Pacy-sur-Armançon

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Pacy-sur-Armançon
Rue du village
Rue du village
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Yonne
Arrondissement Avallon
Canton Ancy-le-Franc
Intercommunalité CC Le Tonnerrois en Bourgogne
Maire
Mandat
Jean-Luc Goux
2014-2020
Code postal 89160
Code commune 89284
Démographie
Population
municipale
199 hab. (2011)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 46′ 41″ N 4° 05′ 41″ E / 47.7781, 4.0947 ()47° 46′ 41″ Nord 4° 05′ 41″ Est / 47.7781, 4.0947 ()  
Altitude Min. 163 m – Max. 266 m
Superficie 13,35 km2
Localisation

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Pacy-sur-Armançon

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Pacy-sur-Armançon

Pacy-sur-Armançon est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne. Son cimetière est classé aux monuments historiques.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Lézinnes Ancy-le-Libre Rose des vents
Vireaux
Sambourg
N Ancy-le-Franc
O    Pacy-sur-Armançon    E
S
Moulins-en-Tonnerrois Argenteuil-sur-Armançon

Histoire[modifier | modifier le code]

Pacy-sur-Armançon a subi un siège en 1433 par les troupes de Philippe le Bon duc de Bourgogne. Pacy se rendit au duc après 15 jours de siège : la place, qui était fidèle à Charles VII, n'ayant reçu nul ordre du roi !.. (Ce fut la défection de Guillaume de Châteauvillain, chancelier, fidèle au roi de France.).

En 1849, le village est frappé par une épidémie de choléra, 40 personnes sont mortes : 19 villageois et 21 ouvriers employés au terrassements de la ligne de chemin de fer Paris-Lyon[1].

En 1858, le village est presque entièrement détruit (80 sur 120 maisons) par un incendie[2].

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1947 Louis Ravetier    
1947 1953 Edouard Quéau    
1953 1967 Alfred Millot    
1968 1977 Roger Chevrier    
1977 1989 Robert Maitrot    
mars 1989 2001 Daniel Bouhajuc    
mars 2001 2008 Dany Simon    
mars 2008   Jean-Marc Stiller    
    Jean-Luc Goux[3]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 199 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
460 493 472 476 467 486 499 502 526
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
483 478 471 447 444 458 464 479 538
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
508 503 510 403 502 472 404 351 328
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
298 267 254 221 205 233 236 237 206
2011 - - - - - - - -
199 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château

Eustachie de Courtenay, trépassée après 1248 épousa Guillaume de Champlitte, né vers 1160, trépassé en 1210, prince de Morée.

Marguerite de Montagu, trépassée en 1328 épousa Erard d'Arcis, trépassé en 1323, seigneur de Chacenay.

Vers 1653, le château appartient à Jean de Souvre, marquis de Courtanvaux (1584-1656).

Il existe une gravure par Israël Silvestre[6] qui représente le château au XVIIe siècle. Il fait suite au château-fort qui occupait l'emplacement de l'actuel bourg de Pacy.

Anne de Souvré, fille unique de Jean de Souvré, épouse en 1662 François Michel Le Tellier de Louvois, marquis de Louvois, comte de Tonnerre, ministre de Louis XIV, qui acquiert en 1664 le château d'Ancy-le-Franc et en fait sa résidence.

Le château de Pacy subira plusieurs incendies qui ne laissent subsister au début du XVIIIe siècle que les bâtiments actuels[7].

Vers 1730, il est acquis par Jean-Claude Beau des Lisses, receveur de la baronnie de Pacy, juge de Lézinnes et Pacy. Cette famille bourgeoise le conserve jusque vers 1845.

Au-dessus d'une porte du château, on peut voir le blason de la famille Beau des Lisses "d’argent à un arbre de sinople sur une terrasse de même, adextré d’un lion de gueules rampant contre le tronc de l’arbre, et au chef d’azur chargé d’une étoile d’argent accostée de deux croissants de même".

  • L'église Notre Dame de l'Assomption a été reconstruite en 1830 par le dernier marquis de Louvois.

Son fronton est orné du blason de la famille Le Tellier de Louvois "D'azur, à trois lézards d'argent posés en pal, cousu d'un chef de gueule chargé de trois étoiles d'or".

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Juana Richard Lesclide (1866-1951) Poète, écrivain bibliothécaire de la maison de Victor Hugo et femme de son dernier secrétaire Richard Lesclide (1821-1892). Elle est aussi connue en littérature sous le pseudonyme "Jean de Champeaux", du nom de son arrière-grand-mère, Madame Louis Beau des Lisses, née Marie-Jeanne de Champeaux (1767-1844), sœur du général de Champeaux. Elle a eu une fille unique Marie-Françoise Lesclide qui a épousé René d'Hubert (1855-1927), directeur de Gil Blas.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]