Ornement extérieur de l'écu

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Le heaume cimé, un des rares cas d'ornement extérieur attesté avant l'époque moderne. Ici la fleur de lys des rois de France dans l'armorial de Gelre (XIVe siècle)

Les ornements extérieurs sont, de façon générale, l'ensemble des éléments parahéraldiques qui se situent autour de l'écu. Ils sont extrêmement rares dans l'héraldique médiévale et se limitent pour ainsi dire aux heaumes et cimiers. Le XVe siècle voit apparaître timidement les premiers ornements extérieurs à proprement parler (colliers, diadèmes, quelques signes de dignités comme les épées des connétables…) ; ils ne se généralisent qu'au XVIIe siècle à la faveur de la complication progressive de l'héraldique moderne et de ses tentatives de codification.

L'écu peut être notamment surmonté d'une couronne ou d'un heaume, entouré de colliers des ordres auxquels appartient le titulaire des armes, maintenu par des figures, appelées tenants lorsqu'il s'agit d'êtres humains, supports quand il s'agit d'animaux et soutiens quand il s'agit d'objets inanimés. L'ensemble peut reposer sur une terrasse ou un socle. Les armes sont souvent accompagnées de devises qui se placent en dessous de l'écu, telles le « Dieu et mon droit » des souverains britanniques, et/ou de cris de guerre qui se placent au-dessus de l'écu, tels le « Montjoie Saint-Denis » des rois de France. Enfin les armes peuvent être entourées d'une étoffe, appelée pavillon si elle monte au-dessus de l'écu et manteau si elle ne fait que l'entourer.

Ces ornements extérieurs ont souvent servi à indiquer le rang, les charges, les dignités, les fonctions des possédants. Ainsi en France, les grands officiers de la Couronne portent des soutiens spécifiques à leur charge, tels les deux bâtons fleur-de-lysés des maréchaux. De même les pavillons sont réservés aux souverains, et les manteaux, en France et au Royaume-Uni tout du moins, aux pairs. On a tenté également de hiérarchiser les couronnes et les hommes selon les degrés de la hiérarchie nobiliaire mais cela n'a eu de réelle importance qu'à l'époque contemporaine.

Les ornements extérieurs de l'écu d'après le Larousse 1922
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A[modifier | modifier le code]

Abbé[modifier | modifier le code]

voir : § Église catholique

Accolé[modifier | modifier le code]

Les armes peuvent être accolées sur des insignes longilignes : bâton de maréchal, sceptre, main de justice, étendard, croix de procession, crosse d'abbé, bâton pastoral…

Amiral[modifier | modifier le code]

En France, les amiraux portent un casque d'argent taré de front et à neuf barreaux, avec les pièces du mézail (visière mobile), la bordure et les têtes de rivets d'or. Le général des galères porte en pal derrière l'écu une ancre d'or à trois bras, la trabe fleurdelisée. L'écu des amiraux est posé sur deux ancres d'or en sautoir, les trabes fleurdelisées. Le vice-amiral porte une ancre d'argent en pal, la trabe fleurdelisée.

Archevêque[modifier | modifier le code]

voir : § Église catholique

B[modifier | modifier le code]

Banderole[modifier | modifier le code]

Petite pièce d'étoffe fixée à une hampe. Ruban sur lequel figure une devise ou un cri de guerre. Synonyme de listel.

Banneret[modifier | modifier le code]

Se dit d'un vol, quand il est constitué non par des ailes, mais par des petites bannières.

Bannière[modifier | modifier le code]

Voir drapeau. Drapeau fixé à une hampe. La bannière peut porter un écu en bannière, c’est-à-dire de forme carrée.

Baron[modifier | modifier le code]

En France, les barons ont un écu surmonté d'un casque d'argent taré de trois quart, à cinq ou sept barreaux. Les barons d'empire portent un franc quartier sénestre d'argent chargé d'une figure de gueules (ou de gueules à une figure d’argent ?), une toque de velours noir, retroussée de contre-vair, avec porte-aigrette d’argent, surmonté de trois plumes d'argent, et quatre lambrequins d’argent.

C[modifier | modifier le code]

Cardinal[modifier | modifier le code]

voir : § Église catholique

Cartouche[modifier | modifier le code]

Cadre, ou volutes, entourant parfois l'écu, suivant la fantaisie de l'artiste.


Casque[modifier | modifier le code]

Heaumes avec cimier armorié.

La pièce héraldique figurant dans des armes est désignée par heaume. L'ornement extérieur est indifféremment désigné par casque ou par heaume.

Le casque est une coiffure qui fait partie des ornements extérieurs du blason. Le casque peut être surmonté d'une couronne, sommé d'un cimier, et être orné de lambrequins.

Les casques sont tarés (c’est-à-dire orientés) de front, de trois quart ou de profil, et leur ventail (grille) a plus ou moins de barreaux suivant le rang du possesseur.

Les héraldistes du XVIIe siècle tentèrent de normaliser le dessin du casque en fonction du titre, (voir gentilhomme, baron…) mais la correspondance a toujours été assez théorique et peu scrupuleusement respectée.

