Orgyen Trinley Dorje

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Orgyen Trinley Dorjé

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Orgyen Trinley Dorjé lors de la Conférence TED en Inde en 2009

Naissance 26 juin 1985 (29 ans)
Bakor, Lhatok, Région autonome du Tibet, Chine
École/tradition Karma-kagyu
Maîtres Péma Tönyö Nyinjé
Site (fr) kagyuoffice-fr.org

Karmapa

Orgyen Trinley Dorjé (ou Urgyen), né le 26 juin 1985 dans le village de Bakor dans la région de Lhatok (région autonome du Tibet), est reconnu par le 14e dalaï-lama, le gouvernement chinois et trois des quatre régents de l'école Karma Kagyu comme le 17e karmapa, dirigeant cette école du bouddhisme tibétain. À la veille de l'an 2000, alors âgé de 14 ans, il s'enfuit du Tibet car il ne peut y poursuivre ses études religieuses convenablement et rejoint le dalaï-lama à Dharamsala en Inde[1]. En mai-juin 2014, il visite pour la première fois l'Europe.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le karmapa à 14 ans au Tibet

Orgyen Trinley Dorjé est né le 26 juin 1985 dans une famille de nomades du Kham (Sud-Est du Tibet). Son père se nomme Karma Döndrub Tashi et sa mère Loga. Tout comme ses prédécesseurs, le 16e karmapa avait laissé une lettre prédisant sa réincarnation, qui fut trouvée en 1992 dans une amulette qu'il avait remise à Taï Sitou Rinpoché[2]. En 1992, Orgyen Trinley Dorjé fut découvert par une équipe envoyée au Tibet par Taï Sitou Rinpoché.

Le 7 juin 1992, le 14e dalaï-lama reconnut officiellement Orgyen Trinley Dorjé comme étant le 17e karmapa. Le 27 juin 1992, ce dernier fut conduit au monastère de Tsourphou, siège traditionnel des karmapas, près de Lhassa, et le 27 septembre de cette même année, il y fut intronisé par Taï Sitou Rinpoché et Gyaltsab Rinpoché[3]. Numéro 3 dans la hiérarchie religieuse tibétaine après le dalaï-lama et le panchen lama, le 17e karmapa est le seul lama réincarné à avoir été reconnu à la fois par le dalaï-lama et le gouvernement chinois. Cependant, selon Sofia Stril-Rever, au fil du temps, les lourdes contraintes imposées par l’administration chinoise se révélèrent un obstacle majeur à sa formation : il ne fut pas autorisé à se rendre au Sikkim, siège du précédent karmapa, pour y recevoir l'éducation religieuse de son école, le gouvernement chinois préférant l'utiliser pour influencer la population tibétaine qui lui témoigne une confiance spirituelle[4].

Aussi, à 14 ans, prit-il seul la décision de fuir son pays[5]. Sa résolution devint plus ferme car il n'était pas autorisé à voir son tuteur, Taï Sitou Rinpoché, et qu'en 1998 une tentative de meurtre sur sa personne avait été suggérée après la découverte de deux intrus chinois au monastère de Tsourphou[6]. Le 28 décembre 1999, avec quelques compagnons choisis, il entreprit la traversée de l’Himalaya, laquelle, au prix de bien de difficultés et de dangers, allait le mener jusqu’à la résidence du dalaï-lama à Dharamsala dans le nord de l'Inde[7],[8]. À l’arrivée du 17e karmapa, le 5 janvier 2000, le dalaï-lama a déclaré qu'« il n'y avait aucune autre solution » ; il a ajouté « Je pense que le jour de notre retour avec un certain degré de liberté au Tibet viendra. Je pense que je réaliserai cela durant ma vie ». Le 17e karmapa a exprimé son souhait de rester en Inde. Il a notamment déclaré « l'Enseignement Bouddhiste le plus important est la compassion, mais pour essayer de le pratiquer, on doit être libre ». Il souhaite qu'avec l'inspiration du dalaï-lama, « l’ensemble du peuple du Tibet sera bientôt en mesure de gagner sa liberté ». Tashi Wangdi, Ministre de la Religion et de la Culture du Gouvernement tibétain en exil avait expliqué que le 17e karmapa était très inquiet de l'érosion de la culture tibétaine à Lhassa : « il veut vraiment travailler au développement culturel et religieux du peuple, mais est très inquiet par la répression concernant les activités religieuses et la dilution délibérée de la culture tibétaine par les autorités ». La plupart des grands maîtres du Bouddhisme tibétain ont été contraints de s'exiler du Tibet du fait de l'absence de liberté et de la politique totalitaire qui y prévaut, comme nous l'a rappelé l'évasion du 17e karmapa à la veille de l'an 2000[9].

