Otage

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Otages)
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Otage (homonymie).
La police reconstitue les prises d'otages comme exercice d'entraînement.

Un otage est une personne retenue prisonnière par un preneur d'otage, et dont la vie sauve et la libération dépendent d'une exigence à remplir par une tierce partie. Les armées en guerre ont souvent, par le passé, recouru à cette pratique en territoire ennemi pour assurer la sécurité de leurs troupes ou réprimer des actes hostiles. Ce fut notamment le cas durant les deux Guerres mondiales.

Quand le motif est apolitique et ne vise qu'à l'obtention d'une rançon, on parle d'enlèvement, de kidnapping ou de rapt. Dans d'autres cas, il s'agit d'une forme de terrorisme visant à la libération de prisonniers, à la livraison d'armes, à l'impunité des ravisseurs.

Bouclier humain[modifier | modifier le code]

Au cours d'un conflit armé, les otages sont considérés comme des boucliers humains quand ils sont placés en avant des combattants de façon à mettre ceux-ci à l’abri, ou mis dans des convois militaires, trains, navires etc. et dans des lieux jugés stratégiques afin d'éviter leur attaque ou leur bombardement[1].

Une population est « prise en otage » quand des combattants sont dissimulés dans des zones civiles ; il s’agit là aussi de boucliers humains.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les prises d'otages ont toujours existé dans l'histoire mais ne recouvraient pas toujours une notion négative.
Ainsi, la pratique des otages donnés voulait qu'un pays vaincu ou qui s'engageait à quelque chose fournisse des otages (souvent de haut rang) au vainqueur ou à celui envers qui il s'engageait (parfois un allié) comme garanties en attendant que toutes les obligations qu'il avait soient remplies[2]. Ce type d'otages s'apparente à des hôtes et ceux-ci sont bien traités, bénéficiant d'un cadre de vie semblable à celui qu'ils ont quitté[2]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Au Ve siècle av. J.-C., les Spartiates faits prisonniers après la bataille de Sphactérie sont utilisés par Athènes comme otages, mais dans un seul but : priver Sparte de sa supériorité militaire en les gardant prisonniers[2].

Le jeune Jules César est capturé par des pirates en Cilicie, contre une rançon dont il juge vexante la modestie.

Dans l'Antiquité, les otages sont parfois offerts à un autre État pour garantir un traité. Cette pratique est utilisée par beaucoup de peuples, Aetius fut otage romain chez les Wisigoths mais aussi dans l'autre sens, Arminius fut otage chérusque chez les romains. Trop impopulaire, cette pratique ne semble pas s'être maintenue[réf. souhaitée].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les otages sont parfois utilisés pour un but purement pécuniaire. C'est une pratique des Vikings. Guy de Lusignan, roi latin de Jérusalem, est fait prisonnier par Saladin, ce dernier le traitant selon son rang de souverain en attendant le versement d'une rançon[2]. C'est la cas également de Jean le Bon otage d'Édouard III à Bordeaux puis à Londres.

En 1347, les bourgeois de Calais se livrent en otages au roi Édouard III d'Angleterre, et sauvent ainsi la ville de la destruction.

Il existe des ordres religieux spécialisés dans la négociation d'otages : Ordre de la Très-Sainte Trinité[3], Ordre de Notre-Dame-de-la-Merci dont la mission principale est le rachat des chrétiens captifs des pirates barbaresques.

Siècle des Lumières[modifier | modifier le code]

Au XVIIIe siècle, la pratique de prendre des otages comme garantie devient obsolète. À la Révolution française, l'otage devient une cible : Loi des suspects du 17 septembre 1793, loi des otages du 12 juillet 1799 en vertu de laquelle les administrations des départements où avaient lieu des troubles politiques peuvent arrêter comme otages, les parents des émigrés et les adversaires notoires de la République[4].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le 5 avril 1871, la Commune de Paris publie le « décret des otages » précisant « que toutes personnes prévenues de complicité avec le gouvernement de Versailles […] seront les otages du peuple de Paris ». Selon l’article 5, « Toute exécution d’un prisonnier de guerre ou d’un partisan du gouvernement régulier de la Commune de Paris sera, sur-le-champ, suivie de l’exécution d’un nombre triple des otages retenus […] et qui seront désignés par le sort[5]. »

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Un certain nombre de personnalités furent prises en otage comme Jean-Baptiste Langlet, maire de Reims.

