Homo sapiens

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Homme moderne

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Homme et femme sur la plaque de Pioneer.

Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Mammalia
Ordre Primates
Famille Hominidae
Genre Homo

Nom binominal

Homo sapiens
Linnaeus, 1758

Statut de conservation UICN

( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Répartition géographique

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Densité de population humaine dans le monde en 1994

Homo sapiens (qui signifie « homme savant » en latin) ou homme moderne est une des cinq espèces existantes d'hominidés. Plus communément appelé « homme », « humain » ou encore « être humain », il est le seul représentant actuel du genre Homo, les autres espèces, une quinzaine en l’état actuel des connaissances de la paléoanthropologie, étant éteintes.

On considère que l'homme moderne serait apparu il y a 150 000 ou 200 000 ans[1].

Parmi les hominidés actuels, il se distingue d’un point de vue physiologique par sa bipédie quasi-exclusive, son cerveau plus volumineux et son système pileux moins développé[2],[3].

Du point de vue de l'éthologie, Homo sapiens se distingue par la complexité de ses relations sociales, l'utilisation d'un langage articulé élaboré transmis par l'apprentissage, la fabrication d'outils, le port de vêtements, la maîtrise du feu, la domestication de nombreuses espèces végétales et animales, ainsi que l'aptitude de son système cognitif à l'abstraction et à l'introspection. Plus généralement, il se distingue de toute autre espèce animale par l'abondance et la sophistication de ses réalisations techniques et artistiques, l'importance de l'apprentissage et de l'apport culturel dans le développement de l'individu, mais aussi par l'ampleur des transformations qu'il opère sur les écosystèmes[4].

La science qui étudie l'homme sous tous ses aspects est l'anthropologie. Celle qui étudie son histoire évolutive est la paléoanthropologie.

Appellation[modifier | modifier le code]

Nom scientifique[modifier | modifier le code]

La dénomination binominale complète de l'espèce humaine est : Homo sapiens Linnaeus, 1758.

  • Homo constitue le nom de genre (au nominatif latin, avec première majuscule et en italique).
  • sapiens est un adjectif latin (en minuscule italique) signifiant « intelligent, sage, raisonnable, prudent », adjectif issu de sapio signifiant avoir du goût, de la saveur, du jugement, et qui désigne l'espèce.
  • Linnaeus identifie le nom du naturaliste qui a nommé et décrit l'espèce.
  • 1758 situe l'année de publication de la diagnose, ou de sa validation.

Jusqu'en 2003, l'espèce Homo sapiens était subdivisée en deux groupes distincts, considérés comme deux sous-espèces, dont l'une était l'espèce humaine actuelle, et l'autre, une espèce cousine éteinte, celle de l'homme de Néandertal. Comme pour toute sous-espèce du règne animal, la conséquence terminologique a été de créer des noms trinomiaux en rajoutant un adjectif, toujours latin (et en italique), après le binôme spécifique. C'est ainsi que l'espèce humaine était appelée Homo sapiens sapiens, et son cousin était appelé Homo sapiens neanderthalensis.

Depuis 2003, la majorité des scientifiques considèrent deux espèces séparées : Homo sapiens et Homo neanderthalensis[réf. nécessaire].

Néanmoins, aurait eu lieu en Europe, d'après une étude de 2010 menée par le Neanderthal genome project[5], un métissage très partiel entre sapiens et neanderthalensis, il y a 50 000 à 100 000 ans au Proche-Orient, permettant à ce dernier de participer de 1 à 4 % au génome des Européens actuels.

Appellations courantes[modifier | modifier le code]

Le mot français « homme » est une évolution du latin hominem, accusatif de homo, et se réfère avant toute chose à l'espèce Homo sapiens dans son ensemble (le nominatif homo a donné en français le pronom indéfini on[6]).

Le mot « homme », dans une deuxième acception, désigne aussi le mâle adulte (vir en latin, d'où « viril », distinct de homo), plus prosaïquement qualifié d'individu de sexe masculin. Le terme « femme » pour sa part désigne la femelle adulte.

Les termes « garçon » et « fille » désignent respectivement le mâle et la femelle à leur stade infantile ou pubère. Ils renvoient aussi à l'individu adulte lorsque l'accent est mis sur la filiation.

On emploie aussi le terme « Humanité », au singulier et avec une majuscule, pour parler de l'espèce humaine dans son ensemble, ou pour désigner l'ensemble de la population humaine. De la même façon, la majuscule (Homme) est parfois utilisée pour distinguer l'espèce Homo sapiens de l'être humain mâle (homme).

Certaines langues font la distinction entre l'homme « être humain » et l'homme « individu mâle » : par exemple le latin (homo = être humain et vir = être humain mâle, d'où dérivent les mots français « viril », « virilité »), l'allemand (Mensch = être humain et Mann = être humain mâle) et le tchèque (člověk = être humain et muž = être humain mâle). L'anglais fait la distinction entre mankind = l'humanité et man = être humain mâle. Mais par exemple Stanley Kubrick utilise dans le film 2001, l'odyssée de l'espace l'expression The dawn of man pour parler de l'aube de l'humanité. En français, certains dialectes (dont celui de France) utilisent indistinctement le terme « homme » tantôt pour parler du mâle, tantôt pour parler de l'espèce, alors que d'autres (comme celui du Québec) préféreront les termes génériques « personne » et « humain » pour désigner un membre de l'espèce et réserveront la dénomination « homme » pour parler du mâle humain adulte. Les droits de l'homme, par exemple, sont dénommés ainsi dans de nombreux pays francophones, mais, au Québec, on parle plutôt de « droits de la personne ».

Bien que l'homme fasse partie intégrante du règne animal, le vocabulaire associé, homme, humain ou être humain, est souvent utilisé en opposition marquée avec le vocabulaire utilisé pour désigner les animaux. On dit ainsi, de façon péjorative, d'êtres humains qu'ils se comportent comme des animaux quand leur comportement est jugé inacceptable socialement ou moralement. En effet, pendant des siècles, l’idée dominante chez les hommes était qu'ils ne faisaient pas partie des animaux. Cette idée fausse est encore répandue de nos jours.

Origines[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire évolutive des homininés.
Évolution simplifiée de la lignée humaine (dates approximatives en années)

Les recherches en paléoanthropologie, ainsi que des études en génétique consistant en des comparaisons de l'ADN mitochondrial et du chromosome Y entre différentes populations humaines actuelles[7] aboutissent à l'idée que la population humaine originelle se situait en Afrique, il y a approximativement 200 000 ans.

Les premiers représentants du genre Homo seraient apparus il y a environ 2,4 millions d'années.

L'un des éléments caractérisant le processus évolutif ayant accompagné l'émergence d’Homo sapiens serait la néoténie, c'est-à-dire une modification héréditaire du phénotype consistant en une persistance de caractères juvéniles à l'âge adulte [Lesquels ?]. Certaines caractéristiques de la physiologie et de l'éthologie humaine actuelles seraient directement liées à la néoténie[2].

Fossiles humains[modifier | modifier le code]

Pour les paléoanthropologues, les ossements fossiles d'Hominidés peuvent être attribués à Homo sapiens s'ils présentent un certain nombre de critères distinctifs. Pour le crâne, ces critères comprennent une face réduite (angle facial entre 82 et 88 °), l'absence de bourrelet sus-orbitaire et un menton saillant.

De plus, ces caractères propres doivent être combinés à d'autres caractères comme un volume cérébral important, compris entre 1 400 cm3 et 1 600 cm3. Le fossile de l'homme de Florès n'a pas été attribué à Homo sapiens notamment en raison d'un volume cérébral de seulement 400 cm3.

Parmi les plus vieux ossements d’Homo sapiens connus pourraient figurer : 8 dents retrouvées dans la grotte de Quessem, à proximité de Tel-Aviv, dont les plus vieilles seraient datées d'environ -400 000, hypothèse étudiée par M. Gopher et son équipe[8]. Figurent également deux crânes datés de -195 000 ans, et appelés Omo 1 et Omo 2. Viennent ensuite ceux de l'homme d'Herto, encore appelé Homo sapiens idaltu, datés d'environ -154 000 ans, puis les ossements de Qafzeh et Skhul en Israël/Palestine, datés respectivement de -97 000 et -80 000 ans. Parmi les fossiles célèbres, on compte ceux de l'homme de Cro-Magnon, datés de -35 000 ans et découverts en France.

