Ouvrage de Laudrefang

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Ouvrage de Laudrefang
Cloche VDP du bloc 5.
Cloche VDP du bloc 5.

Type d'ouvrage Petit ouvrage d'artillerie
Secteur
└─ sous-secteur
secteur fortifié de Faulquemont
└─ sous-secteur de Steinbesch
Numéro d'ouvrage A 37
Année de construction 1931-
Régiment 156e RIF et 163e RAP
Nombre de blocs 5
Type d'entrée(s) Entrée par un bloc (casemate)
Effectifs 267 hommes et 8 officiers
Coordonnées 49° 05′ 14″ Nord 6° 38′ 59″ Est / 49.08722, 6.64972  

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Ouvrage de Laudrefang
Ouvrage de Laudrefang

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Ouvrage de Laudrefang
Ouvrage de Laudrefang

L'ouvrage de Laudrefang est un ouvrage fortifié de la ligne Maginot, situé sur la commune de Laudrefang, dans le département de la Moselle.

C'est un petit ouvrage mixte d'artillerie et d'infanterie, comptant cinq blocs. Construit à partir de 1931, il a été abimé par les combats de juin 1940, avant d'être partiellement réparé au début de la guerre froide.

Position sur la ligne[modifier | modifier le code]

Faisant partie du sous-secteur de Steinbesch dans le secteur fortifié de Faulquemont, l'ouvrage de Laudrefang, portant l'indicatif A 37, est intégré à la « ligne principale de résistance » entre les casemates CORF d'intervalle des Quatre-Vents Sud (C 75) à l'ouest et du Bois-de-Laudrefang Nord (C 76) au sud, hors de portée des canons d'autres ouvrages d'artillerie[1].

L'ouvrage est installé sur la cote 393.

Description[modifier | modifier le code]

Étage inférieur de la tourelle de mitrailleuses du bloc 3.

L'ouvrage est composé en surface de cinq blocs de combat, dont le plus au sud (bloc 3) n'est pas relié, laissant plus au nord un groupe de quatre blocs dont l'un sert aussi de bloc d'entrée, avec en souterrain des magasins à munitions (M 2), une usine (avec deux groupes électrogènes SGCM de 68 chevaux) et une caserne, le tout relié par une galerie profondément enterrée.

Le Laudrefang était prévu pour être un gros ouvrage d'artillerie avec quatorze blocs (avec en plus deux entrées séparées, deux tourelles de 75 mm, une tourelle de 135 mm et quatre coffres de fossé). Le projet fut repoussé faute de crédits.

Le bloc 1 est une casemate mixte d'artillerie et d'infanterie flanquant vers le nord-ouest, avec en sous-sol deux créneaux pour mortier de 81 mm, puis au-dessus un créneau mixte pour JM/AC 47 (jumelage de mitrailleuses et canon antichar de 47 mm) et un autre créneau pour JM, enfin sur les dessus sont installées deux cloches GFM (guetteur fusil mitrailleur, modèle A modifié B).

Le bloc 2 est un bloc d'infanterie avec une tourelle de mitrailleuses et une cloche GFM.

Le bloc 3 est une casemate mixte d'artillerie et d'infanterie flanquant vers le sud-est, avec en sous-sol deux créneaux pour mortiers de 81 mm, puis au-dessus un créneau mixte pour JM/AC 47 et un autre créneau pour JM, enfin sur les dessus sont installées une tourelle de mitrailleuses et deux cloches GFM (dont une sert d'observatoire avec un périscope).

Le bloc 4 est une casemate cuirassée d'infanterie, armée avec deux cloches GFM et une cloche LG (lance-grenades).

Le bloc 5 est un observatoire, équipé avec une cloche VDP (vue directe et périscopique) et une cloche GFM[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire de la ligne Maginot.

L'ouvrage est pilonné par l'artillerie allemande du 21 au 24 juin 1940 (il a reçu de 3 000 à 3 500 obus)[3], avec des tirs à partir des arrières ciblant les cuirassements. L'ouvrage réplique avec son armements, couvrant avec ses mortiers les ouvrages voisins de l'Einseling et de Téting : il a tiré 500 000 cartouches de 7,5 mm (avec ses mitrailleuses, sur un stock de 1 700 000), 5 000 de 81 mm (sur 12 000) et 600 coups de 25 mm (sur 1 200)[3].

Abandonné par l'Armée depuis les années 1970, les galeries sont partiellement inondés, l'usine est pleine de boue, le reste est vandalisé. L'association ASPOLT a repris l'entretien de l'ouvrage, notamment le bloc 3 (intérieur et extérieur).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Yves Mary et Alain Hohnadel, op. cit., t. 3, p. 111.
  2. Jean-Yves Mary et Alain Hohnadel, op. cit., t. 3, p. 114.
  3. a et b Mary et al. 2003, p. 212.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Yves Mary, Alain Hohnadel, Jacques Sicard et François Vauviller (ill. Pierre-Albert Leroux), Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 1, Paris, éditions Histoire & collections, coll. « L'Encyclopédie de l'Armée française » (no 2),‎ 2000 (réimpr. 2001 et 2005), 182 p. (ISBN 2-908182-88-2).
    • Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 2 : Les formes techniques de la fortification Nord-Est,‎ 2001, 222 p. (ISBN 2-908182-97-1).
    • Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 3 : Le destin tragique de la ligne Maginot,‎ 2003, 246 p. (ISBN 2-913903-88-6).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Association
Localisation
Descriptions et photos

Articles connexes[modifier | modifier le code]