Chapeau[modifier | modifier le code]

voir : § Église catholique

Chevalier banneret[modifier | modifier le code]

Dans l'héraldique d'empire, les chevaliers portent un insigne sur une pièce honorable de gueules : étoile pour les légionnaire de la Légion d'honneur, annelet sinon.

Cimier[modifier | modifier le code]

Ornement qui forme la partie supérieure d'un casque. Figure posée sur le timbre du casque qui surmonte l'écu des armoiries. Quand une figure des armes s'y prête, elle est fréquemment reprise par le cimier.

Le casque à sommet pointu peut être orné d'un panache. Le casque à sommet plat peut être décoré de manière plus élaborée, par des têtes et cols d'animaux (licorne), ou des bustes ou membres issants, des ailes (demi-vol ou vol), des cornes, des petites bannières…

Initialement, le cimier a une fonction militaire : il sert à grandir la silhouette de son porteur pour mieux impressionner son adversaire. Il devient ensuite un ornement de parade, destiné à frapper les imaginations des spectateurs avant l'entrée en tournoi, mais non à résister à l'épreuve. En tant que pièce militaire, le cimier a été abandonné après le XVIe siècle, mais a survécu comme élément décoratif des armoiries.

Coiffure[modifier | modifier le code]

Ornement extérieur qui surmonte l'écu, et peut prendre différentes formes : casque et son cimier, couronne, chapeau, toques (pour le premier empire), tiare (pour le pape).

Collier[modifier | modifier le code]

Fait partie des ornements extérieurs du blason. Le collier est représenté entourant le blason, la croix de l'ordre pendant vers le bas. Les colliers d'ordre représentent le ou les ordre dont est membre le titulaire des armoiries. Un écu est accolé du collier : «D'azur plain accolé du collier de Saint Michel».

Cordelière[modifier | modifier le code]

Heraldic cord.svg

La cordelière est un cordon noueux entourant l'écu. Les cordelières se distinguent par leur émail et le nombre de houppes, ou glands, qui sont toujours un nombre triangulaire (un, trois, six, dix ou quinze). Les houppes sont répétées de chaque côté, et le nombre de houppes indiqué dans le blason peut se référer à ce nombre total.

C'est l'ornement extérieur de l'écu des ecclésiastiques voir : § Église catholique et Ordre de la Cordelière

Comte[modifier | modifier le code]

Meuble héraldique Heaume comte.svg

En France, les comtes et vicomtes portent un casque d'argent, taré de trois quart, à sept ou neuf barreaux. Les comtes d'empire portent un franc quartier d'or chargé d'une figure d'azur (ou d’azur chargé d’une figure d’or), une toque de velours noir, retroussée de contre-hermine, avec porte-aigrette or et argent, surmonté de cinq plumes d'argent et quatre lambrequins, deux d'or et deux d'argent. Les comtes sénateurs ont un manteau d'azur, doublé de fourrure blanche Meuble héraldique Couronne Comte.svg

Connétable[modifier | modifier le code]

Le connétable porte un casque d'officier, et porte en pal deux épées hautes, tenues par des mains sortant d'un nuage en terrasse. Orn ext Connétable de France.svg

Cordon[modifier | modifier le code]

voir : § Église catholique

Couronne[modifier | modifier le code]

La couronne présente différentes formes, faisant varier le nombre de fleurons, suivant la hiérarchie nobiliaire. Cependant, la codification des couronnes est restée artificielle et n'a jamais été strictement observée. Le meuble utilisé sur un blason est normalement beaucoup plus stylisé.

Couronnes en héraldique espagnole

Couronne civique[modifier | modifier le code]

La couronne civique évoquée par les rameaux de chêne et d'olivier rappelle la valeur civique. Le rameau de chêne symbolisant la puissance et l'invincibilité, le rameau d'olivier renvoyant quant à lui à l'immortalité.

Couronne murale[modifier | modifier le code]

Couronne formée de tours et de murs, généralement utilisée pour signifier l'autonomie d'une ville libre.

D'après Veyrin-Forrer : « Cet usage ne paraît pas remonter plus haut que Napoléon[1], qui accorda ces couronnes aux villes de premier et de second ordre ».
Selon O. Neubecker, la couronne murale est devenue l'insigne héraldique des villes autonomes depuis le XVIIIe siècle. (Grand livre de l'Héraldique, p. 246)

La couronne murale, en France, comporte en principe un mur crênelé et trois tours, une tour centrale et deux autres aux extrémités du mur. Les tours peuvent être ouvertes. L'ensemble est généralement maçonné. La couleur peut être d'or ou d'argent[2].

Le nombre de tours est ordinairement de trois pour les simples communes, quatre pour les chefs-lieux de département, cinq pour la capitale[3]. Elles peuvent être pavillonnées ou reproduire certaines défenses de châteaux locaux. On voit parfois des couronnes navales, voir aviales (ailes d'avion).

Couronne navale[modifier | modifier le code]

Couronne formée de poupes et de proues de navires, généralement utilisée pour signifier un grand port océan.

Courtine[modifier | modifier le code]

Tentures latérales du pavillon.

Cri[modifier | modifier le code]

Cris de guerre, cris d'arme 

Cri de ralliement figurant dans un listel au-dessus des armoiries (contrairement à la devise, placée en dessous). Le cri de guerre (slogan, en anglais) est une interjection destinée à rallier et encourager les membres du parti ou de la troupe au service du titulaire.