Un autre représentant du genre Homo, Homo neanderthalensis, a fait son apparition en Europe il y a 250 000 ans et a été contemporain d’Homo sapiens jusqu'à sa disparition, il y a environ 28 000 ans. On ignore presque tout de la nature de leurs relations. Selon une étude publiée en 2010, des croisements ont eu lieu, car 4 % de l'ADN des populations européennes proviendrait de Homo neanderthalensis[9]. Cependant une autre étude de 2012[10] suggère que ces similarités génétiques remontent à un ancêtre commun aux deux espèces.

« L'homme de Cro-Magnon » est un représentant des premiers Homo sapiens en Europe (-35 000 ans)

L'homme moderne et ses ancêtres immédiats ne sont plus considérés comme des Homo sapiens sapiens, selon l'ancienne dénomination trinomiale, mais comme des Homo sapiens, dont ils sont les seuls représentants. Les êtres humains actuels appartiennent à cette seule espèce, et sa subdivision en races est considérée comme non pertinente d'un point de vue biologique.

Historiquement, les premiers restes d'Homo sapiens fossile ont été découverts en 1823 au Pays de Galles : il s'agit de la dame rouge de Paviland. Les seconds restes ont été découverts à Engis en Belgique dans les grottes Schmerling à partir de 1830, en même temps que les premiers restes néandertaliens.

L'apparition de l'espèce humaine[modifier | modifier le code]

D'un point de vue scientifique, l'apparition de l'homme résulte d'une évolution biologique à partir d'espèces ancêtres, d'abord des eucaryotes, puis des vertébrés, des tétrapodes et des mammifères arboricoles présentant une allure générale évoquant certains singes actuels. Cette évolution depuis le plus récent ancêtre commun aux Chimpanzés et aux hommes actuels est relativement bien documentée grâce aux fossiles, bien que des lacunes existent, en particulier pour la lignée évolutive qui mena aux chimpanzés. Le fait que les deux espèces de Chimpanzé, Pan troglodytes et Pan paniscus, soient considérées comme les espèces vivantes les plus proches de l'Homme est aussi établi par la phylogénétique.

Les séparations des lignées ayant mené aux différentes espèces de Primates actuels, dont le genre Homo, se sont produites de manière successive. La séparation la plus récente entre la lignée humaine et celle d'une autre espèce de Primates a été la bifurcation des Homininés en Hominines (lignée humaine) et Panines (lignée des chimpanzés). Selon une équipe de la Harvard Medical School à Boston, cette séparation s'est faite vers la fin du Miocène, il y a moins de 6,3 Ma[11]. Toutefois, ces travaux indiquent également que cette séparation a été progressive, car la comparaison des séquences des chromosomes X d’Homo sapiens et du chimpanzé montre des similitudes qui semblent refléter une période de hybridation entre des Hominines et des Panines. Une hybridation significative entre au moins une espèce de chimpanzé d'une part, des espèces d'australopithèque et probablement des espèces du genre Homo d'autre part, conduisant à des échanges de gènes entre les deux tribus, a dû exister pendant peut-être quatre millions d'années selon les auteurs de ces travaux.

Les mécanismes orientant cette évolution ne sont pas encore entièrement compris mais la sélection naturelle semble avoir joué un rôle important : l'environnement aurait guidé l’évolution récente des hommes, bien que les facteurs environnementaux responsables n'ont pas encore tous été identifiés.

Les théories scientifiques se sont d'abord centrées sur l'évolution de la taille du cerveau qui aurait précédé chronologiquement les autres évolutions adaptatives de l'être humain (théorie du singe au gros cerveau). Toutefois, la découverte de Lucy qui avait une démarche déjà bipède mais un cerveau de faible volume vint infirmer cette hypothèse, la bipédie étant de loin plus ancienne que l'augmentation du volume cérébral. Des empreintes de pas fossilisées datant de 3,75 Ma, trouvées à Laetoli en Tanzanie, montrent une bipédie archaïque. Des empreintes comparables à celles des humains actuels et datant de 1,51 à 1,52 Ma ont été trouvées au Kenya à Ileret[12].

La variabilité de l'espèce humaine[modifier | modifier le code]

Une étude, publiée en 2008 dans la revue Science, a été réalisée sur l'ADN de près d'un millier d'individus : la comparaison de 650 000 nucléotides chez 938 individus appartenant à 51 ethnies a montré que le génome des humains est identique à 99,9 %, soit un niveau de similitude qui ne se retrouve que rarement chez les mammifères. Elle est explicable par l'extrême jeunesse de l'espèce humaine car 60 000 ans ne sont pas suffisants pour permettre des grandes variations génétiques. Cependant, une variation d’1 % du génome fait la différence d'espèce entre humains, bonobos et chimpanzés. Il existe une variabilité très faible esquissée après la scission des populations ancestrales africaines en 7 branches isolées par des barrières géographiques. Ainsi une légère divergence génétique existe entre les Africains subsahariens, les Européens, les habitants du Moyen-Orient, les Asiatiques de l'Est, les Asiatiques de l'Ouest, les Océaniens et les Indiens d'Amérique, mais ces différences ne sont pas significatives puisqu'elles ne tiennent compte que d'un nombre relativement faible de nucléotides, les autres nucléotides pouvant grandement diverger, même au sein de l'un de ces « groupes ». Les mouvements de populations accélérés au sein de la société moderne vont probablement atténuer rapidement les quelques variantes génétiques apparues au cours de l'évolution de l'espèce humaine[13]. Avec les progrès de la génétique, la recherche parvient à dater certaines des étapes évolutives ayant abouti aux différents groupes répartis à travers le monde[14].

Classification biologique[modifier | modifier le code]

Les espèces actuellement les plus proches de l'humain sont les deux espèces de Chimpanzé : Pan troglodytes (le Chimpanzé commun) et Pan paniscus (le Bonobo). Par leur proximité phylogénétique avec l’homme, viennent ensuite le gorille et l'orang-outan. Le génome des humains (d'une longueur approximative de 3,2 milliards de paires de nucléotides) ne diffère que de 0,27 % de celui des chimpanzés et de 0,65 % de celui des gorilles. Ces pourcentages conduisent à estimer que notre lignée s'est séparée de celle des chimpanzés il y a entre cinq et huit millions d'années, et des gorilles il y a entre huit et onze millions d'années.

La démarche phylogénétique part de l'idée que la vie évolue des formes les plus simples aux plus organisées, avec acquisition de plus en plus de caractéristiques nouvelles, même si des pertes secondaires de caractères peuvent se produire au sein des lignées. Ainsi, l'espèce humaine fait partie, comme toute autre espèce du vivant, de plusieurs groupes emboîtés dont chacun est caractérisé par un caractère nouveau, qui se rajoute à ceux déjà accumulés. L'espèce Homo sapiens est classée dans :

Dans le groupe des Primates, Homo sapiens fait partie[15] des :

Homo sapiens appartient au genre Homo au même titre qu’Homo habilis, Homo erectus, l'homme de Néandertal ou l'homme de Flores (éteints).

Bien que le terme de race chez les humains soit encore employé, et que les notions de sous-espèce ou de variété soient utilisées dans le monde vivant, il n'existe aucune subdivision biologique à l'intérieur de l'espèce humaine.

Article connexe : race humaine.

Caractéristiques générales[modifier | modifier le code]

L'évolution physique d'Homo sapiens[modifier | modifier le code]

L'évolution vers Homo sapiens se caractérise par les éléments suivants :

  • expansion de la boîte crânienne et du volume du cerveau, en moyenne 1 400 cm3 (plus de deux fois celui des chimpanzés ou des gorilles). Pour certains anthropologues, la modification de la structure du cerveau est plus importante encore que l'augmentation de sa taille ;
  • diminution de la taille des canines ;
  • locomotion bipède, marche ; toutefois pour certains anthropologues, l'aptitude à courir est plus importante que l'aptitude à marcher ;
  • descente du larynx, ce qui permet le langage articulé.

