Osias Beert

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Osias Beert est un peintre flamand né vers 1580 et mort en décembre 1623. Il s'est spécialisé dans les natures mortes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Nature morte aux huîtres, vers 1610, Staatsgalerie (Stuttgart)

À partir de 1596, il est mentionné comme l'élève d'un certain André van Baseroo et devint maître de la guilde de Saint-Luc d'Anvers en 1602.

Il se marie en janvier 1606 avec Marguerite Ykens, sœur de Frans Ykens, dont il eut tardivement un fils, Osias Beert le jeune, né en 1622 qui fut aussi un maître de la guilde de Saint-Luc à partir de 1645.

En même temps que ses activités de peintre, il travailla dans le négoce du liège pour augmenter ses ressources. Il habitait dans le quartier des pêcheurs et il fut membre de la chambre de rhétorique Den Olijftak à partir de 1615.

Il forma dans son atelier quelques élèves entre 1605 et 1618 dont : Jean Ykens, Pierre Doens, François Ykens, Paulus Pontius, Jean Willemssen et François van der Borcht. D'après Bergström, il aurait collaboré avec Rubens.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Il existe douze tableaux signés de lui, auxquels s'ajoute une trentaine d'œuvres qui lui sont attribuées. Deux autres artistes, Isaac Soreau et Jacob van Hulsdonck travaillent alors dans le même esprit. Les œuvres d'atelier présentent généralement une qualité plastique un peu plus faible et un certain archaïsme de la composition[1]. Beert aime disposer sur la profondeur les éléments de sa composition, n'hésitant pas à les faire déborder sur les côtés du cadre. La présence d'éléments étrangers, par exemple une libellule, lui permet d'évoquer le côté périssable et la vanité des biens terrestres.

Considéré comme un précurseur dans le développement de la nature morte, Beert, demeuré longtemps méconnu, est redécouvert en 1938 lorsque les collectionneurs s'intéressent aux natures mortes[2].

Sa cote[modifier | modifier le code]

  • Un de ses tableaux, une Nature morte aux trois vases de fleurs, a été adjugée 1,83 million d'euros en 1999 à Paris[3].

Galerie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Selon Françoise Debaisieux en 1994
  2. Curt Benedict, Un peintre oublié de natures mortes : Osias Beert, dans L'Amour de l'Art, tome XIX, 1938, p. 307-313.
  3. [1]