Guerre civile russe (1918-1921)[modifier | modifier le code]

En décembre 1920, la révolution russe est confrontée à une forte résistance, la guerre civile est partout. Le gouvernement des soviets annonce dans la Pravda et les Izvestia qu'il considère ses prisonniers de la Garde blanche et des groupes Savinkov et Wrangel comme des otages : en cas d'attaque contre les chefs des soviets, ils seront « exterminés sans merci ». Lisant cela, Pierre Kropotkine, l'anarchiste, s'adresse aussitôt à Lénine : « Respecté Vladimir Iltich, n'y a-t-il personne autour de vous pour rappeler à vos camarades que de telles mesures sont un retour aux pires périodes du Moyen Âge ? Quiconque se soucie de l'avenir du communisme ne peut y recourir. Personne n'a-t-il expliqué ce qu'est réellement un otage ? Un otage est détenu non pas en punition de quelque crime mais pour exercer un chantage sur l'ennemi avec sa mort. Vos camarades ne comprennent-ils pas que pour les otages et leurs familles, cela équivaut à une restauration de la torture ? N'y verra-t-on pas le signe que vous considérez votre expérience communiste comme un échec et que ce n'est plus tant ce système qui vous est si cher que vous essayez de sauver mais votre propre peau ? »

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Depuis le 19 juin 1940, la répression allemande dans la France occupée se traduit par des prises d'otages à la journée, sans les fusiller. Cette répression se radicalise après le 21 août 1941 qui voit le communiste Pierre Georges, futur colonel Fabien, aidé de Gilbert Brustlein abattre un officier allemand, l'aspirant Moser au métro Barbès, à Paris. Dès le lendemain, les Allemands font de tous leurs prisonniers des otages afin de tenter d'enrayer la nouvelle extension de ces actions de résistance[6]. Le 16 septembre 1941, Hitler fait donner le « décret Keitel » qui préconise la peine de mort pour tous les délits à l'encontre de la puissance d'occupation allemande et fixe à 50 ou 100 le nombre d'otages à exécuter pour la mort d'un soldat allemand. Publié le 28 septembre par le MBH (de), un « code des otages » précise les règles du « choix » des victimes potentielles, le ministre de l'Intérieur de Vichy, Pierre Pucheu, suggérant aux Allemands les noms de ces otages[7].

Pays[modifier | modifier le code]

Liban (1982-1991)[modifier | modifier le code]

Durant la guerre du Liban, les enlèvements étaient nombreux touchant la population locale et les étrangers.

Otages français[modifier | modifier le code]

Otages américains[modifier | modifier le code]

  • David Dodge, vice-président de l'Université américaine de Beyrouth (AUB) (19 juillet 1982 – libéré le 20 juillet 1983)
  • Frank Reiger, professeur à l'AUB (11 février 1984 – libéré le 16 avril 1984).
  • Jeremy Levin, journaliste, chef du bureau de CNN (7 mars 1984 – a réussi à s'évader le 18 février 1985).
  • William Buckley, chef du bureau de la CIA au Liban (16 mars 1984 – mort probablement en 1985, sous la torture. Ses restes ont été retrouvés le 27 décembre 1991 dans la banlieue sud de Beyrouth).
  • Benjamin Weir, pasteur protestant (8 mai 1984 – libéré le 19 septembre 1985).
  • Peter Kilburn, bibliothécaire à l'AUB (3 décembre 1984 - assassiné le 18 avril 1986).
  • Lawrence Martin Jenco, prêtre catholique, directeur du Catholic Relief Services (9 janvier 1985 – libéré le 24 juillet 1986).
  • Terry Anderson, journaliste, chef du bureau Moyen-Orient de l'Associated Press (16 mars 1985 – libéré le 4 décembre 1991).
  • David Jacobsen, directeur de l'Hôpital Américain de Beyrouth (28 mai 1985 - libéré le 2 novembre 1986)
  • Thomas Sutherland, doyen de la Faculté d'agronomie de l'AUB (9 juin 1985 – libéré le 18 novembre 1991)
  • Frank Reed, directeur de la Lebanese International School (9 septembre 1986 – libéré le 1er mai 1990)
  • Joseph Cicippio, comptable à l'AUB, enlevé sur le campus (12 septembre 1986 – libéré le 2 décembre 1991)
  • Edward Tracy, écrivain (21 octobre 1986 - libéré le 11 août 1991).
  • Alann Steen, professeur au Beirut University College (24 janvier 1987 – libéré le 3 décembre 1991).
  • Robert Polhill, professeur au Beirut University College (24 janvier 1987 – libéré le 22 avril 1990).
  • Jesse Turner, professeur au Beirut University College (24 janvier 1987 – libéré le 21 octobre 1991).
  • William Higgins, lieutenant-colonel de la marine américaine, commandant en chef adjoint de l'ONUST, l'Organisation des Nations unies pour la supervision de la trêve (17 février 1988 – sa mort, probablement sous la torture, a été annoncée le 6 juillet 1990. Son corps a été retrouvé le 24 décembre 1991).

