Oratorio de Noël
L’Oratorio de Noël BWV 248 est une œuvre de Jean-Sébastien Bach composée en 1734, écrite pour être jouée à l'église pendant le temps de Noël.
Bach a écrit trois oratorios : celui de Noël, celui de Pâques BWV 249 et celui, moins connu, de l'Ascension BWV 11.
Il s'agit en fait d'une œuvre formée de six cantates consacrées aux trois jours de fête de Noël, au nouvel an (fête de la Circoncision du Christ), au premier dimanche de l'année et à l'Épiphanie (6 janvier).
Les textes en allemand sont inspirés du Nouveau Testament (évangile selon Saint Luc Chapitre 2, versets 3 à 21, et selon Saint Matthieu Chapitre 2, versets 1 à 12). La première partie, pour le jour de Noël, décrit la naissance de Jésus, la seconde, pour le 26 décembre, l'annonce aux bergers, la troisième, pour le 27 décembre, l'adoration des bergers, la quatrième, pour le 1er janvier, le nom de Jésus, la cinquième, pour le premier dimanche après le 1er janvier, le voyage des trois "Rois mages" et la sixième, pour l'Épiphanie (6 janvier), l'adoration des Rois mages. Le texte biblique, confié aux récitatifs, est entrecoupé d'arias et de chœurs dont les textes pourraient être attribués pour certains à Picander (Christian Friedrich Henrici) ; un doute subsiste quant à leur auteur véritable.
L'oratorio est en partie constituée de pièces composées antérieurement par Bach : 17 numéros (sur les 64 que comportent l'œuvre) proviennent d'origines diverses (cantates sacrées ou profanes), BWW 213, 214 et 215 notamment. C'est un exemple particulièrement sophistiqué de parodie musicale.
L'exécution de la partition dans son intégralité dure près de deux heures et demie. On joue souvent les 6 parties en deux concerts.
Sommaire |
Structure narrative [modifier]
La structure de l'histoire est définie par les exigences particulières du calendrier religieux pour le Noël de 1734. Bach abandonna sa pratique usuelle pour les cantates basées sur l'évangile du jour. S'il avait suivi strictement le calendrier, l'histoire se serait déroulée ainsi :
- La naissance et l'annonce aux bergers
- L'adoration des bergers
- Prologue à l'évangile selon Jean
- Circoncision et Nom de Jésus
- La Fuite en Égypte
- L'arrivée et l'adoration des Rois mages
La fuite en Égypte aurait eu lieu avant l'arrivée des mages ce qui aurait nui à la cohérence du projet. Bach décida de supprimer le contenu du troisième jour et de couper l'histoire des deux groupes de visiteurs en deux :
- La naissance
- L'annonce aux bergers
- L'adoration des bergers
- La Circoncision et le nom de Jésus
- Le voyage des Rois mages
- L'adoration des Rois mages
La fuite en Égypte a lieu juste après la fin de l'œuvre (Matthieu 2:13).
Bach voyait les six parties comme un tout unifié : l'édition a un titre unique Weihnachtsoratorium qui relie les six parties ensemble, mais même les numéros des sections se suivent de 1 à 64.
