Organisation du peuple en lutte (Haïti)

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L'Organisation du peuple en lutte (O.P.L.) est un parti politique haïtien, membre observateur de l'Internationale socialiste et membre de la COPPPAL.

Créée en 1991 sous le nom de Organisation Politique Lavalas, l'OPL fut, pendant des années, une formation pro-Aristide. Aux élections législatives de 1995, elle remporta 17 des 27 sièges au Sénat et 66 des 83 à la Chambre des Députés. Son candidat à la présidence, René Préval, fut élu avec 87 % des votes.

L'OPL a formé une majorité du Parlement haïtien de 1995 à 1997, et nommé Rosny Smarth au poste de Premier ministre. L'OPL a été un partisan important de la privatisation et des mesures d'austérité économique, qui cherchaient à licencier des milliers de travailleurs du secteur public en raison des mesures d'austérité appliquées par les institutions financières internationales.

Après avoir perdu les élections législatives de 1997, l'OPL a dénoncé les résultats comme frauduleux.

Se dissociant d'Aristide et du mouvement Lavalas, elle fut rebaptisée le 9 juin 1999, Organisation du peuple en lutte.

L'OPL a été largement financées par des agences gouvernementales étrangères et a participé à la campagne de déstabilisation contre le gouvernement constitutionnel du président Jean-Bertrand Aristide (2001-2004). Une partie de ses adhérents a quitté le mouvement pour rejoindre le parti Lavalas.

Lors de l'élection présidentielle du 7 février 2006, son candidat Paul Denis a emporté 2,62 % du vote populaire. Le parti a participé aux élections du 7 février 2006 au Sénat et obtenu 6,0 % du vote populaire et 3 des 30 sénateurs. Les 7 février et 21 avril 2006 lors des élections à la Chambre des Députés, le parti a remporté 10 des 99 sièges.

L'OPL fait désormais partie de la coalition gouvernementale sous la direction du Premier ministre Jacques-Édouard Alexis.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

1. L’OPL, une force politique éprouvée L’organisation du Peuple en Lutte (OPL), une force politique éprouvée, vous convie à vous joindre à elle pour la réalisation de cette tache patriotique. En effet depuis sa fondation en 1991, elle s’est proposée de devenir un instrument de la bataille du peuple haïtien pour les réformes substantielles de caractère politique, social, économique et culturel. Réunissant des militants d’expérience et des dirige ants de divers horizons, elle a entrepris de bâtir, dans le cadre du mouvement démocratique et populaire, un parti de type nouveau et moderne qui ne serait pas a la remorque d’un homme ou d’un clan, mais su service d’Haïti. L OPL 7 En conformité avec les objectifs qui ont conduit à sa naissance, l’OPL a pu édifier une charpente, avec un leadership collectif et des principes directeurs. Une telle démarche s’est appuyée, dès le début, sur les mouvements de base à travers tout le pays. Nos documents, Batistè, Manifest e, Programme et Statuts, notre journal, Tambou Vérité et nos prises de positions publiques ont été soumis à la réflexion de tous ceux que nous invitions à gagner nos rangs. Une telle approche, novatrice dans notre milieu, jointe à notre résistance conséquente durant les trois (3) ans du gouvernement militaire, a valu à notre Organisation de s’implanter dans les neuf (9) départements et de gagner en 1995 la majorité au Parlement son sens constitutionnel en défendant l’autonomie du Pouvoir Législatif . Dans cette phase de la transition, ou la consolidation des institutions devait garantir le fonctionneme nt de l’ E tat de droit, nos parlementaires, en résistant aux manœuvres de corruption, de séduction , de manipulation et d’intimidation du pouvoir, se sont signales par leu r sens de l’ appartenance et leur volonté de défendre la démocratie . La distance et les contradictions entre les deux tendances ainsi apparues furent évoquées eu Premier Congres de l’OPL, en janvier 1997. Aussi, le Congres, prévoyant l’ inévitable rupture avec Lavalas, décida - t - il d’adopter, en vue d’une proch aine substitution du nom “Organisation Politique Lavalas”, l’appellation “Organisation du Peuple en Lutte.” L’ aggravation des rapports entre le pouvoir Aristide/Préval et la tendance Parlement/Premier Ministre devint de plus en plus évidente quand l’OPL s’opposa avec opiniâtreté aux élections officielles du 6 avril 1997 qui consacrèrent la rupture entre deux lignes, deux projets différents. Elles marquaient aussi un moment de démystif ication du pouvoir et une étape fondamentale du combat antidémocratique, contre ce régime qui reproduisait les vieilles pratiques traditionnelles, de prévarication, d’incompétence, d’arbitrage, de favoritisme, de « ticouloutisme », de bluff, de violation d e la Constitution et des droits individuels. Le divorce de l’OPL d’avec le mouvement Lavalas a signifié clairement le rejet d’une telle politique . De cette expérience , notre conviction est sortie renforcée sur la nécessité de forger de un instrument adéqua t pour la consécration de notre projet de réforme. Nous avons aussi démontré la capacité et la volonté de notre Organisation à combattre l’anti démocratie, nous avons réitéré notre décision à défendre la démocratie et promouvoir OPL 8 l’œuvre de refonte national e. Nous avons invite ceux qui veulent apporter leur quote - part a cet ouvrage, à le faire dans un cadre institutionnel et en concertation avec des citoyens et des citoyennes décidés à construire ensemble un pays véritablement pour tous. Des lors, notre visi on de la réalité et du futur à édifier , notre fidélité aux principes et notre action politique ont fait de l’OPL un pôle d’attraction pour tous ceux qui sont disposés à mettre Haïti sur les rails du progrès . De là , sa responsabilité aux prochaines élections communales, législatives et présidentielles, l’élan en sa faveur de tous ceux qui veulent que les choses changent

