Outarde de Macqueen

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Chlamydotis maqueenii

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Outarde de Macqueen

Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Aves
Ordre Otidiformes
Famille Otididae
Genre Chlamydotis

Nom binominal

Chlamydotis macqueenii
(Gray, 1832)

Statut de conservation UICN

( VU )
VU  : Vulnérable

Statut CITES

Sur l'annexe  II  de la CITES Annexe II , Rév. du 01/07/75

L'Outarde de Macqueen (Chlamydotis macqueenii) est une espèce d'oiseau appartenant à la famille des Otididae.

Description[modifier | modifier le code]

Cette outarde de taille moyenne est d'environ 65cm de long avec une envergure 140cm. Elle est brune sur le dessus et blanc en dessous, avec des bandes noires de chaque côtés du cou. En vol, les longues ailes montrent de vastes zones de noir et marron sur les plumes et une tache blanche à la base des primaires. Le dessous de l'aile est principalement blanc avec un bord noir. Les deux sexes sont semblables, mais la femelle est plus petite et plus pâle au-dessus[1]. outarde de Macqueen est très silencieuse sauf pour les sons que les mâle font dans leur parade sexuel. Comme d'autres outardes, elles ont une parade flamboyante, soulevant les plumes blanches de la tête et de la gorge, la tête en retrait tout en marchant autour d'un territoire de parade choisi.

Les mâles et les femelles sont presque identiques en plumage, mais les mâles sont légèrement plus grandes que les femelles. Une étude des caractéristiques morphométriques des outardes de MacQueen en provenance du Pakistan sur la base d'environ 79 individus de sexe connu a montré que les mâles étaient de 9 à 15% plus nombreux que les femelles sur la plupart des mesures. L'utilisation de d'analyse linéaire discriminante. A permis l'identification correcte des sexes sur la base de paramètres morphométriques dans environ 99% des cas[2].

L'Outarde de Macqueen fut autre fois inclus comme l'une des trois sous-espèces de l'outarde. Le manque de formes intermédiaires sur les bords où leurs distributions répondent (présumés dans la vallée du Nil), les différences de morphologie et les comportements observés, l'a conduit à la surélévation d'espèce à part entière. L'outarde houbara ne mentionne plus que la population d'Afrique du Nord (inclus comme C. undulata undulata de la sous-espèce nominale) et une petite population sur les îles Canaries (C u. Fuertaventurae). MacQueen est plus grande que l'outarde et beaucoup plus pâle. Les plumes sur le sommet de la tête comprennent des plumes longues et courbées qui sont blanche ou noir avec des bases blanches. Dans l'outarde, ces plumes de la crête sont tous blancs et la différence est évidente lors de l'affichage de mâle[3]. Les estimations basées sur la la divergence de séquence de l'ADN mitochondrial suggèrent que Chlamydotis macqueenii devait être séparé des espèces C. u. undulata et C. u. fuertaventurae, ancêtres communs il ya près de 430000 années[4]. Cette divergence peut avoir commencé il ya 900000 ans, à un moment d'extrême aridité [5]les capacités de dispersion des grandes outarde de Macqueen, leurs gènes se sont moins bien mélangé à la différence des modèles génétiques géographiquement structurés représentés par l'outarde d'Afrique.

Le nom de l'espèce vient du collecteur M. MacQueen dont la collection de [6], elle a été nommé par John Edward Gray dans son catalogue illustré de Zoologie indienne basée sur les collections (certaines étant des illustrations réalisées par des artistes indiens) du major-général Thomas Hardwicke. Il a été suggéré que cela était d'un Major Thomas MacQueen[7]. Elle a été placé dans le genre Otis[8].

Protection, Conservation[modifier | modifier le code]

Les Émirats arabes unis on créés en 2006 à Abou Dhabi The International Found For Houbara Conservation l'IFHC dans le but de contrôler une fillière de programme de conservation de l’outarde de houbara. L'objectif est de restaurer des populations d’outardes sur l'ensemble de l'aire de répartition. La stratégie d'Abou Dhabi est basé sur trois piliers :

  • Des élevages pour la propagation et le renforcement des populations ;
  • l'aide au développement humain ;
  • et la connaissance scientifique.


Après des années d'études et de recherches, les techniques d'élevages et de relâchés, tiennent aujourd'hui de référence dans le domaine. Elles ont permis de restaurer grand nombre de populations d'houbara et permet de regarder avec optimisme le futur de l'espèce.

Centre de Reproduction[modifier | modifier le code]

l'IFHC supervise quatre centres de reproductions de l'outardes dans trois pays ; l'outarde houbara d'Asie est élevé dans trois centre, deux à Abou Dhabi, un au Kazakhstan et l'outarde houbara d'Afrique au Maroc :

Ménagerie du jardin des plantes[modifier | modifier le code]

La Ménagerie Zoo du jardin des plantes de Paris/France détient un petit groupe d'individus. (voir notamment la "Galerie") Facilement observable lors de la promenade du zoo, elles sont extrêmement curieuses.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rasmussen, P.C. & J.C. Anderton (2005). Birds of South Asia. The Ripley Guide. Volume 2. Washington DC and Barcelona: Smithsonian Institution and Lynx Edicions. p. 148–149.
  2. Nigel S. Jarrett et Stephanie M. Warren, « A preliminary guide for age and sex determination of the Houbara Bustard Chlamydotis undulata macqueenii. », J. Bombay Nat. Hist. Soc., vol. 96, no 1,‎ 1999, p. 28–41
  3. Philippe Gaucher, Patrick Paillat, Claude Chappuis, Michel Saint Jalme, Fatemeh Lotfikhah et Michael Wink, « Taxonomy of the Houbara Bustard Chlamydotis undulata subspecies considered on the basis of sexual display and genetic divergence », Ibis, vol. 138,‎ 1996, p. 273–282 (DOI 10.1111/j.1474-919x.1996.tb04339.x)
  4. Youssef Idaghdour, Damien Broderick, Amal Korrida et Faiza Chbel, « Mitochondrial control region diversity of the houbara bustard Chlamydotis undulata complex and genetic structure along the Atlantic seaboard of North Africa », Molecular Ecology, vol. 13, no 1,‎ 2004, p. 43–54 (DOI 10.1046/j.1365-294X.2003.02039.x)
  5. Amal Korrida et Manuel Schweizer, « Diversification across the Palaearctic desert belt throughout the Pleistocene: phylogeographic history of the Houbara–Macqueen's bustard complex (Otididae: Chlamydotis) as revealed by mitochondrial DNA », Journal of Zoological Systematics and Evolutionary Research, vol. 52, no 1,‎ 2014, p. 65–74 (DOI 10.1111/jzs.12036)
  6. (en) Gray, J.E., List of specimens of birds in collection of the British Museum. Part 3. Gallinae, Grallae, and Anseres,‎ 1844 (lire en ligne), p. 57
  7. (en) Bo Boelens et Michael Watkins, Whose Bird?: Common Bird Names and the People They Commemorate, Yale University Press,‎ 2003 (ISBN 0-300-10359-X), p. 218
  8. (en) Gray, John Edward, Illustrations of Indian Zoology chiefly selected from the collection of Major-General Hardwicke. Volume 2, London, Adolphus Richter and Co.,‎ 1834 (lire en ligne), p. 57