Ottrott

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ottrott
Ottrott vue depuis le Mont Sainte-Odile qui s'étire autour de l'arborétum du Windeck. Au premier plan, les carrières d'Ottrott-Saint-Nabor.
Ottrott vue depuis le Mont Sainte-Odile qui s'étire autour de l'arborétum du Windeck. Au premier plan, les carrières d'Ottrott-Saint-Nabor.
Blason de Ottrott
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin (Strasbourg)
Arrondissement Molsheim
Canton Rosheim
Intercommunalité C.C. du canton de Rosheim
Maire
Mandat
Claude Deybach
2008-2014
Code postal 67530
Code commune 67368
Démographie
Gentilé Ottrottois(es)
Population
municipale
1 611 hab. (2011)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 27′ 31″ N 7° 25′ 35″ E / 48.45861111, 7.42638889 ()48° 27′ 31″ Nord 7° 25′ 35″ Est / 48.45861111, 7.42638889 ()  
Altitude Min. 230 m – Max. 1 052 m
Superficie 28,89 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Bas-Rhin

Voir sur la carte administrative du Bas-Rhin
City locator 14.svg
Ottrott

Géolocalisation sur la carte : Bas-Rhin

Voir sur la carte topographique du Bas-Rhin
City locator 14.svg
Ottrott

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Ottrott

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Ottrott
Liens
Site web www.ottrott.fr

Ottrott est une commune française, située dans le département du Bas-Rhin en région Alsace.

Ottrott est réputée pour son rouge d'Ottrott, un vin rouge qui se singularise dans la famille des cépages blancs d'Alsace. La commune est connue aussi pour être l'étape habituelle des promeneurs en route vers le Champ du Feu à 20 km par la route et des marcheurs qui partent à l'ascension du Mont Sainte-Odile à 4,4 km à travers la forêt.

Ses habitants sont appelés les Ottrottois (Ottrotter en alsacien).

Géographie[modifier | modifier le code]

Ottrott est située sur la route des vins d'Alsace, à moins de 5 km à l'ouest de la ville d'Obernai et environ 30 km au sud-ouest de Strasbourg. C'est un village touristique situé au pied de l'Elsberg 700 m et du mont Sainte-Odile 764 m.

Le territoire de la commune est principalement occupé par la forêt (2 500 ha). Il est bordé du côté du Massif des Vosges par le mont Sainte-Odile et du côté de la plaine d'Alsace par la vallée de l'Ehn.

Le hameau de Klingenthal, qui s'étire au fond du vallon de l'Ehn, est rattaché à Ottrott, pour la partie du hameau située sur la rive droite de la rivière, et de la commune de Bœrsch pour la majeure partie située sur l'autre versant.

À la limite des communes d’Ottrott et de Saint-Nabor se situent les Carrières d'Ottrott-Saint-Nabor dont on extrayait les roches pyroclastiques (porphyre).

Le territoire communal s’étend sur un dénivelé important : 230 m en bordure de plaine - 1 050 m près du Champ du Feu.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Ottrott-le-Haut.
  • Ottrott-le-Bas.
  • Eichwaeldel (littéralement petite forêt de chênes), quartier résidentiel créé en 1974 entre Ottrott-le-Haut et Klingenthal.
  • Klingenthal, annexe de la commune qui s'étire au nord-ouest dans la vallée de l'Ehn.
  • Mont Sainte-Odile, annexe de la commune située à 2,5 km à vol d'oiseau et à 764 mètres d'altitude, au sud-ouest d'Ottrott-le-Haut.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Ottrott étant adossée au massif des Vosges, les communes à l'Ouest sont des communes de montagne situées autour de 500 mètres d'altitude, alors qu'à l'Est ce sont des communes de la plaine d'Alsace situées à une altitude d'environ 200 mètres. Les communes du canton de Rosheim apparaissent ci-dessous en gras.

Rose des vents Grendelbruch et Mollkirch St Léonard, Boersch et Rosenwiller Rosheim, Bischoffsheim et Griesheim Rose des vents
Neuviller-la-Roche et Natzwiller N Obernai
O    Ottrott    E
S
Le Hohwald Saint-Nabor et Barr Bernardswiller

Toponymie[modifier | modifier le code]

Détails de la façade de la mairie.

La première mention écrite date d'un document de l'an 1059, rédigé en latin, suite à l'ordonnance du roi Heinrich IV (roi et empereur germanique) envers l'évêque Hezel de Strasbourg, qui cite la « villa Otonis, quae dicitur Ottenroden ». Il semble donc qu'un certain chevalier Oton ou Otton s'était installé dans cette contrée alors sauvage et recouverte de forêts (« Rode » en langage haut allemand). D'autres (lesquels?)estiment que ce nom vient de Ot-Trott (cave ou cellier d'Oton). Selon une autre hypothèse (source?), Ottenroden signifierait « auf der roten Erde » (sur la terre rouge).