Croix de procession[modifier | modifier le code]

voir : § Église catholique

Crosse[modifier | modifier le code]

voir : § Église catholique

D[modifier | modifier le code]

Dauphin[modifier | modifier le code]

Le dauphin est l'héritier du roi. Il reçoit un casque de prince de sang.

Devise[modifier | modifier le code]

La devise est une sentence qui s'inscrit sur une bande de parchemin (listel). La disposition de la devise sur son listel n'est pas significative. D'une représentation à l'autre, elle peut entourer l'écu à la manière d'un collier, être suscrite ou souscrite… Dans un armorial, pour faciliter une représentation systématique, elle sera généralement souscrite.

Doublé, doublure[modifier | modifier le code]

Attribut associé à la doublure d'un lambrequin, d'une coiffe, d'un manteau… Voir ces mots.

Drapeau[modifier | modifier le code]

Drapeaux, armoiries du Prince de Vergara.

Peut être une oriflamme, un pennon, une bannière ou un étendard, un gonfanon… .

Duc[modifier | modifier le code]

En France, les ducs non souverains portent un casque d'argent taré de front et à neuf ou onze barreaux, avec les pièces du mézail (visière mobile), la bordure et les têtes de rivets d'or. Les ducs souverains portent le même casque que les princes souverains. Les ducs d'empire portent un chef de gueules étoilé d’argent, une toque de velours noir, retroussée d'hermine à sept panaches d'argent, avec porte-aigrette d'or et six lambrequins d’or, le tout posé sur un manteau d'azur doublé de vair.

E[modifier | modifier le code]

Ecclésiastique[modifier | modifier le code]

voir : § Église catholique

Écran[modifier | modifier le code]

Cimier en forme d'éventail, souvent garni de plumes, boules… aux couleurs de l'écu.

Église catholique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Héraldique ecclésiastique.

Abbé[modifier | modifier le code]

Les abbés réguliers et les abbés commendataires (qui possédaient en commande le bénéfice d'une abbaye) ont un chapeau de sable accompagné d'une cordelière, de chaque côté, à six houppes de même.

Les abbés prémontrés, dont l'habit est entièrement blanc, ont coutume de timbrer d'un chapeau prélatice d'argent.

L'écu des abbés réguliers qui ont reçu la bénédiction abbatiale est, en plus, surmonté à dextre d'une mitre vue de face et posé à sénestre sur une crosse à laquelle est accrochée un voile, passée en pal, tournée à dextre.

Abbesse[modifier | modifier le code]

Les abbesses ont un écu en losange ou ovale, entouré d'un chapelet, sur une crosse voilée en pal, sans mitre.

Archevêque[modifier | modifier le code]

Les archevêques ont un chapeau de sinople accompagné d'une cordelière à dix houppes de même. L'écu est posé sur une croix de procession à double traverse.

Archiprêtre[modifier | modifier le code]

Les archiprêtres portent un chapeau de sable accompagné d'une cordelière à deux houppes de même. Ces deux houppes peuvent pendre d'un nœud médian et tomber l'une à côté de l'autre, ou peuvent être disposées l'une au-dessus de l'autre.

Bourdon[modifier | modifier le code]

Le bourdon descend, comme la crosse, du bâton de pèlerin. Le plus souvent il est d'argent ou de bois recouvert d'argent. En son sommet, il se termine par un bouton en forme de pomme, de fleur de lis ou d'une petite chapelle. Il sert à donner des signaux pendant l'office choral.

Le bourdon est la marque de certains dignitaires de chapitres n'ayant pas droit aux insignes pontificaux, comme les prieurs, primiciers, grands chantres ou pré-chantres.

C'est aussi le timbre des armes des prieurs et supérieurs locaux de certains ordres monastiques.

Cardinal[modifier | modifier le code]

Les cardinaux ont un chapeau de gueules accompagné d'une cordelière à quinze houppes de même. L'écu broche sur une croix de procession d'or.

Ornement extérieur de l'écu d'un cardinal

Chanoine[modifier | modifier le code]

Le timbre héraldique des chanoines est le chapeau de sable au cordons à trois houppes de même. Les chanoines des chapitres privilégiés utilisent le timbre correspondant aux privilèges accordés à leur chapitre. Les membres des chapitres possédant collectivement un titre nobiliaire (tels les chanoines-comtes de Lyon) peuvent en même temps timbrer leurs armes personnelles de la couronne correspondante[4].

En revanche les couronnes représentant la noblesse héréditaire et familiale ne peuvent être portées[4].

Chapeau[modifier | modifier le code]

Coiffure faisant partie des ornements extérieurs, figurant un chapeau à large bord, généralement réservée aux ecclésiastiques. Il est accompagné d'une cordelière, dont la couleur et le nombre de nœuds (houppes, aussi appelés glands, ou fiocchi) reflète le rang de l'ecclésiastique. Voir : cordelière, abbé, évêque, archevêque, cardinal.

