Ouvrage du Michelsberg

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Ouvrage du Michelsberg
Vue de l'usine de l'ouvrage.
Vue de l'usine de l'ouvrage.

Type d'ouvrage Gros ouvrage d'artillerie
Secteur
└─ sous-secteur
secteur fortifié de Boulay
└─ sous-secteur de Hombourg-Budange
Numéro d'ouvrage A 22
Année de construction 1930-1935
Régiment 164e RIF et 153e RAP
Nombre de blocs 6
Type d'entrée(s) Entrée des munitions (EM)
Effectifs 495 hommes et 20 officiers
Coordonnées 49° 18′ 09″ Nord 6° 25′ 07″ Est / 49.30258, 6.41861 ()  

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(Voir situation sur carte : Moselle)
Ouvrage du Michelsberg
Ouvrage du Michelsberg

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Ouvrage du Michelsberg
Ouvrage du Michelsberg
Localisation de l'ouvrage
Localisation de l'ouvrage

L'ouvrage du Michelsberg est un ouvrage fortifié de la ligne Maginot, situé sur les communes de Dalstein et d'Ébersviller, dans le département de la Moselle.

C'est un ouvrage d'artillerie, comptant six blocs. Construit entre 1930 et 1935, il a été épargné par les combats de juin 1940.

Position sur la ligne[modifier | modifier le code]

Faisant partie du sous-secteur d'Hombourg-Budange dans le secteur fortifié de Boulay, l'ouvrage du Michelsberg, portant l'indicatif A 22, est intégré à la « ligne principale de résistance » entre les casemates CORF d'intervalle de Menskirch (C 57) au nord-ouest et de Huberbusch Nord (C 58) au sud-est, soutenus chacun par un blockhaus STG[1] (Bb 44 Kirchenberg et Bb 43 Steck), à portée de tir des canons des gros ouvrages d'une part du Hackenberg (A 19) et du Mont-des-Welches (A 21) plus au nord-ouest et d'autre part d'Anzeling (A 25) plus au sud-est[2].

L'ouvrage est installé sur la cote 273, appelée le Michelsberg, surplombant la vallée de l'Anzeling (Anzelingerbach, un affluent de la Nied).

Description[modifier | modifier le code]

L'ouvrage est composé en surface de cinq blocs de combat et d'un bloc d'entrée, avec en souterrain des magasins à munitions (plusieurs M 2), une usine (avec quatre groupes électrogènes SGCM de 120 chevaux) et une caserne, le tout relié par des galeries profondément enterrées.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire de la ligne Maginot.

L'ouvrage connaît son heure de gloire le 22 juin 1940 lorsqu'il repousse violemment une attaque allemande. Invaincus, les défenseurs du Michelsberg quitteront l'ouvrage début juillet 1940 pour se rendre dans les camps de prisonniers en Allemagne.
Pendant l'Occupation, les Allemands y installeront une usine de pièces mécaniques. Après avoir été abandonné comme de nombreux ouvrages, il sera utilisé pendant quelques années pour la culture de champignons.

Visite[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, et depuis 1993, ce fort est sauvegardé par une association de bénévoles qui le fait visiter tous les dimanches d'avril à septembre inclus. Les départs des groupes de visite ont lieu l'après-midi, dès 14 h 30. À savoir qu'il est possible également de prendre rendez-vous le reste de l'année pour les groupes.

La visite permet de découvrir l'importance de ses locaux souterrains, avec d'abord l'usine électrique, l'atelier, le casernement avec les sanitaires, le foyer de la troupe et les cuisines, puis le cerveau de l'ouvrage qui n'est autre que le poste de commandement, en 1940 sous les ordres du commandant Pelletier. Enfin, après avoir remonté près de 30 mètres, les visiteurs découvrent la tourelle de 75 mm modèle 1933 pesant 265 tonnes, le modèle le plus important de la ligne Maginot : ses canons de 75 mm sont capables d'agir sur un rayon de près de 12 kilomètres avec une cadence de tir de 30 coups à la minute.

Accès :

  • depuis Thionville, prendre direction Saarlouis/Bouzonville jusqu'au village de Dalstein.
  • Depuis Metz, prendre direction Bouzonville, puis Hestroff, Ebersviller et Dalstein.
  • Depuis Saarlouis, prendre direction Thionville jusque Dalstein.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le niveau de protection d'une casemate de la ligne Maginot dépend de son modèle et de sa période de construction. De 1928 à 1935 sont construits les modèles les plus puissamment protégés : les casemates et ouvrages CORF (Commission d'organisation des régions fortifiées), avec des murs et dalles épais jusqu'à 3,5 mètres de béton). Puis viennent à partir de 1935 les blockhaus MOM (main-d'œuvre militaire), avec de 0,60 à 1,5 m de béton, avec des modèles très variés selon la région : RFM (région fortifiée de Metz), RFL (région fortifiée de la Lauter), 1re, 2e, 20e et 7e RM (région militaire). Les MOM les plus protégés sont appelés FCR (fortification de campagne renforcée). De 1937 à 1940, le STG (Service technique du Génie) standardise les constructions, avec une protection de 1,50 à 2 m de béton.
  2. Jean-Yves Mary et Alain Hohnadel, op. cit., t. 3, p. 99.
  3. Jean-Yves Mary et Alain Hohnadel, op. cit., t. 3, p. 104.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Yves Mary, Alain Hohnadel, Jacques Sicard et François Vauviller (ill. Pierre-Albert Leroux), Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 1, Paris, éditions Histoire & collections, coll. « L'Encyclopédie de l'Armée française » (no 2),‎ 2000 (réimpr. 2001 et 2005), 182 p. (ISBN 2-908182-88-2).
    • Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 2 : Les formes techniques de la fortification Nord-Est,‎ 2001, 222 p. (ISBN 2-908182-97-1).
    • Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 3 : Le destin tragique de la ligne Maginot,‎ 2003, 246 p. (ISBN 2-913903-88-6).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]