Les liens entre ces éléments, leur valeur adaptative, et leur rôle dans l'organisation sociale est sujet à débat parmi les anthropologues. La taille moyenne des hommes, en 2007, en France, est 1 75 m, et celle des femmes 1 63 m, pour des masses respectives moyennes de 77 et 63 kg [16]. Les données individuelles sont très variables autour de ces moyennes, avec une forte influence de facteurs environnementaux, des comportements et des régimes nutritionnels. Les moyennes elles-mêmes varient beaucoup selon les populations et les époques.

 v · d · m  Formule dentaire
mâchoire supérieure
3 2 1 2 2 1 2 3
3 2 1 2 2 1 2 3
mâchoire inférieure
Total : 32
Dentition permanente humaine

Les jeunes naissent avec une masse autour de 3 kg, et une taille d'environ 50 à 60 cm, après une gestation de neuf mois. Ils sont totalement dépendants à la naissance, et leur croissance dure plusieurs années. La maturité sexuelle survient entre 12 et 15 ans. La croissance des garçons continue souvent jusque vers 18 ans (la croissance se termine vers 21-25 ans avec la solidification de la clavicule). L'espérance de vie est très dépendante des conditions matérielles et de la disponibilité de soins médicaux. L'espérance de vie se situe aujourd'hui autour de 75 ans dans les pays les plus riches, et est inférieure à 40 ans dans les plus pauvres. Des cas isolés de longévité approchent 120 ans, et la personne ayant vécu le plus longtemps sans doute possible sur son âge est la Française Jeanne Calment, qui a vécu plus de 122 ans.

L'être humain possède 23 paires de chromosomes. Il diffère en cela des autres hominidés qui ont quant à eux 24 paires de chromosomes. Il existe une similitude entre la paire no 2 chez l'homme et deux paires de chromosomes chez le chimpanzé. Cette similitude suggère que chez l'homme deux paires de chromosomes d'un ancêtre commun ont fusionné lors de la séparation entre les deux lignées[réf. souhaitée].

Contrairement aux autres Hominidés, les membres antérieurs chez l'homme sont nettement plus courts que les membres postérieurs (les bras mesurent généralement les 3 quarts de la longueur des jambes), et ne sont pas habitués à la marche. On remarque la présence d'une voûte plantaire. Les jambes quant à elles sont plus longues que la hauteur du torse, et adaptées à la bipédie permanente.

Description physique générale[modifier | modifier le code]

Corps humains nus, féminin (rasé aux aisselles et au pubis), et masculin (cheveux coupés courts, rasé aux joues, au menton, aux aisselles et au pubis), de face et de dos.

Homo sapiens est une espèce de Primates dont la caractéristique physique la plus manifeste est sa station debout : la colonne vertébrale est redressée et les membres antérieurs ne s'appuient pas sur le sol.

La hauteur d'un individu adulte est généralement comprise entre 1,40 et 2 m. Cet écart peut néanmoins s'étendre d'environ 70 cm à environ 2,70 m, dans les deux extrêmes du nanisme et du gigantisme. Le poids moyen est d'environ 80 kg[réf. nécessaire].

La pilosité humaine est beaucoup moins importante que chez les autres espèces de Primates[2] ; la pilosité humaine est essentiellement limitée à certaines parties du corps, notamment le cuir chevelu, les aisselles, et le pubis.

La couleur de la peau humaine présente une grande variété (noire, brune, beige ou rosée très claire), liée à la présence plus ou moins abondante de mélanine, un pigment brun filtrant les rayons ultraviolets. Les couleurs les moins sombres correspondent aux populations non originaires de la zone intertropicale. Elles constituent une adaptation génétique à une insolation moins importante[17],[18]. En Afrique, les albinos sont sujets à des cancers de la peau de manière plus fréquente que les individus ayant une production de mélanine normale[19].

L’humain a besoin du soleil pour assurer sa survie. Plus il s’est trouvé sous des latitudes de faible ensoleillement, plus sa peau s’est éclaircie pour lui permettre de recevoir la dose de soleil nécessaire pour la synthèse de la vitamine D. La peau noire a un très haut pouvoir filtrant, mais la dépigmentation régressive de l’homme noir à l’homme blanc a suivi la migration climatique des nouveaux espaces[17].

La peau humaine se ride, s’amincit et perd son élasticité avec l’âge. Le phénomène de perte de l’élasticité de la peau peut être observé par le test consistant à pincer et à tirer légèrement la peau du dessus de la main et à mesurer le temps qu'elle met pour reprendre son aspect normal une fois relâchée. L’écart entre un sujet jeune et un sujet âgé est environ une seconde. Certaines pratiques à visée ornementale ou rituelle peuvent modifier l'aspect de la peau et y faire apparaître des motifs divers[20].

Les humains présentent plusieurs caractères sexuels secondaires. La femme montre une pilosité moins abondante sur le corps, à l'exception notable du cuir chevelu. En effet le cycle de croissance des cheveux est de cinq ans chez la femme, et de trois ans chez l'homme. Les cheveux poussent aussi plus rapidement chez la femme, ce qui, combiné à des facteurs culturels, peut expliquer que sa chevelure soit souvent plus longue que celle de l'homme. La femme a des seins proéminents en-dehors même des périodes de gestation et d’allaitement, une tessiture vocale haute, un bassin plus large et un rapport taille / hanche inférieur. Chez l'adulte de sexe masculin, la pilosité est en général plus abondante, le bassin est étroit, la musculature plus puissante, la voix plus grave, etc. Toute considération ethnique mise à part, la couleur de la peau est plus sombre chez l'homme que chez la femme. Cette différence serait due à l'influence de certains œstrogènes sur la sécrétion de mélanine[21].

L’humain porte généralement des vêtements, recouvrant presque toujours au moins les parties génitales. Le port de vêtements est une pratique très ancienne qui pourrait, selon une analyse comparative des génomes du pou et du morpion, remonter à environ 170 000 ans[22]. Des outils et accessoires divers, comme des lunettes ou une canne, sont aussi parfois utilisés.

Aptitudes physiques[modifier | modifier le code]

Contrairement à la plupart des autres Primates, l'être humain n'est que peu apte à la brachiation. Seul un individu jeune et en bonne santé peut, après entraînement, effectuer ce type de locomotion. L'anatomie humaine conserve cependant les caractéristiques associées que sont la flexibilité des épaules permettant de lever les bras au-dessus du corps, ainsi que les mains préhensiles.

L’homme est en revanche spécialisé dans la bipédie, dont il maîtrise parfaitement les deux allures : la marche et la course. Sa marche est plantigrade, mais sa course peut être digitigrade aux allures les plus rapides. Il marche à une vitesse de quelques km/h, et court à des vitesses comprises entre 6 et 30 km/h. Après entraînement, certains individus sont capables, départ arrêté, de parcourir cent mètres en moins de dix secondes[23].

La marche et la course sur de longues distances sont favorisées par l'absence de pelage, qui contribue à la thermorégulation en favorisant la sudation. Cette aptitude à la marche, déjà présente chez Homo erectus, a très certainement contribué aux premières colonisations des différents continents[réf. nécessaire]. Les ossements d’Homo erectus comptent en effet parmi les plus anciens restes d'Homininés découverts hors du continent africain.

L’homme est capable, de manière occasionnelle et selon les situations, de ramper, grimper, sauter. L'homme semble aussi avoir des prédispositions naturelles à la nage (absence de pilosité, étanchéité parfaite des lèvres fermées, horizontalité des fosses nasales, contrôle efficace de la respiration, etc.), et même à l'apnée : il manifeste par exemple un réflexe bradycarde à l'immersion, et ses poumons peuvent recevoir un afflux supplémentaire de sang afin de compenser l'excès de pression à partir de trente mètres. Ce phénomène, appelé transfert sanguin ou blood shift (en), a longtemps été cru limité aux seuls mammifères aquatiques (cf apnée). Ces prédispositions font partie des éléments qui corroborent l'hypothèse d'un passage transitoire à un mode de vie aquatique ou semi-aquatique au cours de l'hominisation[24].

L'être humain est particulièrement apte au lancer de projectiles divers, et ce même par rapport aux autres hominidés. Selon des chercheurs de l'université de Harvard[25], cette aptitude exceptionnelle résulte d'évolutions propres à l'anatomie humaine : l'expansion de la taille[évasif], le positionnement bas des épaules, et une légère torsion de l'humérus. Cette aptitude au lancer aurait joué un « rôle clé » dans l'évolution humaine[26].

