Pères pèlerins

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Les Pères pèlerins sur le Speedwell.
Le Débarquement des Pères pèlerins en 1620, gravure d'après un bas-relief d'Enrico Causici pour la rotonde du Capitole des États-Unis (1825).

Les Pères pèlerins (en anglais : Pilgrim Fathers, expression apparue au XIXe siècle, pour désigner ces colons, en référence à un passage de la Bible) sont l'un des premiers groupes de colons britanniques installés, après leur traversée à bord du Mayflower, sur le territoire des futurs États-Unis d'Amérique. Dissidents anglais, ils ont fui les persécutions religieuses et l'instabilité de l'Europe afin de trouver une terre vierge où créer une « nouvelle Jérusalem ». Les Pères pèlerins n'étaient pas des puritains. Ils étaient des séparatistes qui voulaient se séparer de l'Église d'Angleterre contrairement aux puritains qui voulaient purifier et réformer l'Église d'Angleterre.

Historique[modifier | modifier le code]

Article général Pour un article plus général, voir Colonie de Plymouth.

Ils ont commencé leur voyage le 16 septembre 1620[1] (6 septembre selon le calendrier julien en usage chez les pèlerins) à Southampton et ont traversé l'océan Atlantique à bord du voilier Mayflower. Ils arrivent en vue de la côte américaine en novembre, à l'emplacement actuel de la ville de Provincetown au Cap Cod, dans le Massachusetts. Les passagers, qui désiraient s'établir dans la colonie anglaise de Jamestown en Virginie, découvrent alors qu'ils ont fait fausse route. Jamestown, fondée en 1607, fut la première colonie britannique sur l'emplacement de ce qui deviendra plus tard les États-Unis.

Le 21 novembre 1620 (11 novembre selon le calendrier julien), quelques jours avant de débarquer (le 26 novembre 1620), l'ensemble des passagers au nombre d'une centaine, signent un pacte à l'instigation de 35 d'entre eux, des protestants anglais très pieux, qui ont fui les persécutions de leur roi Jacques Ier : les « Pilgrim Fathers » (Pères Pèlerins). Ce pacte connu comme le « Mayflower Compact » (Pacte du Mayflower) édicte les règles de leur vie en commun et les principes qui régiront le futur établissement en terre inconnue (en fait, la future colonie de Plymouth). Il jette les bases d'une démocratie locale respectueuse des croyances de chacun. Ce pacte demeure l'une des sources de la pratique démocratique américaine. Un mois plus tard, le 21 décembre, ils fondèrent la ville de Plymouth (baptisée alors « New Plymouth »).

Comme prévu, la première année est très difficile. De nombreux colons succombent à la faim et à la maladie. Les autres ne doivent leur survie qu'aux dindes sauvages et au maïs fourni par les Indiens.

En novembre 1621, enfin, la communauté organise une journée d'action de grâce. C'est le « Thanksgiving Day ». Le président Lincoln érigera le « Thanksgiving Day » en fête nationale en 1863. C'est comme cela que, chaque 4e jeudi de novembre, les familles des États-Unis savourent de la dinde aux canneberges avec des patates douces et de la tarte au potiron au dessert. Au Canada, cette commémoration porte le nom de « Fête de l'Action de Grâce » et elle est célébrée le 2e lundi d'octobre… avec un menu identique.

En Nouvelle Angleterre, en 1648, les paroisses séparatistes des Pères pèlerins de la colonie de Plymouth et les paroisses puritaines de la colonie de la baie du Massachusetts fondèrent une seule Église congrégationaliste sur la base de la plateforme de Cambridge, Église officielle dans les 2 colonies.

La première paroisse séparatiste des Pères pèlerins et la première paroisse puritaine d'Amérique fondées respectivement en 1620 à Plymouth et en 1630 à Boston sont aujourd'hui des paroisses unitariennes universalistes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alain Peyrefitte, Du « miracle » en économie : leçons au Collège de France, éd. Odile Jacob, 1995, 313 pages, [[page210 sur Google Livres lire en ligne]], p. 210

Articles connexes[modifier | modifier le code]