Orascom Telecom Holding

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Orascom.

Orascom Telecom Holding (OTH) est une entreprise égyptienne de téléphonie et de nouvelles technologies présente au Moyen-Orient, en Asie, en Afrique, et en Europe. Elle compte plus de 50 millions d’abonnés dans le monde, dont 13 millions en Algérie. Son directeur et principal actionnaire est l'homme d'affaires égyptien Naguib Sawiris.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 2007, Orascom Cement, la division ciment du groupe, est rachetée par le français Lafarge SA pour 8,8 milliards d'euros, une transaction qui permet au propriétaire d'Orascom, Nassef Sawiris, de rafler une participation de 11,4% du groupe Lafarge[1].

En 2007, OTH cède sa filiale iraquienne IraQna au koweïtien Zain pour 1,2 milliard de dollars. Cette vente s'explique par la mésentente entre OTH et le kurde Korek Telecom qui se partageaient IraQna en joint-venture (70%-30%), mésentente qui poussa Naguib Sawiris à se défaire de sa filiale irakienne[2].

En 2009, OTH revend 75% de sa filiale tunisiene Tunisiana à Qatar Telecom (Qtel) et 25% à Princesse Holding dirigé par Mohamed Sakhr El Materi pour un montant total de 1,2 milliards de dollars[3]. A l'issue de ce rachat, en 2014, Tunisia devient Ooredoo[4].

Le 4 octobre 2010, OTH et le russe VimpelCom annoncent leur fusion. OTH est dorénavant partie intégrante de Vimpelcom, et le groupe réunit un total de 174 millions d'abonnés tous pays confondus[5].

En avril 2014, l'état algérien rachète 51% d'Orascom Telecom Algérie pour 2,6 milliards de dollars à Vimplecom[6].

Organisation[modifier | modifier le code]

OTH fait partie du groupe Orascom qui comporte quatre branches :

  • Orascom telecom (OTH) présidée par Naguib Sawiris
  • Orascom Construction Industries (OCI) présidée par Nasef Sawiris
  • Orascom Hotels and Development (OHD) promoteur de El Gouna, Taba Heights et Tala Bay Aqaba présidée par Sameh Sawiris
  • Orascom Technology Solutions (OTS) présidée par Naguib Sawiris

Filiales, participations minoritaires[modifier | modifier le code]

  • Algérie : Orascom Telecom Algérie (OTA), crée en juillet 2001, OTA est actuellement leader avec plus 67 % du marché de la téléphonie mobile en Algérie. Sa stratégie commerciale est basée sur quatre marques commerciales : Djezzy, Allo ota, OTAxiphone, Imtiyaz. Depuis 2014, l'état algérien possède 51% des parts d'OTA[6].
  • Bangladesh : Orascom Telecom Bangladesh Ltd, devenu Banglalink[7]
  • Chine : participation minoritaire dans Hutchison Telecom, filiale de Hutchison Whampoa basée à Hong Kong.
  • Corée du Nord : développement d'un réseau 3G à travers la marque commerciale Koryolink depuis 2011, filiale commune à 75%-25% avec le ministère des postes et des télécommunications[8]
  • Égypte : marque commerciale Mobinil, filiale commune avec Orange.
  • Italie : Wind telecom, racheté en même temps qu'Orascom Telecom par Vimpelcom[9]
  • Pakistan
  • Zimbabwe
  • Burundi : U-COM Burundi (leo) est une propriété d'Orascom.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Perrine Créquy, « Lafarge s’offre Orascom pour 8.8 milliards d’euros », sur Le Figaro,‎ 10 décembre 2007
  2. (en) « Orascom withdraws from Iraq, Zain buys its network », sur TeleGeography,‎ 3 décembre 2007
  3. « Tunisiana: Qtel Group et Princesse Holding rachètent les actions d'Orascom », sur Leaders.com.tv,‎ 22 novembre 2010
  4. « La marque Tunisiana disparait au profit d’Ooredoo », sur Business New,‎ 15 avril 2014
  5. Amal Belkessam, Orascom Télécom fusionne avec le russe Vimpelcom, Econostrum.info, 4 octobre 2010
  6. a et b « Orascom Telecom Algérie: l'Algérie rachète 51% », sur Le Figaro,‎ 18 avril 2014
  7. (en) « Bangladesh : ORASCOM TELECOM turns to "Banglalink Digital Communication Limited" », sur Cloud Computing Magazine,‎ 25 juillet 2013
  8. (en) Martyn Williams, « Orascom has $422 million in cash in North Korea », sur North Korea Tech,‎ 16 décembre 2013
  9. « Vimpelcom rachète Orascom Telecom et Wind », sur Reuters,‎ 4 octobre 2010

Liens externes[modifier | modifier le code]