Les aptitudes physiques de l’être humain présentent un dimorphisme sexuel, la puissance musculaire et l’endurance des femmes étant inférieures à celles des hommes. À titre indicatif, l'actuel record du monde de l'épreuve féminine du 100 mètres est en 10 s 49, contre 9 s 58 pour l'épreuve masculine.

Aptitudes cognitives[modifier | modifier le code]

De tous les animaux à système nerveux central, l’homme est probablement celui qui a le cerveau le plus développé et performant. Ses seuls rivaux dans ce domaine sont certains cétacés. D'un point de vue anatomique, ces capacités cognitives sont associées au développement particulièrement prononcé du néocortex, bien que certaines expériences suggèrent que des différences au niveau neuronal jouent aussi un rôle[27].

Les capacités de l'esprit humain notamment en termes de mémoire, d'imagination et d'abstraction sont probablement ce qui explique le mieux le succès évolutif de l'espèce.

L’homme est capable d’appréhender les règles qui organisent le monde qui l’entoure, de près comme de loin : du mouvement des astres aux lois qui structurent la matière, en passant par les règles qui organisent l’espace et les principes nécessaires à l’induction.

Plus précisément, on peut dire que depuis le milieu du XXe siècle, Homo sapiens est capable d’appréhender toutes les règles qui régissent l’organisation du monde visible, à l’exception de celles qui sont à l’origine des forces subatomiques, et des raisons qui font que la matière courbe l’espace-temps. En effet, selon le prix Nobel de physique Richard Feynman, ces deux domaines sont les seuls qui ne sont pas couverts par l’électrodynamique quantique[28],[29].

Cette aptitude à comprendre le monde s'est traduite par l'accumulation d'un ensemble de connaissances appelées « sciences » et le développement d'outils divers appelés « techniques ». L'attitude plus générale qui consiste à clarifier sa pensée et à chercher à comprendre le monde par-delà les seules considérations matérielles, est quant à elle appelée philosophie.

Cependant ces savoirs collectifs résultent de l'échange et de la spécialisation, la totalité des connaissances n'étant jamais maîtrisée par un seul individu. Cette dichotomie entre les connaissances individuelles et l'intégralité de la connaissance et de la culture humaine appuie d'ailleurs une conception de la culture comme entité évolutive propre, dont les constituants sont appelés mèmes, et qui évolue avec l'homo sapiens de façon symbiotique ou même commensale.

Les capacités cognitives de l'être humain lui permettent d'avoir conscience de lui-même. Comme quelques autres espèces animales, il réussit systématiquement le test du miroir.

Selon certains auteurs[30],[31], les capacités cognitives d’Homo sapiens présenteraient elles aussi un certain dimorphisme sexuel : les femmes seraient, en moyenne, plus aptes à maîtriser les subtilités du langage et auraient plus d’adresse manuelle, alors que les hommes seraient plus performants en matière d’orientation dans l’espace et de raisonnement logique.

Selon d'autres, comme Catherine Vidal (neurobiologiste)[32],[33] ou Guillaume Carnino[34], il n'y a pas de dimorphisme sexuel en ce qui concerne les capacités cognitives. Le cerveau humain étant extrêmement plastique, ce sont l'éducation ou la culture qui peuvent induire des différences de capacités cognitives entre les sexes.

Régime alimentaire[modifier | modifier le code]

Homo sapiens est omnivore. Un humain végétarien ou zoophage demeure, au niveau strictement biologique, omnivore : l'alimentation humaine est donc une attitude culturelle avant tout, et l'humanité dans son ensemble n'est pas « omnivore » culturellement (le cannibalisme par exemple est une pratique très minoritaire au sein de l'humanité actuelle ; et même chez les humains pratiquant l'anthropophagie, des interdits alimentaires existent — l'animal totémique de la tribu n'était jamais tué, mais vénéré —, comme de facto il y a des interdits alimentaires sur la consommation de viande de chiens et de chats en Occident).

Les hommes dans leur ensemble consomment des aliments très diversifiés, qu'ils soient d'origine végétale ou animale. La base de leur alimentation est toutefois constituée de féculents, issus en particulier de trois céréales : le blé, le maïs et le riz. Cette propension à consommer des féculents semble être une spécialisation humaine : le taux d'amylase dans la salive humaine est en effet de six à huit fois plus élevé que dans la salive d'autres Hominidés comme le chimpanzé[35]. Avant l'essor des céréales au néolithique, les hommes devaient probablement se procurer des féculents par la consommation de tubercules. Cet usage s'est conservé jusqu'à nos jours, notamment depuis l'expansion de la pomme de terre après l'échange colombien.

Une particularité de l'alimentation humaine est que la plupart des aliments sont cuits, en particulier la viande. Parce qu'elle accélère le processus de digestion, et permet ainsi d'accroître l'apport énergétique alimentaire, la cuisson semble avoir joué un rôle essentiel dans le développement particulièrement prononcé du cerveau humain[35],[36],[37]. La cuisson améliore aussi l'innocuité bactériologique des aliments.

Normalement un adulte présente, comme la plupart des mammifères, une intolérance au lactose. Cependant, une mutation génétique serait apparue et sélectionnée favorablement il y a environ dix mille ans dans certaines régions d'Europe et d'Afrique, probablement en raison de l'essor de l'élevage de bétail dans ces régions. De nos jours, environ 15 % de la population mondiale présente une tolérance au lactose à l'âge adulte.

L'humain possède une appétence prononcée pour certaines saveurs, notamment le salé et le sucré. Le sel et le sucre sont normalement présents en faibles quantités dans la nature, mais l'homme depuis peu est capable d'en produire en quantités industrielles et à faible coût. Cet écart entre l'appétence pour ces substances et leur abondance est l'un des facteurs à l'origine de problèmes de santé tels que l'obésité, l'hypertension artérielle ou le diabète, et ce même — et surtout — chez les individus disposant d'un grand confort matériel[réf. souhaitée].

Dès le Néolithique, la plupart des sociétés humaines ont fait fermenter des jus de fruits divers ou autres solutions végétales, afin d'en obtenir une boisson alcoolisée. L'alcool a en effet longtemps été le moyen le plus simple d'assurer l'asepsie des boissons et ainsi de permettre le transport de l'eau sur de longues distances, ou son stockage pendant de longues périodes.

L'ensemble des habitudes alimentaires de chaque culture est regroupé sous le terme de gastronomie.

Reproduction[modifier | modifier le code]

Sexualité[modifier | modifier le code]

Les hommes et les femmes, à l'instar des bonobos ou des chimpanzés[réf. nécessaire], peuvent pratiquer le coït de façon ludique ou sociale, ou avoir des pratiques sexuelles à visée non reproductive, comme la masturbation, la sodomie ou la sexualité orale. Le coït est souvent la manifestation d'un très fort attachement affectif et émotionnel. Il se déroule en général à l'écart du groupe, c'est-à-dire dans l'intimité. Il est le plus souvent nocturne, fait l'objet de préliminaires[2] et peut s'effectuer selon diverses positions.

Du fait de sa station debout, les parties génitales de la femme sont invisibles. Selon certains auteurs, la femme parviendrait néanmoins à exciter sexuellement l'homme en exhibant sa poitrine et ses lèvres, dont les formes, inhabituelles pour une femelle de Primates, auraient évolué pour évoquer respectivement celles de ses fesses et de sa vulve[38]. Cette théorie reste toutefois controversée[réf. souhaitée].

Un aspect significatif de la sexualité humaine, notamment masculine et tout particulièrement au sein des populations disposant le plus de confort matériel, est l'existence relativement récente de la pornographie, qui représente une part conséquente des transferts de données sur Internet. La pornographie sur internet semble présenter un caractère extrêmement addictif et serait une cause majeure de troubles érectiles chez l'adulte[39].

Contrairement aux autres primates, notamment le chimpanzé et le gorille, le mâle humain ne possède pas d'os pénien.

Conception[modifier | modifier le code]

Une femme enceinte.
Humain en bas âge. On remarquera à la fois le sourire et la chevelure déjà abondante.