et aussi les taches du mouvement au plan

organisationnel

Écouter la voie des secteurs populaires exprimant leurs besoins et leur s aspirations, et fournir à ceux qui sont organisés un canal d’expression politique et dynamiser tous les secteurs prêts à s’engager dans une voie de construction nationale et de justice sociale. Travailler à une plus grande implantation de l’OPL sur le te rrain et renforcer la présence militante en son sein et autour d’elle dans le milieu paysan, les quartiers populaires, les jeunes, les intellectuels, les travailleurs de la culture, les mouvements de femmes et tous les autres secteurs socioprofessionnels. Mieux structurer l’Organisation au niveau des 9 départements et des communes . Assurer son organisation avec les groupements affiliés et renforcer sa capacité de convocation et d’exercice de responsabilités politiques ainsi que les pratiques de démocratie i nterne et d’éthique. Promouvoir des campagnes d’explication sur la ligne et les actions du Parti

développer des mécanismes permanents de communication avec la population. Rechercher L’action commune, avec les secteurs progressistes organisés de la socié té civile et la collaboration avec des groupes politiques réellement démocratiques. 2. Notre vision stratégique L’OPL propose une alternative globale et pratique, face à l’ échec d’un système étatique de fonctionnement et de rapports sociaux qui a conduit à la déshumanisation, compromis l’avance du pays et menace, aujourd’hui plus que jamais, notre souveraineté OPL 9 et notre identité. Dans cette perspective, les prochaines compétitions électorales, législatives et présidentielles, annoncent une bataille historiqu e qu’il échoit au peuple haïtien de livrer et de gagner, pour édifier les fondations d’un régime de démocratie véritable qui ouvre la voie au développement dans l’équité. L’OPL, en gagnant cette bataille politique, veut créer une véritable dynamique du dév eloppement, pouvant garantir l’accès au mieux - être de chaque Haïtien, à partir de deux (2) axes majeurs

l’éducation pour tous et le travail pour le plus grand nombre, elle

mettre en œuvre une véritable stratégie d’action politique et sociale orientée a

Jeter les bases d’une authentique alliance patriotique ente les secteurs sociaux organises (partis, entrepreneurs, syndicats, églises, universités, associations socioprofessionnelles) et travailler à l’unité nationale entre le mouvement populaire, les secteurs avancés de la bourgeoisie, les classes moyennes avec comme objectifs : de reconstituer l’autorité et la légitimité de l’État, de développer l’économie, de protéger le patrimoine national et l’environnement. Renforcer le processus d’institutionnalisation démocratique devant garantir l’Etat de droit. Faire de la démocratie représentative, participative et redistributive la base d’un consensus social contre la corruption, pour la justice et la stabilité. Faire de la décentralisation le cœur des programmes communautaires et gouvernementaux devant créer, au niveau des communes et des régions, des centres moteurs du développement. Réaliser ainsi des interventions dans les domaines agraires, écologique, de la santé, de l’éducation, du logement, de l’État civil, etc. Œuvrer pour une augmentation significative et croissante des allocations budgétaires aux mairies. Rechercher vis-à-vis de la communauté internationale une coopération féconde qui va au-delà de l’assistance qui depuis des années, a englouti des millions sans rien changer aux structures économiques et sociales du pays. Une vraie coopération qui puisse arriver à canaliser vers Haïti un flux de capitaux et de technologie propre au décollage et à la croissance. Établir un contact social définissant les relations de partenariat entre l’État et la société pour une action économique efficace qui réfute les pratiques de OPL10 l’étatisme inefficace et corrupteur ainsi que les fausses pistes deshumanisantes du néolibéralisme et de l’exclusivisme du marché qui polarisent davantage la société.

