Ordre monastique d'Avallon

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Ordre religieux français fondé en 1970 par Henri Hillion de Coatmoc'han (1922-1980), sorti de l'Ordre de Saint-Colomban (lui-même sujet de l'église orthodoxe celtique) par volonté de rupture avec le contexte ecclésial chrétien. La filiation apostolique lui a néanmoins été concédée, à titre de charisme individuel, par l'évêque celtique Monseigneur Iltud-Michel Raoult ; l'Ordre monastique d'Avallon relève donc d'une double filiation : chrétienne orthodoxe et néo-druidique.

Dans son abbaye de Keravalenn, au lieu-dit Les Sept-Saints près du Vieux-Marché (Côtes-d'Armor), puis dans l'abbaye de Runmeno édifiée par les moines, l'Ordre monastique d'Avallon devint, sous la direction de l'abbé général Bernard Ghoul consacré en 1972, la plus importante communauté spirituelle de Bretagne dans les années 1970, avec l'abbaye cistercienne de Boquen dirigée par l'abbé réformateur Dom Bernard Besret.

L'extension numérique de l'Ordre, favorisée par une faible discipline interne, en même temps qu'elle conduisit à la fondation d'une seconde communauté à Montpellier autour de Paul Fournier de Brescia, entraîna la dilution de l'esprit communautaire et du mode de vie monastique. En 1976, après l'échec d'un projet de réformation initié par l'abbé Bernard, l'abbaye de Runmeno est peu à peu abandonnée. L'Ordre se survit, mais en dehors du contexte monastique, au sein de la communauté de Montpellier, puis disparaît en 1993. Le nom de l'Ordre monastique d'Avallon, récupéré par un de ses fondateurs engagé dans la médecine alternative, est cité dans le rapport de la Commission d'enquête parlementaire de lutte contre les sectes en 1996[réf. nécessaire].