Otto Weidinger

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Otto Weidinger
Image illustrative de l'article Otto Weidinger

Naissance
Wurtzbourg, Allemagne
Décès (à 75 ans)
Aalen, Allemagne
Origine Allemand
Allégeance Flag of German Reich (1935–1945).svg Troisième Reich
Arme Waffen-SS
Grade Obersturmbannführer
Années de service 19341945
Conflits Seconde Guerre mondiale
Commandement SS-PzAufklAbt 2 « Das Reich »
SS-PzGrenRgt 4 « Der Führer »
Distinctions Croix de fer

Otto Weidinger ( - ) était un membre de la Waffen-SS et le dernier commandant du 4e régiment « Der Führer » de la 2e panzerdivision SS Das Reich, au cours de la Seconde Guerre mondiale ; SS-Obersturmbannführer, il a été récipiendaire de la Croix de fer.

Carrière[modifier | modifier le code]

Issu de la moyenne bourgeoisie, il rejoint l'Allgemeine-SS en juillet 1933, puis s'inscrit au NSDAP en septembre de la même année. Après une formation à Dachau, il rejoint en novembre 1934 la SS-Verfügungstruppe, qui préfigure la Waffen-SS.

Promu au grade de caporal en mars 1935, il reçoit ensuite une formation dans l'école des cadets de la SS à Brunswick[1]. Il participe à l'Anschluss et est ensuite promu comme sergent-chef, puis comme adjudant et décoré. Weidinger prend également part à l'occupation du territoire des Sudètes, ce qui lui vaut sa seconde décoration[2], puis à l'invasion des Balkans, au cours de laquelle son unité se rend coupable de massacre par fusillades et pendaisons à Pancevo, avant la prise de Belgrade[3]. Après le déclenchement de l'invasion de l'Union Soviétique, il est promu capitaine, puis commandant du bataillon de reconnaissance de la division. Il fait partie des 5 000 hommes du dernier groupe de combat engagé dans la retraite d'Ukraine en avril 1944.

Publications[modifier | modifier le code]

Il est également l'auteur de plusieurs ouvrages révisionnistes dont Tulle et Oradour, une tragédie franco-allemande parlant des massacres de Tulle et d'Oradour-sur-Glane, édité à compte d'auteur, dont la circulation, la distribution et la mise en vente ont été, en France, interdites par un arrêté du ministre de l'intérieur du 10 janvier 1991 en application du décret-loi (abrogé) du 6 mai 1939.

Décorations[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Citations
  1. Fouché, p.29
  2. Fouché, p.34
  3. Fouché, p. 35
  4. Scherzer 2007, p. 184.
Bibliographie
  • (de) Berger, Florian (1999). Mit Eichenlaub und Schwertern. Die höchstdekorierten Soldaten des Zweiten Weltkrieges. Selbstverlag Florian Berger. ISBN 3-9501307-0-5.
  • (de) Fellgiebel, Walther-Peer (2000). Die Träger des Ritterkreuzes des Eisernen Kreuzes 1939-1945. Friedburg, Allemagne: Podzun-Pallas. ISBN 3-7909-0284-5.
  • (de) Patzwall, Klaus D. and Scherzer, Veit (2001). Das Deutsche Kreuz 1941 - 1945 Geschichte und Inhaber Band II. Norderstedt, Allemagne: Verlag Klaus D. Patzwall. ISBN 3-931533-45-X.
  • (de) Scherzer, Veit (2007). Die Ritterkreuzträger 1939–1945 Die Inhaber des Ritterkreuzes des Eisernen Kreuzes 1939 von Heer, Luftwaffe, Kriegsmarine, Waffen-SS, Volkssturm sowie mit Deutschland verbündeter Streitkräfte nach den Unterlagen des Bundesarchives. Jena, Allemagne: Scherzers Miltaer-Verlag. ISBN 978-3-938845-17-2.
  • (en) Williamson, Gordon (2006). Knight's Cross, Oak-Leaves and Swords Recipients 1941-45. Osprey Publishing Ltd. ISBN 1-84176-643-7.
  • (en) Yerger, Mark C., "German Cross in Gold Holders of the SS and Police," volumes 1 and 2, R. James Bender Publishing
  • (en) Yerger, Mark C., "Otto Weidinger, Knight's Cross with Oakleaves and Swords, Commander SS-Panzer-Grenadier-Regiment 4 "Der Führer," Schiffer Publishing.
  • Jean-Jacques Fouché, Oradour et la Justice, éditions Lucien Souny, 2004 (ISBN 284886026X)

Liens externes[modifier | modifier le code]