Our Airline

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Our Airline

Logo de cette compagnie

Let our airline be your airline.

AITA OACI Indicatif d'appel
ON RON OUR AIRLINE
Repères historiques
Date de création Années 1970
Généralités
Basée à Aéroport international de Nauru
Programme de fidélité Aucun
Alliance Aucune
Taille de la flotte Un Boeing 737-300
Nombre de destinations Deux : Brisbane et Honiara
Siège social Aiwo (Nauru)
Filiales Aucune
Site web www.ourairline.com.au/

Our Airline, Air Nauru jusqu'à fin 2005, est la compagnie aérienne nationale de Nauru basée à l'aéroport international de Nauru. Elle ne possède qu'un seul avion, un Boeing 737-300[1], et ne dessert que trois aéroports : Nauru, Brisbane en Australie et Honiara dans les îles Salomon[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Âge d'or[modifier | modifier le code]

Logo d'Air Nauru.
Boeing 737-400 d'Air Nauru quittant la piste de l'aéroport international de Nauru, traversant une route et gagnant le parking de l'aérogare.

La compagnie nait de la volonté du gouvernement du pays venant juste de gagner son indépendance et bénéficiant des dividendes du phosphate extrait de son sous-sol d'assurer sa déserte aérienne[3]. Très isolé géographiquement, il ne peut compter sur la déserte de Nauru par des compagnies étrangères et a pour ambition grâce à Air Nauru de faire de son aéroport une plate-forme de correspondance rayonnant sur tout le Pacifique central[3].

Le 14 février 1970 a lieu le vol inaugural du Nauru's Chief, nom donné au Mystère-Falcon qui constitue la première pièce de la flotte de la compagnie[3]. La compagnie acquiert par la suite des Fokker F28 et des Boeing 737 et devient dans les années 1980 la première compagnie du Pacifique central[3]. Elle dessert alors Wallis-et-Futuna, Hong Kong, les Îles Mariannes, les Samoa, Niue, Palau, les Îles Tonga, Vanuatu, les Îles Salomon, La Micronésie, La Papouasie-Nouvelle-Guinée, Hawaii, les Îles Carolines, les Îles Marshall, Singapour, la Nouvelle-Calédonie, la Nouvelle-Zélande, les Îles Fidji, Taïwan, Kiribati, Guam, le Japon et trois villes australiennes (Melbourne, Sydney, Brisbane)[3].

Le pays engage des pilotes étrangers : australiens, anglais et italiens. L'aéroport de Nauru est doté des meilleurs services d'entretien et de maintenance de la région[3]. Les hommes d'affaires australiens, fidjiens et japonais souhaitant se rendre dans les îles de la région se pressent dans le petit aéroport doté de salles climatisées et de magasins de souvenirs et la compagnie participe du prestige croissant qu'acquiert ce petit pays sur la scène internationale[3].

Cependant Air Nauru est loin d'être rentable et sa gestion va s'avérer être un gouffre financier pour l'économie du pays. Non seulement le taux de remplissage est très faible, moins de 20 % en moyenne, lors des liaisons avec le Japon, les avions partent le plus souvent à vide[3]. Mais aussi, la flotte est utilisée en dépit du bon sens par les dirigeants du pays. Ainsi, il arrive parfois que le président décide d'utiliser un Boeing pour se rendre à l'étranger, laissant tous les passagers réguliers sur le tarmac. D'autre part, le gouvernement ne juge pas utile d'assurer la promotion de la compagnie à l'étranger[3].

Déclin[modifier | modifier le code]

Portée à bout de bras par l'État, la compagnie connait des pertes énormes. On estime qu'un total de 500 à 600 millions de dollars australiens y sont injectés, la moitié des revenus annuels de Nauru y passent, soit 40 millions de dollars par an.

La compagnie se voit alors forcée de réduire ses dessertes et de vendre ses appareils. En février 2001, elle ne dessert plus Pohnpei en Micronésie, Guam et Manille aux Philippines puis c'est au tour de Nadi aux Fidji, la compagnie concentrant alors ses vols entre Brisbane (Australie) et Majuro (Îles Marshall) via Honiara (Îles Salomon), Nauru et Tarawa-Sud (Kiribati).

La compagnie finit par ne plus posséder qu'un avion à réaction en crédit-bail, un Boeing 737-400. Alors que l'État nauruan connaît de graves difficultés financières depuis le milieu des années 1990, la compagnie est en cessation de paiements pendant plus de deux ans et accumule une dette d'une dizaine de millions d'euros. Le gouvernement nauruan licencie alors le président de la compagnie Kinza Clodumar, accusé d'avoir appuyé une société qui réclame 23 millions de dollars australiens. Cette société, Business Australia Corporate Finance, avait été choisie l'année précédente par l'ancien gouvernement de Nauru pour combler la dette de Nauru auprès d'une société américaine, General Electric Capital Corporation. Mais cet accord n'aboutit pas et General Electric Capital Corporation se retourne contre Nauru en saisissant l'ensemble des propriétés immobilières de Nauru en Australie et notamment le gratte-ciel Nauru House. En fin de compte, les créanciers bloquent l'unique avion de la compagnie qui est finalement saisi par la société bancaire américaine Exim (Export-Import) en décembre 2005.

À la suite d'une aide financière taïwanaise contre la promesse par Nauru de rétablir ses relations diplomatiques avec ce pays au détriment de celles avec la Chine continentale, un Boeing 737-300 est racheté en juin 2006[1], puis la compagnie est renommée Our Airline le 4 septembre 2006 tout en gardant les mêmes codes. Les vols reprennent le 17 entre Brisbane et Majuro mais cette dernière destination n'est plus desservie à partir du 4 juillet 2007, l'avion s'arrêtant à Tarawa-Sud pour des raisons financières puis cesse totalement ses liaisons vers les îles Marshall.

Aéroports desservis[modifier | modifier le code]

Dessertes d'Our Airline.

La compagnie possède un unique avion, un Boeing 737-300[1], qui assure actuellement un aller-retour effectué tous les jeudis et vendredis entre les aéroports de Brisbane (Australie) et Nauru avec une escale à Honiara (Îles Salomon) [2]. Nauru est à 5h45 de vol de Brisbane et 2h45 de Honiara[2].

Annexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) Site officiel d'Our Airline
  2. a, b et c (en) Site officiel d'Our Airline - Horaire des vols
  3. a, b, c, d, e, f, g, h et i (fr) Luc Folliet, Nauru, l'île dévastée, Paris, La Découverte,‎ 2009, 149 p. (ISBN 9782707158161), p. 101-103