"Gyalwa Karmapa" par le peintre Claude-Max Lochu, exposition pour le projet du Temple pour la Paix, 2008

En Inde, le 17e karmapa a trouvé refuge au monastère de Gyuto à Sidhbari près de Dharamsala. Depuis, il reçoit les enseignements des grands maîtres tibétains exilés en Inde. Il reçoit la visite de disciples du monde entier, donne des enseignements, écrit des poèmes. En 2008, il réside encore au monastère de Gyuto à Sidhbari près de Dharamsala où il soutient de nombreux projets dont notamment la construction d'un hôpital[10].

Le 17e karmapa se rendit aux États-Unis entre mai et juin 2008. Ce fut sa première visite à l’étranger depuis son arrivée en Inde en 2000. Il se rendit à New York, Karma Triyana Dharmachakra, New Jersey, Boulder (Colorado) puis à Seattle (État de Washington)[11],[12],[13].

En juillet 2008, le 17e karmapa a souhaité visiter des monastères situés dans le Lahaul et Spiti (Himachal Pradesh), et au Ladakh (Jammu-et-Cachemire). Le Gouvernement indien n'a accordé sa permission qu'en septembre en raison des jeux olympiques de Pékin en été[14].

Visite aux États-Unis en 2008[modifier | modifier le code]

Le principal organisateur de la première visite du karmapa aux États-Unis était Dzogchèn Ponlop Rinpoché[15].

Le karmapa y annonça qu’il souhaitait passer deux mois par an pour enseigner dans la communauté bouddhiste dans ce pays, montrant l’importance qu’il lui accordait. Le karmapa déclara : « Mon travail ne sera pas conduit seulement dans les autres communautés bouddhistes, mais aura pour objectif d’aider tout le monde ». Il s’exprima aussi sur la situation au Tibet, affirmant qu’elle avait atteint un état d’urgence[16].

À Ground Zero au WTC Tribute Center, il laissa un message sur le livre d’or[17].

Selon Robert Thurman, la Chine croit que « quand le Dalai Lama sera parti, les gens oublieront le Tibet. Ceci (cette visite aux États-Unis) aide à montrer que cela ne sera pas le cas »[18].

Visite en Europe annulée en 2010[modifier | modifier le code]

Le prince Charles souhaitait rencontrer Ogyen Trinley Dorjé lors d'une visite en Europe prévue en juin 2010, qui devait le conduire en Allemagne, France, et au Royaume-Uni[19]. La visite fut annulée car les autorités indiennes ne lui accordèrent pas de permis de voyager, peut-être sous la pression de la Chine[20]. Le 28 mai 2010, le jour de Saga Dawa selon le calendrier de Tsourphou, le 17e karmapa a donné un enseignement en webcast[21]. Le journal L'Express est allé l'interviewver en Inde[22].

Une autre visite, prévue à Lausanne (11 et 12 septembre 2010) et à Bâle (18 et 19 septembre 2010) en Suisse, fut également annulée[23].

Visite aux États-Unis annulée en 2010[modifier | modifier le code]

Comme l’explique l'écrivain et journaliste Claude Arpi directeur du pavillon tibétain d'Auroville, sans que l’on en comprenne la raison, une fois de plus, les autorités indiennes n’ont pas accordé à Ogyen Trinley Dorjé de permis de voyager aux États-Unis en juillet 2010.

« Le Karmapa devait assister à des séances de prière organisées par le centre de Karma Triyana Dharmachakra à Woodstock, New York, mais les autorités indiennes ont refusé de lui accorder la permission nécessaire à cette visite, » a déclaré le secrétaire du karmapa, Gompo Tsering. « Nous ne comprenons pas pourquoi les restrictions ont été imposées sur ses mouvements car cette visite était purement religieuse »[24].

Visite aux États-Unis en 2011[modifier | modifier le code]

Ogyen Trinley Dorje à Washington le 9 juillet 2011

Orgyen Trinley Dorje s'est rendu États-Unis pour une visite de 3 semaines en juillet 2011. Durant son séjour, il a reçu l’initiation de Kalachakra du 14e dalaï-lama à Washington[25]. Il s'est rendu à Karma Triyana Dharmachakra, son siège principal en Amérique du Nord ainsi qu'à Karma Thegsum Chöling dans le New Jersey[26]. et le centre de retraite Karma Ling[27]. Il donna une conférence publique à l’Université de Hunter[28].