Premières exécutions [modifier]
L'oratorio a été écrit pour les fêtes de Noël de l'hiver 1734-1735. La partition originale montre les détails des exécutions. Les cantates ont été jouées dans les deux plus importantes églises de Leipzig, Saint-Thomas et Saint-Nicolas. Comme on peut le voir ci-dessous, l'œuvre a été jouée en entier à Saint-Nicolas :
- 25 décembre 1734 : Partie I – 'tôt le matin' à St. Nicolas ; 'dans l'après-midi' à Saint-Thomas
- 26 décembre 1734 : Partie II – le matin à Saint-Thomas ; l'après-midi à Saint-Nicolas
- 27 décembre 1734 : Partie III – le matin à Saint-Nicolas
- 1er janvier 1735 : Partie IV – le matin à Saint-Thomas ; l'après-midi à Saint-Nicolas
- 2 janvier 1735 : Partie V – le matin à Saint-Nicolas
- 6 janvier 1735 : Partie VI – le matin à Saint-Thomas ; l'après-midi à Saint-Nicolas
Musique [modifier]
Bach exprime l'unité de toute l'œuvre à l'intérieur de la musique elle-même, en partie à travers son usage des tonalités. Les parties I et III sont écrites en ré majeur, la partie II dans sa sous-dominante en sol majeur. Les parties I et III sont de la même manière orchestrées avec des trompettes exubérantes, tandis que la partie II, pastorale en référence aux bergers, est, par contraste, orchestrée pour instruments à vents et ne comporte pas de chœur initial. La partie IV est écrite en fa majeur (la relative de ré mineur) et marque le point musical le plus éloigné de la tonalité du début de l'oratorio, elle est orchestrée avec des cors. Bach part alors pour un voyage de retour vers la tonalité initiale, via la dominante la majeur de la partie V jusqu'à la réapparition jubilatoire du ré majeur dans le final, formant un arc au-dessus du morceau. Pour renforcer ce lien entre le début et la fin de l'œuvre, Bach réutilise la mélodie du choral de la partie I Wie soll ich dich empfangen? dans le chœur final de la partie VI, Nun seid ihr wohl gerochen ; cette mélodie de choral est la même que celle de O Haupt voll Blut und Wunden, que Bach a utilisé cinq fois dans sa Passion selon saint Matthieu.
La musique montre une technique de la parodie particulièrement sophistiquée, par laquelle une musique existante est adaptée à un nouveau dessein. Bach a pris la majorité des chœurs et des arias dans des œuvres écrites quelque temps auparavant. La plupart de ces musiques étaient profanes, c'est-à-dire écrites à la gloire de souverains ou de notables locaux, hors de la tradition de l'exécution dans une église.
Les cantates profanes qui fournissent la base de l'Oratorio de Noël, sont :
- BWV 213 – Laßt uns sorgen, laßt uns wachen (Le choix d'Hercule)
- jouée le 5 septembre 1733 pour le onzième anniversaire de Frédéric IV de Saxe.
- BWV 214 – Tönet, ihr Pauken! Erschallet, Trompeten!
- jouée le 8 décembre 1733 pour l'anniversaire de Marie-Josèphe d'Autriche, reine de Pologne et Électrice de Saxe.
- BWV 215 – Preise dein Glücke, gesegnetes Sachsen
- jouée le 5 octobre 1734 pour le couronnement de l'Électeur de Saxe Auguste III comme roi de Pologne.
En outre, on pense que la sixième cantate a été prise presque entièrement dans une cantate aujourd'hui perdue, BWV 248a. On croit que le trio de la partie Ach, wenn wird die Zeit erscheinen? vient aussi d'une source perdue, et le chœur de la même partie Wo ist der neugeborne König vient de 1731 Passion selon saint Marc (BWV 247)[1].
Un exemple : le vers de l'air n° 4 « Hâte-toi d'aimer ardemment ton fiancé ! » est la parodie de l'air n° 9 de la cantate BWV 213, où Hercule chante « Depuis longtemps je les ai écrasés et mis en pièces».
Dans la partition autographe de Bach[2], dans la page 4 de la partie I [1], on voit le modèle barré « Tönet, ihr Pauken! Erschallet Trompeten! » de la cantate BWV 214 et remplacé par les paroles du chœur « Jauchzet, frohlocket, auf, preiset die Tage » initial :
Instrumentation [modifier]
Les nombres donnés ci-dessous ne sont pas le nombre de musiciens mais le nombre de lignes de la partition : en général il y a plusieurs premiers violons et plusieurs seconds violons.