La puberté se manifeste en moyenne vers l'âge de 12 à 15 ans. La ménarche intervient chez les jeunes filles vers l'âge de 11 ans (parfois dès l’âge de 8 ans)[réf. nécessaire]. Pour les garçons, la capacité à procréer est en théorie continue, de la puberté jusqu'à la fin de la vie. Chez la femme, cette capacité disparaît à la ménopause qui survient entre 40 et 50 ans (certaines femmes sont ménopausées dès l’âge de 35 ans). La ménopause n’existe chez aucune autre espèce de Primates[38]. Chez les autres femelles de Primates, la fécondité diminue avec l'âge, mais cela ne se produit pas de la façon soudaine ni avec les symptômes secondaires caractéristiques que l'on observe chez la femme (bouffées de chaleurs, sécheresse vaginale et cutanée, etc.)[38]. La ménopause pourrait être un avantage sélectif acquis au cours de l'hominisation[40]. L'andropause chez l'homme n'est pas l'équivalent de la ménopause chez la femme.

Le cycle ovarien dure environ 28 jours et est marqué par les menstruations. Contrairement à la plupart des femelles de Primates, la femme ne manifeste pas de chaleurs et la période de meilleure fécondité n'est donc pas directement décelable par les mâles[2],[38]. Cependant, il est avéré que le comportement des femmes, en particulier lors de la recherche d'un partenaire sexuel, est sensiblement différent pendant l'œstrus[41]. L'homme quant à lui serait plus attiré par les femmes en période d'ovulation, en raison de modifications physiques de la femme[42].

Chez l'humain il n'existe pas à proprement parler de parade nuptiale même si certaines pratiques et situations, liées notamment à des activités culturelles telles que la danse et la musique, peuvent s'avérer plus propices que d'autres à la formation de couples.

Bien que le coït reste la principale méthode de fécondation, la femme peut avoir recours à des techniques de procréation médicalement assistée, telles que l'insémination artificielle et la fécondation in vitro, que ce soit dans le cadre de la lutte contre la stérilité, ou pour les femmes célibataires ou en couple homosexuel. Inversement, les êtres humains ont la particularité de pouvoir contrôler et réduire consciemment leur fécondité en empêchant la fécondation lors du coït, par diverses méthodes de contraception. Dans plusieurs endroits du monde, ces pratiques qui tendent à décorréler, de façon unique dans le règne animal, la reproduction de l'activité sexuelle ont un impact drastique sur le taux de fécondité, le rendant inférieur au seuil de renouvellement des générations[43].

Gestation[modifier | modifier le code]

Pour l'espèce humaine, la gestation est appelée grossesse et dure environ neuf mois. Elle est le plus souvent monoembryonnaire, même si une grossesse sur quarante[réf. nécessaire] est gémellaire. La parturition est appelée accouchement.

L'accouchement s'effectue le plus souvent dans la douleur du fait des contractions utérines, de la dilatation cervicale et de la distension périnéale[44]. Les difficultés liées à l'accouchement sont parfois associées à l'antagonisme de deux aspects anatomiques propre à l'être humain : la taille du cerveau et la station debout[45]. Cette hypothèse est appelée dilemme obstétrique (en).

L'accouchement ne se fait pas toujours par voie basse : le recours à la césarienne, pratiquée depuis l'Antiquité, représente parfois plus de 30 % des naissances dans certains pays développés[46]. Par ailleurs, l'être humain est capable, à l'aide de dispositifs techniques divers, d'assurer la survie d'un enfant prématuré à partir d'un âge gestationnel d'environ vingt-cinq semaines[47].

À la naissance, le petit est complètement dépendant de sa mère, ce qui constitue une différence notable par rapport aux autres hominidés. La mère peut allaiter son petit pendant plusieurs mois, parfois plus d'une année, et le garde à ses côtés au moins jusqu'à la puberté.

Même s'il existe des exceptions, Homo sapiens possède une très forte tendance monogame[2]. Les couples forment le plus souvent la base de la structure familiale et sociale, s'établissent dès la puberté et durent en général jusqu'à la mort. Cette tendance s'explique par le très fort investissement que nécessitent la protection et l'éducation des enfants, rendant nécessaire d'un point de vue évolutif la cohésion du couple. Il s'agit là encore d'un caractère distinguant l'Homme des autres Hominidés. L'espèce humaine est une espèce à stratégie de reproduction de type K.

Article détaillé : Modèle évolutif r/K.

Cette tendance monogame est cependant contrariée par la discrétion de l'œstrus évoquée précédemment et par les différences mentionnées de comportements pendant cette période[38],[41]. Ces caractéristiques permettent en effet à la femme de diversifier l'apport en matériel génétique extérieur, tout en bénéficiant du soutien et de l'apport en ressources de l'homme avec lequel elle a établi un foyer[2],[48],[49].

Comportement[modifier | modifier le code]

L’homme est un animal diurne, même s’il peut se tenir éveillé la nuit. Son rythme circadien n'est d'ailleurs pas tout à fait ajusté à la durée du jour[réf. souhaitée].

Comme tous les Hominidés[50], l’homme manifeste un comportement social complexe et dispose d'aptitudes à la communication telles qu'une expressivité faciale, accentuée chez lui par la mobilité des sourcils qu'offre l'absence de bourrelet sus-orbitaire[2]. Un autre élément notable de l'expressivité faciale chez l'homme est la forme des yeux. En effet chez l'homme le blanc de l'œil est ostensiblement visible et permet de suivre aisément la direction du regard. Cette particularité est unique parmi les mammifères, et peut-être même dans tout le règne animal[35].

L'homme est capable de vocaliser un langage articulé complexe, appelé parole, et dont l'usage particulier, appelé langue[51], se transmet de façon culturelle[52]. La capacité à communiquer oralement est liée à la protéine FOXP2, qui semble être plus abondante dans le cerveau des femmes, ce qui expliquerait un usage plus intensif de la parole chez ces dernières[réf. souhaitée]. À un degré bien moindre que l'articulation, le langage implique parfois l'usage de clics.

L’homme dispose aussi d’un réflexe respiratoire et nerveux, appelé rire, qui permet d’exprimer la joie ou l’incongruité d’une situation. Le rire semble inné et propre à l’espèce, mais il existerait néanmoins sous une forme moins accentuée chez d’autres Primates et même chez les rats. Le rire est doté d’un pouvoir communicatif et peut faire office de signal d’apaisement dans une situation éventuellement conflictuelle.

Le rire possède une version atténuée se limitant à une expression faciale, appelée sourire, qui semble ne pas avoir d'équivalent non plus chez les autres Hominidés à l'exception peut-être du chimpanzé[réf. nécessaire]. Contrairement au rire (qui peut tout de même être simulé), le sourire peut être déclenché de façon consciente[2], ce qui lui fait jouer un rôle particulier dans les conventions sociales : le sourire est dans certaines cultures un élément de salutation requis par la politesse[53].

Les humains sont aussi capables de pleurer.

Les humains, pour qui le nombre de Dunbar est estimé à 150, forment des sociétés complexes et souvent hiérarchisées, dont le fonctionnement est essentiellement basé sur une répartition des activités qui peut prendre la forme de la division du travail. Au sein de ces sociétés, chaque individu peut avoir des moyens de subsistance extrêmement variés, qui dépendent du type de société dont il s’agit, et de la position hiérarchique qu’il y occupe[54]. Ces sociétés s'affrontent souvent dans des conflits appelés guerres, le plus souvent liés au partage des ressources, à la religion ou à l'occupation territoriale. Selon le professeur David Carrier de l'université de l'Utah, le rôle de la violence dans l'évolution humaine serait suffisant pour être visible dans l'anatomie, notamment en ce qui concerne la forme et la biomécanique des mains[55]. Selon une étude anthropologique dont les résultats ont été publiés en 2013[56], la guerre est rare parmi les peuples nomades de type chasseurs-cueilleurs, et serait surtout présente chez les peuples sédentarisés pratiquant l'agriculture.

Culture[modifier | modifier le code]

Homo sapiens manifeste une activité culturelle variée, qui se présente notamment sous forme :

  • D'une langue ou de plusieurs langues orales ou non, ainsi que la perception culturelle du monde véhiculée par cette ou ces langues.
  • De rites, de croyances.
  • De connaissances et de savoir-faire techniques et scientifiques : pratiques agricoles par la domestication de différentes espèces animales et végétales, amélioration de l'habitat, soins médicaux…
  • D'usages comportementaux et sociétaux : tabous alimentaires, modes vestimentaires, coutumes et traditions, etc.
  • De pratiques et confection d'objets artistiques.

