Païssii de Hilendar

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Païssii de Hilendar
Naissance 1722
Dospej
Décès 1773  (51 ans)
Ambélino (aujourd'hui quartier d'Assénovgrad) Empire Ottoman Empire ottoman
Fête 19 juin
Attributs Auteur de l'Histoire slavo-bulgare

Païssii de Hilendar (en bulgare : Паисий Хилендарски) est un homme d'église bulgare et l'acteur majeur du début de la Renaissance nationale bulgare. Il est l'auteur de l'Histoire slavo-bulgare.

Biographie[modifier | modifier le code]

Païssi de Hilendar est né en 1722, dans l'éparchie de Samokov, probablement dans le village de Dospei où vivait son père et où sont nés ses frères. En 1745, il entre au couvent et devient moine.

Œuvre et conséquences[modifier | modifier le code]

À la fin du XVIIIe siècle, après 400 ans de domination ottomane, les Bulgares semblent sortis de l’histoire et avoir perdu leur sentiment national. Un moine de langue maternelle bulgare, résidant au Mont Athos - Païssii de Hilendar - rédige entre 1760 et 1762 la première histoire de la Bulgarie en langue bulgare. L'Histoire slavo-bulgare est publiée en 1762. Reproduite par des copistes bénévoles et souvent transmise par voie orale, elle ne sera imprimée qu'en 1844, sous le titre Livre des rois. Les motivations premières de l'auteur ne sont pas établies avec certitude mais, il s'agit, probablement, de coucher sur le papier l'histoire de ce peuple afin qu'elle ne soit pas définitivement perdue et d'éveiller la conscience nationale des Bulgares restés chrétiens, un nombre non négligeable s'étant converti à l'islam (Pomaks). Il appelle au "réveil" des Bulgares, à la révolte contre l’occupant turc et à la méfiance contre les couches supérieures hellénisées de la population. Païssii appelle ses compatriotes à "connaître votre race et votre langue".

L'ouevre de Païssii de Hilendar entraine une réapparition de la conscience nationale bulgare. La première manifestation visible aura lieu lors de la Guerre russo-turque de 1768-1774 : Korozine - bulgare servant en tant que colonel dans l’armée russe - appelle au soulèvement de la population du nord de la Bulgarie. Celle-ci se mobilise et au combat, sous les ordres de Souvarov, lors de la Bataille de Kozloudja. Le traité de Kutchuk Kainardji - qui met fin à la guerre - reconnaît à l’Empire russe un droit de protection sur les peuples chrétiens de l’Empire ottoman.

En 1794, Sofronii de Vratsa - évêque de Vratsa et disciple de Païssi de Hilendar - se fait le porteur de la cause nationale bulgare et appelle ses patriotes à rejoindre les haïdouks réfugiés dans les montagnes pour y mener une guérilla contre l’occupant turc.

Toutefois, ce mouvement n'aboutira qu'avec l'aide de la Russie et après la Guerre russo-turque de 1877-1878 : les Bulgares accéderont à l'autonomie en 1878 puis à l'indépendance en 1908.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]