Organisation communiste des travailleurs

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

L'Organisation communiste des travailleurs est un parti politique français fondé en 1976. Elle résulte de la fusion de Révolution ! (groupe issu de la Ligue communiste révolutionnaire) avec le groupe maoïste Gauche ouvrière et paysanne (GOP) issue du Parti socialiste unifié[1]. Certains militants de la Gauche ouvrière et paysanne refuseront cette fusion et rejoindront l'Organisation communiste marxiste-léniniste – Voie prolétarienne.

Des militants de l'OCT fondèrent Radio Ondes Rouges (une radio libre illégale), lieu de rencontre de militants antimilitaristes, écologistes, homosexuels ou féministes. Lors de la légalisation des Radios Libre en 1981, cette radio rejoint Fréquence Libre.

De 1976 à 1981, l'OCT connait une vie houleuse. En 1979 quelques militants dont Alain Lipietz et Gustave Massiah participeront à une revue nommée ' Partis Pris " élaborant un retour critique sur le militantisme 'gauchiste" des années 70.

Lors de son premier congrès, elle éclate en deux tendances opposées. Elle revendique alors 1500 adhérents. La tendance A, dite « mouvementiste », théorise l'inutilité d'une organisation politique centralisée pour la lutte des classes et veut transformer l'OCT en plate-forme de coordination des luttes. La tendance B, dite « léniniste », veut maintenir l'organisation telle quelle. Les militants de la tendance A qui regroupe pour l'essentiel les "ex GOP" et la minorité des "ex révo" cessent l'action politique après le congrès. Certains dirigeants seront plus tard des responsables des Verts.

Au congrès suivant, la tendance B explose en 5. Les militants de Caen, de Marseille et la direction nationale propose de rejoindre la Ligue communiste révolutionnaire.

Profondément divisé sur l'analyse du régime Mitterrandien, les quelque 100 à 200 militants restant dissolvent l'Organisation fin 1981.

D'autres participeront à la création en 1984 du Front Révolutionnaire des Travailleurs[réf. nécessaire], d'autres enfin rejoignent la Fédération pour une gauche alternative (FGA).

L'Organisation communiste des travailleurs compta parmi ses membres Isaac Johsua et son frère Samy, Jacques Soncin[2],Martine Billard, Gilles Lemaire et Alain Lipietz, Gustave Massiah, Jean-Pierre Levaray, Heidi Kempe-Böttcher, Irène et Michel Théry ou Christian Picquet.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les révolutionnaires dans la France social-démocrate: 1981-1995, Pierre Turpin, http://books.google.fr/books?. id=WOFtOKtAigUC&pg=PA21&dq=organisation+communiste+des+travailleurs&hl=fr&sa=X&ei=NAEUUNzMEYag0QXv7oHQBQ&ved=0CD4Q6AEwAw#v=onepage&q=organisation%20communiste%20des%20travailleurs&f=false
  2. Au cœur des radios libres Par Jean Bénetière,Jacques Soncin http://books.google.fr/books?id=35mlssPlTegC&pg=PA125&lpg=PA125&dq=Yves+Daudu+radio+libre&source=bl&ots=8FihSz7rux&sig=mRCn0H2r8FfjX57CuGy9-T7QrL0&hl=fr&ei=h5K4TaPYF8iZ8QPZ3JE9&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=3&ved=0CC0Q6AEwAg#v=onepage&q=Yves%20Daudu%20radio%20libre&f=false