Orléans

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La ville d'Orléans depuis la rive gauche de la Loire
La ville d'Orléans depuis la rive gauche de la Loire
Orléans
Pays
drapeau de la France
     France
Région Centre
(chef-lieu)
Département Loiret
(préfecture)
Arrondissement Orléans
(chef-lieu)
Canton chef-lieu de 6 cantons
Code Insee 45234
Code postal 45000 45100
Maire
Mandat en cours
Serge Grouard (UMP)
2008-2014
Intercommunalité Agglomération Orléans Val de Loire
Coordonnées
géographiques
47° 54′ 09″ Nord
         1° 54′ 32″ Est
/ 47.9025, 1.9090

Hôtel de Ville
Altitudes moyenne : 116 m
minimale : 90 m
maximale : 124 m
Superficie 27,48 km² (2 748 ha)
Population sans
doubles comptes
113 237 hab.
(2005)
Densité 4 117 hab./km²
Gentilé Orléanais, Orléanaises
Site www.ville-orleans.fr
Carte de localisation de Orléans

Orléans est une commune française, située dans le département Loiret et la région Centre.

Ses habitants sont appelés les "Orléanais".

La ville fait partie d'un groupe de communes appelé Agglomération Orléans Val de Loire, dite AgglO. L'agglomération représente 22 communes pour un total de 275 000 habitants.

Sommaire

[modifier] Géographie

[modifier] Généralités

Le pont de l'Europe
Le pont de l'Europe

Orléans est située dans le coude septentrional de la Loire, qui la traverse d'est en ouest. Orléans appartient au secteur de vallée de la Loire situé entre Sully-sur-Loire et Chalonnes-sur-Loire, qui a été classé en 2000 par l’UNESCO Patrimoine mondial de l’humanité.

Capitale de l'Orléanais, à 133 kilomètres au sud-sud-ouest de Paris (A10), elle est en bordure nord de la Sologne dont le quartier de la Source fait partie, et en bordure sud de la Beauce et de la forêt d'Orléans.

Cinq ponts permettent le franchissement du fleuve : le Pont de l'Europe, le pont du Maréchal Joffre (appelé aussi pont Neuf), le pont George-V (appelé aussi pont Royal), servant de passage au tramway, le pont René-Thinat et le pont de Vierzon (ferroviaire).

Au nord de la Loire (rive droite), se trouve une petite butte (cote 102 au pont Georges-V, cote 110 à la place du Martroi) qui monte légèrement jusqu'à la cote 125 à la Croix Fleury, à la limite de Fleury-les-Aubrais.

Inversement, le sud (rive gauche) présente une légère dépression autour de 95 m d'altitude (à Saint-Marceau) entre la Loire et le Loiret. Ce secteur est classé en zone inondable.

À la fin des années 1960 a été créé le quartier Orléans-la-Source, à une dizaine de kilomètres au sud de la ville originelle, et séparée de cette dernière par le Val d'Orléans et la rivière du Loiret qui prend sa source dans le Parc floral de La Source. L'altitude de ce quartier varie de 100 à 110 m environ.

[modifier] Un carrefour autoroutier

Orléans est un carrefour autoroutier : en effet, elle est frôlée par l'A10 (reliant Paris à Bordeaux), et l'A71 y débute, allant vers la Méditerranée, via Clermont-Ferrand où elle devient A75. Par ailleurs, l'A19, en cours de réalisation devrait permettre une liaison optimale avec l'est de l'Europe. L’autoroute A19 permettra de relier, sur 100 km environ, l’autoroute A10 (Paris-Orléans) au niveau d’Artenay au nord d’Orléans, à l’autoroute A6 (Paris-Auxerre-Beaune-Lyon).

[modifier] Quelques distances kilométriques

Paris : 135 km ; Tours : 116 km ; Blois : 56 km ; Nantes : 300 km ; Bourges : 123 km ; Chartres : 73,5 km ; Lyon : 450 km ; Lille : 349 km ; Strasbourg : 610 km ; Bordeaux : 461 km ; Nice : 914 km ; Toulouse : 555 km

[modifier] Communes limitrophes

Saran Fleury-les-Aubrais Semoy
Saint-Jean-de-la-Ruelle N Saint-Jean-de-Braye
O    ORLÉANS    E
S
Saint-Pryvé-Saint-Mesmin Olivet, Ardon Saint-Jean-le-Blanc, Saint-Cyr-en-Val
Enclave:

[modifier] La Loire et la navigation

La Loire en crue à Orléans
La Loire en crue à Orléans
L'Inexplosible n°22
L'Inexplosible n°22

Au niveau de la ville, la Loire est séparée longitudinalement en Grande Loire au nord, autrefois navigable, et en Petite Loire au sud par une digue submersible, appelée le dhuis. Cette digue est intégrée dans un ensemble plus vaste d'aménagements permettant la navigation de la marine de Loire.

