Péaule

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Péaule
Entrée du doyenné.
Entrée du doyenné.
Blason de Péaule
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Canton Questembert
Intercommunalité Communauté de Communes du Pays de Muzillac
Maire
Mandat
Christian Droual
2014-2020
Code postal 56130
Code commune 56153
Démographie
Gentilé Péaulais, Péaulaise
Population
municipale
2 509 hab. (2011)
Densité 64 hab./km2
Population
aire urbaine
14 875 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 34′ 57″ N 2° 21′ 18″ O / 47.5825, -2.355 ()47° 34′ 57″ Nord 2° 21′ 18″ Ouest / 47.5825, -2.355 ()  
Altitude 80 m (min. : 0 m) (max. : 92 m)
Superficie 39,25 km2
Localisation

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Péaule [peol] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne. La commune de Péaule (Pleaol) fait partie du canton de Questembert et dépend de l'arrondissement de Vannes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Péaule est une petite ville de 2 516 habitants qui se situe au sud-est du Morbihan (Bretagne). Son territoire est bordé en grande partie à l'est par le cours de la Vilaine. Au XIVe siècle, les seigneurs de Rochefort tentent d'établir un passage entre le village de Port-er-Gerbes en Nivillac et Peaule mais ils se heurtent à l'opposition des moines de l'abbaye de Prières qui craignent la concurrence pour leurs propres péages[1]. C'est à proximité de ce passage que le ruisseau de Trévelo se jette dans la Vilaine, il limite le territoire communal avec sa vallée en auge où il divague, bordé d'un escarpement qui crée des paysages pittoresques.

Communes les plus proches :

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les sources écrites mentionnent les formes anciennes suivantes : Plebs Gablah, Plebs Gavele dans la charte CCLX du Cartulaire de Redon 876 et 1008 ; Pleaule dans un acte du Chapitre de Vannes en 1387 ; Plœaule ou Plaule dans le procès de canonisation de saint Vincent Ferrier en 1454[2] ; Plegauele, Pléausle en 1481, Ploeaulle en 1427, en 1464, Peaulle en 1477, Pliaulle en 1536.

Du vieux breton Ploiv-, Ploev- « église paroissiale » > toponymes en Pleu- / Plou- / Plé- / Plo-, etc. et du breton, gablau « fourche », Ce qui pourrait signifier « église paroissiale de la bifurcation »[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Plusieurs découvertes témoignent d'une occupation à l'époque gallo-romaine. Un camp romain[réf. souhaitée], près du village du Château était relié au bourg actuel par une voie, passant à proximité de Kervidais, où ont été retrouvées des meules, et par Kermoué où les vestiges sont nombreux. Un peu au nord de cet axe, les fondations d'une construction avec hypocauste existaient au XIXe siècle[4]. Une autre voie traversait le bourg et reliait Limerzel au château de l'Isle en Marzan.

L'existence de la paroisse de Péaule, dans le diocèse de Vannes, est attestée dès le IXe siècle : en effet la charte CCLX du Cartulaire de Redon

Cette ancienne paroisse primitive englobait, semble-t-il, le territoire de Limerzel. Jusqu'en 1790, elle a été le siège de l'un des neuf doyennés de l'évêché de Vannes qui regroupait quinze paroisses, puis seize avec le rattachement de Molac au XVIe siècle. Jusqu'au XVIIe siècle, au moins, elle abrite aussi une léproserie, appelée la Corderie, lieu d'habitation des lépreux, placé directement sous la dépendance de l'évêque de Vannes[5].

