Organisation communiste marxiste-léniniste – Voie prolétarienne

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Organisation communiste marxiste-léniniste – Voie prolétarienne
Image illustrative de l'article Organisation communiste marxiste-léniniste – Voie prolétarienne
Logo officiel
Présentation
Fondation 1976
Idéologie Communisme
Marxisme-léninisme
Maoïsme
Affiliation internationale Conférence internationale des partis et organisations marxistes-léninistes (correspondance de presse internationale)
Site web vp-partisan.org

L'Organisation communiste marxiste-léniniste – Voie prolétarienne, ou OCML – VP, est une organisation politique française maoïste.

Origines[modifier | modifier le code]

Fondée en septembre 1976, l'OCML-VP est directement issue du mouvement étudiant et ouvrier de Mai 68. Elle regroupe au départ des militants issus de diverses organisations marxistes-léninistes (OC-GOP, L'Eveil, Gauche prolétarienne, Prolétaire ligne rouge, Parti communiste marxiste-léniniste de France etc.), au moment où la plupart d'entre elles cessent d'exister[1].

Elle se réclame de Karl Marx, Lénine et Mao Zedong[2].

Activités[modifier | modifier le code]

L'OCML-VP milite en direction de la classe ouvrière et du prolétariat, dans les usines et les quartiers populaires. Ses militants participent à des luttes ouvrières et populaires en France : étrangers en situation irrégulière, Alsthom Saint-Ouen, PSA Aulnay, manifestations contre le Contrat première embauche et la réforme des retraites, etc.

Le 17 octobre 1981, l'OCML-VP est la première organisation, avec l'Union des communistes de France marxiste-léniniste, à organiser un meeting commémoratif du massacre du 17 octobre 1961 à la Mutualité à Paris[3].

Ceux investis dans la CGT créent à l'occasion du 48e Congrès le blog Où va la CGT ?, participant à la construction d'une « opposition syndicale de classe ».

Banderole de l'OCML Voie Prolétarienne lors de la mobilisation contre l'ANI, en 2013.

L'OCML-VP lutte contre le racisme et le chauvinisme qui sont, selon elle, des outils de divisions du prolétariat. Elle déclare : « nous défendons les intérêts de tous les ouvriers, pas les intérêts de la France »[4].

Ainsi, cette organisation est active dans la lutte pour les étrangers en situation irrégulière. Elle y défend « la régularisation de tous les sans-papiers et la libre circulation des travailleurs »[5].

Elle défend l'internationalisme comme un principe fondamental. Ainsi, elle participe, par exemple, avec d'autres ouvriers au Conseil international des travailleurs de l'automobile qui a lieu tous les trois ans en Allemagne.

Elle a été aussi à l'initiative de nombreux évènements internationalistes comme la venue en France de l'Association révolutionnaire des femmes en Afghanistan (RAWA) en 2003, une campagne de boycott d'un transformateur pour l'Afrique du Sud à l'Alsthom Saint-Ouen, l'impulsion des collectifs anti-impérialistes Coup Pour Coup, la participation au Secours ouvrier pour la Bosnie, etc[6].

L'OCML-VP est aussi active dans la lutte contre le sexisme et l'homophobie en participant à différents collectifs et initiatives[7].

Cortège de l'OCML-VP à Paris le samedi 11 janvier 2014 à l'occasion de la manifestation en hommage aux trois militantes kurdes assassinées un an plus tôt.
Cortège de l'OCML-Voie Prolétarienne en défense de l'IVG en février 2014.

Élections[modifier | modifier le code]

L'OCML-VP a appelé à l'abstention aux élections présidentielle et législatives de 2012. Le 25 mars 2012, elle déclare : « [...]Oui, il faut que ça change ! Mais il ne suffit pas de remplacer Sarkozy par Hollande, une austérité de droite par une austérité de gauche. PS et UMP sont d’accord sur un point essentiel : il faut encore « baisser le coût du travail ». Mais le « coût du travail », c’est nous : notre vie, nos conditions de travail, nos salaires, nos logements etc. [...] L’OCML - Voie prolétarienne, ses membres, s’abstiendront à cette élection. Elle appelle ses sympathisants et ceux qui ne se satisfont pas de voter tous les cinq ans pour des faiseurs de pro­messes à faire de même »[8].

International[modifier | modifier le code]

L'OCML-VP est membre du Comité de Solidarité Franco-Népalais et du Comité de Soutien à la Révolution en Inde.

Elle participe à la Conférence internationale des partis et organisations marxistes-léninistes.

Publications[modifier | modifier le code]

L'OCML VP publie le mensuel Partisan.

L'OCML-VP publie également une revue théorique et politique nommée La Cause du Communisme.

Elle édite des brochures sur des thèmes variés[9].

Positionnements[modifier | modifier le code]

Pour l'OCML-VP, « pour aller vers une société communiste, il est indispensable que le pouvoir reste aux mains du peuple : c’est le pouvoir qui permet de transformer la société. Il faut un État, mais un État nouveau. C’est ce qu’avaient créé la Commune de Paris et la Révolution de 1917 : un État fondé sur des assemblées de base (conseils, soviets) qui désignent des représentants. Mais ceux-ci ne doivent pas devenir des politiciens, ni se couper de leurs électeurs. Ils doivent continuer à travailler, ne pas avoir de salaire plus élevé et pouvoir être révoqués à tout moment par la base »[10]

L'OCML-VP estime que les régimes des ex-pays de l'Est, et de l'URSS étaient, selon ses termes, du « capitalisme d’État » et non socialistes, et ce dès les années 1930. Elle rejette donc toute référence à Staline. Pour l'OCML-VP, il ne suffit pas de dire qu’une « bureaucratie a monopolisé le pouvoir; il faut comprendre qu’elle s’est appuyée sur des rapports sociaux semblables à ceux du capitalisme, c’est-à-dire la division du travail intellectuels (les dirigeants du Parti, de l’État et des entreprises) -manuels, l’autorité des cadres, la priorité économique à l’accumulation de moyens de production. C’est ça qui est important et non pas l’enveloppe étatique ; que ce soit nationalisé ou pas, planifié ou pas, il y a exploitation du travail »[10].

Contre Trotsky qui se « prononce pour une étatisation des syndicats  » destinée « à accroitre la production », l'OCML-VP pense, comme Lénine, que sous le socialisme « il peut exister des « oppositions d'intérêts » entre la classe ouvrière et l'État soviétique et que la lutte gréviste  peut être « justifiée »  »[11]. En ce sens, elle estime que « la Révolution culturelle en Chine (1966-1976) est l’exemple le plus avancé de lutte de masse contre la division du travail héritée du capitalisme »[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]