Project for the New American Century
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| Project for the New American Century | |
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| Domaine d'activité : | relations internationales, suprématisme américain |
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| Création : | 1997 |
| Personnes-clés : | William Kristol, Président |
| Orientation politique : | néoconservateur |
| Siège : | Washington DC |
| Site Web : | newamericancentury.org |
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| Think tank | |
Le Project for the New American Century (Projet pour le Nouveau Siècle Américain, PNAC) est un think tank néoconservateur américain.
Sommaire |
[modifier] Objectifs
Fondé au printemps 1997, le PNAC se définit comme une organisation bénévole d'éducation dont l'objectif est la promotion d'un American Global Leadership (Direction globale américaine). Le PNAC se place ainsi comme groupe de réflexion et d'influence, œuvrant à trouver et engager des moyens de prolonger au XXIe siècle le leadership mondial des États-Unis acquis depuis la Seconde Guerre mondiale, que ce soit dans les domaines politique, économique, culturel ou militaire. Son siège social de Washington DC se trouve d'ailleurs dans le même immeuble qu'une autre organisation défendant les intérêts des États-Unis, l'American Enterprise Institute.
[modifier] Membres
Parmi ses membres, se trouvent de nombreux politiciens néo-conservateurs, certains occupant de hautes fonctions au sein de l'administration de George W Bush : William Kristol (président du PNAC), Donald Rumsfeld (ex-secrétaire à la Défense), Paul Wolfowitz (ex-président de la Banque Mondiale), Jeb Bush (frère de George W. Bush et gouverneur de Floride), Richard Perle, Richard Armitage, Dick Cheney (vice-président des États-Unis), Lewis Libby, William J. Bennett, Zalmay Khalilzad (ambassadeur des États-Unis en Irak), et Ellen Bork (femme du juge Robert Bork).
André Glucksmann et Bernard Kouchner sont quelquefois cités comme membres du PNAC. En fait, ils n'ont été que signataires, en 2004, au côté de personnalités aussi diverses que Massimo D'Alema ou Joe Biden, d'une lettre ouverte présentée par le think tank néoconservateur aux chefs d'états et de gouvernements de l'Union européenne [1].
[modifier] Propositions
Le PNAC fait partie d'un projet plus large, appelé New Citizenship Project (Projet pour une nouvelle citoyenneté), une organisation financée par la Bradley Foundation[2].
Ses opinions sont exprimées notamment dans le rapport Rebuilding America's Defenses (Reconstruire les défenses de l'Amérique)[3], rédigé par les membres du PNAC en 2000, document de 90 pages qui porte sur la stratégie militaire des États-Unis. Du fait de son importance, tant par sa taille que par son influence, ce rapport équivaut à un programme politique. Il présente une vaste analyse de la situation, partant du postulat selon lequel le leadership américain profite à la fois aux États-Unis et au reste du monde.
Dans cet esprit, diverses propositions sont présentées :
- Maintenir une supériorité nucléaire ;
- Augmenter la quantité de personnel militaire ;
- Repositionner les bases américaines ;
- Modernisation les équipements militaires de façon sélective ;
- Développer et déployer des défenses anti-missiles ;
- Assurer la supériorité des forces conventionnelles à long terme ;
- Augmenter le budget de la défense à hauteur de 3,8% du PIB.
[modifier] Controverse
Les idées avancées par le PNAC dans le rapport Rebuilding America's Defenses font l'objet de critiques parfois extrêmement violentes : « This is the new Mein Kampf. Only Hitler did not have nuclear weapons. It's the scariest document I've ever read in my life. » (Ceci est le nouveau Mein Kampf. La seule différence est que Hitler n'avait pas d'armes nucléaires. C'est le document le plus effrayant que j'ai jamais lu dans ma vie.) Docteur Helen Caldicott, 2000.
Cette comparaison sera souvent utilisée par les détracteurs du PNAC, notamment des organisations non gouvernementales pacifistes, des partis politiques, et des associations citoyennes[réf. souhaitée]. Selon eux, les deux textes présenteraient de grandes similitudes, telles que ses objectifs (la domination du monde par un seul pays), ses rédacteurs (un mouvement politique radical accédant au pouvoir) ainsi que ses conséquences (ignorées et/ou sous-évaluées bien que le groupe au pouvoir envisage une dictature militaire mondiale), et les armes de destruction massive actuelles rendraient les dangers potentiels encore plus grands.
Les partisans des thèses du complot intérieur, y voient même des indices laissant penser que les attentats du 11 septembre 2001 auraient pu être organisés par le gouvernement américain lui-même, afin de pouvoir justifier ses opérations militaires depuis 2001 et faire voter des lois liberticides au nom de la lutte anti-terroriste ; on trouvait en effet dans ce rapport la phrase suivante : « Further, the process of transformation, even if it brings revolutionary change, is likely to be a long one, absent some catastrophic and catalyzing event – like a new Pearl Harbor. » (De plus, le processus de transformation, même s'il apporte un changement révolutionnaire, sera probablement long en l'absence d'un événement catastrophique et catalyseur - comme un nouveau Pearl Harbor.). Ces thèses s'appuient, entre autres, sur des précédents historiques tels que l'opération Northwoods ou l'incendie du Reichstag de 1933, de faux attentats terroristes permettant aux gouvernements de prendre des mesures extrêmes sous prétexte d'urgence, en usant de la méthode de l'angoisse[4].
[modifier] Notes et références
- ↑ An Open Letter to the Heads of State and Government of the European Union and NATO, September 28, 2004
- ↑ Voir la fiche correspondante sur le site mediatransparency.org
- ↑ Version originale, Traduction française (incomplète)
- ↑ Voir l'article Manipulation mentale
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
- American Enterprise Institute
- Heritage Foundation
- article général : Impérialisme américain
- doctrine Bush de "remodelage du Grand Moyen-Orient"
- Géopolitique du pétrole
[modifier] Liens externes
- Site officiel
- Sites critiques

