OpenOffice.org

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OpenOffice.org
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Développeurs Sun Microsystems, Oracle, Novell, IBM et la communauté
Dernière version 3.3.0 (26 janvier 2011) [+/-]
Écrit en C++, Java
Environnements Multiplate-forme
Langues Multilingue
Type Suite bureautique
Licence GNU LGPL 3
Site web fr.openoffice.org

OpenOffice.org est un projet né le 13 octobre 2000 à l'initiative de Sun Microsystems en vue de produire un intégré bureautique libre fondé sur StarOffice. Le produit résultant est diffusé sous le même nom et sous plusieurs licences (la LGPL et, jusqu’à la version 2.0beta2 incluse, la SISSL), et fonctionne sur plusieurs plates-formes dont Windows, de nombreux Unix : Linux, Solaris, ou Apple Mac OS X. Le but énoncé est d'offrir une alternative à la suite bureautique propriétaire Microsoft Office à laquelle OpenOffice prendra une part de marché significative.

Dans le cadre de sa politique de transparence, le format de stockage utilisé par OOo sera dès la version 2.0 conforme au format ouvert OpenDocument, adopté par l’organisme de normalisation OASIS, puis par l’ISO, comme format bureautique de référence. OOo permet également l'export au format PDF. Afin de faciliter l'interopérabilité, OOo permet l'import des formats Microsoft.

À partir de la version 3.3.0, le projet original s'est scindé en deux branches distinctes :

Historique[modifier | modifier le code]

Star Division, une entreprise allemande fondée au milieu des années 1980 publie les versions successives de sa suite bureautique multiplateforme et multilingue StarOffice, jusqu’à sa version 5.1 en 1999, année de son acquisition par la société Sun Microsystems. Le 19 juin 2000, alors que la version 5.2 est éditée, Sun annonce que le code source sera désormais disponible sous licence GNU General Public Licence et géré par CollabNet. Le projet OpenOffice.org est alors créé en ayant pour but d’héberger le code et les outils nécessaires au développement. Le nom OpenOffice.org désigne l’ensemble du projet, y compris l’application elle-même, qui ne peut s’appeler simplement OpenOffice, nom déjà déposé. Le code source est rendu disponible le 13 octobre 2000 sous GNU LGPL et SISSL, permettant à Sun Microsystems de bâtir les futures versions de sa suite propriétaire StarOffice à compter de la 6.0, sur la base d’OpenOffice.org, à l’instar de la relation Mozilla/Netscape.

Le projet OpenOffice.org francophone[1] est lancé en mode test en avril 2001 et entraîne avec succès une extension alors originale du mode de développement communautaire : les projets « native-lang »[2]. Une structure hiérarchisée permet aux communautés de développeurs et utilisateurs dans le monde de préparer leurs travaux dans leur langue natale, pour plus de fluidité et d’autonomie; les résultats les plus aboutis sont ensuite avalisés par le projet racine en langue anglaise et intégrés à la version distribuée du logiciel.

À partir de la version 3.0.0, le logiciel est passé de la licence GNU LGPL 2.1 à la licence GNU LGPL 3[3].

À partir de la version 3.2.1, OpenOffice.org est développé par Oracle Corporation, à la suite du rachat de Sun Microsystems par Oracle Corporation.

En avril 2011, Oracle annonce son retrait du projet OpenOffice.org. Peu après, Oracle cède le projet à la fondation Apache et OpenOffice.org rejoint l'incubateur de projets Apache.

La dernière version de la suite bureautique publiée sous le nom OpenOffice.org est la 3.3.0 est sortie le 26 janvier 2011. Les versions suivantes ont été publiées sous le nom Apache OpenOffice.org pour la branche Apache et LibreOffice pour la branche The Document Foundation.

De fait, le projet original s'est scindé en deux branches :

  • La branche Oracle qui a ensuite cédé ses droits et le nom OpenOffice.org à la Fondation Apache. Les membres de la Fondation Apache, ayant souhaité que le mot Apache apparaisse, ont modifié le nom du projet et du produit en Apache OpenOffice.
  • La branche communautaire soutenue par The Document Foundation qui poursuit la diffusion de la suite bureautique LibreOffice[4].

Parts de marché[modifier | modifier le code]

L’adoption de OOo par un nombre croissant de grandes entreprises[5], de PME et d'organismes publics (gouvernements, écoles, universités, etc.) montre que OOo s'est positionné comme concurrent sérieux à Microsoft sur le marché des suites bureautiques.

