Orléans (Ontario)

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Orléans
Orléans (Ontario) Orléans (Ontario)
L'église Saint-Joseph d'Orléans
L'église Saint-Joseph d'Orléans
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau de l'Ontario Ontario
Région Région de la capitale nationale (Canada)
Statut municipal Ville, Capitale
Constitution 1854, 1er janvier 2001
Démographie
Gentilé Orléans, Orléannais
Population 95 491 hab. (2006)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 30′ 40″ N 75° 40′ 46″ O / 45.511159, -75.67932145° 30′ 40″ Nord 75° 40′ 46″ Ouest / 45.511159, -75.679321  
Superficie 279 700 ha = 2 797 km2
Divers
Langue(s) Français et Anglais
Code géographique 35 06008
Localisation

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Orléans

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Orléans
Liens
Site web http://www.ottawa.ca/

Orléans est une ancienne municipalité intégrée dans la communauté urbaine de l'agglomération d'Ottawa en 2001.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville d'Orléans est située le long de la rive sud de la rivière des Outaouais, à une quinzaine de kilomètres à l'Est du centre-ville d'Ottawa.

Avant son intégration à la communauté urbaine d'Ottawa, la ville d'Orléans était partagée entre les anciens cantons de canton de Cumberland et de canton de Gloucester.

Démographie[modifier | modifier le code]

Au recensement de la population de 2006, le nombre d'habitants était estimé à 95 491 personnes.

  • 1971 : 6 000 habitants.
  • 1976 : 11 000 habitants.
  • 1981 : 24 000 habitants.
  • 1986 : 47 000 habitants.
  • 1991 : 70 000 habitants.
  • 1996 : 79 000 habitants.
  • 2001 : 84 695 habitants.
  • 2006 : 95 491 habitants.

La majorité de la population est franco-ontarienne. Orléans garde son accent sur le "e" dans sa transcription en version anglaise. Le résultat ressemble à la combinaison des mots anglais "oar" et "lean" suivi par le "s". Tandis que son nom est souvent écrit "Orleans" en anglais, l’épellation officielle demeure toujours "Orléans".

Histoire[modifier | modifier le code]

La cité Orléans était connue sous le nom de "Saint-Joseph d'Orléans". Le nom correspondait à la principale église francophone catholique romaine, la Paroisse St-Joseph, qui constitue la partie centrale et la plus ancienne d'Orléans, sise sur le boulevard Saint-Joseph. Le nom de la collectivité a inspiré le nom de l'une de ses artères principales, le boulevard Jeanne d'Arc, qui contourne la ville même d'Orléans. Jeanne d'Arc fut une héroïne du XVe siècle qui a dirigé l'armée française à la victoire à Orléans en France. Il ne faut d'ailleurs pas confondre les deux villes, Orléans en France étant situé au sud de Paris.

« Orléans fut un des premiers villages canadiens-français à l’est de Bytown, la capitale du pays maintenant Ottawa. Pendant ces 150 ans, Orléans a su conserver son caractère francophone et la paroisse St-Joseph est la plus grande du diocèse d’Ottawa. »[1]

Saint-Joseph d’Orléans fut fondé par François Dupuis, un Lorrain de France, vers 1827. François Dupuis, un officier de l’armée britannique qui s’était illustré dans la bataille de Chateauguay, obtint du Colonel By une concession du côté Sud de la rivière des Outaouais. Comme plus au sud (Papineau et Vaudreuil), les seigneuries du Bas-Canada (Québec) débordaient, la construction du canal rideau attirait donc beaucoup d’ouvriers. On fit alors appel aux habitants de Sainte-Martine de Beauharnois de Salaberry (ancienne seigneurie de Beauharnois). La première auberge sera construite par Luc Major en 1840. Vers 1849, Dupuis réunit les colons afin d’entreprendre la construction d’une chapelle. Les plans du village seront tracés par Luc Major en 1855. En 1860, les enfants de la paroisse sont alors éduqués dans une maison de la ferme des sœurs grises d’Youville, puis l’Académie Saint-Joseph sera construite en 1890 dans le village près de l'église.
Pourquoi Orléans ? Parce que la femme de l’arpenteur Luc Major, une demoiselle Masson, était originaire de la ville d’Orléans, en France, et qu’il y avait aussi parmi les colons des familles de l’île d’Orléans dont les Drouin. Avec les Dupuis et les Major, il y avait parmi les premières familles d’Orléans, les McNeely, Lachaine, les Roque, les Charbonneau, les Besserer, les Roy, les Chartrand, les Monpetit et les Potvin, entre autres.