Autrefois important axe de navigation et de transport de marchandises, la Loire n’est aujourd’hui plus navigable pour les plus gros bateaux que dans son estuaire, jusqu’à Nantes environ.

Les bateaux étaient traditionnellement à fond plat, avec un grand mât (pour prendre le vent au-dessus des berges) escamotable (pour passer sous les ponts) : gabarre, futreau.... Ces derniers, à des fins touristiques, sont toujours visibles près du pont Royal.

Le débit irrégulier du fleuve limitait fortement la circulation, en particulier la remontée de celui-ci, qui pouvait être cependant aidée par le halage des navires.

Un bateau à roues du type « Inexplosible » commandé par la mairie, est installé à quai au mois d'août 2007. Il accueille un bar, et est situé face à la place de la Loire.

Tous les deux ans, le Festival de Loire rappelle le rôle joué par le fleuve dans l'histoire de la Ville.

S'y abouche, rive nord du fleuve, près du centre ville, le canal d'Orléans, qui rejoint Montargis mais qui n'est plus en activité dans sa totalité. Son trajet orléanais est parallèle au fleuve, séparé de ce dernier par un muret, lieu de promenade. Son dernier bief avait été transformé en piscine extérieure dans les années 1960, puis comblé. Il a été rouvert en 2007 pour les fêtes de Loire, dans le but de le faire revivre en y installant un port de plaisance.

[modifier] Histoire

[modifier] Généralités

Icône de détail Articles détaillés : Cenabum et Histoire d'Orléans.

Cenabum fut une place forte gauloise, l'une des villes principales de la tribu des Carnutes dont l'assemblée annuelle des druides est restée célèbre. Elle fut conquise et détruite par César en 52 av. J.-C., puis reconstruite à la romaine. L’empereur romain Aurélien a refondé la ville, elle fut nommée cité d'Aurélien puis simplement Orléans par simplification et évolution phonétique. Pour une mise au point sur l'étymologie exacte de ce nom, voir aussi Cenabum, Aurelianis, Orléans de Jacques Debal (Coll. Galliae civitates, Lyon, PUL, 1996).

Accompagnés des Vandales, les Alains franchissent la Loire en 408. Un de leurs groupes, dirigé par Goar accepte de se joindre aux forces armées romaines. Aetius l'installe sur la Loire et à Orléans. Mais ces Alains, turbulents, sont très mal perçus par les autochtones. Un jour, estimant ne pas être payés assez vite ou suffisamment, ils n'hésitent pas à tuer des sénateurs d'Orléans.

À Orléans toujours, sous le roi Sangiban, les Alains se joignent aux forces d'Aetius qui s'opposent à Attila qui avait envahi la Gaule en 451 et prennent part à la bataille des Champs Catalauniques. Une centaine de localités de l'Orléanais se souviennent de l'installation de ce peuple : Allaines, Allainville, etc.

À l'époque mérovingienne Orléans fut la capitale du royaume d'Orléans à la suite du partage du royaume de Clovis Ier.

À l'époque capétienne, Orléans fut la capitale d'un comté puis d'un duché tenu en apanage par la maison de Valois-Orléans. La famille de Valois-Orléans accèdera au trône de France par Louis XII puis François Ier.

En 1108, Louis VI Le Gros est sacré dans la cathédrale d’Orléans par l'archevêque de Sens. Il s'agit d'un des rares sacres capétiens n'ayant pas eu lieu à Reims. Il empêche la création d’institutions communales en 1138[1].

La ville a toujours été un point de passage stratégique de la Loire car elle se situe sur le point du fleuve le plus au nord, donc au plus près de Paris. Or les ponts étaient rares et la Loire dangereuse. Au Moyen-Âge Orléans est l'une des trois villes les plus riches de France avec Rouen et Paris.