Depuis le XIIIe siècle, Péaule appartient à la seigneurie de Rochefort. Cependant, y sont enclavés plusieurs fiefs importants qui relèvent directement du duc de Bretagne, puis du roi[6]. Péaule dépend, en 1677, du fief de René Eustache de Lys. De 1790 à 1801, Péaule devient chef-lieu de canton avec Noyal, Marzan et Le Guerno comme dépendances. Après le débarquement manqué d'émigrés à Quiberon en juillet 1795, 22 chouans originaires de la paroisse de Péaule sont exécutés.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Gilbert Magrez    
2008   Christian Droual SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 509 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 240 4 000 2 330 2 287 2 277 2 329 2 242 2 453 2 463
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 333 2 300 2 400 2 488 2 485 2 488 2 483 2 453 2 480
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 447 2 475 2 457 2 300 2 325 2 257 2 247 2 246 2 092
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
2 034 1 943 1 917 2 138 2 188 2 206 2 426 2 458 2 509
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine de Péaule[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Gaudence ou Saint-Gaudens (XVIe siècle puis XIXe au XXe siècles), reconstruite par l'architecte Joseph Caubert en 1905 et consacrée par l’évêque de Vannes en 1906. Le clocher, commencé avant la première guerre mondiale, est achevé en 1919.
  • La chapelle Saint-Cornély (1872), réédifiée par l'abbé Briand.
  • La chapelle Saint-André, reconstruite au début du XIXe siècle près du pont de l'Etier.
  • La chapelle Saint-Michel (1860), édifiée à la place d'une chapelle primitive dédiée à saint Michel.
  • L'ancienne chapelle Saint-Leufroy.
  • L'ancienne chapelle Saint-Jean-Baptiste, édifiée au XVe siècle sur l'emplacement d'un ancien établissement de Templiers.
  • La croix de Bellon (XVIe siècle). Sur l'un des côtés est gravé un écusson.
  • La croix située au lieu-dit « Le Temple ». Elle semble datée de l'époque des Templiers. À proximité, sont situées deux dalles funéraires.
  • Le calvaire (XXe siècle) situé au carrefour des routes de Marzan et de Villeneuve.
  • Le château de Fescal (1760). Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu, semble-t-il, à la famille Fescal au XVe siècle (Eon de Fesqual en 1427, et Pierre de Fescal en 1481). L'abbé Berto y installa un orphelinat de 1939 jusqu'à la fin des années 1950 avant de pouvoir acheter la propriété de Pont-Callec en Cornouaille morbihannaise. Cette oeuvre a donné naissance aux Dominicaines du Saint-Esprit.
  • Le Vieux Doyenné (XVe au XVIe siècles). Cet édifice sert de presbytère jusqu’en 1912. La cheminée, avec inscription de 1534, est inscrite aux monuments historiques par arrêté du 25 septembre 1928. Les façades et toitures de l'ensemble des bâtiments, y compris la porte Nord de l'enceinte et le colombier sont inscrites par arrêté du 27 septembre 1965[9] (Propriété privée, ne se visite pas).
  • Le manoir de la Salle, situé dans un parc boisé sur la rive droite du Trévelo, près du lieu-dit "Le Poteau". Propriété du vicomte Guy de Mentque.
  • Le manoir de la Cour de Couéguel, situé route de Questembert.
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  • Le manoir de la Salle (XVe siècle). Siège et berceau de la famille Bois-de-la-Salle.
  • Le manoir de Bellon (XVIe-XVIIe siècle), propriété de la famille Commelin (au XVIe siècle).
  • La fontaine Saint-André. Elle a été restaurée récemment. Elle est dédiée à sainte Barbe.
  • La tombe de Carapibo (XVIIe siècle).
  • La maison de prêtre de KERUBEAU (1623).Sur le linteau de la "bouline" on lit : "fait faire par Yves Martin prêtre". À l'étage riche lucarne sculptéee renaissance aux 2 chérubins.
  • Les moulins à eau de Coëtguel (situé route de Limerzel), de Tilhouet, de Lescuit et le moulin à vent de Poulhos.

À signaler aussi :

  • Le camp romain situé au village du Château.
  • Le four à pain de Belon (1902).
  • La forge de Poulho.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Ancienne noblesse de Péaule[modifier | modifier le code]

Lors de la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles à Péaule : Boisdelasalle (Boisdelasalle, village de la Salle), Jehan de Fescal et Eonnet du Coedic (Lescuit, village de Kerrichart), Guillaume de Questenic (Questinic, village de Kervily), Jouhan Le Bossenno et Ollivier Campson (Coetpiron, village de Couepion), Ollivier de Saint Guedas (Couëguel, village de Couepion), Guillaume de Lanvaux (Stanouet, village Couëguelo), Guillo Salomon (village de Kergristien), Eon de Fesqual (Fescal, village de Kergourio), Jouhan Le Cornou (village de Kerguirisec).

À la « montre » (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 3 nobles de Péaule :

  • Jehan de COETQUEL (400 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une hache et d'une épée.
  • Silvestre de QUISTINIC (100 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée.
  • Raoullet du BOISDELASALLE (800 livres de revenu), remplacé par Jehan Le Bloy : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée.

À la « montre » (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 9 nobles de Péaule :

  • Guillaume de QUISTINIC : comparaît armé d'une vouge.
  • Guillaume NOURY : comparaît en archer.
  • Raoullet du BOISDELASALLE : comparaît armé d'une vouge.
  • Jehan CALLEON.
  • Lucas RAOUL.
  • Le fils Antoine du VOYER.
  • Pierre du BEISIT de FESCAL (Fescal) : comparaît armé d'une vouge.
  • Jehan du BEISIT : comparaît en archer.
  • Jehan de COETQUEL, remplacé par ses enfants Pierre et Guyon : l'un comparaît en archer et l'autre comparaît armé d'une vouge.

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. J. André et P. Thomas Lacroix, Les grands itinéraires de la Bretagne méridionale
  2. Abbé Luco, Péaule, Bulletin de la Société polymathique du Morbihan, p. 96, 1879.
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, 1996, vol. 2, p.1042.
  4. Louis Marsille, Répertoire archéologique du Morbihan gallo-romain, p. 30.
  5. ibid., p.159;
  6. Louis Arthur Le Moyne de la Borderie, 1855, Mélanges d'histoire et d'archéologie bretonnes, p.99.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  9. « Notice no PA00091471 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Liens externes[modifier | modifier le code]

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