Ouistiti oreillard

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Callithrix aurita • Ouistiti à oreilles blanches

Le Marmouset à oreilles blanches[1], Ouistiti à oreilles blanches[2] ou Ouistiti oreillard[3] (Callithrix aurita) est une espèce de primate de la famille des Cebidae qui se rencontre au Brésil.

Dénominations[modifier | modifier le code]

Ouistiti à touffes auriculaires jaune chamois. Buffy-tufted-ear marmoset, buffy-tufted marmoset. Sagui-da-serra-escuro, sagüi São Paulo, macaco-chuin (Brésil).

Description[modifier | modifier le code]

Pelage noir parsemé de poils chamois ou roux orangé. Spécimens souvent plus clairs dans le São Paulo que dans le Rio de Janeiro, spécimens à tendance noire dans quelques localités (Volta Grande, Além Paraíba) du sud-est du Minas Gerais. Magnifique tête multicolore où le noir des poils du pourtour de la tête contraste avec les touffes auriculaires chamois (brun à blanc) de 2,5 cm environ, le devant de la couronne fauve et le front blanchâtre, avec de nombreuses variations individuelles.

Mensurations[modifier | modifier le code]

Poids : 306 g.

Écologie et comportement[modifier | modifier le code]

Domaine[modifier | modifier le code]

De 11 à 16ha et plus. 35,3ha (domaine annuel) dans le PE de la Serra do Mar et chevauchant peu ceux des voisins (15 %). 16,5ha (Fazenda Lagoa, sud du Minas Gerais).

Densité[modifier | modifier le code]

~14/km2 (Barreiro Rico). 2,8/km2 (Serra do Brigadeiro). 1 groupe/1,42 km2 (Santa Isabel). 3,5/km2 (de 2,8 à 4,6/km2) dans la forêt de São José (São Paulo).

Locomotion[modifier | modifier le code]

Quadrupède.

Comportements basiques[modifier | modifier le code]

Diurne. Arboricole.

Activités[modifier | modifier le code]

Actif neuf heures par jour. Parcourt chaque jour 986 m (Fazenda Lagoa). Budget d’activités (PE de la Serra do Mar) : déplacements (18,7 %), recherche de nourriture (35 %), alimentation proprement dite (19,9 %), repos (6,2 %) et contacts sociaux (20,2 %). Budget d’activités (Fazenda Lagoa) : déplacements (41 %), recherche de nourriture (8 %), alimentation proprement dite (6 %), repos (33 %) et contacts sociaux (12 %).

Alimentation[modifier | modifier le code]

Gommivore-frugivore-insectivore. Budget alimentaire végétal (PE de la Serra do Mar) : gommes (54 %), fruits (31 %) et champignons (15 %). Moins gommivore que les autres Callithrix car ses incisives inférieures sont moyennement adaptées à l’incision du bois et sont davantage utilisées pour l’écorçage. 21 espèces de plantes, avec une prédilection pour l’ingá (Inga sp.) et les cactacées Rhipsalis. Invertébrés (larves et adultes, surtout orthoptères, coléoptères et opilions, mais aussi termites, fourmis et chenilles) et vertébrés (grenouilles, lézards, oisillons). Budget alimentaire (Fazenda Lagoa) : gommes (46 %), fruits (11 %) et invertébrés (22 %). Ici, il consomme surtout la gomme de l’acacia Acacia paniculata, les fruits de Maclura tinctoria et les chenilles. Il suit les fourmis légionnaires pour croquer les insectes qui s’enfuient sur son passage, durant la saison sèche. À Santa Isabel (São Paulo), il consomme les fruits de Protium widgrenii, Ficus organensis, Myrcia rostrata, Prunus sellowi et Matayba oleagenoides.

Taille du groupe[modifier | modifier le code]

7 (de 2 à 13). 5,6 (SE de Mogi-Guaçu).

Structure sociale et système de reproduction[modifier | modifier le code]

Groupe multimâle-multifemelle. Polyandrie ou polygynie. Monogamie en captivité.

Les membres sont placés sous l’autorité d’un couple dominant reproducteur. Toutefois, deux femelles peuvent mettre bas, comme chez l’ouistiti du Nordeste (C. jacchus) et l’ouistiti à tête jaune chamois (C. flaviceps).

Les jumeaux naissent au printemps après 5 mois de gestation environ.

Communication[modifier | modifier le code]

La femelle utilise ses glandes anales pour marquer non seulement son territoire mais aussi son mâle avant l’accouplement.

Les membres de cette espèce passent beaucoup de temps à se toiletter mutuellement. Cette activité de toilettage social est à la fois un travail consciencieux et un loisir ritualisé. Lorsqu’il désire être toiletté, le demandeur s’approche d’un congénère, le regarde droit dans les yeux puis s’étire devant lui. Les meilleurs épouilleurs sont très convoités.

Prédateurs[modifier | modifier le code]

Serpents, tel que le jaracara (Bothrops jararaca).

Répartition géographique et habitat[modifier | modifier le code]

Côtes sud-est du Brésil. État de Rio de Janeiro, moitié orientale de São Paulo (du centre au sud) et sud du Minas Gerais. Présent au sud-est jusqu'au rio Ribeira de Iguapé (São Paulo), au sud jusqu’au haut rio Paranapanema, à l’ouest jusque dans l’interfluve rio Tietê-rio Grande, au nord jusque dans le haut rio Doce et à l'est tout le long du rio Paraíba do Sul. Le cœur de sa distribution sont les forêts basses de la serra da Mantiqueira.

Forêt pluviale sempervirente et forêt semi-décidue, de plaine (uniquement dans le Rio de Janeiro) et de montagne jusqu’à 1 200 m d’altitude. Forêts galeries. Cerradão. Affectionne les forêts riches en denses fourrés de bambous Guadua, Chusquea et Merostachys.

Taxinomie[modifier | modifier le code]

Incertaine. Aucune sous-espèce ou peut-être 2 (C. a. aurita et C. a. flaviceps).

Menaces et conservation[modifier | modifier le code]

Déforestation.

PN d’Itatiaia, PN de la Serra da Bocaina et PN de la Serra dos Órgãos (Rio de Janeiro) ; SE de Bananal, Fazenda São José de Rio Claro, Fazenda Barreiro Rico, PE de Cantareira, SE de Mogi-Guaçu, PE de la Serra do Mar et PM de la Serra do Itapety (São Paulo) ; PE du Rio Dôce (totalement encerclé par les plantations d’eucalyptus), PN de la Serra do Brigadeiro, fazenda Monte Alegre, fazenda Arruda et fazenda Esmeralda (Minas Gerais), au Brésil. Élevé dans le Centre de primatologie de Rio de Janeiro, situé dans la Serra dos Órgãos, en compagnie de tous les autres Callithrix.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Annexes au Journal officiel des Communautés européennes du 18 décembre 2000. Lire en ligne.
  2. UICN, consulté le 27 juin 2014
  3. (en) Murray Wrobel, Elsevier's Dictionary of Mammals : in Latin, English, German, French and Italian, Amsterdam, Elsevier,‎ 2007, 857 p. (ISBN 978-0-444-51877-4, lire en ligne), entrée N°744

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