- Partie I
- 3 trompettes, timbales, 2 flûtes traversières, 2 hautbois, 2 hautbois d'amour, 2 violons, alto, continuo[I 1][I 2]
- Partie II
- 2 flûtes, 2 hautbois d'amour, 2 hautbois de chasse (da caccia), 2 violons, alto, continuo
- Partie III
- 3 trompettes, timbales, 2 flûtes, 2 hautbois, 2 hautbois d'amour, 2 violons, alto, continuo
- Partie IV
- 2 cors, 2 hautbois, 2 violons, alto, continuo
- Partie V
- 2 hautbois d'amour, 2 violons, alto, continuo
- Partie VI
- 3 trompettes, timbales, 2 hautbois, 2 hautbois d'amour, 2 violons, alto, continuo
Texte [modifier]
Les citations bibliques viennent de Évangile selon Luc 2:6-21 et de Matthieu 2:1-12. Elles comprennent l'histoire de la naissance, la circoncision et l'histoire des mages venus d'Orient.
Sur les 15 textes de choral, cinq sont dus à Paul Gerhardt (en), trois à Martin Luther, trois à Johann Rist (en), les autres à des auteurs divers.
Les autres textes sont souvent attribués à Picander mais on ne dispose pas de documents le prouvant. Le livret imprimé à Leipzig ne comporte, comme c'était la coutume, ni le nom du compositeur ni celui du poète. La facilité avec laquelle le texte s'accorde à la musique venant des cantates sur des livrets de Picander font penser à certains musicologues, Alfred Dürr[7] et d'autres comme Christoph Wolff (en)[8], que Picander et Bach ont travaillé en commun pour assurer une réutilisation parfaite.
Parties et numéros [modifier]
Chaque section combine des chœurs (une Sinfonia ouvre la partie II au lieu d'un chœur), des chorals et des récitatifs, ariosos et arias chantés par les solistes.
Partie I [modifier]
| No. | Tonalité | Tempo | Première ligne | Instrumentation | Source | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Chœur | ré majeur | 3/8 | Jauchzet, frohlocket, auf, preiset die Tage | 3 trompettes, timbales, 2 flûtes, 2 hautbois, cordes (violon I, II, alto) et continuo (violoncelle, violone, orgue et basson) | BWV 214: Chœur, Tönet, ihr Pauken! Erschallet, Trompeten! |
| 2 | Récitatif (Évangéliste, ténor) | Es begab sich aber zu der Zeit | Continuo | Luc 2:6 | ||
| 3 | Récitatif (alto) | Nun wird mein liebster Bräutigam | 2 hautbois d'amore, continuo | |||
| 4 | Aria (alto) | la mineur/ do majeur | 3/8 | Bereite dich, Zion, mit zärtlichen Trieben | Hautbois d'amour I, violon I, continuo | BWV 213: Aria, Ich will dich nicht hören |
| 5 | Choral | la mineur | 4/4 | Wie soll ich dich empfangen | 2 flûtes, 2 hautbois, cordes et continuo | Texte: Paul Gerhardt (en) (1607–1676) |
| 6 | Récitatif (Évangéliste, ténor) | Und sie gebar ihren ersten Sohn | Continuo | Luc 2:7 | ||
| 7 | Choral (sopranos) Récitatif (basse) |
ré majeur | 3/4 4/4 |
Er ist auf Erden kommen arm Wer will die Liebe recht erhöhn |
2 hautbois d'amour, continuo | Texte (Choral): Martin Luther, 1524 |
| 8 | Aria (basse) | ré majeur | 2/4 | Großer Herr und starker König | Trompette I, flûte I, cordes, continuo | BWV 214: Aria, Kron und Preis gekrönter Damen |
| 9 | Choral | ré majeur | 4/4 | Ach mein herzliebes Jesulein! | 3 trompettes, timbales, 2 flûtes, 2 hautbois, cordes et continuo (violoncelle, violone, orgue et basson) | Texte: Martin Luther, 1535 |
Partie II [modifier]
| No. | Tonalité | Tempo | Première ligne | Instrumentation | Source | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 10 | Sinfonia | sol majeur | 12/8 | — | 2 flûtes, 2 hautbois d'amour, 2 hautbois da caccia, cordes, continuo | |
