Pèlerinage marial (catholicisme)

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Le pèlerinage marial est un acte de dévotion accompli auprès de la Vierge-Marie, comme étant celle qui intercède volontiers auprès de son fils Jésus-Christ. Il consiste à se rendre, à pieds ou autrement, en un lieu où, pour des raisons historiques ou spirituelles, la présence et force spirituelle de la Vierge-Marie est pressentie de manière plus vive.

Le sanctuaire marial le plus populaire, en termes de fréquentations est celui de Notre-Dame de Guadalupe au Mexique (15 millions de pèlerins par an) suivi de Notre-Dame-de-Lourdes, en France, (6 millions de pèlerins par an) et de Notre-Dame de Fátima, au Portugal (plus de 4 millions de pèlerins par an).

Les fêtes mariales du calendrier liturgique rassemblent le plus grand nombre de pèlerins: Immaculée conception (8 décembre), Nativité de Marie (8 septembre), Annonciation (25 mars), Vierge des Douleurs (15 septembre), Assomption (ou Dormition de la Vierge) (15 août), ou, pour les pèlerinages liés à une apparition, le jour anniversaire (exemple, le 13 mai et le 13 octobre à Fátima). L'Église catholique romaine ne reconnaissant officiellement que seize apparitions mariales dans le monde, les milliers d'autres pèlerinages marials qu'elle autorise sont fréquentés à la discrétion de chacun.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès le début de l'ère chrétienne, des lieux de prières sont dédiés à la mère du Christ qui se trouvait en compagnie des apôtres le jour de la Pentecôte, traditionnellement considérée comme naissance l'Église. Le lieu de sa dormition est honoré dès les premières années. Les traditions catholique et orthodoxe retiennent le Cénacle comme ce lieu. Un monastère fut édifié ensuite à l'époque byzantine à l'emplacement où se trouve aujourd'hui l'église luthérienne de la Dormition.

Lorsque Constantin autorise le culte public chrétien, mettant fin aux persécutions, les pèlerinages, c'est-à-dire les visites à pied d'abord aux Lieux Saints liés à la vie du Christ et par la suite sur les lieux de sépulture du saint ou martyrium, comme celui de saint Serge dans le désert syrien, à qui l'on veut rendre visite pour obtenir des grâces se multiplient, de même que les visites dans des monastères abritant les reliques d'un saint, de la Cappadoce, à l'Égypte (comme à la Thébaïde) en passant par Antioche ou la Palestine. Il en sera de même pour honorer la Vierge et ce mouvement sera suivi un peu plus tard en Occident.

Le pape Libère (352-356) fait ainsi construire une église en l'honneur de la mère du Christ à Rome qui s'agrandira au fil des siècles, la basilique Sainte-Marie-Majeure. Le Moyen Âge occidental, comme en Orient, crée ainsi des lieux voués à la protection de Notre-Dame.

Ces lieux apparaissent lorsqu'un chrétien est soumis à une locution intérieure, un songe, ou diraient les psychanalystes à un désir de s'adresser, c'est-à-dire de prier (remercier et demander) celle qu'il considère comme protectrice, suivant en cela les dernières paroles du Christ Mère, voici ton fils. L'Église locale officialise ce désir par la construction d'un lieu de culte, édifié grâce aux dons des fidèles parfois aussi du représentant du pouvoir laïc local. Ce culte donne parfois naissance à une ville mariale.

Comme démonstration de leur amour à la Sainte Vierge, tous les membres de l'Opus Dei font chaque année, au mois de mai, un pélerinage à un Sanctuaire ou à un lieu où se vénère une image de la Sainte Vierge[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. De spiritu et de piis servandis consuetudinibus - Del Espíritu y de las Costumbres, Roma, 1990 9e édition- n° 92 et note 46

Quelques pèlerinages à l'origine d'une fête[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]