Créer une synergie entre les ressources de l’État et celles de l’initiative privée, des coopératives, des ONG, de l’émigration et des institutions internationales, dans une démarche communautaire et participative qui mette en branle les populations pour la solution de leurs problèmes.

Selon la Constitution, promouvoir le coopératisme comme un levier puissant du développement par une politique d’animation et d’éducation coopérative.

Créer un consensus autour de la nécessaire diminution du taux de croissance de la population et adopter à cette fin des politiques adéquates, sur le plan de l'éducation, de la motivation et de la disposition. Dans la logique de ce projet rénovateur, il nous faut multiplier, dans les prochaines années, notre produit national brut, ainsi que nos volumes d’exportation en veillant à la répartition sociale des fruits de la croissance . Il nous faut parvenir, pour satisfaire nos immenses besoins, à décupler les investissements, provenant du pays et de l’étranger. Il nous faut faire de tous les Haïtiens, des acteurs et bénéficiaires des réformes ; multiplier par des initiatives éducatives et techniques nos ressources humaines et notre capacité d’en tirer profit. Parvenir à créer des centaines de milliers d’emplois, augmenter sensiblement les revenus et le pouvoir d’achat des plus défavorisés et accéder pleinement à l’économie de marche ; une telle stratégie aura pour effet d’irriguer financièrement la société, de convertir l’économie de subsistance agricole ou informelle en source de revenu, stimuler certains secteurs industriels, d’optimaliser l’artisanat et la création de produits culturels. Elle encourager a la formation du capital national et la capacité de notre société de profiter des courants de coopération, d’intégration et de transformation technologique qui traversent le monde à l’aube de ce nouveau millénaire. Une telle approche innovatrice tiendra compte de la réalité de nos faibles ressources et de leur non-exploitation. Elle visera à dépasser la condition de « société assistée » d’économie « sous sérum ». Elle nous fera retrouver les attributs d’une nation authentique dont la direction est assurée de façon responsable, dont la gestion est garantie par un effort de partenariat constructif. Elle nous fera accéder à un mieux-être dans une OPL11 société culturellement désaliénée, économiquement progressiste, socialement juste et politiquement démocratique. Ainsi seulement nous pourrons nous délivrer de la dépendance humiliante et de la misère inhumaine. Il nous faut investir avec courage et intelligence dans le présent pour construire l’avenir. 3. Rechercher l’appui des secteurs sociaux de base. Dans la perspective de ce projet, la participation de la population s’avère fondamentale. L’ampleur des problèmes accumulés dans le pays oblige, qu’en plus des catégories sociales et politiques susceptibles d’être mobilisées, qu’il soit fait appel à l’ensemble des Haïtiens à la recherche d’un indispensable consensus pouvant assurer la convergence da la Nation vers un même objectif de développement humain. L’OPL recherche l’appui de tous les acteurs économiques et sociaux qui sont appelés par leur poids et leur dynamisme à jouer un rôle de premier ordre, comme forces motrices de cette stratégie. Ce sont : les jeunes, les femmes, les techniciens et travailleurs de la culture, les industries, les commerçants, les producteurs qui bénéficieront et feront profiter la communauté tout entière des fruits de cette rénovation. 1) Les jeunes sont les plus affectés, les plus menacés par ce système en crise. Ils sont plus de 100 000 qui annuellement se présentent au baccalauréat, sans perspective de pouvoir continuer leurs études ou trouver un emploi, ils sont environ 150 000 qui chaque année atteignent les 18 ans et devraient pouvoir entrer sur le marché du travail ; ils sont des centaines de milliers de jeunes filles et jeunes gens, des villes et des campagnes, privés de travail, de possibilités d’études et de l’espoir même d’un lendemain meilleur. Autant de potentialités gaspillées et autant de frustrés qui ne pourront satisfaire leurs aspirations légitimes que dans la mesure où Haïti s’engage dans la voie de transformations profondes. De là, l’intérêt objectif des jeunes à participer a cette entreprise de relèvement du pays. L’OPL, tout en œuvrant pour la défense des droits des enfants, appelle cette jeunesse désemparée à devenir promotrice du changement. Elle y contribua par la sensibilisation politique, le service civique, le sport, la formation dans divers domaines, et une campagne de motivation dans le cadre d’une politique d’emploi à travers les OPL 12 créneaux de la décentralisation, de la participation à des activités sociales, a l’alphabétisation, le reboisement, etc.