Chapelet[modifier | modifier le code]

Le rosaire, ou chapelet, est le signe héraldique des religieux. Les abbesses en timbrent leurs armes. Les chevaliers profès de l'ordre de Malte entourent leur écu, posé sur la croix de Malte, d'un chapelet d'argent dont la croix reproduit celle de malte.

Clefs[modifier | modifier le code]

Les clefs sont un timbre héraldique du Pontife romain, avec la tiare.

Les clefs désignent le pouvoir de lier et de délier accordé par le Christ à Pierre et à ses successeurs.

Posées en sautoir, l'une est d'or, l'autre d'argent. La clef d'or, qui va de dextre à sénestre, signifie de pouvoir qui s'étend au ciel ; la clef d'argent symbolise le pouvoir sur le fidèles de la terre. Elles sont unies par un cordon de gueules, en signe de l'union des deux pouvoirs. Les poignées sont en bas, car elles sont dans la main du pape ; les pannetons sont en haut, car le pouvoir de lier et de délier engage le Ciel. Les pannetons sont évidés en forme de croix pour rappeler que le pape reçoit ses pouvoirs par la mort du Christ.

Cordon[modifier | modifier le code]

C'est un des ornements extérieurs de l'écu des ecclésiastiques (avec le chapeau). Le cordon est en général représenté avec des entrelacs variés, généralement des nœuds en huit. Il se termine par des houppes dont le nombre correspond à la dignité du possesseur des armes. (cf. Cordelière

Couronnes et décorations[modifier | modifier le code]

Les ecclésiastiques peuvent se servir des ornements extérieurs correspondant au titre nobiliaire attaché à leur siège, à leur abbaye ou à leur chapitre[4].

Ils peuvent également porter les insignes des ordres chevaleresques tels l'ordre de Malte ou l'ordre du Saint-Sépulcre. Parfois, en fonction de leur rang d'apparenance, ils portent les croix de ces ordres à l'intérieur de l'écu, en chef, ou aux 1 et 4 d'un écartelé.

Croix de procession[modifier | modifier le code]

Signe héraldique de l'ordre épiscopal. C'est l'unique signe que seuls les évêques ont le droit de porter.

Posée en pal derrière l'écu, elle est à une traverse pour les évêques et à double traverse pour les archevêques, les primats et les patriarches.

Les cardinaux qui n'ont pas reçu la consécration épiscopale ne s'en servent pas, sauf quand ils sont légats du pape.

Crosse[modifier | modifier le code]

Avec la mitre, la crosse est un des premiers insignes pontificaux que l'art héraldique ait adoptés comme marque de dignité. Symbole du Bon Pasteur, elle indique la juridiction.

Les abbés et tous les prélats inférieurs aux évêques accrochent à la crosse un voile (velum ou panisellus ou sudarium) partant du bouton, car originellement ils n'avaient pas l'usage des gants dans la liturgie pontificale. Ce voile servait à tenir la crosse pour éviter de la toucher avec des mains moites.

La crosse est le plus souvent représentée ouverte à dextre. En France, la crosse des évêques était depuis plusieurs siècles tournée vers l'extérieur de l'écu, alors que celle des abbés devrait être tournée vers le milieu, signifiant que leur juridiction ne s'exerce qu'à l'intérieur de leur monastère.

Son usage héraldique a été interdit sur les armes épiscopales par l'Instruction Ut sive sollicite du [5]

Doyen[modifier | modifier le code]

Les doyens, ou vicaires forains, et les supérieurs mineurs et locaux des congrégations religieuses portent un chapeau de sable accompagné d'une cordelière à deux houppes du même. Ces deux houppes peuvent pendre d'un nœud médian et tomber l'une à côté de l'autre, ou peuvent être disposées l'une au-dessus de l'autre.

Ecclésiastique[modifier | modifier le code]

Les insignes ecclésiastiques sont généralement le chapeau et la cordelière. La couleur du chapeau varie généralement avec celle de la cordelière, suivant la nature de la charge. Le nombre de houppes est d'autant plus grand que la dignité est importante. Les ecclésiastiques qui ont une charge pastorale ont de plus l'écu accolé sur un insigne à hampe : bourdon, crosse, croix de procession. Dans l'héraldique d'empire, les ecclésiastiques superposent les attributs impériaux (toque et panache) et ecclésiastiques (chapeau, cordon et insigne).

Épée temporelle[modifier | modifier le code]

Posée en pal derrière l'écu ou en sautoir avec la crosse, l'épée temporelle, d'argent, représentait la juridiction civile avant la sécularisation des principautés ecclésiastiques. Elle symbolisait le droit de l'épée ou du sang, la haute juridiction, accordée aux prélats dans leurs territoires par le souverain temporel.

Évêque[modifier | modifier le code]

Les évêques ont un chapeau de sinople accompagné d'une cordelière à six houppes de même. L'écu est posé sur une croix de procession à une traverse.

Alors que leur usage était très répandu par le passé, la mitre et de la crosse ne timbrent plus que très rarement, de nos jours, les armes épiscopales, leur usage héraldique ayant été prohibé sur ces armes par l'Instruction Ut sive sollicite du [5]

Mitre[modifier | modifier le code]

La mitre est l’insigne des évêques et des abbés ou de certains chapitres privilégiés.