Lettre de prédiction du 16e karmapa[modifier | modifier le code]

La lettre poétique de prédiction du 16e karmapa comporte des indications qui permirent la découverte au Tibet de sa réincarnation[2]. En voici une traduction :

« Merveille ! La connaissance aperceptive est félicité continuelle.
C'est la sphère ultime de la réalité sans centre, ni périphérie.
Au nord d'ici, à l'est des montagnes enneigées se trouve le pays où flamboie spontanément le tonnerre divin.
Dans la région des nomades, embellie par le signe de la vache qui exauce les désirs.
La méthode est Dondrup et la sagesse est LoLaGa.
Né dans l'année de celui qui est employé à la terre sous le son miraculeux et portant très loin de la blanche conque, il est renommé pour être le Karmapa.
Pris en charge par le seigneur Deun Yeun Droub La, sans sectarisme, il pénètre toutes les directions.
Il est le protecteur impartial des êtres, il est le soleil des enseignements des Vainqueurs qui flamboie continuellement pour le bien d'autrui. »

La prophétie de Chogyur Lingpa[modifier | modifier le code]

Un grand Tertön, Chogyur Lingpa, visitant le monastère de Karma à Nangchen à l'Est du Tibet, eut de Padmasambhava la vision prophétique des 21 incarnations du karmapa. Voici comment il décrit sa vision du 17e karmapa[29],[30] :

« Sous un arbre verdoyant sur une montagne rocheuse Se trouve la dix-septième incarnation du Karmapa en compagnie de Kèntin Tai Sitou. Par la fusion de leurs esprits en un seul, L’arbre des enseignements du Bouddha Fleurira et portera des fruits abondants, L’essence véritable des transmissions de Gampopa. »

Si Orgyen Trinley Dorje a pu rencontrer Taï Sitou Rinpoché au Tibet[31], il est à remarquer que dans cette description, le paysage s'apparente au monastère Shérab Ling, siège de Taï Sitou Rinpoché en Inde.

La prophétie du 5e karmapa, Deshin Shekpa[modifier | modifier le code]

Une prophétie du 5e karmapa décrit les difficultés qui surviendront entre la 16e et la 17e incarnation du karmapa (voir Deshin Shekpa).

Centres bouddhistes liés au 17e karmapa Orgyen Trinley Dorje[modifier | modifier le code]

Orgyen Trinley Dorje, janvier 2006, Inde

En France, les centres bouddhistes fondés par Kalou Rinpoché dans les années 1980 sont liés à Orgyen Trinley Dorje. C'est par exemple le cas de Kagyu-Dzong à Paris, de Vajradhara-Ling en Normandie, du Temple des mille Bouddhas (Dashang Kagyu Ling) en Bourgogne, de Karmaling en Savoie, de Kagyu Rintchen Tcheu Ling à Montpellier et du Jardin du Dharma très bon près d'Aix-en-Provence. C'est aussi le cas de très nombreux autres centres de par le monde, comme Dag Shang Kagyu en Espagne. Pour une liste des centres Karma Kagyu[32] ).

Reconnaissance du 17e karmapa Orgyen Trinley Dorje[modifier | modifier le code]

Kalou Rinpoché, Thrangu Rinpoché, Bokar Rinpoché sont quelques-uns des autres hauts Lama ayant reconnu Orgyen Trinley Dorje comme étant le 17e karmapa[33]. Tenga Rinpoché lui a notamment rendu visite à Tsourphou, au Tibet, en 1993[34].

Instructions sur le végétarisme et la protection de l'environnement[modifier | modifier le code]

Orgyen Trinley Dorje, janvier 2006, Inde
Article détaillé : Végétarisme bouddhique.

Le 17e karmapa Orgyen Trinley Dorje a donné en 2008 des instructions sur les bienfaits de ne pas manger de viande afin de ne pas faire souffrir les animaux[35]. Suivant ces conseils, les Tibétains modifient profondément leurs habitudes alimentaires et deviennent de plus en plus végétariens, et dans la Région autonome du Tibet, ainsi que dans le Kham, et l'Amdo, des restaurants végétariens s'ouvrent[36].

Le 22 avril 2009, le Jour de la Terre, Orgyen Trinley Dorje a donné 108 instructions pour protéger l'environnement, estimant que le monde faisait face à une crise environnementale complexe[37].

