Ouvrage du Grand-Hohékirkel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ouvrage du Grand-Hohékirkel
Type d'ouvrage Gros ouvrage d'artillerie
Secteur
└─ sous-secteur
secteur fortifié des Vosges
└─ sous-secteur de Philippsbourg
Numéro d'ouvrage O 450
Année de construction 1931-
Régiment 154e RIF et 168e RAP
Nombre de blocs 7
Type d'entrée(s) Entrée des munitions (EM)
+
Entrée des hommes (EH)
Effectifs 179 hommes et 7 officiers
Coordonnées 49° 03′ 09″ Nord 7° 30′ 18″ Est / 49.0525, 7.505  

Géolocalisation sur la carte : Moselle

(Voir situation sur carte : Moselle)
Ouvrage du Grand-Hohékirkel
Ouvrage du Grand-Hohékirkel

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Ouvrage du Grand-Hohékirkel
Ouvrage du Grand-Hohékirkel

L'ouvrage du Grand-Hohékirkel est un ouvrage fortifié de la ligne Maginot, situé sur la commune de Bitche, dans le département de la Moselle.

C'est un gros ouvrage d'artillerie, comptant sept blocs. Construit à partir de 1931, il a été épargné par les combats de juin 1940, puis légèrement abimé par ceux de mars 1945, avant d'être partiellement réparé au début de la guerre froide.

Position sur la ligne[modifier | modifier le code]

Faisant partie du sous-secteur de Philippsbourg à l'extrémité occidentale du secteur fortifié des Vosges, l'ouvrage du Grand-Hohékirkel, portant l'indicatif O 450, est intégré à la « ligne principale de résistance » entre les casemates CORF d'intervalle du Grang-Hohékirkel Est à l'ouest et de la Main-du-Prince Ouest à l'est, à la limite de portée de tir des canons du gros ouvrage du Simserhof[1].

L'ouvrage est installé sur les cotes 373 (bloc 5, sur la hauteur appelée le Grand Hohékirkel) et 341 (blocs 1, 2, 3 et 4), à la limite sud du camp de Bitche.

Description[modifier | modifier le code]

L'ouvrage est composé en surface de cinq blocs de combat et de deux blocs d'entrée, avec en souterrain des magasins à munitions (M 2), une usine (avec quatre groupes électrogènes SMIM de 125 chevaux) et une caserne, le tout relié par des galeries profondément enterrées.

Au 2e cycle, l'ouvrage devait recevoir deux blocs de combat de plus (une tourelle de 81 mm et une autre de 75 mm), qui furent ajournés faute de crédit.

Le bloc 1 est un bloc d'infanterie armé avec une tourelle de mitrailleuses et une cloche GFM (guetteur fusil mitrailleur).

Le bloc 2 est une casemate d'infanterie flanquant vers l'ouest, avec un créneau mixte pour JM/AC 47 (jumelage de mitrailleuses et canon antichar de 47 mm), un autre créneau pour JM, deux cloches JM et deux cloches GFM.

Le bloc 3 est une casemate d'infanterie flanquant vers l'est, avec un créneau mixte pour JM/AC 47, un autre créneau JM, une cloche JM et deux cloches GFM (dont une sert d'observatoire avec périscope, indicatif O 25).

Le bloc 4 est un bloc d'artillerie, avec une tourelle de 75 mm modèle 1933, une cloche VDP (vue directe et périscopique, indicatif O 13), une cloche GFM et une cloche LG (lance-grenades).

Le bloc 5 est un observatoire, équipé avec une cloche VDP (indicatif O 14) et une cloche GFM.

L'entrée des hommes est en puits, armée avec un créneau mixte pour JM/AC 47 et deux cloches GFM.

L'entrée des munitions est en plain-pied, armée avec un créneau mixte pour JM/AC 47 et deux cloches GFM[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire de la ligne Maginot.

L'ouvrage étant dans le camp militaire de Bitche et les dessus toujours utilisé par l'armée, l'accès de l'ouvrage est interdit.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Yves Mary et Alain Hohnadel, op. cit., t. 3, p. 123 et 129.
  2. Jean-Yves Mary et Alain Hohnadel, op. cit., t. 3, p. 130.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Yves Mary, Alain Hohnadel, Jacques Sicard et François Vauviller (ill. Pierre-Albert Leroux), Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 1, Paris, éditions Histoire & collections, coll. « L'Encyclopédie de l'Armée française » (no 2),‎ 2000 (réimpr. 2001 et 2005), 182 p. (ISBN 2-908182-88-2).
    • Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 2 : Les formes techniques de la fortification Nord-Est,‎ 2001, 222 p. (ISBN 2-908182-97-1).
    • Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 3 : Le destin tragique de la ligne Maginot,‎ 2003, 246 p. (ISBN 2-913903-88-6).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Localisation
Descriptions et photos

Articles connexes[modifier | modifier le code]