Pailly (Vaud)

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Pailly
Blason de Pailly
Héraldique
Vue du village de Pailly
Vue du village de Pailly
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Vaud
District Gros-de-Vaud
communes limitrophes
(voir carte)
Orzens, Oppens, Rueyres, Fey, Vuarrens, Essertines-sur-Yverdon
Syndic Nicolas Brandt
Code postal 1416
N° OFS 5530
Démographie
Population 501 hab. (31 décembre 2013)
Densité 87 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 42′ 00″ N 6° 40′ 59″ E / 46.7, 6.6830555555646° 42′ 00″ Nord 6° 40′ 59″ Est / 46.7, 6.68305555556  
Altitude 643 m
Superficie 577 ha = 5,77 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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Pailly
Liens
Site web www.pailly.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Pailly est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district du Gros-de-Vaud. Citée dès 1154, elle fait partie du district d'Échallens entre 1798 et 2007. La commune est peuplée de 501 habitants en 2013. Son terrioire, d'une surface de 575 hectares, se situe dans la région du Gros-de-Vaud.

Histoire[modifier | modifier le code]

Pailly est connu en 1154 sous le nom de Parli. On y trouve des vestiges romains. Le sort du village est lié à celui de la seigneurie du Bourjod au Moyen Âge. L'église Saint-Jean-l'Evangéliste, citée en 1154, appartient à l'abbaye de Montheron puis au chapitre de Lausanne. Le village fait partie du bailliage d'Yverdon à l'époque bernoise, de 1536 à 1798, puis du district d'Échallens dès la révolution vaudoise, de 1798 à 2007, et du district du Gros-de-Vaud depuis 2008[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Pailly

Les armes de la commune de Pailly se blasonnent ainsi :
Palé d'argent et d'azur, à la bande de gueules brochante et chargée de trois croisettes d'or. Ce sont les armes de l'ancienne famille de Grandson, les coquilles remplacées par des croisettes. cela rappelle le fait que Pailly fait partie de la grande baronnie de Grandson. Les croisettes rappellent le fait que l'église de Pailly appartient au couvent de Montheron dès 1159[4].

Géographie[modifier | modifier le code]

La surface totale de la commune de Pailly représente 575 hectares qui se décomposent en : 38 ha de surfaces d'habitat et d'infrastructure, 434 ha de surfaces agricoles, 102 ha de surfaces boisées et enfin 1 ha de surfaces improductives (lacs et cours d'eau par exemple). Dans le détail en 2005, les aires industrielles et artisanales représentent moins de 1 % du territoire communal, les maisons et bâtiments 2,96 %, les routes et infrastructures de transport 3,13 %, les zones agricoles 62,26 % et les zones arboricoles et viticoles 1 %[2].

Jusqu'à sa dissolution, la commune faisait partie du district d'Échallens. Depuis le 1er janvier 2008, elle fait partie du nouveau district du Gros-de-Vaud. Elle a des frontières communes avec Orzens, Oppens, Rueyres, Fey, Vuarrens et Essertines-sur-Yverdon.

Le territoire communal se trouve au nord de la région du Gros-de-Vaud, sur le plateau suisse. La frontière orientale de la commune longe le Sauteru puis monte en pente douce jusqu'au village de Pailly puis jusqu'à la frontière ouest marquée par une crête située entre les vallées du Buron et du Sauteru, puis rejoint la lisière de la forêt du Grand Bois d'Essertines ou se trouve le point culminant de la commune aux Sapelles avec 702 mètres d'altitude.

En plus du village de Pailly, la commune compte plusieurs exploitations agricoles isolées.

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Pailly possède 501 habitants en 2013[1]. Sa densité de population atteint 86,8 hab./km².

En 2000, la population de Pailly est composée de 198 hommes (50,3 %) et 196 femmes (49,7 %). Il y a 354 personnes suisses (89,8 %) et 40 personnes étrangères (10,2 %). La langue la plus parlée est le français, avec 356 personnes (90,4 %). La deuxième langue est le portugais (19 ou 4,8 %) et la troisième langue est l'allemand (11 ou 2,8 %). Sur le plan religieux, la communauté protestante est la plus importante avec 247 personnes (62,7 %), suivie des catholiques (79 ou 20,1 %). 50 personnes (12,7 %) n'ont aucune appartenance religieuse[5].

