Ouvrage d'Aumetz

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Ouvrage d'Aumetz
Type d'ouvrage Petit ouvrage d'infanterie
Secteur
└─ sous-secteur
secteur fortifié de la Crusnes
└─ sous-secteur d'Aumetz
Numéro d'ouvrage A 7
Régiment 128e RIF
Nombre de blocs 3
Type d'entrée(s) Entrée par un bloc (casemate)
Effectifs 112 et 3 officiers
Coordonnées 49° 24′ 50″ Nord 5° 57′ 33″ Est / 49.41389, 5.95917 ()  

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Ouvrage d'Aumetz
Ouvrage d'Aumetz

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Ouvrage d'Aumetz
Ouvrage d'Aumetz
Localisation de l'ouvrage
Localisation de l'ouvrage

L'ouvrage d'Aumetz est un ouvrage fortifié de la ligne Maginot, situé sur la commune d'Aumetz dans le département de la Moselle.

C'est un petit ouvrage d'infanterie, comptant trois blocs. Construit à partir de 1931, il a été épargné par les combats de juin 1940, mais a été ferraillé.

Position sur la ligne[modifier | modifier le code]

Faisant partie du sous-secteur d'Aumetz dans le secteur fortifié de la Crusnes, l'ouvrage d'Aumetz, portant l'indicatif A 7, est intégré à la « ligne principale de résistance » entre les casemates d'intervalle de la Route-d'Ottange Est (C 31) au nord et de Tressange (C 32) à l'est, à portée de tir des canons des gros ouvrages de Bréhain (A 6) au nord-ouest et de Rochonvillers (A 8) plus à l'est[1].

Description[modifier | modifier le code]

L'ouvrage est composé en surface de trois blocs de combat, avec en souterrain des magasins à munitions, une usine (avec quatre groupes électrogènes Renault de 50 chevaux) et une caserne, le tout relié par des galeries profondément enterrées.

Son équipage théorique était de 112 hommes et 2 officiers. Les plans initiaux prévoyaient la construction d'un gros ouvrage à huit blocs (avec deux entrées séparées et trois tourelles d'artillerie), mais seuls trois blocs d'infanterie furent construits[2].

Le bloc 1 sert d'entrée ainsi qu'au flanquement vers l'ouest, armé avec une cloche JM (jumelage de mitrailleuses) et une cloche GFM (guetteur et fusil mitrailleur).

Le bloc 2 est un bloc-tourelle d'infanterie avec une tourelle de mitrailleuses et deux cloches GFM.

Le bloc 3 est une casemate d'infanterie flanquant vers l'est, avec un créneau mixte pour JM/AC 47 (jumelage de mitrailleuses et canon antichar de 47 mm), un autre créneau JM et deux cloches GFM.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire de la ligne Maginot.

Ce fut l'un des rares ouvrages dont l'équipage, à l'initiative du lieutenant Braun, sabota les matériels et armements avant de rendre l'ouvrage à la Wehrmacht en juin 1940, nonobstant les conditions de l'armistice précisant que les ouvrages devaient être rendus en état à l'occupant.

Faisant partie d'une vague de petits ouvrages cédés par l'Armée dans les années 1970 à 1980, ses équipements et cuirassements, sitôt la vente conclue, furent démantelés et ferraillés par une société messine.

L'ouvrage aujourd'hui[modifier | modifier le code]

L'ouvrage, à l'état d'épave, a quasiment disparu du paysage. En grande partie remblayé, seules une partie des dalles supérieures et la façade du bloc 3 sont encore visibles de nos jours. Par ailleurs, ses galeries et puits d'accès ont souffert par endroit d'importants affaissements du fait d'anciens travaux miniers à proximité.

Le chemin d'accès, qui passe à proximité également de l'ancien soubassement du casernement extérieur, porte désormais le nom du commandant de l'ouvrage en 1940, le lieutenant Braun.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Yves Mary et Alain Hohnadel, op. cit., t. 3, p. 80.
  2. Jean-Yves Mary et Alain Hohnadel, op. cit., t. 3, p. 86.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Yves Mary, Alain Hohnadel, Jacques Sicard et François Vauviller (ill. Pierre-Albert Leroux), Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 1, Paris, éditions Histoire & collections, coll. « L'Encyclopédie de l'Armée française » (no 2),‎ 2000 (réimpr. 2001 et 2005), 182 p. (ISBN 2-908182-88-2).
    • Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 2 : Les formes techniques de la fortification Nord-Est,‎ 2001, 222 p. (ISBN 2-908182-97-1).
    • Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 3 : Le destin tragique de la ligne Maginot,‎ 2003, 246 p. (ISBN 2-913903-88-6).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Localisation
Descriptions et photos

Articles connexes[modifier | modifier le code]