C’est une coiffure à deux pointes (qui apparaissent confondues dans les vues de face), et deux fanons ou bandes, qui retombent sur les épaules. Les deux pointes et les deux fanons signifient la science des deux Testaments que le pontife doit posséder.

Elle apparaît parfois sur le blason lui-même : D’azur à une mitre d’argent, accompagnée de trois fleurs de lys d’or, qui est de Saintonge. Azur à une mitre d’or : apparaît dans les armes de Tolède. Argent à une mitre et une crosse d’or : apparaît dans les armes d’Andorre (évêché d’Urgel).

Son usage héraldique a été interdit sur les armes épiscopales par l'Instruction Ut sive sollicite du [5]

Pallium[modifier | modifier le code]

Ornement liturgique du pape puis des archevêques métropolitains et parfois même attaché à certains évêchés, le pallium est une bande circulaire de laine blanche ornée de croix noires.

Il timbre les armes des archevêques métropolitains, posés en général en pointe de l'écu, parfois le sommant.

Pape[modifier | modifier le code]

L'écu est timbré des symboles de la dignité papale : la tiare à trois couronnes et les clefs. La tiare est placée au sommet de l'écu. Les clefs, posées en sautoir, sous la tiare, au-dessus ou derrière l'écu, sont liées ensemble par un cordon de gueules. Celle en bande est d'or et celle en barre d'argent, Benoît XVI a renoncé à cet usage en remplaçant la tiare par une mitre, dont le décor rappelle les trois couronnes de la tiare, et en ajoutant le pallium.

On voit parfois les armes papales timbrées d'une croix à triple traverse, en pal derrière l'écu. C'est là une pure fantaisie des artistes, la croix n'étant pas un timbre héraldique du pape[6]

Les insignes pontificaux, sans l'écu, sont employés officiellement par les congrégations romaines, les offices et le tribunaux de la curie romaine, par les nonciatures et les délégations apostoliques et enfin par les instituts pontificaux du monde entier.

La tiare et les clefs ont également servi à la formation des armes de l'Église et des États pontificaux.

La tiare sans les clefs -qui sont remplacées par la croix patriarchale à double traverse et la crosse- est également le timbre héraldique du Patriarche de Lisbonne[7] depuis la concession du privilège accordé par le pape Clément XII.

Patriarche[modifier | modifier le code]

Les patriarches qui ne sont pas cardinaux timbrent leurs armes de la croix à double traverse, et du chapeau de sinople accompagné d'une cordelière à quinze houppes de même, comme les primats. Le cordon et les houppes sont parfois représentés entremêlés de fils d'or.

Pavillon[modifier | modifier le code]

Sede vacante.svg

Appelé aussi ombrelle ou gonfalon, le pavillon pontifical est une sorte de parasol à demi ouvert, aux couleurs papales gueules et or. (voir : Pavillon pontifical)

Le pavillon est le timbre héraldique des basiliques.

Accompagné des clefs de saint Pierre, il est l'emblème de l'Église catholique romaine, notamment en son pouvoir temporel, du Collège des cardinaux, de la Chambre apostolique, des séminaires et instituts pontificaux, et aussi du Saint-Siège lorsque celui-ci est vacant (en représentant la tombe de Pierre, protégée par la basilique Saint-Pierre de Rome).

Pendant la vacance du Siège romain, le cardinal camerlingue en timbre ses armes.

Prélats[modifier | modifier le code]

Chapelain de Sa sainteté[modifier | modifier le code]

Les prélats d'honneur timbrent leurs armoiries d'un chapeau de sable duquel pend, de chaque côté, un cordon à six houppes de pourpre.

Prélat d'honneur de Sa Sainteté[modifier | modifier le code]

Les prélats d'honneur timbrent leurs armoiries d'un chapeau de pourpre duquel pend, de chaque côté, un cordon à six houppes de même.

Prélats « di fiocchetto »[modifier | modifier le code]

Les prélats dits di fiocchetto timbrent d'un chapeau de pourpre duquel pend de chaque côté un cordon de gueules avec dix houppes de même sur quatre rangs.

Ces hauts prélats de la cour pontificale étaient le vice-camerlingue de la Sainte Église romaine, l'auditeur général et le trésorier général de la Chambre apostolique et le Majordome de Sa Sainteté.

Pronotaire apostolique[modifier | modifier le code]

Les pronotaires apostoliques « de numero participantium » et les protonotaires apostoliques surnuméraires timbrent d'un chapeau de pourpre duquel pendent de chaque côté des cordons de gueules à six houppes de même, sans la croix épiscopale ni les insignes pontificaux (mitre et crosse).

Les protonotaires apostoliques honoraires ou titulaires timbrent d'un chapeau de sable duquel pendent de chaque côté des cordons de sable à six houppes de même. Les vicaires généraux et vicaires capitulaires (aujourd'hui administrateurs diocésains) détiennent les privilèges des protonotaires titulaires durante munere (pour la durée de leur charge).

Prêtre[modifier | modifier le code]

Tous les prêtres qui n'ont pas de charge durable peuvent timbrer leurs armes d'un chapeau de sable, avec une cordelière à une houppe de même, de chaque côté.