| 11 | Récitatif (Évangéliste, ténor) | Und es waren Hirten in derselben Gegend | Continuo | Luc 2:8-9 | ||
| 12 | Choral | sol majeur | 4/4 | Brich an, o schönes Morgenlicht | 2 flûtes, 2 hautbois d'amour, 2 hautbois da caccia, cordes, continuo | Texte: Johann Rist (en), 1641 |
| 13 | Récitatif (Évangéliste, ténor; Ange, soprano) | Und der Engel sprach zu ihnen Fürchtet euch nicht |
Cordes, continuo | Luc 2:10-11 | ||
| 14 | Récitatif (basse) | Was Gott dem Abraham verheißen | 2 hautbois d'amour, 2 hautbois da caccia, cordes, continuo | |||
| 15 | Aria (ténor) | sol majeur | 3/8 | Frohe Hirten, eilt, ach eilet | Flûte I, continuo | BWV 214 : Aria, Fromme Musen! meine Glieder |
| 16 | Récitatif (Évangéliste, ténor)[II 1] | Und das habt zum Zeichen | Continuo | Luc 2:12 | ||
| 17 | Choral | do majeur | 4/4 | Schaut hin! dort liegt im finstern Stall | 2 flûtes, 2 hautbois d'amour, 2 hautbois da caccia, cordes, continuo | Texte: Paul Gerhardt, 1667 |
| 18 | Récitatif (basse) | do majeur/sol majeur | So geht denn hin! | 2 hautbois d'amour, 2 hautbois da caccia, cordes, continuo | ||
| 19 | Aria (alto) | sol majeur/mi mineur | 2/4 | Schlafe, mein Liebster, genieße der Ruh' | Flûte I, 2 hautbois d'amour, 2 hautbois da caccia, cordes, continuo | BWV 213 : Aria, Schlafe, mein Liebster, und pflege der Ruh |
| 20 | Récitatif (Évangéliste, ténor) | Und alsobald war da bei dem Engel | Continuo | Luc 2:13 | ||
| 21 | Chœur | sol majeur | 2/2 | Ehre sei Gott in der Höhe | 2 flûtes, 2 hautbois d'amour, 2 hautbois da caccia, cordes, continuo | Luc 2:14 |
| 22 | Récitatif (basse) | So recht, ihr Engel, jauchzt und singet | Continuo | |||
| 23 | Choral | sol majeur | 12/8 | Wir singen dir in deinem Heer | 2 flûtes, 2 hautbois d'amour, 2 hautbois da caccia, cordes, continuo | Texte: Paul Gerhardt, 1656 |
- Parfois chanté par l'Ange (soprano).
Partie III [modifier]
| No. | Tonalité | Tempo | Première ligne | Instrumentation | Source | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 24 | Chœur | ré majeur | 3/8 | Herrscher des Himmels, erhöre das Lallen | Trompette I, II, III, timbales, flûte I, II, hautbois I, II, cordes, continuo | BWV 214: Chœur, Blühet, ihr Linden in Sachsen, wie Zedern |
| 25 | Récitatif (Évangéliste, ténor) | Und da die Engel von ihnen gen Himmel fuhren | Continuo | Luc 2:15 | ||
| 26 | Chœur | la majeur | 3/4 | Lasset uns nun gehen gen Bethlehem | Flûte I, II, hautbois d'amour I, II, cordes, continuo | |
| 27 | Récitatif (basse) | la majeur | Er hat sein Volk getröst't | Flûte I, II, continuo | ||
| 28 | Choral | ré majeur | 4/4 | Dies hat er alles uns getan | Flûte I, II, hautbois I, II, cordes, continuo | Choral: Martin Luther, 1524 |
| 29 | Aria/duo (soprano, basse) | la majeur | 3/8 | Herr, dein Mitleid, dein Erbarmen | Hautbois d'amour I, II, continuo | BWV 213: Aria, Ich bin deine, du bist meine |
| 30 | Récitatif (Évangéliste, ténor) | Und sie kamen eilend | Continuo | Luc 2:16-19 | ||
| 31 | Aria (alto) | ré majeur/si mineur | 2/4 | Schließe, mein Herze, dies selige Wunder | Violon solo, continuo | |
| 32 | Récitatif (alto) | Ja, ja! mein Herz soll es bewahren | Flûte I, II, continuo | |||
| 33 | Choral | sol majeur | 4/4 | Ich will dich mit Fleiß bewahren | Flûte I, II, hautbois I, II, cordes, continuo | Texte: Paul Gerhardt, 1653 |
