnages célèbres
[modifier] Administration
| Liste des maires successifs | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| avant 2001 | 2014 | René Bastien | Professeur d'histoire-géographie | |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie
| v. 1882 | 1926 | 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 217 | 200 | 282 | 406 | 417 | 439 | 472 | ||
| Nombre retenu à partir de 1990 : Population sans doubles comptes | ||||||||
[modifier] Références
- ↑ Peut-être entre 1250 et 1300
- ↑ La famille Funck-Brentano est d'origine luxembourgeoise. L'aviateur est français car son père, l'historien Frantz Funck-Brentano est déjà naturalisé français. Biographie rédigée par l'historien René Bastien dans le hors série de Mémoire des Vosges H.S.C. sur l'aviation, à paraître en 2009.