Le karmapa a inauguré la 2e conférence des centres kagyu qui s’est tenue du 3 au 8 octobre 2009 au monastère de Gyuto à Sidhbari près de Dharamsala. Il a notamment déclaré « Les gens se sont comportés de façon irréfléchie et ont négligé les dommages qu’ils créent à l'environnement pendant trop longtemps. Si cela continue, il y a un grand risque qu’il soit trop tard pour faire quoi que ce soit. » [38].

Successeur du dalaï-lama ?[modifier | modifier le code]

Karmapa au monastère de Gyuto en novembre 2009

Des Tibétains en exil ont suggéré que le 17e karmapa, Orgyen Trinley Dorje, pourrait à l'avenir remplacer le 14e dalaï-lama s'il prenait sa retraite en tant que chef du gouvernement tibétain en exil[39],[40].

Interrogé en mars 2009 sur la possibilité qu’il puisse succéder au dalaï-lama, Orgyen Trinley Dorjé a déclaré : « Si l’occasion m’en est donnée, je ferai de mon mieux », ajoutant : « Le dalaï-lama a été très efficace pour établir les fondations de la lutte des Tibétains en exil. C'est à la génération suivante de construire sur ces bases et d’aller de l’avant. » [41].

En juin 2010, il a déclaré : « le dalaï-lama me conseille de rester soigneusement à l'écart des questions politiques. Dans ma position, la seule chose qui m'importe est d'aider au maintien de l'héritage culturel et religieux du peuple. Comme individu et comme Tibétain, ma priorité est la condition de mes frères humains, tibétains ou non. Je n'aspire pas à une autre position ou à un autre statut que ceux que j'occupe aujourd'hui. »[22].

Un câble diplomatique récupéré par WikiLeaks qui le surnommait le « Obama Lama » évoquait la possibilité qu'il succède au 14e dalaï-lama[42],[43].

Des poursuites pour complot levées par l'Inde[modifier | modifier le code]

Ogyen Trinley Dorje et l'actuel Sakya Trizin lors d'une prière de longue vie pour le dalaï-lama le 28 septembre 2012

Un article publié par L'Express le 8 décembre 2011, reprenant une information de l'agence Reuters, annonce que : « Les autorités indiennes ont engagé ce jeudi des poursuites pour complot contre le Karmapa, potentiel successeur du dalaï-lama. La procédure contre le karmapa et neuf autres personnes a été ouverte dans l'État de l'Himachal Pradesh (nord) où se situe son monastère, près de Dharamsala, là où vivent des milliers de Tibétains en exil ayant fui la Chine. En janvier, la police avait saisi près d'un million de dollars en devises étrangères, principalement en dollars. Le bureau du Karmapa avait assuré qu'il s'agissait d'argent provenant des dons de fidèles et avait démenti des rumeurs relayées par la presse indienne, selon lesquelles le Karmapa pourrait être un complice du pouvoir chinois, envoyé en Inde pour mettre en place des monastères pro-chinois » [44].

En février 2011, le karmapa avait pourtant été innocenté. La secrétaire d'État de l'Himachal Pradesh, Mme Rajwant Sandhu, déclara aux journalistes : « le Karmapa n’est nullement impliqué. Nous avons des raisons de croire que les dons émanaient du monastère, et que le Karmapa n’a rien à voir avec cela. Le Karmapa est un chef religieux d’un grand nombre de disciples du monde entier. Nous respectons leurs activités religieuses. Nous n’intervenons dans aucune activité religieuse. Nous respectons totalement leurs activités et n’avons aucunement l’intention de les restreindre de quelque forme ou manière que ce soit ; et nous sommes conscient que le Karmapa n’est en rien concerné par des activités commerciales ou des négociations suspectes relatives à un terrain. » Le Bureau administratif du karmapa a exprimé sa gratitude aux autorités indiennes d’avoir procédé à une enquête minutieuse dans cette affaire et d’avoir fait éclater la vérité. Cela accrédite totalement la confiance que le Karmapa a lui-même exprimée depuis le début envers le système judiciaire indien[45].

Le 17e Karmapa Ogyen Trinley Dorje à Bodh Gaya en 2012

En avril 2012, constatant l'absence de violation des lois indiennes, l'Inde a annoncé officiellement sa décision de lever toutes les poursuites contre Ogyen Thinley Dorjé, levant toute difficulté quant à la possibilité qu'il devienne le successeur du dalaï-lama en tant que chef spirituel des Tibétains, et lui permettant de voyager à l'étranger[46].