2) Les femmes : La revalorisation, sur le plan légal, économique et social de la condition de la femme, lui donnera pleinement accès à un ensemble d’opportunités facilitant son intégration dans la société. La participation de la femme a la vie politique, constitue un élément essentiel de la mise en valeur et à profit pour notre communauté, de la moitié de l’intelligence et de la créativité collective qu’elle représente dans notre pays. Comme dans toute société d’oppression, en Haïti, la femme, victime d’abus de toutes sortes, est surexploitée dans le travail, marginalisée au niveau de l’éducation, de la rémunération et de la représentation. Malgré sa contribution énorme aux mécanismes de production et d’échange, elle a très peu d’opportunités professionnelles, culturelles et politiques à assurer sa plénitude comme citoyenne, comme femme ou en tant que ressource humaine. Sa promotion et sa pleine intégration à la vie citoyenne se feront par l’emploi, les facilités à l’éducation secondaire, technique et universitaire et par des mesures visant à assurer sa représentation et son accès aux organes de responsabilité à tous les niveaux. L’OPL se propose à cette fin, d’œuvrer pour l’adoption des dispositions légales et administratives et des actions positives tendant à une croissance présence de la femme aux postes électifs, depuis les ASECs jusqu’aux fonctions les plus élevées. Dans toutes les politiques publiques, sera considérée la perspective du genre, c’est-à-dire l’intérêt, la place et les particularités de la femme en tant que telle, comme enfant ou adolescente. Pour en finir avec la violente discrimination et les pratiques d’infériorisation qui s’exercent vis-à-vis de la femme, nous ferons appliquer les lois existantes et en adopter de nouvelles, qui défendent leurs intérêts, et leur assurent l’égalité dans la société. L’action de l’OPL visera à :

Encourager les associations de femmes à porter leurs revendications et propositions au Parlement et aux pouvoirs publics en général

Réaliser des campagnes d’éducation à l’école et dans les médias contre la violence et la discrimination à l’égard de la femme, pour l’égalité des sexes, pour la paternité responsable, avec comme finalité, de changer les mentalités ainsi que les comportements négatifs autour de ces questions. OPL13

Travailler à la modification positive du statut et de la condition de la femme, des rapports hommes/femmes non seulement du point de vue de la justice et de l’équité, mais aussi comme un élément fondamental d’un e politique d’inclusion et de participation.

Faire comprendre qu’une contribution essentielle à la consolidation de la démocratie est d’intégrer la femme au système politique.

3)Les socioprofessionnels, enseignants, travailleurs de la culture, intellectuels en général ont une responsabilité dans la définition, la concrétisation et le succès de ce projet. En affirmant leur point de vue professionnel, ils contribueront à préciser le contenu de ces réformes, et leur mise en application technique, selon les exigences de l’efficacité et de l’humanisme. Les besoins socio-économiques et la compétence de ces secteurs des classes moyennes en font des artisans actifs du changement. Ainsi devront-ils accéder comme force d’impulsion au processus de participation citoyenne. L'OPL portera une attention particulière aux secteurs les plus démunis des classes moyennes pour les entrainer dans le processus de changement. Elle créera les conditions pour leur offrir l'opportunité de mettre au profit du pays leur connaissance et leur talent, et satisfaire leur quête de meilleures conditions d'existence (logement, assurance sociale et recyclage technique).

4) Les producteurs : La crise de notre société est rendue évidente par l'effondrement de la production, et notre faible capacité productrice. En effet un système historique de reproduction rétrécie, a transformé les fruits de la terre et du travail des producteurs agricoles en richesses personnelles ou familiales, en activités spéculatives, non en pouvoir de consommation pour la population , non en réinvestissement productif, non en accumulation d’équipement et de technologie. L’action régénératrice des entrepreneurs implique, une fois créées les conditions institutionnelles et macro-économiques de stabilisation, l'impulsion à la production par l'investissement et la réorganisation de la capacité productive. Les paysans ont un rôle fondamental dans cette entreprise de changement. À travers leurs organisations, leurs revendications et leurs apports spécifiques, ils bénéficieront et feront bénéficier l’économie nationale des transformations techniques de nature à augmenter les rendements et les richesses agricoles.

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