Otages britanniques[modifier | modifier le code]

  • Geoffrey Nash, chercheur (14 mars 1985 – libéré le 28 mars 1985).
  • Brian Levick (15 mars 1985 – libéré le 30 mars 1985).
  • Alec Collett, journaliste et fonctionnaire à l'UNRWA (25 mars 1985 – son corps a été retrouvé le 18 avril 1986).
  • Brian Keenan, anglo-irlandais, professeur à l'AUB, enlevé sur le campus de l'université (11 avril 1986 – libéré le 24 août 1990)
  • John McCarthy, journaliste (17 avril 1986 – libéré le 8 août 1991).
  • Terry Waite, envoyé spécial de l'archevêque de Canterbury, chef de l'Église anglicane, pour négocier la libération de John McCarthy. En dépit des interventions de son Église auprès des autorités iraniennes, il sera l'un des derniers otages à être libérés par le Hezbollah (20 janvier 1987 – 18 novembre 1991).
  • Jackie Mann, 77 ans, britannique (12 mai 1989 – libéré le 23 septembre 1991).

Autres nationalités[modifier | modifier le code]

  • Alberto Molinari, cadre commercial italien, (11 septembre 1985 – son corps n'a jamais été retrouvé).
  • Rudolf Cordes, Allemand (17 janvier 1987 - libéré le 12 septembre 1988).
  • Alfred Schmidt, Allemand (20 janvier 1987 - libéré le 7 septembre 1987).
  • Mitheleshvara Singh, Indien, professeur à l'AUB (24 janvier 1987 – libéré le 3 octobre 1988).

Irak[modifier | modifier le code]

Saddam Hussein prit en otage des familles de ressortissants étrangers et les plaça sur des sites stratégiques pour prévenir des bombardements. Il utilisa aussi ces otages pour les médiatiser en se montrant à la télévision avec un enfant. En Irak, et sous l'occupation américaine, un très grand nombre d'otages sont pris par diverses factions politiques en guérilla ou plus souvent encore à des fins crapuleuses. Quelques-uns ont malheureusement été exécutés.

Le 20 août 2004, deux journalistes français Christian Chesnot, Georges Malbrunot et leur chauffeur irakien, sont enlevés par l’Armée islamique en Irak, au sud de Bagdad. Une campagne internationale se développe en faveur de la libération des otages : Les représentants des musulmans de France, Le comité des oulémas musulmans (sunnites), Yasser Arafat demandent la libération des deux journalistes français. Une manifestation de soutien a eu lieu le 30 août à Paris. Le 15 septembre 2004, des dizaines de personnes ont manifesté dans les rues de la capitale irakienne pour exiger la libération des deux journalistes français pris en otages. Les ravisseurs réclament l’abrogation de la loi sur la laïcité à l’école qualifiée d’«injustice et une agression contre l'islam et la liberté personnelle dans le pays de la liberté présumée». Ils sont finalement libérés le 21 décembre 2004. Florence Aubenas et son guide Hussein Hanoun, enlevés le 5 janvier et libérés le 11 juin 2005. Bernard Planche, qui travaille pour l'ONG AACCESS dans le secteur économique et social a été enlevé le 5 décembre 2005 par des inconnus armés dans le quartier résidentiel de Mansour, à l'ouest de Bagdad, alors qu'il sortait de chez lui pour aller travailler et libéré le 7 janvier 2006.

Plus otages américains ont été recensés dans ce pays. Nick Berg, homme d'affaires, a été enlevé en avril 2004, le 11 mai une vidéo d'Al-Qaida en Irak montre sa décapitation. Sgt. Keith Maupin, enlevé le 9 avril 2004, présumé mort en juin, considéré comme disparu par l'armée. Tom Fox, pacifiste, enlevé le 26 novembre 2005 et retrouvé mort le 9 mars 2006.

Également, des otages italiens ont été recensés dans ce pays. Fabrizio Quattrocchi, abattu d'une balle dans la tête le 14 avril 2004. Premier otage occidental assassiné. Ses 3 autres compagnons sont libérés le 8 juin 2004. Enzo Baldoni, journaliste, exécuté par l'Armée islamique en Irak le 27 août 2004. Simona Toretta et Simona Pari, âgées toutes deux de 29 ans, ont été enlevées le 7 septembre 2004 à Bagdad dans les bureaux de leur ONG, un pont pour Bagdad. Elles ont été libérées le 28 septembre. Salvatore Santoro, homme d'affaires exécuté le 16 décembre 2004 par le Mouvement islamique des moudjahidin irakiens. Giuliana Sgrena, journaliste à Il Manifesto, enlevée le 4 février 2005 à Bagdad, à la sortie d'une mosquée où elle était allée interviewer des habitants de Falloujah. Le 16 février, la journaliste demande en larmes le retrait des troupes italiennes dans une vidéo. Elle est libérée le 4 mars, alors que Nicola Calipari, membre des services secrets italiens, est tué par des balles américaines à l'approche de l'aéroport de Bagdad à hauteur d'un barrage américain.

