Période Silla

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En Corée, on nomme période Silla la période d'unification de la péninsule en un seul royaume, Silla, s'étendant du VIIe au Xe siècle.

Origines[modifier | modifier le code]

Le royaume de Silla naît au Ier siècle av. J.-C., et abandonne son nom de royaume de Saro pour celui de Silla au début du Ve siècle. De taille réduite, il réussit à s'imposer face à ses voisins et à les conquérir les uns après les autres (Gaya, Baekje et Koguryŏ en 668) avant d'expulser les Chinois Tang de la péninsule en 676.

C'est donc dans le dernier tiers du VIIe siècle que commence la période unifiée Silla.

Histoire[modifier | modifier le code]

Après l'unification de la péninsule en 672 par Munmu, le trentième roi de Silla, le royaume de Silla connut un siècle de prospérité, sa civilisation atteignant un haut degré de développement. L'alliance avec la Chine des Tang permit à Silla de prospérer dans la paix.

Après des luttes pour le contrôle des territoires du nord qui durèrent jusqu'en 735, le milieu du VIIIe siècle fut le commencement d'une période d'instabilité : les aristocrates se déchiraient entre eux, des rébellions éclatèrent, voulant rétablir les anciens royaumes de Baekje et Koguryŏ.

La capitale de Silla, Kumsong (actuelle Gyeongju, 慶州), devint florissante et compta peut-être jusqu'à 1 million d'habitants.

Le Parhae[modifier | modifier le code]

Au nord de la péninsule, un général du royaume de Koguryŏ, Dae Jo-yeong, chassa les Chinois Tang de Mandchourie et créa le royaume de Parhae en 698, approximativement sur la zone des tribus Puyŏ. Ce royaume était peuplé de Coréens de Koguryŏ et de Malgales. Il repoussa une offensive Silla-Tang en 733. Il est abattu par les Khitans en 926.

Ce royaume possédait cinq capitales régionales, et s'étendait de l'Amour à la Mandchourie. Il eut des relations diplomatiques avec le Japon et Byzance.

Société et culture[modifier | modifier le code]

La société de Silla était fortement hiérarchisée, et les différentes classes sociales de plus en plus hermétiques. Le système des os déterminait le rang de chacun dans la société et les fonctions éligibles auxquelles il pouvait prétendre.[précision nécessaire] La plupart des nobles de Koguryo et de Paekche sont entrés dans l'administration ou ont adopté le système des os.

Les caractères chinois commencent à être utilisés pour écrire le coréen. Une nouvelle forme littéraire apparaît : les Hyangga, qui sont des poèmes sacrés incantatoires.

La fin de la dynastie de Silla[modifier | modifier le code]

Le titre royal perdit peu à peu de son importance, avec l'incapacité de ses titulaires à s'imposer face aux aristocrates qui se déchiraient entre eux. Le royaume de Paekche postérieur fut fondé en 900 ; en 901, c'est Koguryo postérieur. Finalement, la dynastie de Silla abandonna le pouvoir en 918 à un de ses généraux, Wanggeon ou Wang Kon. Ce général qui était également un riche marchand, fonda une nouvelle dynastie, déplaça sa capitale à Song-ak (actuelle Kaesong) et lança une reconquête du Koguryo. Il s'appuie sur les structures administratives de Silla, épouse la fille du dernier roi. Le nom de cette période de tentative de reconquête est la période Goryeo, en référence au royaume Goguryeo ; c'est également ce nom qui est à l'origine de l'actuelle nom de la Corée.

Référence moderne[modifier | modifier le code]

Depuis la partition de la Corée, en 1945, les Coréens utilisent de plus en plus le terme période unifiée de Silla, même si le nord de la péninsule n'était pas sous le contrôle de Silla. C'est bien évidemment par nostalgie pour une époque prospère où leur nation vivait en un seul État que cette terminologie a été choisie.

Voir aussi[modifier | modifier le code]