Ouvrage de la Ferme-Chappy

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Ouvrage de la Ferme-Chappy
Le bloc 2.
Le bloc 2.

Type d'ouvrage Petit ouvrage d'infanterie
Secteur
└─ sous-secteur
secteur fortifié de la Crusnes
└─ sous-secteur d'Arrancy
Numéro d'ouvrage A 1
Année de construction 1932-1935
Régiment 149e RIF
Nombre de blocs 2
Type d'entrée(s) Entrée par un bloc (casemate)
Effectifs 97 hommes et 3 officiers
Coordonnées 49° 26′ 58″ Nord 5° 37′ 38″ Est / 49.44944, 5.62722  

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Ouvrage de la Ferme-Chappy
Ouvrage de la Ferme-Chappy
Localisation de l'ouvrage
Localisation de l'ouvrage

L'ouvrage de la Ferme-Chappy est un ouvrage fortifié de la ligne Maginot, situé sur la commune de Viviers-sur-Chiers, dans le département de Meurthe-et-Moselle.

C'est un petit ouvrage d'infanterie, comptant deux blocs. Construit à partir de 1932, il a été peu abimé par les combats de juin 1940.

Position sur la ligne[modifier | modifier le code]

Faisant partie du sous-secteur d'Arrancy dans le secteur fortifié de la Crusnes, l'ouvrage de la Ferme-Chappy, portant l'indicatif A 1, est intégré à la « ligne principale de résistance » entre les blockhaus RFM[1] à l'ouest et la casemate de Puxieux (C 1) à l'est, à portée de tir des canons des gros ouvrages de Fermont (A 2) et de Latiremont (A 3) plus à l'est[2].

Description[modifier | modifier le code]

L'ouvrage est composé en surface de deux blocs de combat, avec en souterrain des magasins à munitions, une usine (avec deux groupes électrogènes Renault de 35 chevaux) et une caserne, le tout relié par des galeries profondément enterrées.

Son équipage théorique était de 109 hommes et 3 officiers du 149e RIF. En 2e cycle, l'ouvrage aurait dû recevoir une entrée séparée (au sud de la ferme) qui fut ajournée faute de crédits[3].

Le bloc 1 sert de bloc d'entrée en même temps que de casemate d'infanterie double flanquant vers l'est comme vers l'ouest. Il est armé avec deux créneaux mixtes pour JM/AC 47 (jumelage de mitrailleuses et canon antichar de 47 mm), deux autres créneaux pour JM, une cloche JM (jumelage de mitrailleuses) et deux cloches GFM (guetteur et fusil mitrailleur, dont une sert d'observatoire avec un périscope, indicatif O 1).

Le bloc 2 est un bloc-tourelle d'infanterie, avec une tourelle de mitrailleuses, une cloche JM et une cloche GFM.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire de la ligne Maginot.

L'ouvrage fut attaqué par la Wehrmacht le 21 juin 1940 et riposta de toutes ses armes. L'ouvrage de Fermont voisin le couvrit de ses pièces d'artillerie. le soldat Raymond Lebrun, servants de la cloche JM du bloc 1 fut tué dans l'attaque par un éclat d'obus.

L'occupant a par la suite démantelé une très grande partie des installations pour réutilisation ou récupération de métaux, dont la tourelle de mitrailleuses.

L'ouvrage aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Revendu par l'armée française, l'ouvrage est situé en propriété privée. Le gros œuvre, encore équipé de ses cuirassements (à l'exception de la tourelle de mitrailleuses, ferraillée sous l'occupation), ainsi que les galeries, demeurent en état satisfaisant.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le niveau de protection d'une casemate de la ligne Maginot dépend de son modèle et de sa période de construction. De 1928 à 1935 sont construits les modèles les plus puissamment protégés : les casemates et ouvrages CORF (Commission d'organisation des régions fortifiées), avec des murs et dalles épais jusqu'à 3,5 mètres de béton). Puis viennent à partir de 1935 les blockhaus MOM (main-d'œuvre militaire), avec de 0,60 à 1,5 m de béton, avec des modèles très variés selon la région : RFM (région fortifiée de Metz), RFL (région fortifiée de la Lauter), 1re, 2e, 20e et 7e RM (région militaire). Les MOM les plus protégés sont appelés FCR (fortification de campagne renforcée). De 1937 à 1940, le STG (Service technique du Génie) standardise les constructions, avec une protection de 1,50 à 2 m de béton.
  2. Jean-Yves Mary et Alain Hohnadel, op. cit., t. 3, p. 80.
  3. Jean-Yves Mary et Alain Hohnadel, op. cit., t. 3, p. 81.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Yves Mary, Alain Hohnadel, Jacques Sicard et François Vauviller (ill. Pierre-Albert Leroux), Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 1, Paris, éditions Histoire & collections, coll. « L'Encyclopédie de l'Armée française » (no 2),‎ 2000 (réimpr. 2001 et 2005), 182 p. (ISBN 2-908182-88-2).
    • Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 2 : Les formes techniques de la fortification Nord-Est,‎ 2001, 222 p. (ISBN 2-908182-97-1).
    • Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 3 : Le destin tragique de la ligne Maginot,‎ 2003, 246 p. (ISBN 2-913903-88-6).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Descriptions et photos

Articles connexes[modifier | modifier le code]