On admet qu'il existe des cultures simples chez les autres Primates actuels (méthode de toilettage, outils à termites…)[57] mais ce n'est qu'au sein de l'espèce humaine que l'on constate une modification de la culture avec un aspect cumulatif, ce qui lui permet d'atteindre un haut niveau de complexité[58].

Un aspect important de la culture humaine, qui améliore à la fois sa transmission et son accumulation (mais aussi le dogmatisme), est l'existence de l'écriture.

La culture est hétérogène et différencie des groupes d'individus. L'étude de ces groupes appelés peuples et de leurs différentes caractéristiques est l'objet de l'ethnologie.

Les premières cultures techniques qui se sont traduites par la confection des premiers outils ou la maîtrise du feu sont bien antérieures à Homo sapiens. Les premiers rites funéraires sûrement liés à des croyances, les premiers objets artistiques ou décoratifs sont attribués à Homo neanderthalensis[59]. En revanche, l'art préhistorique, qu'il soit pariétal, rupestre ou mobilier, et les premières représentations humaines font leur apparition au début du Paléolithique supérieur, chez l'espèce humaine moderne.

Premières représentations de Homo sapiens[modifier | modifier le code]

La Dame de Brassempouy, l'une des plus anciennes sculptures connues représentant une tête humaine

Bien que les premières manifestations de préoccupations esthétiques ou symboliques soient attribuables à l'homme de Néandertal et datent du Paléolithique moyen, les plus anciennes représentations humaines sont le fait d’Homo sapiens et peuvent être datées du Paléolithique supérieur (vers 40 000 à 10 000 ans BP). Ainsi à l'Aurignacien (vers 40 000 à 28 000 ans BP), premier faciès culturel attribué à l'homme en Europe, sont associées les statuettes de Vogelherd, de Geissenklösterle et de Hohlenstein-Stadel qui restituent des figures en ronde bosse représentant des mammouths, des félins, des ours, des chevaux et des hommes. Dans l'art pariétal, la représentation de vulves féminines et d'individus mi-homme mi-animal est attestée, comme à la grotte Chauvet[60]. Au Gravettien (29 000 à 22 000 ans BP) sont sculptées des figures féminines dites « Vénus paléolithiques ». Au Magdalénien (19 000 à 10 000 ans BP), les représentations humaines sur paroi ou sur objet se font plus fréquentes.

Culture et biologie humaine[modifier | modifier le code]

Certains aspects de la culture humaine, notamment la médecine, et les connaissances scientifiques et techniques, influencent les processus biologiques et reproductifs, et ont un impact sur l'espérance de vie ou la fécondité, et sur la démographie[61].

Place sur la Terre[modifier | modifier le code]

Démographie humaine depuis 12 000 ans.

Par sa capacité à maîtriser des techniques lui permettant d'affronter des conditions climatiques difficiles, Homo sapiens prospère sur toutes les latitudes et sur tous les continents, à l'exception notable de l'Antarctique.

Il a tendance à se regrouper à l'intérieur de villes et de grandes cités de plusieurs millions d'habitants, situées le plus souvent en bordure d'un cours d'eau. Ailleurs, il occupe l'espace indirectement, notamment de par son activité agricole, qui façonne le paysage et influe énormément sur les écosystèmes.

L'homme peut chasser n'importe quelle espèce animale, et est même capable de chasser des animaux normalement considérés comme des superprédateurs. Pour cette raison, l'homme est parfois considéré comme le superprédateur ultime. Il n'est cependant pas haut dans la chaîne alimentaire en raison de son régime omnivore qui est en majorité végétarien[62].

L'effectif humain est estimé à 7,24 milliards d'individus en 2014[63]. Les prospectives démographiques pour les siècles à venir sont hautement incertaines. On ignore à quel niveau la population humaine pourrait se stabiliser, ni même si elle se stabilisera, compte tenu du manque de données concernant le phénomène de transition démographique et des incertitudes concernant l'évolution du comportement reproductif de l'espèce.

L'Organisation des Nations unies s'attend à ce que la population mondiale atteigne un pic aux alentours de 11 milliards d'individus en 2100[63], sous l'hypothèse d'un niveau "moyen" de fécondité. L'éventualité d'un crash démographique est envisagée par certains démographes[43], tandis qu'un modèle mathématique conçu en 2013 à partir des données démographiques recueillies de 1950 à 2010 suggère que l'effectif humain mondial pourrait se stabiliser aux alentours de l'an 2050[64].

Articles détaillés : Population mondiale et Histoire du monde.

Production matérielle[modifier | modifier le code]

Si la biomasse humaine est relativement modeste en comparaison de celles d'autres espèces du règne animal, les êtres humains produisent néanmoins une quantité considérable de matériaux et artéfacts divers qui occupent souvent l'espace à perte de vue. À titre indicatif, la production annuelle du polymère le plus produit par l'espèce humaine, le polyéthylène, atteint environ cinquante millions de tonnes par an. En considérant qu'un être humain pèse en moyenne soixante kilos, et en considérant une population de sept milliards d'individus, on peut dire que l'humanité produit son poids en polyéthylène en environ dix ans, soit moins de temps que la durée d'une génération. L'humanité produirait donc paradoxalement plus de plastique que de chair humaine.

Une telle production reste toutefois environ mille fois inférieure à celle de la chitine, le polymère le plus produit par le règne animal, avec plusieurs milliards de tonnes par an pour les seuls crustacés marins. Cet ordre de grandeur est approché récemment par l'être humain dans son activité métallurgique, car depuis quelques années la production mondiale d'acier a dépassé le milliard de tonnes par an.

L'activité humaine produit aussi annuellement environ vingt milliards de tonnes de dioxyde de carbone, ce qui fait de l'espèce humaine le premier facteur biotique de production de ce gaz. Les quantités dégagées restent significatives même par rapport aux facteurs de production abiotiques tels que le volcanisme. Cette production a entraîné une augmentation sensible de la quantité de CO2 dans l'atmosphère. Le dioxyde de carbone étant un gaz à effet de serre, ces taux élevés dans l'atmosphère sont considérés comme l'un des facteurs prépondérants pour expliquer le réchauffement climatique.

Impact sur l'environnement[modifier | modifier le code]

la déforestation, un impact significatif de l'homme sur l'environnement.

Homo sapiens exerce un impact important sur son environnement, surtout depuis l'époque moderne, parfois appelée anthropocène, essentiellement du fait de ses activités agricoles et industrielles. Dans certaines régions du monde, cet impact est ancien ; par exemple, la déforestation de la Chine a été entamée il y a 8 000 ans environ. On a longtemps pensé que l’extension de l’agriculture en Afrique centrale avait été rendue possible uniquement par un recul naturel de la forêt tropicale humide primaire qui serait dû à des périodes de sécheresses sévères, longues qui se seraient succédé il y a 3 000 ans environ[65]. Mais l'analyse[66] des sédiments anciens déposés par le fleuve Congo, qui offrent un enregistrement continu du Climat d'Afrique centrale pour les 40 000 dernières années, réalisée par des géochimistes, montre que la responsabilité humaine pourrait être au moins en grande partie à l’origine de la relativement brusque disparition de forêts tropicales d'Afrique centrale (il y a 3 000 ans environ), via une déforestation active qui a augmenté l’érosion, intensifié les intempéries et asséché cette partie de l’Afrique[65].

Les carottages de sédiments fournissent des données montrant des modifications des précipitations normalement corrélées aux flux de sédiments pour la période de -20 000 à -3 500 ans, mais depuis près de 3 000 ans, on observe « un découplage total » entre précipitations et érosion, montrant que dans ce cas « le climat ne peut pas être le seul facteur expliquant la déforestation ». L’équipe [Laquelle ?] suggère que les ancêtres des actuelles ethnies bantous de l'actuel Nigeria et Cameroun, connus pour avoir entamé des migrations en l'Afrique il y a environ 4 000 ans, ont eu « un impact significatif sur la forêt tropicale » en déforestant pour l’agriculture et pour les forges permettant la métallurgie du fer.