Prieur[modifier | modifier le code]

Les prieurs portent un chapeau de sable accompagné d'une cordelière à deux houppes du même. Un bourdon est passé en pal derrière l'écu.

Primat[modifier | modifier le code]

Armes des primats non cardinaux

Le primat qui n'est pas cardinal timbre ses armes, comme l'archevêque, de la croix à deux traverses, et du chapeau de sinople avec la cordelière quinze houppes du même, comme les patriarches. Le cordon et les houppes sont parfois représentés entremêlés de fils d'or.

Supérieur majeur[modifier | modifier le code]

Les supérieurs majeurs des congrégations religieuses cléricales usent du signe de dignité héraldique propre aux prélats, le chapeau de sable accompagné d'une cordelière, de chaque côté, à six houppes du même.

Supérieur mineur[modifier | modifier le code]

Les supérieurs mineurs et locaux des congrégations religieuses portent un chapeau de sable accompagné d'une cordelière à deux houppes du même. Ces deux houppes peuvent pendre d'un nœud médian et tomber l'une à côté de l'autre, ou peuvent être disposées l'une au-dessus de l'autre.

Tenants[modifier | modifier le code]

Les armoiries officielles des prélats ne doivent pas avoir de tenants.

Tiare[modifier | modifier le code]

La tiare est une coiffure extra-liturgique du pape, qui la portait à l'occasion des grandes solennités et surtout des cortèges. C'est une coiffure d'argent, en forme de cône ovoïde, entourée de trois couronnes d'or, de laquelle pendent deux fanons de gueules.

Anciennement, on l'appelait regnum comme la couronne des empereurs et des rois. Avec l'ajout de la deuxième couronne par Boniface VIII puis de la troisième par Benoît XI, elle a pris le nom de triregnum.

Empereur[modifier | modifier le code]

En France, les casques des empereurs sont identiques à ceux des rois.

Empire[modifier | modifier le code]

L'héraldique d'empire est instaurée par décret du 1er mars 1808, qui créé la noblesse d'empire. Elle est abolie avec la chute de l'Empire en 1814. La noblesse d'empire se répartit en cinq degrés : princes, ducs, comtes, barons et chevaliers.

Contrairement aux usages, l'héraldique d'empire marque dans les armes des signes de rang et de fonction, et non uniquement dans les ornements extérieurs. Le degré est représenté dans les armes par le chef ou un franc quartier, en plus d'être marqué par le nombre de panaches de la toque qui surmonte l'écu. Pour les comtes et barons, le franc quartier est chargé d'un meuble signifiant une fonction. Un meuble généralement d’or marque la fonction dans le franc quartier :

  • les ministres portent une tête de lion arrachée (d’argent pour les ministres employés à l’extérieur),
  • président du corps législatif, les tables de la loi.
  • les sénateurs un serpent d'argent, entourant un miroir d'or,
  • les conseillers d'état un échiqueté,
  • les membres d’un corps savant, une palme d’argent posée en bande,
  • les archevêques une croix pattée,
  • les évêques une croix d’or alésée,
  • les ecclésiastiques une croix alésée,
  • les préfets une muraille crénelée sommée d'un rameau de chêne (la muraille non crénelée pour les sous-préfets),
  • les maires une muraille crénelée,
  • les présidents de collège électoral, trois fusées d’or posées en fasce,
  • les membres du collège électoral, une branche de chêne posée en bande,
  • les propriétaires un épi de blé posé en pal,
  • les officiers ou charges militaires une épée haute d’argent garnie d’or, les officiers de santé une épée en pal la pointe en bas.
  • les officiers domestiques, un portique ouvert, surmonté d'un fronton, accompagné : des lettres DA (Domus Altissima) du même pour la maison de l’empereur, en cœur des lettres DJ (Domus Julii) pour la maison des princes.

Voir : Dessins unifiés des chefs, francs quartiers et toques de l'héraldique d'empire

Lien externe : Le système héraldique napoléonien

Étendard[modifier | modifier le code]

Voir drapeau.

Évêque[modifier | modifier le code]

voir : § Église catholique

G[modifier | modifier le code]

Gentilhomme[modifier | modifier le code]

En France, le nouvel anobli a un casque d'argent fermé, taré de profil et sans barreaux. Le gentilhomme de trois race (c’est-à-dire anoblis depuis plus de trois générations) a un casque de profil et à trois barreaux. Les gentilshommes de vieille noblesse ont un casque taré de trois quarts et à cinq barreaux (de même que pour les barons).

Gonfanon[modifier | modifier le code]

(Voir drapeau.) Bannière de procession suspendue à une verge perpendiculaire à la hampe, à trois queues arrondies. La bordure du gonfanon ne comprend pas la partie du sommet qui touche la verge.

De l'ancien haut allemand guntfano, de gundja, guerre, et fano, drapeau : étendard sous lequel se rangeaient les vassaux appelés par un suzerain. Le gonfanon fut une marque des églises patriarcales (celui de l'église romaine était de gueules à deux clefs d'argent passées en sautoir). Il devint l'étendard des seigneurs ecclésiastiques. « D’or au gonfanon de gueules, bordé de sinople, qui est d’Auvergne ». Un gonfanon de gueules à trois anneaux d’or sur champ d’argent est de Feldkirch (comté dans le Voralberg, Autriche).