Histoire[modifier | modifier le code]

Ottrott est née en 1858 de la fusion de deux anciennes communes : Ottrott-le-bas et Ottrott-le-haut. En souvenir de cet évènement, la mairie, construite en 1861, porte sur sa façade les armoiries des deux communes primitives. Le premier conseil municipal est élu le 26 septembre 1858, et le premier maire de la nouvelle commune est Théodore de Dartein.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Ottrott

Les armes d'Ottrott se blasonnent ainsi :
« Parti : au premier d'argent au lion de gueules, au chef d'or, au second d'argent à l'arbre de sinople sommé de trois oiseaux de sable. »[1].

Les armoiries actuelles symbolisent la réunion des armes d'Ottrott-le-Bas et d'Ottrott-le-Haut qui fusionnèrent en mai 1858.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Ottrott est située sur la route des vins d'Alsace[2] entre Obernai et Heiligenstein mais aussi sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle [3] entre Boersch et le mont Sainte-Odile.

Ottrott est le point de départ de nombreux itinéraires pédestres balisés par le Club Vosgien vers le Massif des Vosges avec parmi d'autres le sentier des chasseurs, le sentier des pèlerins et le sentier des merveilles.

Ottrott donne un aperçu de l'architecture alsacienne, de ses maisons à pans de bois, de son riche artisanat et de la gastronomie locale.

Administration[modifier | modifier le code]

Le Conseil Municipal de la commune d'Ottrott est actuellement constitué de 19 élus dont 4 adjoints[4].

Liste des maires successifs[5]
Période Identité Étiquette Qualité
1858 1871 Armand Théodore de Dartein   Officier, Conseiller général
1902 1919 André Oesinger   Industriel
1920 1934 Joseph Hoffbeck    
1934 1939 de Witt-Guizot    
1939 1943 Charles Vonville    
1943 1943 Joseph Martin    
1943 1944 Charles Steimer    
1945 1947 Mme de Witt-Guizot    
1947 1957 Marcel Fouquier    
1957 1965 Charles Thomsen    
1965 1989 Robert Ott   Conseiller général
1989 1995 Jean Schreiber    
1995 2008 François Schreiber   Entrepreneur
2008 en cours Claude Deybach[6] sans Salarié dans l'agro-alimentaire
Les données manquantes sont à compléter.

Ottrott fait partie de la communauté de communes du canton de Rosheim qui regroupe les 9 communes du canton à savoir Bischoffsheim, Boersch, Grendelbruch, Griesheim-près-Molsheim, Mollkirch, Ottrott, Rosenwiller, Rosheim, Saint-Nabor.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 611 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
733 686 838 1 009 1 073 1 953 1 887 1 898 1 877
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 822 1 776 1 806 1 692 1 663 1 664 1 706 1 605 1 548
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 416 1 459 1 371 1 275 1 214 1 186 1 183 1 171 1 115
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 043 1 074 1 115 1 303 1 501 1 513 1 622 1 649 1 611
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9])
Histogramme de l'évolution démographique


L'évolution démographique d'Ottrott suit le même profil que celui de la plupart des communes du canton, à savoir :

  • Une croissance de la population qui atteint son apogée entre 1840 et 1865, limitée par les conditions économiques de l'époque ;
  • De 1870 à 1910, une baisse liée à l'exode rural et à l'émigration des Alsaciens-Lorrains qui ont opté pour la France ;
  • De 1910 à 1921, on constate les ravages de la première guerre mondiale ;
  • De 1921 à 1936, stabilisation ;
  • En 1941, l'exode, les expulsions par les nazis et les victimes de la Deuxième Guerre mondiale font à nouveau baisser la démographie ;
  • À partir de 1960 - année où la population atteint son niveau le plus bas avec environ 1000 habitants - la croissance démographique reprend grâce au développement des voies de communication, des transports, de l'installation d'entreprises en zone rurale et à la création successive de lotissements en 1969, 1971 et 1974.

Économie[modifier | modifier le code]

Jusqu'au début du vingtième siècle, les activités de la commune sont restées traditionnelles.

En 1922, les Établissements Frédéric Jacquel de Neuviller-Natzwiller, fleuron de l'industrie textile de la vallée de la Bruche, créent un atelier de tissage à Ottrott, au lieu cadastré Bachscheid[10]. Le long bâtiment, au toit d'usine à sheds abritant l'atelier, compte une superficie de plus de 2300 m2. Du fait de la crise du textile des années 1960, l'entreprise propriétaire du tissage fusionne dans un premier temps avec la société Sincotex, puis est reprise par le groupe textile Willot. L'atelier d'Ottrott est définitivement fermé en 1969, l'activité et les emplois étant partiellement transférés vers l'établissement de Dinsheim-sur-Bruche[11].

Dans les années 1960, la municipalité a renoncé à l'implantation d'activités industrielles afin de préserver son cadre rural exceptionnel et a fait le choix du tourisme en favorisant l'installation d'établissements hôteliers et de restaurants. Le tourisme est devenu le moteur de l'activité de la commune[7].

Services de proximité et activités[modifier | modifier le code]

Services de proximité[modifier | modifier le code]

Hôtels-restaurants, restaurants, alimentation supérette, boulanger, pâtissier-chocolatier, coiffeur, associations locales ,banque mutualiste, La Poste, Les Naïades aquarium, office de tourisme, Ottrott Tennis Club, Foyer de Charité.