Bien que Microsoft Office garde la plus large part du marché général, OpenOffice.org assurait plus de 14 % du marché des grandes entreprises en 2004[6]. Le site web d’OpenOffice.org rapporte que près de cent millions de téléchargements ont été effectués[7]. Maintenant, OpenOffice.org possède une réelle base d'utilisateurs car c'est la 2e suite bureautique en termes de part de marché avec, par exemple en France, 19 % d'utilisateurs[8].

Les utilisateurs d’OpenOffice.org à grande échelle incluent le ministère de la défense de Singapour, et le Bristol City Council au Royaume-Uni.

En France, OpenOffice.org a attiré l’attention des administrations locales et nationales souhaitant rationaliser l'utilisation de leurs ressources consacrées à l'achat de logiciels et utiliser des formats de fichiers stables et standards pour l'archivage. Le groupe de Mutualisation interMinistérielle pour OpenOffice.org (MiMOOo) est créé en 2005 pour faciliter les migrations. En 2006, la suite OpenOffice.org équipe officiellement les douanes françaises et la gendarmerie française[9]. L’administration française a également annoncé la migration, pour le courant de 2007, de 400 000 postes sous OpenOffice.org, en particulier au Ministère des Finances[10],[11]. La migration du Ministère de la Culture (France) est en cours depuis début 2006. Un communiqué[12] du 22 novembre 2006 de l’Assemblée nationale indique que les députés utiliseront OpenOffice.org à compter de la législature suivante, au début de l’été 2007. À la suite de la création de la fondation The Document Foundation et de la création de la branche LibreOffice, le groupe décide d'élargir ses missions à l'ensemble du domaine bureautique et prend le nom de Mutualisation interministérielle pour une bureautique ouverte (MIMO). A la même date, le groupe décide de préconiser la branche LibreOffice.

En Belgique, certaines communes ont également annoncé la migration totale vers la suite bureautique[13], après que le service informatique de la région de Bruxelles-Capitale eut expérimenté la suite bureautique.

En octobre 2005, Sun et Google ont annoncé un partenariat stratégique. Selon cet accord, Sun prévoit d’ajouter une barre de recherche Google dans OpenOffice.org, Sun et Google devraient s’engager dans des activités communes de marketing et de Recherche-Développement, et Google contribuer à distribuer OpenOffice.org[14].

Sur l'ensemble StarOffice de Sun, se greffent un certain nombre de produits dérivés commerciaux d’OpenOffice.org. La plupart d’entre eux sont développés sous licences SISSL (qui est valide jusqu’à OpenOffice.org 2.0 Beta 2). En général, ils ciblent un marché local ou de niche, avec des greffons propriétaires tels que des modules de reconnaissance de la parole, des connexions automatiques à des bases de données, ou une meilleure prise en charge des caractères typographiques asiatiques CJC (CJK)[15].

Le 29 octobre 2009, le logiciel a franchi la barre des 100 millions de téléchargements depuis le lancement de la version 3.0, soit un peu plus d'un an auparavant[16].

Versions du logiciel[modifier | modifier le code]

OpenOffice.org Calc 3.0 Dev Beta

Précisément numérotées en Builds en interne, la suite bureautique est connue sous des numéros de versions différents auprès des utilisateurs. Le principe de numérotation publique des versions sur trois chiffres est le suivant :

  • X.Y désigne une version fonctionnelle avec :
    • X : version majeure
    • Y : version mineure
  • Z désigne les versions de maintenance.

Liste des versions :


Les projets Apache OpenOffice et LibreOffice poursuivent chacun de leur coté le développement de leur propre branche qui suivent la numérotation du tronc commun.

Organisation de l’application[modifier | modifier le code]

Composants[modifier | modifier le code]

OpenOffice.org est un intégré bureautique, c’est-à-dire un ensemble de modules pouvant interagir entre eux pour créer et modifier des documents bureautiques, tels que des articles, des lettres, des tableaux de chiffres, ou des présentations.