| 34 | Récitatif (Évangéliste, ténor) | Und die Hirten kehren wieder um | Continuo | Luc 2:20 | ||
| 35 | Chorale | fa # mineur | 4/4 | Seid froh, dieweil | Flûte I, II, hautbois I, II, cordes, continuo | Texte: Christoph Runge, 1653 |
| 24 | Chœur da capo | ré majeur | 3/8 | Herrscher des Himmels, erhöre das Lallen | Trompette I, II, III, timbales, flûte I, II, hautbois I, II, cordes, continuo | BWV 214: Chœur, Blühet, ihr Linden in Sachsen, wie Zedern |
Partie IV [modifier]
| No. | Tonalité | Tempo | Première ligne | Instrumentation | Source | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 36 | Chœur | fa majeur | 3/8 | Fallt mit Danken, fallt mit Loben | cors I, II, hautbois I, II, cordes, continuo | BWV 213: Chœur, Lasst uns sorgen, lasst uns wachen |
| 37 | Récitatif (Évangéliste, ténor) | Und da acht Tage um waren | Continuo | Luc 2:21 | ||
| 38 | Récitatif (basse) Arioso (sopr./bass) |
Immanuel, o süßes Wort Jesu, du mein liebstes Leben |
Cordes, continuo | |||
| 39 | Aria (soprano & 'Echo' soprano) | C major | 6/8 | Flößt, mein Heiland, flößt dein Namen | Hautbois I solo, continuo | BWV 213: Aria, Treues Echo dieser Orten |
| 40 | Récitatif (basse) Arioso (soprano) |
Wohlan! dein Name soll allein Jesu, meine Freud' und Wonne |
Cordes, continuo | |||
| 41 | Aria (ténor) | ré mineur | 4/4 | Ich will nur dir zu Ehren leben | Violon I, II, continuo | BWV 213: Aria, Auf meinen Flügeln sollst du schweben |
| 42 | Choral | fa majeur | 3/4 | Jesus richte mein Beginnen | cors I, II, hautbois I, II, cordes, continuo | Texte: Johann Rist, 1642 |
Partie V [modifier]
| No. | Tonalité | Tempo | Première ligne | Instrumentation | Source | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 43 | Chœur | la majeur/fa # mineur | 3/4 | Ehre sei dir, Gott, gesungen | Hautbois d'amour I, II, cordes, continuo | |
| 44 | Récitatif (Évangéliste, ténor) | Da Jesus geboren war zu Bethlehem | Continuo | Matthieu 2:1 | ||
| 45 | Chœur Récitatif (alto) Chœur |
ré majeur | Common | Wo ist der neugeborne König der Juden[V 2] Sucht ihn in meiner Brust Wir haben seinen Stern gesehen |
Hautbois d'amour I, II, cordes, continuo | BWV 247: St Mark Passion, Chœur, Pfui dich, wie fein zerbrichst du den Tempel[1] |
| 46 | Choral | la majeur | 4/4 | Dein Glanz all' Finsternis verzehrt | Hautbois d'amour I, II, cordes, continuo | Texte: Georg Weissel (de), 1642 |
| 47 | Aria (basse) | fa # mineur | 2/4 | Erleucht' auch meine finstre Sinnen | Hautbois d'amour I solo, orgue sans continuo | BWV 215: Aria, Durch die von Eifer entflammeten Waffen |
| 48 | Récitatif (Évangéliste, ténor) | Da das der König Herodes hörte | Continuo | Matthieu 2:3 | ||
| 49 | Récitatif (alto) | Warum wollt ihr erschrecken | Cordes, continuo | |||
| 50 | Récitatif (Évangéliste, ténor) | Und ließ versammeln alle Hohenpriester | Continuo | Matthieu 2:4-6 | ||
| 51 | Trio (sopr., alto, ten.) | ré majeur | 2/4 | Ach! wann wird die Zeit erscheinen? | Violon I solo, continuo | inconnue |
| 52 | Récitatif (alto) | Mein Liebster herrschet schon | Continuo | |||
| 53 | Choral | la majeur | 4/4 | Zwar ist solche Herzensstube | Hautbois d'amour I, II, cordes, continuo | Texte: Johann Franck (en), 1655 |
- La partie V doit être exécutée le premier dimanche de l'année mais avant la fête de l'Épiphanie le 6 janvier. Il arrive qu'un tel jour n'existe pas, par exemple en 2007/2008.