Suzanne Osthoff, 43 ans, archéologue allemande et son chauffeur ont été enlevés le 25 novembre 2005 dans la région de Ninive, dans le nord-ouest du pays. Dans leur message vidéo, les ravisseurs demandent à l'Allemagne de cesser toute collaboration avec le gouvernement irakien et menacent de tuer leurs deux otages. Ils ont été libérés par les ravisseurs le 18 décembre 2005.

Territoires Palestiniens[modifier | modifier le code]

Alan Johnston, journaliste de la BBC à Gaza, fut enlevé par un groupe de terroristes palestiniens le 12 mars 2007 et fut libéré le 4 juillet. Guilad Shalit, soldat israélien, de nationalité franco-israélienne, a été capturé en territoire israélien le 25 juin 2006 à l'âge de 19 ans au sud de Gaza, par les Brigades Ezzedine Al-Qassam (branche armée du Hamas) et par le Comité de résistance populaire et « l'Armée de l'islam », un groupe créé fin 2005 se revendiquant du courant d'al-Qaida. Il fut libéré le 18 octobre 2011 en échange de 1027 prisonniers palestiniens, après plus de 5 années de captivité retenu dans une cave à Gaza.

Colombie[modifier | modifier le code]

Environ 3 000 otages sont recensés en Colombie, classés en deux groupes : « les otages « financiers » – aux mains de divers groupes et libérables contre rançon –, en majorité écrasante et les otages « politiques » – aux mains des FARC et libérables contre un échange de prisonniers. »[8]

Syrie[modifier | modifier le code]

La façade du Club de la Presse de Strasbourg-Europe aborant un calicot « Libérez les otages » 26 octobre 2013

Les journalistes sont devenus en 2012 la cible d’assassinats, de rapt et d’exactions de la part des djihadistes. Yara Saleh, jeune femme reporter d’Al-Ikhbariya est enlevée par un groupe salafiste de l'ASL,avec son équipe le 10 août alors qu'ils couvrent la Bataille d'Al-tel. L'assistant cameraman est rapidement exécuté. Néanmoins l'armée syrienne parvient à les localiser et les libérer sains et sauf le 16 août 2012[9].

Célébrités[modifier | modifier le code]

Politiques[modifier | modifier le code]

« Crapuleux »[modifier | modifier le code]

On parle alors plutôt d'Enlèvement

Économie[modifier | modifier le code]

Afin de garantir le "retour au pays" des travailleuses immigrées, le gouvernement des pays d'accueil impose parfois la présence d'enfant laissés au pays de départ[10].

Étymologie[modifier | modifier le code]

En germanique, "ghil"ou "ghisil", signifie "otage" ou "héritier". Il a donné les prénoms Gilbert, Gilles, Gisèle, Ghislain (ou Guislain). Otage : terme de la famille de hôte, hôtel... (h)ostage. L'otage (souvent un fils, des vassaux) était forcé de loger dans la demeure du vainqueur et garantissait que le vaincu allait appliquer les conditions du traité de paix. Exemple : les fils de François Ier, otages de Charles Quint.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Autres lectures[modifier | modifier le code]

  • Beck, Christophe & Martine, <<L´otage oublie: prisonnier des guerilleros en Colombie>>, Jean-Claude Gawsewitch Éditeur, 2009, (ISBN 978-2-35013-166-5)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Herrman, Irène et Palmieri, Daniel Une figure obsédante : l'otage à travers les siècles Revue internationale de la Croix-Rouge, Vol. 87, sélection française 2005, pp.77-87.
  2. a, b, c et d Irène Herrmann et Daniel Palmieri, « Une figure obsédante: l’otage à travers les siècles », Revue internationale de la Croix-Rouge, vol. 87,‎ 2005, p. 77-87 (lire en ligne)
  3. Erwan Le Fur, « La renaissance d’un apostolat : l’Ordre de la Trinité et la rédemption des captifs dans les années 1630 », Cahiers de la Méditerranée, no 66,‎ 2003, p. 201-214 (lire en ligne)
  4. Frédéric Rouvillois, Libertés Fondamentales, Flammarion,‎ 2012, p. 25
  5. « Décret des otages » du 2 prairial An 79, sur Wikisource
  6. Roger Linet, 1933-1943, la traversée de la tourmente, Messidor,‎ 1990, p. 231
  7. Denis Peschanski, Vichy 1940-1944. Contrôle et exclusion, Editions Complexe,‎ 1990, p. 119
  8. Amnesty International en Belgique
  9. http://teleobs.nouvelobs.com/articles/36404-l-armee-syrienne-libere-par-la-force-une-equipe-de-la-tv-officielle
  10. Capital, Dimanche 25/12/2007