Pédagogie traditionnelle

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La pédagogie traditionnelle est celle du modèle transmissif. Selon le triangle pédagogique de Jean Houssaye, cette pédagogie privilégie la relation entre l'enseignant et le savoir. Autrement dit, l'enseignant expose un savoir sous forme de cours magistral, généralement suivi d'exercices ou/et de leçons à apprendre. L'élève doit intégrer et appliquer le savoir exposé par l'enseignant.

Le terme de pédagogie traditionnelle est employé par ceux qui souhaitent s'en démarquer. On oppose alors la pédagogie traditionnelle à au mouvement de l'Éducation nouvelle ou moderne (John Dewey vers 1900, Alphonse Ferrière, Célestin Freinet vers 1924).

La pédagogie traditionnelle est celle du savoir, du modèle, de l'autorité, de l'effort, de l'individualisme et de la sanction.

La pédagogie du savoir[modifier | modifier le code]

L'enseignant est celui qui sait, face à des élèves qui ne savent rien. Dans la pédagogie du savoir, il doit y avoir enseignement pour que l'élève apprenne. Jamais l'élève n'est mis en situation de découvrir un savoir par lui-même. Le savoir se définit comme étant de l'abstraction, il est toujours cloisonné dans différentes matières (constituant le Programme). Dans ce cas apprendre est synonyme de mémoriser.

La pédagogie du modèle[modifier | modifier le code]

L'enseignant est le modèle à suivre. L'élève est guidé par l'enseignant afin de suivre l'idéal. Il est élevé au modèle du maître et doit entrer dans la norme. Le comportement de l'élève est pris en compte et doit se calquer sur celui de l'enseignant. Dans ce cas apprendre est synonyme de copier le modèle.

La pédagogie de l'autorité[modifier | modifier le code]

Le maître a autorité sur les élèves, c'est le savoir qui lui donne le pouvoir. Il utilise la discipline afin d'écarter toute distraction. Situé sur une estrade le maître se situe face aux élèves et surplombe la classe afin de surveiller. Toute relation affective avec les élèves est inexistante, cependant un certain paternalisme règne. Dans ce cas apprendre est être attentif et retenir.

La pédagogie de l'effort[modifier | modifier le code]

Dans ce système, le travail est opposé au jeu. Le jeu n'a pas sa place dans la classe et le travail est valorisé. Les tâches proposées aux élèves doivent être ardues et l'élève doit travailler avec sérieux, seul moyen de provoquer la satisfaction du travail accompli. Dans ce cas apprendre est synonyme de travailler.

La pédagogie individualiste[modifier | modifier le code]

L'élève fait partie d'un groupe classe mais ne travaille que pour lui-même. Aucun échange entre les élèves n'est autorisé, ce qui implique une absence de débat et de communication. Tout est centralisé par l'enseignant, seul face aux élèves. Il n'y a aucune dimension sociale dans les apprentissages.

La pédagogie de la sanction[modifier | modifier le code]

Le rôle du maître est de recenser les fautes. On élabore des classements pour faire dominer la compétition entre les élèves. Celui qui n'a pas appris est celui qui commet une ou plusieurs fautes. L'erreur n'est pas conçue comme un moyen d'apprendre mais comme une faute de l'élève.

Aujourd'hui, la pédagogie traditionnelle est remplacée ou influencée à un certain degré par les pratiques issues de l'Éducation nouvelle.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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