Activités[modifier | modifier le code]

Couvreur-zingueur, pharmacien, BTP, électricien, chauffagiste, garagiste, menuisier, médecins généralises, dentiste, métallier, viticulteurs.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Les associations locales et la municipalité d'Ottrott organisent des événements tout au long de l'année :

  • Le Gala de la Confrérie et les Sangliers à la broche de la Confrérie de la Corne, confrérie bachique qui promeut le Rouge d'Ottrott ;
  • La Randonnée gourmande ottrottoise, pédestre et conviviale dans le village et ses environs (ASO) ;
  • La Course des Châteaux, circuits de course à pied de 5 et 10 km dans le village et le vignoble (CLDO) ;
  • Le Circuit des myrtilles, circuits cyclistes sur route et VTT en forêt (CLDO) ;
  • Ottrott en fête, toutes les années impaires (ACSO) ;
  • La commémoration de la fête nationale et la retraite aux flambeaux ;
  • Les soirées du Théâtre alsacien ;
  • Les aubades de la Musique municipale d'Ottrott ;
  • Les Visites guidées de l'Office de tourisme ;
  • ...

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château ruiné de Rathsamhausen, sur les hauteurs dominant le village d'Ottrott.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Armand Théodore de Dartein : officier, conseiller général, maire d'Ottrott, propriétaire du château du Windeck dont il aménagea le parc en arboretum (1799-1884).
  • Charles Greyenbühl : artiste peintre, graveur et imprimeur, élève de Charles Spindler à Saint-Léonard. Il publia des recueils de ses gravures sur bois portant sur divers sujets alsaciens. Il illustra en 1954 l'étude de Frédéric Koritké sur la manufacture d'armes de Klingenthal (né à Ottrott 27/1/1900, Rosheim 3/6/1962).
  • Louis Laurent-Atthalin : artiste auteur de 48 croquis remarquables sur Ottrott et ses environs initialement publiés dans Bleistiftsskizzen von Laurent Atthalin aus dem Jahre 1836 (1818-1893).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.newgaso.fr (consulté le )
  2. cf. Vignoble d'Alsace
  3. cf. Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle
  4. Délibération du Conseil Municipal du 14 mars 2008
  5. Communication de la Commune d'Ottrott (2009)
  6. [PDF] Liste des maires au 1er avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  7. a et b Site de la commune d'Ottrott
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  10. "Jacquel" Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne no 18 1991 FSHAA Strasbourg (ISBN 2-85759-017-2)
  11. "Les Jacquel, dynastie de la vallée", DNA, édition de Molsheim du 13 juillet 2008

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dominique Toursel-Harster, Jean-Pierre Beck, Guy Bronner, Dictionnaire des monuments historiques d'Alsace, Strasbourg,‎ 1995, 676 p. (ISBN 2-7165-0250-1)
  • Charles-Laurent Salch, Ottrott et Adrano, donjons palais d’Alsace et de Sicile, Strasbourg, Castrum Europe, Châteaux-forts d’Europe,‎ décembre 1998 (ISSN 1253-6008, lire en ligne)
  • Dominique Demenge, Au pays de sainte Odile Louis Laurent-Atthalin, Editions Coprur,‎ 2007, 96 p. (ISBN 978-2-84208-168-3)
  • Communauté de Communes du Canton de Rosheim : D'un millénaire à l'autre, le Canton de Rosheim,‎ 2001, 80 p. (ISBN 2-913302-32-7)
  • Fédération des Sociétés d'Histoire et d'Archéologie d'Alsace, Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne,‎ 1983-2007 (ISBN 2-85759-005-9)
    49 volumes
  • Philippe Dollinger, Histoire de l'Alsace,‎ 1970, 528 p. (ISBN 2-7089-1661-0)
  • Francis Mantz, Le mur païen du Mont Sainte Odile, Strasbourg,‎ 1990
  • René Dinkel, L'Encyclopédie du patrimoine (Monuments historiques, Patrimoine bâti et naturel - Protection, restauration, réglementation - Doctrines - Techniques - Pratiques), Paris, éditions Les Encyclopédies du patrimoine,‎ septembre 1997 (ISBN 2-911200-00-4)
    La conservation intégrée : Le site du Mont Sainte Odile à Ottrott : La technique de fixation des assises du mur païen, par Daniel Gaymard, architecte en chef des monuments historiques (pp. 164-165)
  • D'r Ottrotter Revue municipale d'information, Ottrott, Commission communication - Information (ISSN 1268-4430)
    Parution trimestrielle
  • Boersch, Klingenthal, Saint-Léonard lieux d'histoire, vol. 2ème édition, Société d'histoire,‎ novembre 2007 (ISBN 2-913302-65-3)
  • Danielle Fèvre, Ottrott : château de bois, château de pierre, XIe et XIIe siècle, Centre d'archéologie médiévale,‎ 1988, 99 p. (ISSN 0992-8014 num. 15)