Ces modules sont :

OOoWriter.png Writer Destiné aux documents essentiellement textuels, il est de loin le module le plus couramment utilisé. Writer permet de gérer en plusieurs langues les paragraphes et mettre en forme les documents, tant au niveau de leur contenu sémantique que de leur mise en page.
OOoCalc.png Calc Il s’agit d’un tableur de 1024[18] colonnes par feuille, qui dispose de nombreuses fonctions : de multiples utilisateurs peuvent travailler sur la même feuille de calcul, traitement de certaines macros d'Excel, traitements et analyses de données, génération de graphiques.
OOoImpress321logo.png Impress Permet de composer des présentations sous forme de suites de diapositives. Celles-ci visent à mettre en valeur visuellement les points importants d’un exposé oral.
OOoBase.png Base Présent à partir de la version 2.0, permet de créer des bases de données.
OOoDraw.png Draw Outil de dessin vectoriel pour les schémas et les illustrations simples. Il permet de manipuler des primitives graphiques simples (flèches, figures géométriques, étiquettes, cotations) par l'utilisation de calques (ou couches) et d’objets.
OOoMath.png Math Outil pour la composition de formules mathématiques. Les formules peuvent être incluses dans les autres documents OpenOffice.org.

OpenOffice.org comporte également d'autres modules, tels qu'un éditeur HTML pour la création de pages web (Writer/Web), un éditeur de formulaires XML (XML Form Document), un éditeur de code source pour composer des macrocommandes, un utilitaire pour mettre du texte en relief Fontwork, etc.

Précédents logos[modifier | modifier le code]

Interface utilisateur[modifier | modifier le code]

OpenOffice.org représente un document comme un ensemble d’objets sur lesquels sont appliqués des styles. Un style est une collection de propriétés à la fois structurelles et de mise en forme. Une utilisation courante d’OpenOffice.org consiste donc à alterner entre la rédaction de texte et l’application de styles sur celui-ci. L’interface d’OpenOffice.org présente le styliste, une palette consacrée à la gestion des styles.

Les styles s’appliquent sur toutes sortes d’objets : paragraphes, cadres, page, caractères, numérotations, etc. Les propriétés qu’ils définissent sont entre autres : le type d’un texte (standard, titre, note de bas de page, etc.), les caractéristiques visuelles d’un texte (choix de la fonte, la taille, l’alignement, la couleur, etc.), le type d’un compteur, l’ombrage d’une image, le nombre de colonnes d’une page, le sens d’écriture d’un cadre (par exemple, pour écrire du japonais à la verticale), etc. Les styles peuvent être créés pour toutes sortes d’usages, et même avoir des propriétés conditionnelles. Pour les usages ponctuels de mise en forme, des styles automatiques, dépourvus de sens sémantique, sont générés par le programme. L’abus de ces styles automatiques est considéré comme une erreur d’utilisation, surchargeant inutilement le document.

La fenêtre navigateur permet de rapidement naviguer à travers le document et manipuler sa structure. Les styles fournissent l’information structurelle nécessaire, permettant au navigateur de proposer des fonctionnalités comme le déplacement de sections, le changement de leur niveau hiérarchique, la pose de signets, etc.

Les primitives d’objets, spécifiques au module utilisé sont accessibles dans une barre d’instruments dont les boutons donnent accès aux fonctionnalités les plus couramment utilisées, tandis que les plus occasionnelles sont organisées en menus déroulants. Parmi celles-ci, la création et gestion de documents modèles et les auto-pilotes permettent de composer dans un cadre déjà établi précédemment ; les variables, compteurs, et auto-texte permettent d’automatiser les champs et valeurs récurrents dans un document, et les fonctions de macro-commandes peuvent servir à programmer dans OpenOffice.org.

L’interface d’OpenOffice.org est disponible dans un grand nombre de langues, dont le français, et permet de composer des documents multilingues, notamment grâce au support des langues asiatiques, à écriture horizontale ou verticale, et boustrophédons, à écriture bidirectionnelle, alternant entre droite-gauche et gauche-droite. S'y ajoute un vérificateur d’orthographe[19] aux niveaux d’avancement divers selon la langue.

Développement d’OpenOffice.org[modifier | modifier le code]

OpenOffice.org est traduit dans de nombreuses langues

Le site web OpenOffice.org est l'endroit de fédération pour les communautés, codes sources, programmes exécutables, forums[20], listes de diffusions[21], système de rapports de bugs, des ressources pour les utilisateurs (extensions[22], modèles[23], documentations internes et externes[24], manuels d'utilisateurs, ...) organisation d’événements, relations publiques et, de manière plus générale, toute activité en relation avec le projet.