Sur la rive sud un châtelet dit « des Tourelles » protégeait l'accès au pont. C'est là qu'eut lieu la bataille qui permit à Jeanne d'Arc d'entrer dans la ville libérée le 8 mai 1429, aidée des grands généraux du royaume, Dunois et Florent d'Illiers (voir l'article Siège d'Orléans). Les habitants lui vouèrent dès lors une admiration et une fidélité qui durent encore aujourd'hui. Ils la nommèrent « la pucelle d'Orléans » et lui offrirent une maison bourgeoise dans la ville. Ils participèrent également à la rançon pour la délivrer lorsque celle-ci fut faite prisonnière, mais en vain car le Dauphin devenu Roi grâce à elle garda l'argent pour lui et Jeanne ne fut pas libérée.

Une fois la guerre de Cent Ans terminée, la ville recouvrit sa prospérité. Le pont lui rapportait l'argent des taxes ainsi que l'attractivité économique des commerçants de passage. Le roi Louis XI a largement contribué à sa prospérité. Il dynamisa l'agriculture de l'Orléanais. Les terres exceptionnelles de la Beauce favorisent les cultures. Il relança la culture du safran à Pithiviers. Plus tard à la Renaissance la ville bénéficia des passages des riches châtelains allant dans le val-de-Loire devenu très à la mode, à commencer par le roi lui-même, Chambord, Amboise, Blois, Chenonceau étant des domaines royaux.

L'Université d'Orléans a contribué aussi au prestige de la ville. Spécialisée dans le droit, elle était réputée dans toute l'Europe. Jean Calvin y fut reçu et hébergé. Il y écrivit une partie de ses thèses réformistes. En remerciement de cette protection, le roi d'Angleterre Henry VIII, inspiré des pensées du réformateur pour la religion anglicane, offrit une bourse à l'Université. La ville abrita de nombreux protestants.

Jean-Baptiste Poquelin, plus connu sous le pseudonyme de Molière, vint lui aussi y étudier le droit, mais il participa au carnaval pourtant interdit par les règles non laïques de l'Université et fut pour cela renvoyé de l'établissement.

Du 13 décembre 1560 au 31 janvier 1561, les États généraux y furent réunis. Ce fut à cette époque que mourut le roi François II, le fils ainé de Catherine de Médicis et d'Henri II, le 5 décembre 1560 dans l'Hôtel Groslot, a ses cotes sa femme Marie Stuart.

La cathédrale fut plusieurs fois reconstruite. La dernière version a vu sa première pierre posée par Henri IV, et les travaux s'étalèrent sur un siècle, offrant ainsi un mélange de style fin Renaissance et époque Louis XIV. Elle est l'une des dernières cathédrales construites en France et non des moins spectaculaires.

Lorsque la France colonise l'Amérique, son territoire conquis est immense, tout le fleuve Mississipi, baptisé fleuve Colbert, de l'embouchure jusqu'à sa source aux frontières du Canada. Ce sera la Louisiane. La capitale est nommée la Nouvelle-Orléans en l'honneur du régent de Louis XV, le duc d'Orléans. Elle est peuplée de 8 000 Français et Cajuns chassés du nord-est par les troupes britanniques.

Les ducs d'Orléans ne venaient presque jamais dans leur ville. En tant que frères ou cousins du roi, ils faisaient partie de sa Cour et avaient peu l'occasion la quitter. Officiellement leur château était celui de Blois. Le duché d'Orléans était le plus vaste de tous. Il débutait à Arpajon, continuait à Chartres, Vendôme, Blois, Vierzon, Montargis. Le fils du duc portait le titre de duc de Chartres. Les héritages de grandes familles et les mariages leurs ont permis d'accumuler une richesse colossale. On disait de Philippe Égalité qu'il était l'homme le plus riche du monde. Son fils Louis-Philippe Ier reçut en héritage les fortunes des Penthièvres et des Condés.

1852 c'est la création des Compagnies ferroviaires Paris-Orléans et sa célèbre gare d'Orsay.

Lors de la guerre contre les Prussiens en 1870, la ville se présente encore comme enjeu stratégique géographiquement. Le 13 octobre 1870, la ville est occupée par les Prussiens. L'armée de la Loire est constituée sous les ordres du général d'Aurelle de Paladines et se base en Beauce à proximité de la ville (voir l'article Bataille d'Orléans).

