Oppidum de Nages

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Nages (homonymie).
Page d’aide sur l’homonymie Pour l’article homophone, voir Nage.
Oppidum de Nages
Ruines gauloises de l'Oppidum des Castelsou Oppidum de Nages.
Ruines gauloises de l'Oppidum des Castels
ou Oppidum de Nages.
Localisation
Pays Drapeau de la France France
région Languedoc-Roussillon
département Gard
Coordonnées 43° 47′ 59″ N 4° 13′ 34″ E / 43.7998, 4.226143° 47′ 59″ Nord 4° 13′ 34″ Est / 43.7998, 4.2261  

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Oppidum de Nages
Oppidum de Nages

Géolocalisation sur la carte : Languedoc-Roussillon

(Voir situation sur carte : Languedoc-Roussillon)
Oppidum de Nages
Oppidum de Nages

L'oppidum de Nages ou oppidum des Castels est situé dans la vallée de la Vaunage, à proximité du village de Nages-et-Solorgues, dans le département du Gard, entre Nîmes et Sommières. Occupé du Néolithique à la période romaine, le site est avant tout l'un des sept oppidums gaulois qui rassemblaient la population de la Vaunage à l'âge du Fer (800 à 50 av. J.-C.).

Localisation[modifier | modifier le code]

L'oppidum de Nages domine la plaine de la Vaunage. Il est accessible à 15 km à l'ouest de Nîmes en prenant la CD 40 en direction de Sommières, puis en prenant à gauche en direction de Nages-et-Solorgues[1]. Le site se trouve au Nord du village, en direction de la fontaine romaine, au sommet d'une colline d'une hauteur de 160 mètres environ.

On aperçoit les villages de Calvisson et ses hameaux de Sinsans et Bizac, Saint-Côme-et-Maruéjols, Clarensac, Saint-Dionisy et Caveirac, au sud Boissières, et Nages-et-Solorgues au pied de la colline.

Depuis l'oppidum des Castels, on aperçoit à l'œil nu l'oppidum de Mauressip, situé sur la commune voisine de Saint-Côme-et-Maruéjols.

Historique des recherches[modifier | modifier le code]

Le site a été fouillé et restauré de 1958 à 1974 par l'archéologue français Michel Py.

Occupation du site[modifier | modifier le code]

Des vestiges lithiques datant du Néolithique ont été découverts en 1958 par Maurice Aliger au pied de la colline, juste au-dessus du village de Nages.

La tribu gauloise des Volques Arécomiques occupa l'oppidum des Castels au milieu du IIIe siècle av. J.-C.. Il se trouve en un lieu stratégique : du sommet de la colline, on aperçoit encore le tracé de l'ancienne voie romaine, reliant Nîmes à Sommières. Aujourd'hui, on utilise encore le pont romain pour traverser le Rhony. Ce petit pont a été restauré[2]. La Voie Domitienne, qui relie l'Italie à l'Espagne, est construite à partir de -118. Elle passe à proximité, plus au sud.

Une partie des quatre enceintes successives de l'oppidum entre 290 av. J.-C. et 10 apr. J.-C. a été dégagée. L'enceinte de pierres plates, les tours de guet et de défense ont été largement restaurées. Elles abritent des rues en damier, des maisons d'habitation, des magasins et un fanum de 70 av. J.-C. Le fanum est détruit par un incendie au début du Ier siècle.

Cet incendie correspond à l'abandon du site, les habitants allant s'installer, comme ceux des oppidums voisins, à Nemausus (Nîmes) qui devient alors la capitale romanisée de toute la région.

Le site sera brièvement réoccupé au IIIe siècle, une cinquième et dernière enceinte englobant son quart nord-ouest.


Musée[modifier | modifier le code]

Au premier étage de la mairie de Nages-et-Solorgues, une petite salle abrite le musée municipal montrant des vestiges archéologiques issus des fouilles faites sur l'oppidum.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • M. Py, L'oppidum des Castels, à Nages (Gard), fouilles de 1958-1974, 35e supplément à Gallia, 1978, CNRS, Paris, 355 p.
  • M. Py, « Les Castels, Nages-et-Solorgues, Gard », Les enceintes protohistoriques de Gaule méridionale, Cahier de l’A.R.A.L.O., n° 14, 1985, pp. 81-86.

Liens externes[modifier | modifier le code]