L[modifier | modifier le code]

Lambrequins[modifier | modifier le code]

Lambrequin St. Gallen, Stiftsbibliothek, Cod. Sang. 1084 page 239.svg

(du flamand lamper, voile). Longs rubans d'étoffe partant du heaume et entourant l'écu. Les lambrequins sont normalement aux couleurs des armoiries qu'ils encadrent. Leur dessin est un élément décoratif où peut s'exprimer pleinement le talent de l'artiste, depuis les versions simples du Moyen Âge jusqu'aux flots et entrelacs savant de la Renaissance. Les lambrequins représentent les coiffes de tissu fixées au casque, découpées en lanières et formant de longues retombées, que l'on portait sur les heaumes de joute et de tournois dès la fin du XIIIe siècle.

M[modifier | modifier le code]

Manteau[modifier | modifier le code]

Grand COA of Sapiega family (Lithuania).png

Ornement extérieur, formé d'une draperie de couleur généralement doublée d'hermine (de vair pour les ducs d'empire), retombant autour de l'écu. Le manteau peut être dessiné aux armes du titulaire sur ses parties latérales, ou reproduire les couleurs de l'écu. Le manteau est un attribut de souverain (il est alors surmonté d'un pavillon), de prince ou de duc. Il peut également désigner une charge de rang élevé. Le manteau d'azur des pairs de France est surmonté d'une toque à gland d'or prise dans une couronne.

Maréchal[modifier | modifier le code]

En France, les maréchaux et autres grands officiers portent un casque d'argent taré de front et à neuf barreaux, avec les pièces du mézail (visière mobile), la bordure et les têtes de rivets d'or. Les maréchaux portent deux bâtons fleurdelisés (bâton de maréchal) en sautoir derrière l'écu. Le grand maître de France porte de même deux bâtons de maréchaux en sautoir, ornés d'une couronne royale. Le doyen des maréchaux porte à dextre une épée haute et à dextre un bâton de maréchal, en pal de part et d'autre de l'écu.

Marquis[modifier | modifier le code]

En France, les marquis portent un casque d'argent; taré de trois quart, et à neuf ou onze barreaux (soit deux de plus que les comtes).

Mitre[modifier | modifier le code]

voir : § Église catholique

O[modifier | modifier le code]

Office de la couronne ou de la Maison du roi[modifier | modifier le code]

En France, les grands officiers portent un casque d'argent taré de front et à neuf barreaux, avec les pièces du mézail (visière mobile), la bordure et les têtes de rivets d'or. Les attributs varient suivant la charge de l'officier:

Sources 

Ordres et décorations[modifier | modifier le code]

Ordres et décorations n'ont pas de représentation héraldique conventionnelle et peuvent être représentés au naturel. Les colliers d'ordre entourent l'écu. Les décorations peuvent pendre de derrière l'écu.

Oriflamme[modifier | modifier le code]

Voir drapeau.

P[modifier | modifier le code]

Pair[modifier | modifier le code]

Le manteau d'azur des pairs de France est surmonté d'une toque à gland d'or prise dans une couronne. Au Royaume-Uni, tous les pairs (ducs non souverain, marquis, comtes, vicomtes et barons) portent un casque d'argent au profile, avec barreaux d'or.

Panache[modifier | modifier le code]

Bouquet de plumes surmontant le casque. Le panache est aux couleurs du blason, les métaux étant représentés par du blanc. La touffe de plumes peut s'appeler plumail ou plumard.

Pape[modifier | modifier le code]

voir : § Église catholique

Patriarche[modifier | modifier le code]

voir : § Église catholique

Pavillon[modifier | modifier le code]

Drapé en dôme qui surmonte le manteau des souverains ou princes d'empire.

Pennon[modifier | modifier le code]

Voir drapeau.

Prélats[modifier | modifier le code]

voir : § Église catholique

Primat[modifier | modifier le code]

voir : § Église catholique

Prince souverain[modifier | modifier le code]

En France, les casques des princes (ou ducs) souverains sont d'or, tarés de front, et sans vantaille, ou avec une vantaille de onze barreaux, comme ceux des rois mais moins ouverts. Les princes souverains d'empire portent un chef d'azur chargé d'une aigle d'or, empiétant un foudre du même, les ailes étendue et la tête contournée. L’écu est posé sur un pavillon d'azur frangé d'or, bordé d'un frise antique du même, doublé d'hermine et surmonté d'une couronne d'or à bonnet d'azur. Au Royaume-Uni, les princes souverain portent le même casque que le souverain.

Prince non souverain[modifier | modifier le code]

  • Les princes de sang et princes non souverains portent le même casque que les ducs. Les ducs et princes relevant d'un roi ou d'un empereur portent le manteau de pourpre seul, avec les plis ou courtines relevés de chaque côté, et surmonté de leur couronne.
  • Les princes d’empire portent un chef d'azur, semé d'abeilles d'or. L’écu est posé sur un pavillon d'azur semé d'abeilles d'or, doublé d'hermine, surmonté d'un bonnet d'azur, retroussé d'hermine. L’écu est surmonté d’une toque de velours noir, retroussée de vair, avec porte-aigrette or, surmonté de sept plumes d'argent, d’où sortent six lambrequins d'or.