Pendant la seconde guerre mondiale, les nazis font de la gare d'Orléans Fleury-les-Aubrais une gare centrale pour leur logistique ferroviaire. Le pont Georges V est rebaptisé « pont des Tourelles »[2]. Un camp de transit sur le chemin de la déportation est bâti à Beaune-la-Rolande. À la Libération, l'aviation américaine bombarde intensément la ville et la gare. Les dégâts sont très importants. La ville est l'une des premières reconstruites après la guerre : le plan de reconstruction et d'aménagement de Jean Kérisel et Jean Royer est adopté dès 1943 et les travaux commencent dès le début de l'année 1945. Cette reconstruction se fait pour une part à l'identique comme la rue Royale et ses arcades mais aussi ailleurs par la mise en œuvre de procédés de préfabrication innovants, comme l'îlot 4 sous la direction de l'architecte Pol Abraham[3].

En 1969, la rumeur d'Orléans concerne la disparition supposée de jeunes femmes dans certaines boutiques de vêtements tenues par des Juifs. Edgar Morin en a fait une étude détaillée dans un essai éponyme, décrivant la naissance, la diffusion et l'extinction d'une rumeur publique dans des villes de moyenne importance.

La grande ville d'autrefois est aujourd'hui une ville moyenne de 250 000 habitants avec son agglomération. Elle a su tirer parti une fois de plus de sa position stratégique pour attirer de nombreuses entreprises intéressées par la réduction des coûts de transport qu'offre une ville au centre de la France située à moins d'une heure de la capitale.

[modifier] Héraldique

Icône de détail Article détaillé : armorial des communes du Loiret.
Blason d'Orléans

Les armes d'Orléans se blasonnent ainsi :

De gueules, à trois cailloux en cœur de lys d'argent, deux et un, au chef d'azur, chargé de trois fleur de lys d'or[4].

On peut aussi trouver : D'or à trois coeurs de gueules. L'augmentation de chef de France n'est pas donnée[5].

On trouve parfois, de manière fautive, le blasonnement suivant :

De gueules à trois fleurs de lys d'argent, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or[6].

  • À noter que la gravure qui accompagne ce blason montre quant à elle trois cœurs de lys - vus du dessus. Ce cœur de lys serait, alors, non pas celui d'un lys véritable, le lys ayant 6 tépales, mais une hypothétique vue de dessus du meuble fleur de lys. Probable est aussi la déformation progressive du coeur héraldique, similaire à celui du jeu de cartes.

Certains auteurs règlent le problème en parlant de tiercefeuille, laquelle est définie comme un trèfle sans tige (une feuille en haut deux en bas). Le blason deviendrait alors : de gueules, à trois tiercefeuilles renversées d'argent, etc.

[modifier] Devise

Hoc vernant lilia corde (donnée par Louis XII, alors duc d'Orléans) : « C’est par ce cœur que les lis fleurissent » ou « Ce cœur fait fleurir les lys ».

[modifier] Les quartiers

La place du Martroi
La place du Martroi
  • Bourgogne - République, au centre ville ;
  • Carmes - Bannier, à l'ouest du centre ville, le plus petit ;
  • Saint-Marc - Faubourg Bourgogne et Argonne Sud, à l'est du centre ville ;
  • La Barrière Saint-Marc - La Fontaine, au nord-est, le moins peuplé (recensement 1999) ;
  • Argonne - Nécotin - Belneuf, au nord-est ;
  • Gare - Pasteur - Saint-Vincent, au nord ;
  • Acacias - Blossières - Murlins, au nord ;
  • Châteaudun - faubourg Bannier, au nord-ouest ;
  • Madeleine, à l'ouest ;
  • Saint-Marceau, au sud de la Loire ;
  • La Source, plus au sud, le plus peuplé et le plus vaste.

Les codes postaux de la ville d'Orléans sont 45000 pour le nord de la ville et 45100 pour le sud. Le nord et le sud sont séparés par la Loire.

[modifier] Démographie

Courbe de l'évolution de la population
Courbe de l'évolution de la population
  • Population intramuros : 113 089 habitants en 1999, 113 237 en 2005
  • Population dans l'Agglomération : 275 000 habitants
  • Population dans l'Aire urbaine 1999 : 355 811 habitants

C'est la 31e ville de France par sa population.