- Matthieu 2.2
Partie VI [modifier]
| No. | Tonalité | Tempo | Première ligne | Instrumentation | Source | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 54 | Chœur | ré majeur | 3/8 | Herr, wenn die stolzen Feinde schnauben | Trompette I, II, III, timbales, hautbois I, II, cordes, continuo | BWV 248a (cantate sacrée perdue) |
| 55 | Récitatif (Évangéliste, ténor ; Hérode, basse) | Da berief Herodes die Weisen heimlich Ziehet hin und forschet fleißig |
Continuo | Matthieu 2:7-8 | ||
| 56 | Récitatif (soprano) | Du Falscher, suchet nur den Herrn zu fällen | Cordes, continuo | BWV 248a (cantate sacrée perdue) | ||
| 57 | Aria (soprano) | la majeur | 3/4 | Nur ein Wink von seinen Händen | Hautbois d'amour I, cordes, continuo | BWV 248a (lost church cantata) |
| 58 | Récitatif (Évangéliste, ténor) | Als sie nun den König gehöret hatten | Continuo | Mattieu 2:9-11 | ||
| 59 | Choral | sol majeur | 4/4 | Ich steh an deiner Krippen hier | Hautbois I, II, cordes, continuo | Texte: Paul Gerhardt, 1656 |
| 60 | Récitatif (Évangéliste, ténor) | Und Gott befahl ihnen im Traum' | Continuo | Matthieu 2:12 | ||
| 61 | Récitatif (ténor) | So geht! Genug, mein Schatz geht nicht von hier | Hautbois d'amour I, II, continuo | BWV 248a (cantate sacrée perdue) | ||
| 62 | Aria (ténor) | si mineur | 2/4 | Nun mögt ihr stolzen Feinde schrecken | Hautbois d'amour I, II, continuo | BWV 248a (cantate sacrée perdue) |
| 63 | Récitatif (soprano, alto, ténor, basse) | Was will der Höllen Schrecken nun | Continuo | BWV 248a (cantate sacrée perdue) | ||
| 64 | Choral | ré majeur | 4/4 | Nun seid ihr wohl gerochen | Trompette I, II, III, timbales, hautbois I, II, cordes, continuo | BWV 248a (cantate sacrée perdue) ; Texte : Georg Werner, 1648 |
Enregistrements [modifier]
- 1955 : Fritz Lehmann (en), Helmut Krebs (ténor), Sieglinde Wagner (en) (alto), Heinz Rehfuss (basse), Gunthild Weber (en) (soprano), Berliner Motettenchor (en), RIAS Kammerchor (en), Orchestre philharmonique de Berlin, Deutsche Grammophon
- 1958 : Kurt Thomas (en), Josef Traxel (ténor), Marga Höffgen (alto), Dietrich Fischer-Dieskau (baryton), Agnes Giebel (soprano), Thomanerchor, Orchestre du Gewandhaus de Leipzig. Leipzig Classics/Seraphim Records (en). Enregistré dans l'église Saint-Thomas de Leipzig.
- 1963 : Fritz Werner (en), Helmut Krebs, Claudia Hellmann (en), Barry McDaniel (en), Agnes Giebel, Heinrich-Schütz-Chor Heilbronn (en), Pforzheim Chamber Orchestra (en), Erato.