R[modifier | modifier le code]

Roi[modifier | modifier le code]

En France, les casques des rois et empereurs sont d'or, tarés de front, et sans vantaille, ou avec une vantaille de onze barreaux. Le manteau des souverains est surmonté d'un pavillon. Au Royaume-Uni, les casques du souverain et des membres de sa famille sont d'or, taré de front, avec une vantaille de sept barreaux, et sans le pavillon.

S[modifier | modifier le code]

Sommé[modifier | modifier le code]

L'écu est sommé d'un meuble (généralement une coiffure) placé au-dessus de lui. Se dit d'un écu surmonté d'un meuble comme ornement extérieur. Attribut d'un heaume surmonté d'une figure d'animal.

Soutien[modifier | modifier le code]

Tenant figurant une plante, ou un objet inanimé. Fait partie des ornements extérieurs du blason.

Support[modifier | modifier le code]

Tenant figurant un animal. Fait partie des ornements extérieurs du blason. Les supports peuvent également être blasonnés (voir les armes d'Ajaccio).

T[modifier | modifier le code]

Taré[modifier | modifier le code]

Manière dont un casque est orienté : de front, de trois quarts ou de profil.

Tenant[modifier | modifier le code]

Fait partie des ornements extérieurs du blason. L'écu est tenu par des tenants. Figures d'homme, d'animal réel ou chimérique, de plante ou d'autres objets, placées au flancs de l'écu et qui semble le supporter. Les tenants peuvent se tenir sur une terrasse.

En règle générale, on appelle tenant plus spécifiquement les figures humaines, même chimèriques (sauvages, anges, sirènes...), et on parle plutôt de support pour les figures d'animaux (lions, licornes...), et de soutien pour les végétaux et objets inanimés colonnes...) .

L'origine du mot semble venir de l'usage qu'on avait, dans les tournois et joutes, de faire tenir les écus des chevaliers par des écuyers. Les armoiries des ecclésiastiques et des femmes ne comportent pas de tenants.

Le choix des tenants est libre. Cependant, certains ont été consacrés par l'usage (le lion et la licorne anglais, par exemple), d'autres sont des insignes de fonction.

Terrasse[modifier | modifier le code]

Sol figuré dans les ornements extérieurs, sur lesquels reposent les tenants : « De gueules plain tenu par deux sauvages de carnation sur une terrasse de sinople ».

Tiare[modifier | modifier le code]

voir : § Église catholique

Timbre[modifier | modifier le code]

Le timbre désigne une coiffe utilisée en ornement extérieur de l'écu placé sur le sommet de celui-ci, et servant à désigner la qualité ou la fonction de la personne qui le porte : tiare, chapeau rouge, mortier, casque et heaume, couronne, casque, cimier. L'écu ainsi orné est dit timbré.

Le timbre n'a pas l'exclusivité de caractériser une qualité ou une fonction, mais le terme lui-même ne peut concerner qu'une coiffe (ainsi mitre et crosse épiscopale sont parfois abusivement qualifiées de timbres)

Toque[modifier | modifier le code]

Coiffure faisant partie des ornements extérieurs, utilisée par les pairs de France au-dessus de leur manteau. Coiffure reprise par la noblesse d'empire, avec un nombre variable de plumets indiquant rang et dignité du titulaire.

Tortil[modifier | modifier le code]

Blason avec heaume (4) avec lambrequins (8) surmonté d'un cimier (6) reposant sur un tortil.

Ornement parfois appelé torque consistant en une sorte de bourrelet torsadé, d'enroulements d'étoffes, aux couleurs des armes du chevalier, placé sur le heaume.

Il désigne aussi une couronne de barons en forme de cercle d'or autour duquel est passé en spirale un collier de perles[10].

V[modifier | modifier le code]

Ventaille[modifier | modifier le code]

Grillage fermant le casque, dont le nombre de barreaux reflète le rang du possesseur.

Vicomte[modifier | modifier le code]

Voir comte. Le vicomte est le fils héritier d'un comte.

Vol[modifier | modifier le code]

Un cimier (ou meuble) en forme d'ailes, souvent décorées.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. La couronne murale, d'origine antique, a été prescrite par Napoléon Ier (décret du 17 mai 1809) aux armoiries urbaines.
  2. Note circulaire du ministère de la Culture du 12 juillet 2001 : Conseils pour la création d'armoiries par des collectivités
  3. idem
  4. a, b et c Militantis Ecclesiæ RegiminiInnocent X 16 décembre 1644; Décret du 15 janvier 1915, sacrée congrégation consistoriale
  5. a, b et c Secretairerie d'État, instruction, "Ut sive sollicite" n.61 Acta Apostolicæ Sedis(1969)
  6. Bruno Bernard Heim, Coutumes et droit héraldiques de l'Église, Paris 1949
  7. Site du patriarcat de Lisbonne
  8. « Armorial des Chevaliers du Saint-Esprit », sur Héraldique européenne.
  9. « Maison Fouquet », sur Héraldique européenne.
  10. Tortil sur blason-armoiries.org

Voir aussi[modifier | modifier le code]