Orchomène (Arcadie)

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37° 43′ 29″ N 22° 18′ 55″ E / 37.7247, 22.3153

Théâtre d'Orchomène (Arcadie)

Orchomène d'Arcadie (en grec ancien Ὀρχομενός) est une ancienne cité grecque d'Arcadie, située sur une hauteur, près du village moderne de Kalpaki, dans le Péloponnèse.

La ville est située près du lac de Phénée, à l'est du fleuve Ladon, à une altitude de 750 m. Ses voisines étaient Mantinée, à 15 km au sud-est, et Tégée, encore un peu plus au sud.

Orchomène d'Arcadie est déjà citée par Homère[1] qui la qualifie de « riche en troupeaux ». Au -VIe siècle, elle appartenait à la ligue du Péloponnèse. Elle est mentionnée, entre autres, par Thucydide[2] Strabon, Pausanias et Pline le Jeune[3]. Les fouilles d'Orchomène d'Arcadie ont révélé un mur d'enceinte, une agora, un temple d'Artémis et un théâtre du -IVe siècle. On peut voir aussi, à proximité, un mur mycénien.

Au IIIe siècle av. J.-C., elle est proche du Royaume de Macédoine, et sous Antigone II Gonatas, elle reste neutre au cours de la guerre chrémonidéenne (-268/-261), ce lui permet de poursuivre son expansion en Grèce centrale avec la bénédiction de Ptolémée II, qui entend contrebalancer la puissance des Antigonides en Grèce continentale. Entre autres cités arcadiennes, Orchomène (avec Phigalie, Tégée) se rapproche des Étoliens, ainsi que Messène, tandis que Mégalopolis quitte la ligue achéenne. Après le rétablissement de la situation achéenne par Aratos de Sicyone en -243[4], les Étoliens et Antigonos II signent un traité formel d'alliance visant à se partager les territoires achéens. En 241, l'armée étolienne envahit ainsi le nord-est du Péloponnèse, puis est battue par Aratos[5].

Pisistrate d'Orchomène, roi de la ville à l'époque de la Guerre du Péloponnèse, opposé au parti oligarchique est assassiné lors d'une assemblée, et découpé en morceaux pour être plus facile à cacher : quelques conspirateurs emportèrent des parties du corps sous leur vêtement. Le fils du tyran, Tlésimaque, l'un des conspirateurs, calma la populace en leur racontant une histoire selon laquelle son père lui était apparu, avant de quitter la vie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Iliade (II, 606)
  2. V, 61
  3. Pline l'Ancien, Histoire naturelle [détail des éditions] [lire en ligne] (IV, 6)
  4. prise de Corinthe, mort au combat de Persée de Cition
  5. Édouard Will, Histoire politique du monde hellénistique 323-30 av. J.-C., Paris, Seuil, coll. « Points Histoire »,‎ 2003 (ISBN 202060387X), I (p. 329-330)