- 1965 : Karl Richter, Fritz Wunderlich (ténor), Christa Ludwig (alto), Franz Crass (basse), Gundula Janowitz (soprano), Münchener Bach-Chor (en), Münchener Bach-Orchester (en), Deutsche Grammophon
- 1967 : Karl Münchinger, Peter Pears (ténor), Helen Watts (alto), Tom Krause (en) (basse), Elly Ameling (soprano), Lübecker Knaben-Kantorei (de), Stuttgarter Kammerorchester (de). Decca Records. Enregistré dans le château de Ludwigsburg.
- 1973 : Gerhard Schmidt-Gaden (de), Theo Altmeyer (en) (ténor), Andreas Stein (alto), Barry McDaniel (en) (baryton), Hans Buchhierl (soprano), Tölzer Knabenchor (en), Collegium Aureum (de). Sony BMG GD77046.
- 1973 : Nikolaus Harnoncourt, Kurt Equiluz (ténor), Paul Esswood (contre-ténor), Siegmund Nimsgern (basse), Vienna Boys' Choir (en), Concentus Musicus Wien. Teldec – Das Alte Werk 9031-77610-2
- 1974 : Martin Flämig (en), Peter Schreier (ténor), Annelies Burmeister (en) (alto), Arleen Auger (soprano), Theo Adam (basse), Dresdner Kreuzchor, Orchestre philharmonique de Dresde. Berlin Classics BER 183892
- 1987 : John Eliot Gardiner, Anthony Rolfe Johnson (ténor, Évangéliste), Anne Sofie von Otter (alto), Olaf Bär (en) (basse), Hans Peter Blochwitz (en) (ténor), Nancy Argenta (en) (soprano), Monteverdi Choir, English Baroque Soloists. Deutsche Grammophon 4232322
- 1989 : Philippe Herreweghe, Howard Crook (ténor), Michael Chance (alto), Peter Kooy (basse), Barbara Schlick (soprano), Collegium Vocale Gent. Virgin Veritas (en) 90781 or 0777 7595302 2
- 1993 : Harry Christophers, Michael George (en) (basse), Lynda Russell (en) (soprano), Catherine Wyn-Rogers (en) (contralto), Mark Padmore (en) (ténor), Libby Crabtree (en) (soprano Angel, Echo), The Sixteen. Collins Classics (en)
- 1996 : Ton Koopman, Christoph Prégardien (ténor), Elisabeth von Magnus (alto), Lisa Larsson (en) (soprano), Klaus Mertens (en) (basse), Amsterdam Baroque Orchestra & Choir (en). Erato 0630-14635-2
- 1997 : Philip Pickett, New London Consort ; Paul Agnew (ténor, Évangéliste), Michael Chance, Michael George (basse), Andrew King (ténor), Catherine Bott (en) (soprano) ; plus 7 autres solistes formant le chœur. Decca 458 838
- 1997 : René Jacobs, Werner Güra (en) (ténor), Andreas Scholl (alto), Klaus Häger (basse), Dorothea Röschmann (soprano), RIAS Kammerchor (en), Akademie für Alte Musik Berlin. Harmonia Mundi, 2901630.31
- 1999 : John Eliot Gardiner, Christoph Genz (en) (ténor), Bernarda Fink (alto), Dietrich Henschel (basse), Claron McFadden (soprano), Monteverdi Choir, English Baroque Soloists. Naxos TDK DVD-BACHHO. Cet enregistrement est utilisé dans le film Juloratoriet (sv) (1996) (Titre anglais : Christmas Oratorio)[9].