En mai 2012, le 14e dalaï-lama affirme qu'il pourrait être le dernier dalaï-lama, et que nombre de jeunes moines bouddhistes, dont le karmapa, pourraient devenir les chefs spirituels du bouddhisme tibétain[47].

Le 8 août 2012, le karmapa fut l’invité d’honneur de la cérémonie commémorant l'entrée en fonction du premier ministre tibétain Lobsang Sangay[48].

Soutien de la voie médiane du dalaï-lama[modifier | modifier le code]

En avril 2014, il fustige la politique chinoise au Tibet et affirme son soutien de la voie médiane du dalaï-lama[49]

Première visite en Europe[modifier | modifier le code]

En septembre 2012, Liao Yiwu, un écrivain chinois exilé en Allemagne et invité d'honneur du Festival international de littérature de Berlin (en) où il parla abondamment du 17e karmapa en exil et des auto-immolations de Tibétains au Tibet[50], rencontre le karmapa à Dharamsala dans ses efforts pour qu'il soit autorisé à se rendre en Allemagne[51],[50].

Invité se rendre au Kamalashila Institute et à Berlin du 28 mai au 9 juin 2014[52], le karmapa quitte l'Inde le 27 mai pour sa première visite en Europe[53]. Lors d'une à Cologne, il a été invité par l'archidiocèse de Cologne et les étudiants de l'Université catholique de sciences appliquées de Cologne et fit une visite privée de la cathédrale de Cologne. Il a rencontré le rabbin Tovia Ben-Chorin, responsable de la communauté juive de Berlin avant une rencontre dans une synagogue de Berlin le 7 juin[54], et a visité le Mémorial aux Juifs assassinés d'Europe et le mur de Berlin[55].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • (en) The Heart Is Noble: Changing the World from the Inside Out, Shambhala, 2013, (ISBN 1611800013)
  • Le futur c'est maintenant, conseils pour l'avénement d'un monde meilleur, traduit de l'anglais par Tancrède Montmartel et Lama Cheuky Sèngué, Claire lumière, 2010, (ISBN 2905998946)
  • Les routes de la compassion, traduction du tibétain en anglais Ringou Tulkou Rimpotché et Michele Martin, Claire lumière, 2010, (ISBN 2905998970) (explication des Trente-sept Pratiques des Fils des Vainqueurs de Thokmé Zangpo)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Enregistrements audios[modifier | modifier le code]