En 2012, de nombreux paléobotanistes[67] peinent encore à croire que les outils disponibles à l’époque aient pu permettre aux premiers bantous de la région d’abattre assez d’arbres pour causer des érosions de cette importance, plus graves que ceux produits par les abattis avec culture sur brûlis actuellement selon Katharina Neumann[67]. D'autres[68], estiment aussi qu'un réchauffement climatique a plutôt été en grande partie responsable de la perte de la forêt tropicale d'Afrique centrale, mais que les premiers bantous ont effectivement pu exacerber un recul des forêts induit par un réchauffement[65]. Bayon estime lui-même que ces données ne contredisent pas les théories existantes, mais illustrent « combien la combinaison de la culture et le climat peuvent affecter l'environnement. Les êtres humains peuvent avoir un impact énorme sur les processus nature »[65]. Pour David Harris [69], l'étude pose par contre des questions importantes concernant les impacts climatiques de la déforestation et d'autres activités humaines susceptibles d'exacerber les effets d’un changement climatique, « qui devraient nous inciter à plus de vigilance quant aux impacts contemporains de l'exploitation forestière, des transports modernes, des groupes déplacés par les conflits, et des marchés modernes pour l'alimentation et les produits forestiers »[65]. L'Homme semble aussi en zone tempérée responsable en Eurasie et Amérique du Nord de l'extinction de presque toutes les espèces de la grande faune et mégafaune qui avait survécu à 3 glaciations. La déforestation, qui a tendance à provoquer la réduction voire la destruction du milieu de vie de nombreuses autres espèces (animales, végétales, fongiques, terrestres et aquatiques), est une pratique ancienne en zone tempérée de l'hémisphère nord, mais récente et très rapide au niveau des forêts tropicales et humides telles que celles d'Amérique du Sud et d'Indonésie et d'Afrique (Bassin du Congo par exemple). La disparition accélérée de groupes entiers d'espèces animales, végétales et fongiques qui en découle, est parfois qualifiée d'« extinction de l'holocène » ou de « 6e extinction ».

L'agriculture intensive fait un usage important d'engrais, de pesticides et de désherbants chimiques, dont l'innocuité sur la qualité des sols ne fait pas l'unanimité.

Un autre aspect important de l'impact de l'homme sur l'environnement est le fait qu'il transporte avec lui de nombreuses espèces domestiques ou synanthropes. Cela fait de lui un important vecteur d'échanges biotiques intercontinentaux. Un exemple très significatif d'un tel échange est l'échange colombien, déjà évoqué.

Outre sa capacité à faire disparaître des espèces, l'homme influe aussi sur l'évolution d'un bon nombre d'entre elles, notamment du fait de la domestication. De façon plus directe encore, il est aussi capable de modifier le génome de certaines espèces en ayant recours pour cela non pas à la sélection artificielle, mais à une manipulation directe du noyau des cellules germinales, par diverses techniques dite de génie génétique. Ces techniques peuvent consister notamment à prélever des gènes chez une espèce et à les introduire dans le génome d'une espèce qui peut être d'un taxon complètement différent: par exemple le gène de synthèse de la soie d'une arachnide implanté dans le génome d'une espèce de caprin[70], ou encore un gène bactérien implanté dans le génome du maïs pour lui permettre de résister au glyphosate[71]. Cette pratique appelée transgénèse fait de l'espèce humaine un pont permettant la recombinaison génétique entre des lignées évolutives séparées depuis plusieurs ères géologiques, ou même plusieurs éons.

Au début du vingtième et unième siècle, une espèce de type bactérien, dont le génome a été entièrement conçu par ordinateur, a été créée pour la première fois[72]. On ignore a l'heure actuelle quel pourrait être l'impact de ces productions humaines sur l'environnement à long terme, mais d'ores et déjà l'apparition de ces espèces, par un processus qui ne relève pas de la théorie synthétique de l'évolution, constitue un évènement sans précédent dans l'histoire de la vie sur Terre.

Prospectives[modifier | modifier le code]

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Compte tenu aussi bien de l'évolution rapide de son effectif que des changements perpétuels de ses différents modes de vie, il apparaît que l'espèce humaine est une forme de vie actuellement instable, de telle sorte que son avenir à moyen et long terme est tout à fait incertain.

Cependant, étant donnée l'influence considérable qu'ont les connaissances techniques sur l'organisation des sociétés humaines, il existe plusieurs courants intellectuels extrapolant l'évolution de ces connaissances techniques dans le temps pour tenter de prévoir le futur de l'espèce humaine. Il s'agit soit d'une démarche artistique, à travers essentiellement un courant littéraire appelé science-fiction, soit d'une démarche qui se veut plus scientifique, appelée futurologie.

Ces différentes approches s'appuient en général sur l'idée que le développement technique poursuivra son cours. Les connaissances scientifiques de l'époque sont alors utilisées pour spéculer sur l'avènement futur de dispositifs techniques et sur leurs impacts sur les sociétés humaines.

Un thème fréquent est notamment l'idée que la capacité humaine à utiliser des moyens techniques pour augmenter sa mobilité spatiale, devrait in fine l'amener à s'affranchir de l'attraction terrestre et donc à se rendre et peut-être même s'installer à proximité immédiate d'autres objets du système solaire ou même au delà. Il s'agit du projet, au moins partiellement entamé, d'exploration spatiale.

D'autres approches semblent focaliser plus sur les aspects destructifs ou délétères de la technologie, et en concluent soit l'extinction prochaine de l'espèce humaine, soit une nette dégradation de son effectif et de ses conditions de vie. Ce type de scénario fait l'objet notamment de ce qu'on appelle la science-fiction post-apocalyptique, apparue en particulier à la suite de la création par l'homme d'engins de destruction utilisant l'énergie nucléaire.

