Oscar de Négrier

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Oscar de Négrier
Image illustrative de l'article Oscar de Négrier

Naissance
Belfort
Décès (à 73 ans)
Norvège
Origine Français
Allégeance Drapeau français Empire français
Drapeau français France
Arme Drapeau : France Armée française
Infanterie
Grade Général de division
Années de service 1904
Conflits Guerre de 1870
Guerre franco-chinoise
Commandement 2eBataillon de Chasseurs à Pied
24e Régiment de Chasseurs
2e Régiment Étranger
11e Corps d’Armée
7e Corps d'Armée
Distinctions
Famille François Gabriel de Négrier(son grand-père)
Ernest de Négrier(son père)
François Négrier(son oncle)

Le général François Oscar de Négrier, né à Belfort le et mort le à bord du Kong Harald au large de la Norvège, est un militaire français des XIXe et XXe siècles.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et famille[modifier | modifier le code]

Il est né à Belfort le dans une famille de militaires. Son grand-père, François Gabriel de Négrier, capitaine de vaisseau avant la Révolution et chevalier de Saint-Louis, avait fui la France sous la Terreur et s'était réfugié à Lisbonne. François-Gabriel est le père du futur général de division François-Marie-Casimir de Négrier, blessé à Waterloo et tué à l’entrée du faubourg Saint-Antoine pendant les journées de juin 1848. Son deuxième fils, le futur général de brigade Ernest Frédéric Raphaël de Négrier (1799-1892), né à Lisbonne, sera le père de François Oscar, et enlèvera aux Autrichiens le cimetière de Solferino en 1859.

La carrière militaire[modifier | modifier le code]

François entre à Saint-Cyr, où il se prend de querelle avec un camarade (Justin Saturnin Larreguy), se bat en risquant sa vie et tue son adversaire. Capitaine dans l’infanterie, il se distingue à Saint-Privat à la tête du 2e bataillon de Chasseurs à Pied, durant la Guerre franco-prussienne de 1870. Le bataillon perd 13 officiers et 230 hommes en défendant Amanvillers attaqué par une division hessoise. À la fin de la journée, il commande une charge à la baïonnette, sa compagnie tient tête et refoule l’ennemi. Il tombe frappé par une balle au jarret.

Il apprend la capitulation de Metz sur son lit d’hôpital, il s’échappe et rejoint l’armée du Nord, commandée par Faidherbe qui lui confie le commandement du 24e Régiment de Chasseurs. À Villers-Bretonneux, il a le bras gauche fracassé par une balle et un éclat d’obus le met hors de combat à Vermand. La guerre terminée, il part en Afrique pour réprimer l’insurrection arabe et, après un court séjour en France au 79e régiment d’infanterie à Troyes, il passe à la Légion étrangère.

La Légion étrangère[modifier | modifier le code]

Colonel en 1879, il sert dans le Sud Oranais et commande le 2e régiment étranger de 1881 à 1883. Il tient tête aux bandes de Bou Amama, qu’il harcèle, disperse, écrase. Pour frapper les tribus révoltées, il fait monter ses légionnaires sur des mulets et leur fait franchir des étapes de 60 km/j.

À El Abiod, il fait sauter le koubba (tombeau) du célèbre marabout Si Cheick, dont les cendres sont ramenées à Géryville. Les opérations contre le principal agitateur Bou Amama se terminent par le combat du Chott Tigri le 26 avril 1882.

Général de division[modifier | modifier le code]

Le général François Oscar de Négrier en couverture du Petit Journal.

Il est nommé général de brigade le 31 août et prend, avec le général Louis Brière de l'Isle, le commandement d’une des brigades du corps expéditionnaire du Tonkin en 1884 durant la guerre franco-chinoise. Début 1884, il s’empare de Bac Ninh et de Kep, il est grièvement blessé à la Seconde bataille de Lang Son le 28 mars. Après deux ans de combats incessants, sa brigade de 2 600 hommes est finalement aux prises à Dong Dang avec 50 000 réguliers chinois de l'armée du Kouang Si. Forcé de battre en retraite après l’attaque de Bang Bo à la porte de Chine, il est grièvement blessé lors des combats de Lang Son en 1885, épisode qui provoque la chute du gouvernement Ferry.

Resté très proche de la Légion étrangère, son sens de la formule est passé dans la « postérité » légionnaire. En 1884, il lance la célèbre apostrophe : « Vous autres légionnaires, vous êtes soldats pour mourir et je vous envoie où l’on meurt ! ».

Rentré en France, il commande successivement la division de Belfort, le 11e corps d’armée à Nantes et le 7e corps à Besançon. Général de division à 45 ans, inspecteur d’armée, membre du Conseil supérieur de la guerre, il passe au cadre de réserve en 1904.

Il est longtemps le plus ancien général de l’armée. Il publie des études sur l’évolution de la tactique. Il meurt sur le bateau Kong Harald près des côtes de Norvège le .

Ecrits[modifier | modifier le code]

  • Les Tendances nouvelles de l’Armée allemande in Revue des Deux Mondes - 1901 - tome 5 .
  • Observations sur le combat de l'infanterie, Besançon, de Dodivers, 1892 .
  • Lessons of the Russo-Japanese War, London: Hugh Rees, 1906.
  • Séditions militaires de 1790, Paris, C. Delagrave, 1907 .
  • La Cavalerie du service de deux ans, Paris, R. Chapelot, 1908, in "Revue des deux-mondes", 15 août 1908 .
  • Les Forces japonaises en 1909, Revue des deux mondes", 1er juillet 1909 .
  • Les Forces chinoises en 1910, Paris, C. Delagrave, in "Revue des deux-mondes" 1er août 1910 .

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Décorations[modifier | modifier le code]

  • Grand croix de la Légion d’honneur depuis 1894 ;
  • Médaille militaire en qualité de commandant en chef ;
  • Officier des Palmes académiques ;
  • Officier du mérite militaire ;
  • Ordre du Christ (Portugal)[1].

Il est titulaire de nombreuses décorations françaises et étrangères.[Lesquelles ?]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dick de Lonlay, Les combats du général de Négrier au Tonkin, Paris, Garnier frères, 1886 .
  • Répertoire des chefs de corps de la Légion étrangère - Centre de documentation de la Légion étrangère .

Articles connexes[modifier | modifier le code]