  • Chants de Karma Pakshi, 28 décembre 2001, durant le Kamtsang Kagyu Sangha Monlam à Bodhgaya, en Inde, Karma Pakshi Chant, 2002, Khaeon World Music, EAN 4011222217509
  • CD de Sina Vodjani.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bertrand Odelys, Dharamsala, Chroniques tibétaines, préface du dalaï-lama, Albin Michel, 2003, (ISBN 2226142592 et 9782226142597), p. 332 : « Geyché-la (Tenzin Geyche Tethong) me confirme la déclaration du karmapa à son arrivée à Chonor house, à côté de la résidence du Dalaï-Lama, le 5 janvier, [...] : « Oui, les Chinois me traitent bien, je mange bien au Tibet. Mais de là-bas, je ne peux rien faire pour aider le Dharma, ou aider la cause tibétaine ; c'est pour cela que j'ai quitté le Tibet. C'est aussi parce que je n'ai pas l'occasion, sous les Chinois, de poursuivre mes études religieuses convenablement. » »
  2. a et b Lettre de prédiction du 16e karmapa
  3. Return to Tsurphu Monastary (Vidéo sur YouTube)
  4. Sofia Stril-Rever et Dalaï-lama, Appel au monde, Seuil, 2011, (ISBN 9782021026757), p. 241.
  5. Francesca Yvonne Caroutch, op. cit., p. 131, 141.
  6. (en) Mick Brown, The Dance of 17 Lives: The Incredible True Story of Tibet's 17th Karmapa, p. 34. Bloomsbury Publishing, New York and London, 2004, (ISBN 1-58234-177-X).
  7. (en) The Karmapa's Great Escape (December 28, 1999-January 5, 2000)
  8. Martine Valo, Rencontre avec le karmapa, le protégé du dalaï-lama, Le Monde, 25 juillet 2010, reproduit : [1]
  9. La fulgurante épopée des Karmapas : entretien avec Francesca Yvonne Caroutch.
  10. (en) Seeking urgent help for Gyuto Tantric University Hospital
  11. Karmapa visitera les États-Unis en 2008.
  12. Visite du karmapa en 2008.
  13. (en) Karmapa to begin his first visit outside India.
  14. (en) Karmapa arrives in Ladakh to begin Dharma tour.
  15. Présentation du Karmapa aux États-Unis par Dzogchèn Ponlop Rinpoché, Principal organisateur de la venue du Karmapa aux États-Unis en 2008, 17 mai 2008
  16. (en) The World's Next Top Lama.
  17. Visite du Karmapa aux États-Unis, portes ouvertes à Paris du Temple pour la Paix qui lui est lié. « Par des cœurs pacifiques, des sentiments pacifiques et une intelligence pacifique, puisse ce monde réellement passer de l’ombre à la lumière »
  18. (en) Buddhist karmapa tours U.S., Seattle Times.
  19. Le prince Charles souhaite rencontrer l'héritier du dalaï-lama
  20. La visite du Karmapa en Europe annulée, Tibet-info, 17 avril 2010.
  21. (en) Live Webcast of Teaching by H.H. the 17th Gyalwang Karmapa.
  22. a et b "Au Tibet, nous avons besoin d'un projet", Marc Epstein, 26 juin 2010.
  23. [2]
  24. (en) Claude Arpi, Why was the Karmapa's US tour cancelled?.
  25. (en) Sherab Woeser, Karmapa to receive Kalachakra initiations in Washington, DC, 7 juillet 2011, Phayul.com
  26. (en) Karma Thegsum Chöling, 20 juillet 2011.
  27. (en) Stretching Time at Karme Ling Retreat, 26 juillet 2011.
  28. (en) A few words about His Holiness’ Speech on the Eve of His Departure to India, July 29th, 29 juillet 2011.
  29. (en) The Vision of Terchen Chogyur Dechen Lingpa
  30. La vision de Terchen Chogyur Déchen Lingpa
  31. HH the 17th Karmapa & Situ Rinpoche, Video YouTube
  32. (en) Dharma Centers of the Kagyu Lineage
  33. Reconnaissance par des hauts Lama
  34. Lettre de Tenga Rinpoché à Sharmapa et Topgala
  35. Instructions données par Sa Sainteté le XVIIe Karmapa sur « ne pas manger de viande ».
  36. Récit du périple d'un Français à travers le Tibet, Nouvel Obs, Carlo Blanco, 13 décembre 2008
  37. A Message from the Gyalwang Karmapa: 108 Things You Can Do
  38. Gyuto Monastery in Dharamsala Hosts Conference on Environmental Protection.
  39. A change at the top
  40. Alistair Scrutton et Abhishek Madhukar, Les exilés tibétains tournent leurs espoirs vers le karmapa-lama, Reuters, 2 mars 2009
  41. (en) Gavin Rabinowitz, Karmapa Lama emerging a Tibet's new voice, AP, 11 mars 2009.
  42. (en) Tendar Tsering, Leaked US cable calls Karmapa the ‘Obama Lama’, Phayul.com, 13 septembre 2011
  43. Rohit Mullick, 'Obama Lama' to be the successor?, The Times of India, 13 septembre 2011.
  44. L'Inde accuse le Karmapa de complot contre le Tibet, article de L'Express du 8 décembre 2011.
  45. Jean-Paul Ribes, Le Karmapa lavé de tout soupçon, 16 février 2011.
  46. (en) Shekhar Iyer, Clean chit to lama a shift in Tibet stand?, Hindustan Times, 30 avril 2012.
  47. (en) Dean Nelson, Dalai Lama reveals warning of Chinese plot to kill him, The Telegraph, 12 mai 2012
  48. Gyalwang Karmapa célèbre la deuxième année d’exercice dans sa fonction du Kalong Tripa.
  49. (en) I unequivocally support the middle-way approach advocated by Dalai Lama: Karmapa, The Economic Times, 3 avril 2014
  50. a et b (en) Phuntsok Yangchen, Dissident Chinese writer invites Gyalwang Karmapa to Berlin, Phayul.com, 11 septembre 2012.
  51. (en) Dissident Chinese writer meets Karmapa, 9 septembre 2012, The Indian Express
  52. (en) First visit to Europe by H.H. the XVII. Karmapa
  53. (en) Karmapa leaves on maiden Europe tour, phayul.com, 27 mai 2014
  54. http://the17thkarmapa.blogspot.fr/2014/06/rabbi-tovia-ben-chorin-l-leader-of.html
  55. http://kagyuoffice.org/karmapa-arrives-in-berlin-on-first-european-tour/


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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