La population de Pailly est de 401 personnes en 1850, puis 325 personnes dix ans plus tard et 378 vingt ans plus tard. Le nombre d'habitants reste relativement stable jusqu'en 1920, puis descend à 255 en 1970. Ensuite, elle double presque en 40 ans, pour atteindre 467 en 2010. Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Pailly entre 1850 et 2010[6] :

Transports[modifier | modifier le code]

Au niveau des transports en commun, Pailly fait partie de la communauté tarifaire vaudoise Mobilis. Les bus de CarPostal reliant Yverdon-les-Bains à Bercher par Gossens et Ursins[7] et celui reliant Yverdon-les-Bains à Échallens[8] s'arrêtent dans le village. Il est également desservi par les bus sur appel Publicar, qui sont aussi un service de CarPostal[9].

Politique[modifier | modifier le code]

Lors des élections fédérales suisses de 2011, la commune a voté à 31,73 % pour le Parti socialiste suisse. Les deux partis suivants furent l'Union démocratique du centre avec 23,63 % des suffrage et le Parti libéral-radical avec 17,25 %[10].

Lors des élections cantonales au Grand Conseil de mars 2011, les habitants de la commune ont voté pour l'Union démocratique du centre à 31,12 %, le Parti libéral-radical à 29,07 %, les Verts à 17,91 %, l'Alliance du centre à 11,16 % et le Parti socialiste à 10,75 %[11].

Sur le plan communal, Pailly est dirigé par une municipalité formée de 5 membres et dirigée par un syndic pour l'exécutif et un Conseil général dirigé par un président et secondé par un secrétaire pour le législatif[12].

Économie[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle, l'économie locale était principalement tournée vers l'agriculture, l'arboriculture fruitière et l'élevage qui, de nos jours encore, représentent une part importante des emplois locaux. Dans les dernières décennies, le village s'est développé avec la création de zones résidentielles habitées par des personnes travaillant principalement dans la région d'Yverdon-les-Bains ; ce développement s'est accompagné de la création de plusieurs entreprises locales, dont un atelier de mécanique et une maison d'édition.

La commune compte également un café-restaurant ainsi qu'une boulangerie[13].

Monuments[modifier | modifier le code]

Les ruines du château Bourjod[14] et le temple du village de Pailly sont inscrits comme biens culturels d'importance régionale dans la liste cantonale dressée en 2009[15].

Vie locale[modifier | modifier le code]

La commune de Pailly compte plusieurs association, dont un chœur mixte et une Jeunesse, ainsi que des clubs de football et de volley-ball[16].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Statistique annuelle de la population vaudoise au 31.12.2013 », sur Statistiques Vaud (consulté le 28 juillet 2014)
  2. a et b « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  3. Philippe Heubi, « Pailly » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du 18 novembre 2009. consulté le 15 octobre 2012.
  4. « Historique », sur pailly.ch (consulté le 15 octobre 2012)
  5. « STAT-TAB: la banque de données statistiques interactive », Confédération suisse (consulté le 8 octobre 2012)
  6. « Evolution de la population des communes 1850-2000 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 1er octobre 2012)
  7. « Yverdon les Bains-Gossens-Bercher et Yverdon-les-Bains-Ursins-Bercher », sur fahrplanfelder.ch (consulté le 8 octobre 2012)
  8. « Yverdon-les-Bains-Echallens », sur fahrplanfelder.ch (consulté le 8 octobre 2012)
  9. « PubliCar Echallens (VD) », sur carpostal.ch (consulté le 8 octobre 2012)
  10. « Elections au Conseil national 2011: Participation, force des partis, électeurs fictifs », sur Statistique suisse (consulté le 2 octobre 2012)
  11. « Election du Grand Conseil du 11 mars 2012 », sur vd.ch (consulté le 2 octobre 2012)
  12. « Pailly (Vaud) », sur communal.ch (consulté le 2 octobre 2012)
  13. « Commerces », sur pailly.ch (consulté le 7 octobre 2012)
  14. « Le château de Bourjod », sur swisscastles.ch (consulté le 7 octobre 2012)
  15. [PDF] « Inventaire PBC, liste provisoire des objets B », sur Office fédéral de la protection de la population (consulté le 3 octobre 2012)
  16. « Sociétés locales », sur pailly.ch (consulté le 7 octobre 2012)

Sources[modifier | modifier le code]

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