Enfin, un point de vue plus récent s'appuie sur le constat empirique du rythme de l'évolution de la capacité de calcul des machines construites par l'homme. Cette évolution semble en effet suivre une progression géométrique, selon la loi dite de Moore. L'extrapolation de cette loi suggère qu'au cours du vingt-et-unième siècle, l'humanité atteindra un seuil, appelé singularité technologique, à partir duquel les machines qu'elle produit seront plus aptes à comprendre le monde que ne le sont les cerveaux humains. Dès lors, il est avancé que le développement scientifique et technique échappera à la compréhension humaine et empruntera une voie qu'il est par définition impossible d'appréhender. Ces considérations sont parfois accompagnées de spéculations sur la capacité future de l'homme à modifier son organisme par des procédés techniques divers incluant une modification ou une réécriture complète de son génome, ce qui constituerait une forme de spéciation artificielle. Le mouvement culturel qui étudie et parfois promeut ce type de perspective est le transhumanisme.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.larecherche.fr/savoirs/paleoanthropologie/homo-sapiens-prend-age-01-10-2003-88882
  2. a, b, c, d, e, f, g, h et i Desmond Morris, Le Singe nu.
  3. Selon Rolf Schäppi, il faudrait ajouter à ces critères, l’existence d’une ménopause chez la femme, ainsi que le caractère indécelable de l’œstrus chez cette dernière. Rolf Schäppi, La femme est le propre de l'homme.
  4. voir « extinction de l'Holocène », « réchauffement climatique », « déforestation », « pollution », « surpêche ».
  5. http://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/20100506.OBS3562/il-y-a-un-peu-de-neandertal-en-nous.html
  6. Dictionnaire étymologique et historique du français, Larousse.
  7. Cf « Ève mitochondriale ».
  8. « Israël : des traces des premiers Homo Sapiens », publié le 28/12/2010 sur le site [1], consulté en décembre 2010
  9. Sapiens - Néandertal, article par Emilie Rauscher dans Science & Vie no 1134, mars 2012, p. 74-77.
  10. http://phys.org/news/2012-08-esearch-modern-humans-neanderthals-interbred.html
  11. « Genetic evidence for complex speciation of humans and chimpanzees » [PDF], Nature, 17 mai 2006, no 441, p. 1103.
  12. M. Benett et al., Science, vol. 323, p. 1197, 2009.
  13. « Une seule race, mais sept groupes biologiques »le Point, publié le 28/02/2008 sur le site www.lepoint.fr, consulté en novembre 2010
  14. (en) Researchers find a mutation in East Asians that is not found in Europeans or Africans that strongly influences breast size, hair thickness, number of sweat glands and tooth shape, et http://www.cell.com/abstract/S0092-8674(13)00067-6
  15. Classification phylogénétique de Guillaume Lecointre et Hervé Le Guyader, Belin
  16. Thibaut de Saint Pol, « L'obésité en France : les écarts entre catégories sociales s'accroissent », sur insee.fr, Insee,‎ février 2007 (consulté le 27 décembre 2013) : « 1m75 et 77 kg pour les hommes, 1m63 et 63 kg pour les femmes »
  17. a et b Bronzage#Évolution.
  18. Langaney, A., Hubert van Blijenburgh, N., et Sanchez-Mazas, A. (1995) - Tous parents, tous différents, Paris, Muséum National d'Histoire Naturelle, Musée de l'Homme, p. 17-23.
  19. Albinos sans frontière
  20. Voir « tatouage », « piercing » et « scarification (incision) ».
  21. Voir le chapitre « La préférence masculine pour une partenaire au teint clair » in Rolf Schäppi, La femme est le propre de l'homme.
  22. (en) Lice DNA Study Shows Humans First Wore Clothes 170,000 Years Ago, www.sciencedaily.com
  23. Voir « records du monde en athlétisme »
  24. Cf théorie du primate aquatique
  25. (en) What is the fastest articulated motion a human can execute?, Phys.org
  26. (en) Researchers say ability to throw played a key role in human evolution, phys.org (article initial dans Nature)
  27. (en) Human brain cells make mice smart, Yahoo! News
  28. Richard Feynman, Lumière & matière : une étrange histoire.
  29. À ce propos, il est possible que cette connaissance soit complétée prochainement grâce à la démarche expérimentale entreprise récemment avec le LHC.
  30. Doreen Kimura, Cerveau d’homme, cerveau de femme ? Éditions Odile Jacob, Paris, 2001.
  31. Doreen Kimura, Sex and Cognition (ISBN 978-0-262-61164-0)
  32. Catherine Vidal, Cerveau, sexe et pouvoir
  33. Catherine Vidal, Féminin Masculin — Mythes et idéologies, 2006
  34. Guillaume Carnino, « Pour en finir avec le sexisme » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), ISBN 2-915830-02-9, 2005.
  35. a, b et c (en) Origins of Us, documentaire de la BBC
  36. (en) Raw Food Not Enough to Feed Big Brains, Wired.
  37. (en) What is so special about the human brain? Conférence TED de Suzana Herculano-Houzet.
  38. a, b, c, d et e Rolf Schäppi, La femme est le propre de l'homme.
  39. (en) The Great Porn Experiment, conférence TED de Gary Wilson sur le sujet
  40. Voir « hypothèse de la grand-mère ».
  41. a et b S. W. Gangestad, R. Thornhill (2008), « Human oestrus », Proc. Roy. Soc. B., 275, p. 991-1000 ; doi : 10.1098/rspb.2007.1425
  42. Vince, G., 2005, « Hormone levels predict attractiveness of women », www.newscientist.com.
  43. a et b Essai de prospective démographique, Pierre Chaunu, Huguette Chaunu, Jacques Renard, éditions Fayard, ISBN 978-2-213-61596-7
  44. Douleur et accouchement
  45. (en) What makes us human? Documentaire de la BBC. L'anatomiste Alice Roberts y déclare : « The enormous size of our brains, together with an other uniquely human trait, our strange way of walking around on two legs, conspire to make human birth… something of a squeeze, as any mother would tell you. »
  46. « Births: Preliminary Data for 2007 », National Center for Health Statistics (consulté le 2006-11-23)
  47. Desfrere L, Tsatsaris V, Sanchez L, Cabrol D, Moriette G, Prise en charge des prématurés entre 24 et 28 semaines d'aménorrhée : Critères de réanimation des prématurissimes en salle de naissance : quel discours en anténatal ? Journal de Gynécologie Obstétrique et Biologie de la Reproduction, 2004 ; 33 : 84-87.
  48. Geoffrey Miller, The mating mind (ISBN 978-0-09-928824-4)
  49. Philippe Gouillon, Pourquoi les femmes des riches sont belles ? (ISBN 978-2-8011-1336-3)
  50. Voir section "principales caractéristiques" de l'article « Hominidés »
  51. L'article « langage humain » distingue la langue et le langage de la façon suivante : « Le langage est la faculté de mettre en œuvre un système de signes linguistiques (qui constituent la langue) […] »
  52. Pour plus de détails concernant les langues et l'étude du langage, voir les portails Portail:linguistique et Portail:langues
  53. Voir « société (sciences sociales) », « politesse ».
  54. Voir « société (sciences sociales) », « économie » et « politique »
  55. (en)Fine hands, fists of fury: Our hands evolved for punching, not just dexterity, phys.org
  56. (en) Warfare was uncommon among hunter-gatherers, phys.org. Et concernant la même étude : Human nature may not be so warlike after all, Wired.com
  57. Whiten, A., Goodall, J., McGrew, W. C., Nishida, T., Reynods, V., Sugiyama, Y., Tutin, C. E. G., Wrangham, R. W., et Boesch, C. (1999) - « Cultures in chimpanzees », Nature, 399, p. 682-685.
  58. Boyd et Silk, L'aventure humaine, de la molécule à la culture, De Boeck 2004, partie 4, chapitre 18, ISBN 2 8041 4333 3
  59. Voir « la naissance de l'art chez l'homme de Néandertal »
  60. « Extraits de INORA Lettre Internationale d'Information sur l'Art Rupestre - no 29 - 2001 », sur http://www.culture.gouv.fr/ Ministère de la culture et de la communication (France) (consulté le 14 novembre 2007).
  61. Voir « population humaine », « transition démographique ».
  62. « Un nouvel indice positionne l'Homme au même niveau que l'anchois dans la chaîne alimentaire ! », sur ifremer.fr, Ifremer et IRD,‎ décembre 2013 (consulté le 27 décembre 2013) : « On notera par exemple que le Burundi est le pays avec le HTL le plus bas. Avec un score de 2.04, le régime alimentaire de ce pays doit être composé à presque 97 % de plantes. L'Islande obtient le score le plus élevé avec un HTL de 2.54, ce qui correspond à un régime alimentaire majoritairement carnivore (plus de 50 %), en l'occurrence très riche en poisson. »
  63. a et b World Population Prospects, the 2012 Revision
  64. (en)A model predicts that the world's populations will stop growing in 2050, phys.org]
  65. a, b, c, d et e Katherine Rowland « Humans implicated in Africa's deforestation ; Climate change alone cannot explain abrupt loss of rainforest 3,000 years ago, study suggests ». Nature ; News ; 2012-01-09 doi:10.1038/nature.2012.10011
  66. Bayon, G. et al. Science http://dx.doi.org/10.1126/science.1215400 (2012)
  67. a et b Source : Katharina Neumann (Directrice de l’unité d'archéobotanique de l'Université Goethe de Francfort] interrogée par Nature en janvier 2012.
  68. Ex : Alfred Ngomanda, directeur de l'Institut de recherche en écologie tropicale de Libreville (Gabon), interrogée par Nature
  69. David Harris (Directeur adjoint du Jardin botanique royal d'Édimbourg au Royaume-Uni), interrogée par le journal Nature en janvier 2012
  70. Dossier du site Futura-Sciences sur la soie d'araignée produite par des chèvres transgéniques.
  71. Voir Glyphosate#Plantes génétiquement modifiées
  72. Cf biologie synthétique

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Desmond Morris, Le Singe nu, éditions du livre de poche, 1971.
  • Rolf Schäppi, La femme est le propre de l’homme, Odile Jacob, 2002.
  • Richard Dawkins, Le Gène égoïste, Odile Jacob, 2003.
  • Richard Dawkins, Le phénotype étendu.
  • Boyd et Silk, L'aventure humaine, de la molécule à la culture, De Boeck, 2004, partie 1, chapitre 3, pages 68–72. (ISBN 978-2-8041-4333-6).
  • Gerhard Bosinski, Homo sapiens, l’histoire des chasseurs du paléolithique supérieur en Europe (40000-10000 av. J.-C.), Paris, Éditions Errance, 1990, 281 p. .

Filmographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bases de référence[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]