Évolution de la population Orléans Rang National
Population (1999) 113 089 hab. 31e
Population (1990) 105 111 hab. 33e
Variation de population 1990 - 1999 + 7 978 hab. 10e
Solde naturel 1990 - 1999 + 8 779 hab. 19e
Solde migratoire 1990 - 1999 - 764 hab. 8 101e
Taux annuel moyen de variation de la population 1990 - 1999 + 0,8% 2 797e
Superficie 27,48 km²
Densité 4 115 hab. / km²
Population en ZUS 15 217 hab. 84e


Évolution démographique
(Source : avant 1968 et 2006[7] ; depuis 1968Recensements INSEE)
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
51500 41937 42651 40233 40161 40272 42584 45788 47393
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
46922 50798 49100 48976 52157 57264 60826 63705 66699
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
67311 68614 72096 69048 70611 71606 73155 70240 76439
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 - -
84233 95828 106246 102710 105111 113126 113500 - -
Nombre retenu à partir de 1968 : population sans doubles comptes

[modifier] Pyramide des âges

Pyramide des âges du Loiret en 1990[8] en pourcentage.
Hommes Classe d'âge Femmes
Av. 1895  0,1
4,4  1896-1915  7,8
9,1  1916–1930  11,8
13,5  1931-1945  13,1
23,2  1946-1960  21,7
29,6  1961-1975  27,6
20,2  1976-1990  17,8
Pyramide des âges du Loiret en 1999[9] en pourcentage.
Hommes Classe d'âge Femmes
0,1  Av. 1904  0,2
4,6  1905-1924  8,5
8,9  1925–1939  10,7
16,4  1940-1954  16,0
22,0  1955-1969  20,4
29,4  1970-1984  28,1
18,6  1985-1999  16,1

[modifier] Économie

Orléans est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie du Loiret. Elle gère l’Arboria, le port d’Orléans et le port de plaisance de Briare ainsi que le CFSA. La ville fait partie de l'Espace Metropolitain Val de Loire-Maine.

Cinq grands secteurs d'activités sont représentés :

  • informatique - électronique - instrumentation
  • pharmacie : 1er pôle pharmaceutique de France avec 70% de la production nationale. Un médicament sur deux est produit en région Centre. Orléans accueille notamment : Servier, Sanofi, Famar France, McNeil (site européen de production forme liquide), le centre de biophysique moléculaire, l'institut de chimie organique et analytique.
  • cosmétique : 2e région pour la cosmétique et les parfums autour d'Orléans, Chartres et Dreux ; la « Cosmetic valley », pôle national de compétitivité. La ville accueille notamment Dior (1 500 emplois), Gemey (550 emplois), Shiseido (530 emplois), Sephora, Caudalie.
  • transport - logistique : 3e plate-forme logistique de France, Orléans, plus gros employeur de la filière, avec 9 000 salariés, 406 entreprises ou établissements spécialisés dans le conditionnement, l'entreposage, le transport dont les entreprises Quelle, Deret, TNT, Norbert Dentressangle, Premium logistic, Hays logistique, Stockalliance, Giraud, Calberson, BeBloom.com, Amazon.fr.
  • environnement

[modifier] Centres commerciaux

  • Place d'Arc, 1er centre commercial du Loiret : 31 000 m², 62 boutiques (Carrefour, UGC, Zara, H&M, Darty) - En plein centre-ville
  • Halles Châtelet

[modifier] Médias

  • Télévision : France 3 Centre ; France 3 Orléans Loiret ; Orléans TV, chaine lancée début 2007 sur le réseau hertzien dans un premier temps puis sur la TNT ;
  • Radio : Vibration, station du groupe orléanais Start qui détient par ailleurs Forum ou des radios comme Black Box, Alouette FM, Sud Radio, Forum, NRJ Orléans, Nostalgie Orléans, France Bleu Orléans, Radio Campus, station du campus universitaire, RCF Saint Aignan
  • Presse : La République du Centre, dont le siège de la rédaction se trouve à Orléans et qui possède plusieurs éditions locales, dont celle d'Orléans ; La Tribune d'Orléans, journal gratuit d'informations locales paraissant chaque jeudi ; L'Étudiant Autonome, journal des étudiants orléanais dont le siège de la rédaction est situé sur le campus de La Source.
  • Internet : LibéOrléans (site local du quotidien Libération)[10]

[modifier] Transport

Logo de la SEMTAO
Logo de la SEMTAO
Le tramway à Orléans
Le tramway à Orléans

La gare SNCF d'Orléans est, avec la gare des Aubrais, l'une des deux principales gares ferroviaires de l'agglomération. Anciennement située place Albert 1er, elle a été reculée de quelques mètres pour céder la place à un centre commercial. Elle dispose de 7 voies à quai en impasse (terminus) et est fréquentée par environ 2 600 000 voyageurs par an.

