Pèlerinage d'adieu

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En 632 du calendrier julien, Mahomet effectua son pèlerinage d'Adieu[1] dans sa ville natale la Mecque. Il y prononça son dernier discours.

Énoncé du Discours du Pèlerinage d'Adieu[modifier | modifier le code]

D'après Ibn-Ishâc:

« Ô peuples ! Écoutez mes paroles; car je ne sais pas si, une autre année, je pourrai me retrouver encore avec vous dans ce lieu ! Soyez humains et justes entre vous. Que la vie et la propriété de chacun soient inviolables et sacrées pour les autres; que celui qui a reçu un dépôt le rende fidèlement à celui qui le lui a remis et sans intéret. Vous paraîtrez devant votre Seigneur, et Il vous demandera compte de vos actions. Traitez bien les femmes, elles sont vos aides, elles ne peuvent rien par elles seules. Vous les avez prises comme un bien que Dieu vous a confié, et vous avez pris possession d'elles par des paroles divines[2] »
« Ô peuples ! Écoutez mes paroles et fixez-les dans vos esprits. Je vous ai tout révélé; je vous laisse une loi qui vous préservera à jamais de l'erreur, si vous y restez fidèlement attachés; une loi claire et positive, le livre de Dieu et l'exemple de son prophète»
« Votre sang et vos biens sont sacrés jusqu’au jours où vous rencontrerez votre Seigneur ; comme le sont ce jour-ci et ce mois-ci »
« J’ai laissé parmi vous ce qui, si vous y tenez fermement, vous préservera de l’erreur, une orientation claire, le livre de Dieu. Ô gens, écoutez mes paroles et comprenez ! »

Il leur transmit ensuite un verset qu’il venait de recevoir :

« Ce jour, les incroyants ont perdu l’espoir de l’emporter sur votre religion ; ne les craignez donc pas, mais craignez-moi !
Aujourd’hui, j’ai parachevé votre religion et vous ai accordé ma faveur complétée, ayant agréé pour vous l’Islam comme religion pour vous. »


Après cette révélation ‘Omar pleura et le Prophète lui dit :

« Qu’est-ce qui te fait pleurer? »

Il répondit :

« Ce qui me fait pleurer c’est que nous étions en train d’accroître notre religion mais celle-ci est à présent parachevée. Or, jamais rien ne s’achève sans s’exposer à la diminution ».

Le Prophète lui répondit : « Tu as raison »

Il conclut son sermon en posant cette question :

« Ô peuples ! Vous ai-je fidèlement délivré mon message ? »

Un puissant murmure s’éleva alors qu’il y avait des milliers de gorges (entre 124 000 et 144 000 hommes) et les mots furent « Allâhumma naam: par Dieu, Oui »

Ensuite le prophète leva l’index et s’exclama à trois reprises « Ô Dieu, sois Témoin ! »

commentaire du Discours[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mahomet Et Le Coran: Prcd D'Une Introduction Sur Les Devoirs Mutuels de La Philosophie Et de La Religion, Jules Barthlemy Saint-Hilaire, BiblioLife, 2010, (ISBN 1-142-39352-6 et 9781142393526)
  2. Revue spirite: journal d'études psychologiques,Éditeur:Revue spirite, 1866,Original provenant de la bibliothèque de l'État de Bavière,page 325, numérisé par Google:http://books.google.fr/books?id=RZE5AAAAcAAJ