Oyré
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| Oyré | ||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Poitou-Charentes | |
| Département | Vienne | |
| Arrondissement | Châtellerault | |
| Canton | Canton de Dangé-Saint-Romain | |
| Intercommunalité | Communauté de communes Vienne et Creuse | |
| Maire Mandat |
Didier Millet 2008-2014 |
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| Code postal | 86220 | |
| Code commune | 86186 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
979 hab. (2010) | |
| Densité | 29 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 61 m – Max. 147 m | |
| Superficie | 33,19 km2 | |
| Localisation | ||
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Oyré est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne (région Poitou-Charentes).
Sommaire |
Géographie[modifier]
Situé à 7 km au nord de Châtellerault. À proximité, se trouvent la forêt de la Groie, Etni'cité à Saint-Rémy sur Creuse.
Économie[modifier]
Histoire[modifier]
La Révolution française a créé les communes au sens que nous donnons aujourd'hui à ce mot par deux lois de décembre 1789 : la commune de Oyré correspond à la paroisse préexistante. En 1792, avec la proclamation de la République, le principe de l'élection des municipalités au suffrage universel masculin est posé. Un siècle plus tard, la loi municipale du 5 avril 1884 pérennise l'élection du conseil municipal au suffrage universel masculin. Elle précise, en outre, que ce conseil élit le maire en son sein (sous la Restauration et l’Empire, le maire était nommé par le pouvoir central.
Néanmoins, la tutelle de l'État reste très forte. Les préfets, en effet, exercent un contrôle a priori de l'ensemble des décisions communales : ils peuvent donc interdire l'application d'une délibération pour des raisons de légalité... ou d'opportunité.
Avec les lois de décentralisation des 2 mars et 22 juillet 1982, le contrôle des actes de la commune est exercé a posteriori par le juge administratif au lieu de l'être a priori par le préfet. C'est d'autant plus important que les interventions des communes sont nombreuses et variées.
Administration[modifier]
En mars 2001, le conseil municipal a été élu à l'issue d'une élection à deux tours.
Démographie[modifier]
En 2010, la commune comptait 979 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
La densité de population de la commune est de 27 hab./km2. Celle du département est de 61 hab./km2. Elle est de 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et de 115 hab./km2 pour la France (INSEE- 2008).
Lieux et monuments[modifier]
Architecture civile[modifier]
- Château fort de la Groie du XVe siècle et XVIe siècle.
- Manoirs : La Vallière XVe siècle; La Corgère ; Le Pâtureau XVe siècle.
- Ancienne place forte.
Architecture sacrée[modifier]
L'église Saint-Sulpice, de style roman primitif, date de la fin du XIe et du début du XIIe siècle. Elle est construite en tuffeau et sa couverture est en tuiles plates. Ces caractéristiques montrent qu'elle est un édifice de transition entre le Poitou et la Touraine. Elle est classée monument historique depuis 1914.
Une bulle du pape Alexandre III datée de l'année 1163 permet de savoir que l'église dépendait du prieuré de Saint-Denis-en-Vaux.
La particularité de cette petite église est la galerie qui enveloppe sa façade Ouest et une partie de son côté Sud. Seule la partie Ouest est ancienne avec ses arcatures encadrant un accès dans l'axe du portail. La partie Sud a été fortement remaniée, sans doute au XVIIe siècle lors de la construction de la chapelle Sainte Catherine. Un tel dispositif est rare dans le Poitou. IL rappelle plutôt les édifices de Champagne, d'Ile-de-France et surtout d'Espagne. Cette galerie, équipée de banquettes de pierre, ménageait une transition entre l'espace profane extérieur et l'espace sacré intérieur. Elle était aussi le lieu de rassemblement de la communauté villageoise.
Le clocher, carré, est implanté sur la croisée du transept. A sa partie supérieure, chacune de ses faces présente deux ouvertures.
Au chevet, dépourvu de contreforts, abside et absidioles sont ornées d'une corniche supportée par des modillons. Une restauration radicale en 1886 a supprimé les originaux.
La nef de 3 travées inégales est voûtée en berceau. Les arcs doubleaux, en forme de gros tores hémi-cylindriques, se prolongent jusqu'au sol le long des piles. Les collatéraux, sans doubleaux, communiquent avec le vaisseau principal par des arcades. Leur étroitesse valorise l'espace central orienté vers le sanctuaire. Le transept est vouté en en berceau. La croisée du transept est couverte par une coupole octogonale.
Le chœur, où une travée droite précède l'abside, est accosté de deux absidioles moins profondes, schéma architectural assez commun en Poitou. L'arcade séparant le chœur de la croisée du transept est légèrement outre^passée, c'est-à-dire en fer à cheval.
Le chœur et les absidioles étaient jadis décorés de peintures du XIVe et XVe siècle. Elles existaient encore en 1854. Mais vers 1872, elles ont été détruites dans le chœur et l'absidiole Sud ou refaites dans l'absidiole Nord, en conservant les sujets,plus particulièrement une scène d'exorcisme de Saint Mathurin. Lors de l'exorcisme de Théodora, la fille de Maxime, par Saint Mathurin, apôtre du Gâtinais( Larchant), le diable serait échappé de la bouche de la possédée.
À l'intérieur, il est possible admirer des chapiteaux étranges et caricaturaux. Ils sont au nombre de 20 et datent du XIIe siècle. Ils peuvent avoir été retouchés au cours des siècles. Ils représentent des décors de végétaux, des animaux ou des personnages. Il est possible de reconnaitre des pommes de pin (symbole d'éternité), des musiciens, des danseurs, des quadrupèdes à deux corps, des oiseaux à tête humaine portant une bourse au cou (les bourses autour des oiseaux symbolisent l'âme des défunts emportés au ciel par les volatiles), un singe tenu en laisse (symbole de la maîtrise du Mal, le singe étant dans l'art roman une personnification de Satan), un masque dont sort un bras...Les bases sont décorées d'éléments géométriques, de torsades et de serpents. Dans tous les cas, il est toujours difficile de donner une explication satisfaisante pour ces sculptures peu communes.
Le mobilier est riche :une statue de l'évêque de Bourges, Saint Sulpice du XVIIIe, en bois polychrome et doré; une grand crucifix en bois peint du XVIIe siècle ; un tableau du XVIIIe siècle représentant en buste la Vierge, un chemin de croix original en métal peint de 1872 et cinq statues dans la sacristie qui furent découvertes lors des travaux effectués dans le chœur de l'église, les statues ayant été cachées en 1867. Une de ces statues représente Saint Laurent.
C'est une des plus remarquables petites églises romanes de la Vienne.
- Chapelle Saint-Hubert : clef de fer dont l'imposition préserve de la rage (légende des clefs de Saint-Hubert).
Patrimoine environnemental[modifier]
- Forêt de la Guerche.
- Grottes de Mavaux.
Personnalités liées à la commune[modifier]
- La famille Descartes y possédait le domaine de La Corgère.
Voir aussi[modifier]
Articles de Wikipédia[modifier]
Liens externes[modifier]
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références[modifier]
- Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
