Ouvrage de Teting

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Ouvrage de Teting
T%C3%A9ting_bloc3_en2012.jpg
Le bloc 3 en 2012

Type d'ouvrage Petit ouvrage d'infanterie
Secteur
└─ sous-secteur
secteur fortifié de Faulquemont
└─ sous-secteur du Bois-des-Chênes
Numéro d'ouvrage A 38
Année de construction 1931-
Régiment 146e RIF
Nombre de blocs 3
Type d'entrée(s) Entrée par un bloc (casemate)
Effectifs 125 hommes et 2 officiers
Coordonnées 49° 04′ 01″ Nord 6° 39′ 23″ Est / 49.06694, 6.65639 ()  

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Ouvrage de Teting
Ouvrage de Teting

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Ouvrage de Teting
Ouvrage de Teting

L'ouvrage de Teting (souvent écrit « Téting ») est un ouvrage fortifié de la ligne Maginot, situé sur la commune de Teting-sur-Nied, dans le département de la Moselle.

C'est un petit ouvrage d'infanterie, comptant trois blocs. Construit à partir de 1931, il a été abimé par les combats de juin 1940. Il est le dernier ouvrage à l'extrémité orientale de la région fortifiée de Metz.

Position sur la ligne[modifier | modifier le code]

Faisant partie du sous-secteur du Bois-des-Chênes dans le secteur fortifié de Faulquemont, l'ouvrage de Teting, portant l'indicatif A 38, est intégré à la « ligne principale de résistance » entre la casemate CORF d'intervalle du Bois-de-Laudrefang Sud (C 77) au nord et le blockhaus RFM[1] modèle 1936 Téting Nord 5 (Ab 27) au sud-est, à portée de tir des mortiers de l'ouvrage de Laudrefang[2].

L'ouvrage est installé en lisière sud du bois de Teting, sur le versant du plateau.

Description[modifier | modifier le code]

L'ouvrage est composé en surface de trois blocs de combat, dont le plus au nord (bloc 1) n'est pas relié, laissant plus au sud un groupe de deux blocs dont l'un sert aussi de bloc d'entrée, avec en souterrain des magasins à munitions, une usine (avec deux groupes électrogènes Renault de 50 chevaux) et une caserne, le tout relié par une galerie profondément enterrée.

En 2e cycle était prévu la construction d'une tourelle de 81 mm (bloc 4) et d'une entrée séparée à l'ouest. Une casemate d'artillerie modèle STG est construite au sud-ouest de l'ouvrage, portant le nom de casemate de Teting (ACa 1), armée avec deux créneaux pour canon de 75 mm modèle 1897 flanquant vers le sud et une cloche GFM.

Le bloc 1 est une casemate cuirassée équipée avec deux cloches JM (jumelage de mitrailleuses) modifiés pour recevoir une arme mixte et une cloche GFM (guetteur fusil mitrailleur).

Le bloc 2 est un bloc d'infanterie armé avec une tourelle de mitrailleuses transformée pour recevoir une arme mixte (par rajout d'un canon antichar de 25 mm), une cloche GFM (modèle A, modifié B) et une cloche LG (lance-grenades).

Le bloc 3 sert d'entrée et de casemate d'infanterie flanquant vers le sud, armée avec un créneau mixte pour JM/AC 47 (jumelage de mitrailleuses et canon antichar de 47 mm), un autre créneau pour JM et deux cloches GFM (dont une sert d'observatoire avec un périscope)[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire de la ligne Maginot.

Les blocs ont été bombardés par l'artillerie allemande du 19 au 24 juin 1940, la façade du bloc 3 a été labourée par les obus, tandis que les cloches ont été pris à partie par les canons antichars allemands de 37 mm.

L'Armée française possède toujours le terrain.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le niveau de protection d'une casemate de la ligne Maginot dépend de son modèle et de sa période de construction. De 1928 à 1935 sont construits les modèles les plus puissamment protégés : les casemates et ouvrages CORF (Commission d'organisation des régions fortifiées), avec des murs et dalles épais jusqu'à 3,5 mètres de béton). Puis viennent à partir de 1935 les blockhaus MOM (main-d'œuvre militaire), avec de 0,60 à 1,5 m de béton, avec des modèles très variés selon la région : RFM (région fortifiée de Metz), RFL (région fortifiée de la Lauter), 1re, 2e, 20e et 7e RM (région militaire). Les MOM les plus protégés sont appelés FCR (fortification de campagne renforcée). De 1937 à 1940, le STG (Service technique du Génie) standardise les constructions, avec une protection de 1,50 à 2 m de béton.
  2. Jean-Yves Mary et Alain Hohnadel, op. cit., t. 3, p. 111.
  3. Jean-Yves Mary et Alain Hohnadel, op. cit., t. 3, p. 115.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Yves Mary, Alain Hohnadel, Jacques Sicard et François Vauviller (ill. Pierre-Albert Leroux), Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 1, Paris, éditions Histoire & collections, coll. « L'Encyclopédie de l'Armée française » (no 2),‎ 2000 (réimpr. 2001 et 2005), 182 p. (ISBN 2-908182-88-2).
    • Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 2 : Les formes techniques de la fortification Nord-Est,‎ 2001, 222 p. (ISBN 2-908182-97-1).
    • Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 3 : Le destin tragique de la ligne Maginot,‎ 2003, 246 p. (ISBN 2-913903-88-6).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]