Oscillations acoustiques des baryons

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En cosmologie, l'étude du fond diffus cosmologique a révélé que se propageaient des ondes acoustiques dans le plasma primordial — constitué d'un mélange opaque de baryons et de photons — qui précédait la recombinaison. Ces oscillations acoustiques des baryons ont laissé des empreintes dans la structure de l'univers à grande échelle, sur des distances de l'ordre de 100 à 150 Mpc/h.

Prédites en 1970, les premières furent observées en 1999 : on observa parmi les anisotropies du fond diffus cosmologique certaines structures, affichant une largeur angulaire caractéristique et un pic Doppler marqué.

Règle standard, géométrie cosmique et énergie sombre[modifier | modifier le code]

La vitesse du son dans ce plasma étant connue, on accède par l'observation de ces ondes à une règle standard, correspondant à la distance que l'onde peut parcourir avant de se découpler. Ce phénomène est assez bien compris d'un point de vue théorique, étant dominé par les effets linéaires[1]. On retrouve les effets de ces ondes, étirées par l'inflation cosmique, dans la distribution de matière au sein des amas de galaxies.

Les oscillations n'évoluent, depuis la recombinaison, que par les effets de la gravitation et de l'expansion de l'univers.

L'étude approfondie de l'inflation permet justement d'étudier son histoire, et d'en déduire des informations sur la topologie de l'Univers[2] et sur sa vitesse d'expansion[3]. On accède notamment aux informations pertinentes en mesurant la distance qui sépare deux ondes.

Utilisant cette règle standard, on peut poser des limites à la quantité d'énergie noire dans l'Univers[4],[5]

Observation[modifier | modifier le code]

L'observation directe de ces oscillations n'est pas possible. Une méthode consiste à les tirer de données photométriques issues de télescopes comme le LSST concernant les galaxies[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]