La gare routière d'Orléans est située à proximité du centre commercial Place d'Arc et de la gare SNCF d'Orléans. Elle est utilisée pour les services de transport par autocar.

Les transports urbains de l'agglomération orléanaise sont assurés par la société d'exploitation des transports de l'agglomération orléanaise (sous le nom commercial de SEMTAO).

Orléans est équipé depuis le 20 novembre 2000 (date d'inauguration) d'une première ligne de tramway (d'axe nord-sud : Ligne A du tramway d'Orléans). Le projet d'une deuxième ligne est-ouest (ligne B) a été validé. Celle-ci devrait être réalisée dans l'intervalle 2007-2010.

Un service de location de vélos par bornes est progressivement mis en place depuis juin 2007 sous le nom commercial de Vélo'+. L'agglomération comptait 28 stations Vélo'+ début 2008, une extension à 33 stations étant prévue d'ici la fin de l'année. Orléans a ainsi été la troisième ville française à proposer ce type de service (après (Lyon et Rennes).

Quelques chiffres clefs : 22 communes desservies, 30 lignes de bus, dont 3 navettes et 8 lignes de service à la demande, 1 ligne tramway (une deuxième en construction), 201 bus, 22 rames de tramway 23,4 millions de voyageurs.

[modifier] Administration

[modifier] Division cantonale

L'Hôtel de Ville et la Cathédrale
L'Hôtel de Ville et la Cathédrale

Orléans est actuellement divisée en 6 cantons :

Auparavant, la commune était divisée entre 5 cantons, supprimés à une date non encore identifiée (années 1970 ?) :

[modifier] Personnalités liées à la commune

Jeanne d'Arc
Jeanne d'Arc
François II de France
François II de France
Robert-Joseph Pothier
Robert-Joseph Pothier
Charles Peguy
Charles Peguy
Paul Gauguin
Paul Gauguin

L'université d'Orléans a eu également quelques enseignants et étudiants renommés

[modifier] Monuments et lieux touristiques

Bien que la ville ait beaucoup souffert des bombardements de la Seconde Guerre mondiale, de nombreux bâtiments et quartiers anciens ont subsisté parmi les constructions plus contemporaines.

[modifier] Patrimoine civil

Hôtel des Créneaux
Hôtel des Créneaux
La maison Jean Dalibert
La maison Jean Dalibert
Le pont George V
Le pont George V
La médiathèque vue depuis la place Gambetta
La médiathèque vue depuis la place Gambetta
  • Enceinte gallo-romaine dont des restes sont visibles près du transept nord la cathédrale (IVe siècle), en descendant la rue de la Tour-Neuve, on peut également voir les restes de l'enceinte gallo-romaine qui sert de base à l'ancienne usine de vinaigre, à côté de la salle Eiffel  ;
  • L’hôtel Groslot, construit entre 1550 et 1555 pour Jacques Groslot, bailli d'Orléans par Jacques Androuet du Cerceau. François II y mourut en 1560. Charles IX, Henri III et Henri IV y séjournèrent. L'hôtel fut restauré en 1850. Le bâtiment, avec une façade décorée d'un appareil de briques, abrite la mairie d'Orléans depuis 1790 (actuelle salle des mariages) ;
  • La Maison de Jeanne d'Arc, où elle séjourna du 24 avril au 9 mai 1429 (en fait, une reconstitution, l'originale ayant été détruite durant les bombardements) ;
  • La place du Martroi, cœur symbolique de la cité, comporte en son centre une statue équestre monumentale de Jeanne d'Arc (où cette dernière est plus grande que son cheval), sculptée par Denis Foyatier. Cette statue fut brisée pendant la seconde guerre mondiale puis réparée par le sculpteur Paul Belmondo