Orléans commença sa transformation comme banlieue de la ville d'Ottawa avec la construction de subdivisions tard dans les années 1960. Sa croissance n'a fait qu'accélérer depuis ce temps; ayant doublé en taille à plusieurs reprises. Comme les autres villages de l'Est ontarien, Orléans a toujours été une communauté majoritairement francophone. Par contre depuis son expansion et l'arrivée subséquente d'anglophones et d'immigrants cette proportion diminue.

La croissance commerciale d'Orléans a vu un moment important avec l'arrivée du grand centre commercial, Place d'Orléans, en 1979 entre le boulevard Saint-Joseph et la route régionale 17. En raison de l'expansion continuelle vers le sud et l'est, et de plus en plus loin des parties plus anciennes du village, la rue Innes, parallèle au boulevard Saint-Joseph, est devenu le deuxième cœur battant d'Orléans avec plusieurs grands commerces.

Économie[modifier | modifier le code]

Orléans s'est développée autour de la Place d'Orléans, un grand centre commercial avec plus de 175 magasins situés près de la route régionale 17 le long du boulevard Saint-Joseph. La croissance exponentielle de la banlieue supporte l'industrie de la construction. Depuis le nouveau millénaire, une nouvelle artère commerciale s'est développée au sud le long du chemin Innes supportant plusieurs petits magasins, grandes chaines de commerce et un cinéma. La rue Innes est le nouveau cœur commercial d'Orléans et plusieurs commerces du boulevard Saint-Joseph ont souffert par la suite; on retrouve beaucoup moins de gens à Place d'Orléans et plusieurs magasins et restaurants se sont déplacés vers la rue Innes.

Éducation[modifier | modifier le code]

La ville d'Orléans a vu apparaitre de nouvelles constructions et des quartiers résidentiels sont apparus tel que celui d'Avalon. En plus de nombres écoles anglophones, plusieurs écoles élémentaires et trois écoles secondaires (Garneau, Béatrice-Desloges, Gisèle-Lalonde) francophones parsèment la banlieue. Une branche du collège La Cité Collégiale est aussi localisé près de la route régionale 17.

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

La région d'Orléans comporte plusieurs parcs, centre sportifs et patinoires (intérieures et extérieures).

Orléans est muni de 32 patinoires extérieures et de 5 patinoires intérieures (2 au Centre Récréatif d'Orléans et 3 au Centre Récréatif Ray Friel).

Trois grands complexes sportifs sont situés à Orléans. Le Centre Récréatif Ray Friel est situé sur la rue Tenth Line et est géré par la ville d'Ottawa. Un autre complexe sportif à Orléans est le Centre Récréatif d'Orléans situé sur la rue Youville. Le Centre Récréatif Ray Friel et le Centre Récréatif d'Orléans offrent des patinoires, un centre de cardio, des salles d’exercice, des patinoires, une piscine (à vagues à Ray Friel), un bain chaud, un sauna et plusieurs autres services. Le Centre Récréatif d'Orléans offre aussi des salles de squash tandis qu'à Ray Friel, une bibliothèque publique se retrouve dans le même complexe. La construction d'un troisième complexe sportif privé, The Athletic Club, un club privé sur la rue Innes, est devenu très populaire dans la région et est souvent fréquenté par les membres de la communauté.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Mouvement d'implication francophone d'Orléans

Centre des Arts Shenkman

Théâtre du village d'Orléans

Sources[modifier | modifier le code]

  1. La Société du 150e d’Orléans