- 2000 : Helmuth Rilling, James Taylor (ténor) (en) (Évangéliste), Sibylla Rubens (en) (soprano), Ingeborg Danz (en) (alto), Marcus Ullmann (en) (ténor), Hanno Müller-Brachmann (en) (basse), Gächinger Kantorei, Bach-Collegium Stuttgart, Hänssler Classic[10]
- 2003 : Jos van Veldhoven (en), Gerd Türk (en) (ténor), Annette Markert (en) (alto), Peter Harvey (basse) (en) (basse), Johannette Zomer (soprano), De Nederlandse Bachvereniging (en). Channel Classics Records (en) CCS SA 20103
- 2007 : Nikolaus Harnoncourt, Werner Güra (en) (ténor), Bernarda Fink (mezzo-soprano), Gerald Finley (baryton), Christian Gerhaher (en) (baryton), Christine Schäfer (soprano), Arnold Schoenberg Chor (en), Concentus Musicus Wien. Enregistré au Musikverein ; Sony BMG, 8869 711225 2
- 2008 : Ralf Otto (de), Ruth Ziesak (en) (soprano), Monica Groop (en) (alto), Christoph Prégardien (ténor), Klaus Mertens (en) (basse), Vokalensemble Frankfurt (en), Concerto Köln. Delta Music
- 2009 : Georg Christoph Biller (en), Paul Bernewitz et Friedrich Praetorius (garçon soprano), Ingeborg Danz (en) (alto), Martin Petzold (en) et Christoph Genz (en) (ténor), Panajotis Iconomou (en) (basse), Thomanerchor, Orchestre du Gewandhaus de Leipzig. Rondeau Production
- 2010 : Riccardo Chailly, Martin Lattke, Carolyn Sampson (de) (soprano), Wiebke Lehmkuhl (alto), Wolfram Lattke (ténor), Konstantin Wolff (de) (basse), Dresder Kammerchor (de), Orchestre du Gewandhaus de Leipzig. Decca 000289 478 2271 4
Notes et Références [modifier]
Notes [modifier]
- Le continuo ou basse continue laisse aux interprètes le choix de l'instrumentation. Exemples : dans son enregistrement de 1973, Nikolaus Harnoncourt emploie basson, violoncelle, violone et orgue[3]; Peter Schreier (1987) utilise violoncelle, double basse, basson, orgue et clavecin[4]; René Jacobs en 1997 choisit violoncelle, double basse, luth, basson, orgue et clavecin [5] ; Jos van Veldhoven (en) en 2003 opte pour violoncelle, double basse, basson, orgue, clavecin et théorbe[6].
- Les différents types de hautbois cités ci-dessus interviennent à différents endroits dans chaque partie. Cependant, les numéros 10, 12, 14, 17, 18, 19 et 21 de la partie II font appel à 2 hautbois d'amour et 2 hautbois de chasse. Ce choix symbolise les bergers qui sont le sujet de la deuxième partie.
Références [modifier]
- Werner Breig, livret de l'enregistrement de l'Oratorio de Noël par John Eliot Gardiner (Deutsche Grammophon Archiv, 4232322, 1987)
- Numérisation de la partition autographe
- Das Alte Werk (Warner), 2564698540 (1973, réédité en 2008)
- Decca (Philips), 4759155 (1987, réédité en 2007)
- Harmonia Mundi, HMX 2901630.31 (1997, réédité en 2004)
- Channel Classics Records, CCS SA 20103 (2003)
- Alfred Dürr, livret du premier enregistrement de Nikolaus Harnoncourt (Warner Das Alte Werk, 2564698540, 1972, p. 10) et repris dans les notes du deuxième enregistrement (Deutsche Harmonia Mundi, 88697112252, 2007, p. 22)
- Christoph Wolff (en), livret de l'enregistrement de Ton Koopman (Erato (label), 0630-14635-2, 1997)
- (en) Oratorio de Noël sur l’Internet Movie Database
- Christmas Oratorio (Rilling, 2000) review
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Christmas Oratorio » (voir la liste des auteurs)
- (de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Weihnachts-Oratorium_(Bach) » (voir la liste des auteurs)
Liens externes [modifier]
- Oratorio de Noël : partitions libres dans l’International Music Score Library Project.
- Textes originaux : 248/I, 248/II, 248/III, 248/IV, 248/V, 248/VI
- Traduction française note à note : 248/I, 248/II, 248/III, 248/IV, 248/V, 248/VI
- Traduction française interlinéaire : 248/I, 248/II, 248/III, 248/IV, 248/V, 248/VI
Voir aussi [modifier]
- L'oratorio de Noël a aussi inspiré l'écrivain suédois Göran Tunström, pour son roman intitulé L'Oratorio de Noël (Juloratoriet)
- Le réalisateur suédois Kjell-Åke Andersson (sv) a adapté le roman au grand écran en 1996.