Pacte PME
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Pacte PME
| Forme juridique | Association loi de 1901 |
|---|---|
| Zone d’influence | France, Royaume-Uni |
| Fondation | 22 juin 2010 |
|---|---|
| Fondateur | Henri Lachmann |
| Siège | Paris, France |
|---|---|
| Président | Fabrice Brégier |
| Vice-président | Pierre Gattaz, Jean-Pierre Gérault, Pierre Pelouzet |
| Secrétaire | Jean-François Roubaud |
| Trésorier | Dominique Vernay |
| Slogan | Les leaders d’aujourd’hui s’engagent en faveur de ceux de demain |
L’association Pacte PME se donne pour mission de faciliter les relations entre PME et grands comptes publics ou privés, permettant ainsi l’émergence d’ETI (entreprises de taille intermédiaire) à partir des meilleures PME d’aujourd’hui.
Sommaire |
Historique [modifier]
Le Pacte PME est une approche alternative au Small Business Act (SBA) mis en place par le gouvernement américain en 1953. Le SBA repose sur une loi et ne s’applique qu’aux acheteurs publics. Le Pacte PME se déploie quant à lui sur la base d’un engagement volontaire d’acteurs tant publics que privés. Il bénéficie d’un mécanisme d’autorégulation et ne fonctionne que parce qu’il correspond aux intérêts à moyen terme de l’ensemble des acteurs : créer des entreprises de taille intermédiaire (ETI) à partir des meilleures PME d’aujourd’hui[réf. nécessaire].
Il a d’abord pris la forme d’un programme mis en œuvre par le Comité Richelieu au profit de l’ensemble des PME françaises grâce au soutien d’Oséo et de la Direction générale de l'Armement.
L’association Pacte PME a été créée sur cette base en juin 2010 par l’ensemble des acteurs concernés.
La mission [modifier]
Entre les grands groupes, et une des petites entreprises, les membres du Pacte PME partagent l'idée qu'il manque à la France un solide tissu d’ETI leaders dans leur domaine. À l'appui de leur raisonnement, ils évoquent l'exemple l’Allemagne et de son de Mittelstand (en). Celui-ci compte cinq fois plus de sociétés de ce type que la France, implantées sur la totalité du territoire allemand et qui exportent à elles seules autant que l’ensemble des entreprises françaises.[réf. nécessaire] Les dirigeants de l'association pensent que la structure du tissu économique français explique en grande partie ses faiblesses en matière d’innovation, d’exportation, de croissance et d’emploi.
Les grands groupes membres du Pacte PME considèrent qu'ils sont eux aussi victimes de cette situation. Ils déclarent avoir besoin de l’ancrage local, du dynamisme ainsi que de la capacité d’innovation et d’entrepreneuriat des PME, mais la trop grande fragilité de ces dernières empêche les relations de s’établir. Afin de briser ce cercle vicieux, des grands groupes et des PME, représentées par leurs organisations professionnelles, ont décidé de créer ensemble l’association Pacte PME.
La mission du Pacte PME repose sur un plus fort respect des acteurs et d’une forme de solidarité portant ses fruits sur le moyen terme, dans l’intérêt de tous et de chacun. Cet engagement est réciproque : les dirigeants des grands comptes s’engagent à impulser une nouvelle orientation à leur organisation, se traduisant par un élargissement de la fonction Achats, passant de l’optimisation telle qu’elle est pratiquée actuellement à une mission proactive visant à s’assurer de l’incubation et de la croissance de partenaires solides porteurs d’innovation et de compétitivité. Les dirigeants de PME s’engagent, quant à eux, à mettre en œuvre une stratégie de développement pérenne.
Les membres [modifier]
Grands comptes [modifier]
- Air liquide, Airbus, Alstom, Altran, Bruker Biospin, CEA, CNES, Conseil régional d'Île-de-France, DGA, DCNS, EDF, Eurocopter, Groupe Casino, IFP, Ineo, Groupe Gdf Suez, La Poste, MBDA, Météo-France, Microsoft, Ministère De L’Interieur / Police Nationale, Ministère du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l'État / Service des achats de l’État (SAE), Nexter, RATP, Resah-idf, Safran, Sanofi Aventis, Siemens, Schneider Electric, Société générale, SNCF, Thales, Total, UGAP, Ville de Paris
Organisations professionnelles [modifier]
- ACFCI (Assemblée des chambres françaises de commerce et d'industrie, AFDEL (Association française des éditeurs de logiciels), Alliance TICS, Association française des industries de l'Optique et de la Photonique, CGPME, CJD, CNOP, Comité Richelieu, FEEF (Fédération des entreprises et entrepreneurs de France, FIEEC, France Clusters, LEA Valley, MEDEF, Opticsvalley, PEXE (Association pour le développement et la promotion internationale des éco-entreprises, Réseau Entreprendre, SNESE (Syndicat national des entreprises de sous-traitance électronique, Syntec numérique
Pôles de compétitivité [modifier]
- Aerospace Valley, Alsace Biovalley, Arve Industries, Astech, Cosmetic Valley, I-Trans, Imaginove, Minalogic, Mov'eo, Optitec, Plastipolis, Qualiméditerranée, S2E2, Systematic, TES (Transactions électroniques sécurisées)
Organisme public [modifier]
La gouvernance [modifier]
La gouvernance de l’association est strictement paritaire. De plus, onze personnalités qualifiées sont gardiennes de l’esprit du Pacte PME : vision à moyen terme, parité, partenariat et transparence. La DGCIS apporte un soutien financier et participe aux conseils d’administration en tant qu’observatrice.
Les activités [modifier]
S’appuyant sur les dispositifs déjà opérationnels dans certains secteurs et dans certaines régions, l’association met en œuvre des programmes de renforcement collectif des PME partenaires des grands comptes : soutien à la création d’ETI – y compris virtuelles – par le rapprochement de plusieurs entreprises, accès à des marchés en France et à l’international, accès à du financement et renforcement des compétences. En amont, elle propose un support à l’instauration de nouvelles relations, par la mise en contact des grands comptes avec des PME à potentiel de croissance.
Pour atteindre ce double objectif, le Pacte PME déploie des activités qui s’articulent en trois volets : les échanges, les programmes et l’autorégulation.
Les échanges associent des collaborateurs de grands comptes et des représentants de PME, issus des organisations professionnelles et des pôles de compétitivité. Ils se structurent en deux catégories, dont les objectifs sont bien distincts : des Groupes de travail et des Commissions sectorielles. Des réunions plénières, organisées trimestriellement, les complètent.
Les programmes sont mis en place et développés selon les attentes exprimées par le groupe de travail thématique auxquels ils sont rattachés. Ils sont à la disposition de tous les grands comptes, membres de l’association, et des PME inscrites. Les programmes actuellement opérationnels sont : les Conférences achat public et innovation, les Séminaires internes, les Conférences grands comptes, les Appels à compétences, les Journées découverte.
L’autorégulation consiste en un suivi de l’engagement par les pairs, via le comité de suivi. Le travail effectué à cette occasion, qui débouche sur la constitution d’un dossier individuel annuel, permet la mesure de l’impact, la promotion des avancées et la mobilisation de l’ensemble des acteurs.
Après 18 mois de brainstorming, les 4 groupes de travail Innovation ouverte, Relations partenariales, Effet de levier et Adaptation des règles du processus d’achat ont remis leurs recommandations le 29 mars 2012 à l’assemblée nationale en présence de Jean-Claude Volot[1].