Ourika (roman)

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Ourika
Image illustrative de l'article Ourika (roman)
2e édition (1824).

Auteur Claire de Duras
Genre Roman
Pays d'origine Drapeau de la France France
Lieu de parution Paris
Éditeur Imprimerie royale
Date de parution 1823

Ourika est un roman publié anonymement, en 1823, par Claire de Duras.

Claire de Duras ne comptait pas faire carrière dans la littérature et c’est à contrecœur et afin d’empêcher les possibilités de plagiat, qu’elle céda aux pressions de Chateaubriand en publiant ce roman tombé de sa plume alors qu’elle s’était retirée à la campagne lors d’une maladie contractée vers 1820.

L’histoire[modifier | modifier le code]

Achetée avant son embarquement sur un bâtiment négrier par le gouverneur du Sénégal qui l’amène à Paris pour l’offrir à sa tante, la jeune Africaine Ourika reçoit une bonne éducation. À l’âge de quinze ans, elle se rend compte du préjudice que lui suscite sa couleur de peau. Après le mariage de Charles, dont elle est amoureuse, avec une Française, elle se retire au couvent où elle finira par mourir prématurément.

Analyse[modifier | modifier le code]

On pense que ce roman est le premier dans la littérature française à étudier le problème des relations interraciales et, en particulier, de l’amour entre ceux qui appartiennent à différentes races ; c’est la raison pour laquelle l’intérêt littéraire et scientifique pour ce roman s’est beaucoup accru, à partir de la deuxième moitié du XXe siècle[1].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Traduit en anglais par John Fowles, Ourika a eu, pense-t-on, une influence considérable sur son roman Sarah et le lieutenant français.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Chantal Bertrand-Jennings, « Problématique d’un sujet féminin en régime patriarcal : Ourika de Mme de Duras », Nineteenth-Century French Studies, 1994, Fall-Winter 1995, no 23 (1-2), p. 42-58 ;
  • Michèle Bissière, « Union et désunion avec le père dans Ourika et Édouard de Claire de Duras », Nineteenth-Century French Studies, 1995 Spring-Summer; 23 (3-4), p. 316-23 ;
  • (en) Michelle Chilcoat, « Civility, Marriage, and the Impossible French Citizen: From Ourika to Zouzou and Princesse Tam Tam », Colby Quarterly, June 2001, no 37 (2), p. 125-44 ;
  • (en) Michelle Chilcoat, « Confinement, the Family Institution, and the Case of Claire de Duras’s Ourika », Esprit Créateur, Fall 1998, no 38 (3), p. 6-16 ;
  • (en) Grant Crichfield, « Three Novels of Madame de Duras: Ourika, Edouard, and Olivier. », Paris, Mouton, 1975 ;
  • (en) Marylee Susan Crofts, Duras’s ‘Ourika’: Race and Gender in Text and Context, Thèse de Ph.D. de l’Université du Wisconsin à Madison, décembre 1992, no 53 (6): 1 937 A ;
  • Thérèse De Raedt, « Ourika : L’Inspiration de Mme de Duras », Dalhousie French Studies, Winter 2005, no 73, p. 19-33 ;
  • Thérèse De Raedt, « Ourika en noir et blanc : une femme africaine en France », Thèse de l’Université de Californie à Davis, 2000 ;
  • (en) Thérèse De Raedt, « Ourika in Black and White: Textual and Visual Interplay », Women in French Studies, 2004, no 12, p. 45-69 ;
  • (en) Damon DiMauro, « Ourika, or Galatea Reverts to Stone », Nineteenth-Century French Studies, Spring-Summer 2000, no 28 (3-4), p. 187-211 ;
  • (en) Doris Y. Kadish, Françoise Massardier-Kenney, et al., Translating slavery : gender and race in French women's writing, 1783-1823, Kent, Kent State University Press, 1994 ;
  • (en) Doris Y. Kadish, « Ourika’s Three Versions: A Comparison », Translating Slavery: Gender and Race in French Women’s Writing, 1783-1823, Éd. Françoise Massardier-Kenney, Préf. Albrecht Neubert, Gregory M. Shreve, Kent, Kent State UP, 1994, xiv, p. 217-28 ;
  • (en) Doris Y. Kadish, « Rewriting Women’s Stories: Ourika and The French Lieutenant’s Woman », South Atlantic Review, Spring 1997, no 62 (2), p. 74-87 ;
  • (en) Roger Little, « A Further Unacknowledged Quotation in Césaire: Echoes of Ourika » French Studies Bulletin: A Quarterly Supplement, Summer 1992, no 43, p. 13-16 ;
  • Roger Little, « Le Nom et les origines d’Ourika », Revue d’Histoire Littéraire de la France, July-Aug 1998, no 98 (4), p. 633-37 ;
  • Lisa McNee, « Ourika en famille : mémoire collective et altérité », French Prose in 2000, Éd. Michael Bishop, Elson Christopher, Amsterdam, Netherlands, Rodopi, 2002, p. 225-32 ;
  • Anjali Prabhu, « Deux Nègres à Paris : La Voix de l’autre », Romance Languages Annual, 1995, no 7, p. 133-37 ;
  • (en) David O’Connell, « Ourika: Black Face, White Mask », French Review, Spring 1974; (Spec. issue 6), p. 47-56 ;
  • (en) Sylvie Romanowski, Through Strangers’ Eyes: Fictional Foreigners in Old Regime France, West Lafayette, Purdue UP, 2005 ISBN 9781557534064 ;
  • (en) Linda Marie Rouillard, « The Black Galatea: Claire de Duras’s Ourika », Nineteenth-Century French Studies, Spring-Summer 2004, no 32 (3-4), p. 207-22 ;
  • Marie-Ange Somdah, « Ourika ou l’univers antithétique d’une héroïne », LitteRealite, Autumn-Winter 1996, no 8 (2), p. 53-63 ;
  • (en) Eileen Warburton, « Ashes, Ashes, We All Fall Down: Ourika, Cinderella, and The French Lieutenant’s Woman », Twentieth Century Literature: A Scholarly and Critical Journal, Spring 1996, no 42 (1), p. 165-86 ;
  • (en) Kari Weil, « Romantic Exile and the Melancholia of Identification », Differences: A Journal of Feminist Cultural Studies, Summer 1995, no 7 (2), p. 111-126.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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