Les différents sous-projets[modifier | modifier le code]

OpenOffice.org, le projet général, compte plus d’une vingtaine de sous-projets répartis en trois catégories principales. Accepted, comprenant les projets les plus techniques, Incubator, regroupant les projets expérimentaux et les essais, et Native-Lang fournissant les ressources dans une langue particulière. Un projet OpenOffice.org s’organise comme un groupe de développeurs autour d’un chef de projet. Chaque catégorie comporte de nombreux projets et sous-projets. Parmi les Accepted, on trouve des projets

  • liés à la programmation du cœur de l’application ; dont API (Interface de programmation), Application Framework, UNO (Universal Network Object), database (base de données), UCB (Universal Content Broker)…
  • liés à l’environnement de programmation ; dont Build Tools and Environment (environnement et outils de construction), Utilities (utilitaires)…
  • liés à l’interface graphique ; dont Graphic System Layer (couche graphique du système), User Interface (interface utilisateur)…
  • liés aux modules de la suite ; dont Word Processing (traitement de texte), Graphic Application (application graphique), Spreadsheet (feuille de calcul)…
  • liés à l’internationalisation ; dont Lingucomponent (dictionnaires), Localization (traductions)…
  • liés au guidage l’utilisateur ; dont Documentation, pour rédiger des modes d’emplois et tutoriels, Installation, Website
  • liés aux versions du logiciel ; dont QA (Quality Assurance soit la certification de la qualité), Porting (pour porter le logiciel sur des nouvelles plates-formes), External (externe)…
  • liés à la gestion des formats XML, définition et manipulation
  • liés au marketing, pour pousser l’usage d’OpenOffice.org dans les entreprises, écoles, et administrations dans le monde.

D’autres projets sont en développement dans la catégorie Incubator, comme Distribution, BizDev (relation business), ou KDE.

Les projets Native-Lang[modifier | modifier le code]

Les projets de langues visent à « représenter, coordonner et étendre à travers le monde les communautés linguistiques d’utilisateurs, de développeurs et de marketing ». Ces projets permettent aux communautés de dialoguer et travailler dans leur langue originale en restant hébergées par le site OpenOffice.org, et de proposer toutes sortes d’informations pour les utilisateurs des pays correspondants. Une trentaine de langues ont ainsi un espace consacré sur le site. Certaines langues ont des projets très avancés, comme le projet français, d’autres moins.

29 langues sont proposées en téléchargement[25] sur les 89 projets de traduction du logiciel dans une langue[26] (octobre 2009).

La direction d’OpenOffice.org[modifier | modifier le code]

Le projet est administré par le Community Council élu par les membres de la Communauté. Ce conseil est responsable de la médiation des conflits, suggère des objectifs dans le projet, et, plus généralement, fournit un forum pour remédier aux points problématiques du projet. Il est composé de neuf membres élus, dont cinq chefs de projets, deux représentants des projets Native-lang, un représentant des utilisateurs, et un membre du Staff Sun. Tout le monde peut participer à OpenOffice.org, et les responsabilités vont croissant avec l’implication dans le projet. Au niveau le moins élevé, l’« utilisateur » peut faire des suggestions ou rapporter des bugs. Un «contributeur» est quelqu’un qui contribue au projet en écrivant du code ou de la documentation. Un «développeur» est un contributeur régulier qui a obtenu les droits d’écriture dans le projet après avoir été parrainé par un autre développeur. Au niveau le plus haut, un « responsable de projet », nommé par les développeurs, donne les directives pour son projet.

Plusieurs milliers de personnes de par le monde contribuent à OpenOffice.org avec divers degrés d’implication. La plupart des contributeurs sont des individus ou des sociétés intéressés au succès d’une suite bureautique libre. Le plus important soutien vient de la part de Sun Microsystems (rachetée par Oracle), qui confie à plusieurs dizaines de ses salariés de travailler au projet.

Les projets dérivés[modifier | modifier le code]

Du fait de sa licence libre, Openoffice.org a servi de base à d'autres projets :

Version nomade[modifier | modifier le code]

Framasoft propose dans ses packs Framakey, une version portable d'OOo[27] pouvant se lancer d'une clé USB dans un environnement Windows. C'est la version française de celle proposée par PortableApps. Il n'existe pas à l'heure actuelle de version pouvant se lancer sous Mac OS X et Linux (la version Windows peut se lancer via Wine sous Linux).

NeoOffice[modifier | modifier le code]

Article détaillé : NeoOffice.

NeoOffice est une version d'OOo sous GPL. Initialement pour Solaris, Linux ainsi que Mac OS X, elle n'est plus développée que pour ce dernier. Les versions de la branche 2 demandaient d'utiliser X11 pour fonctionner sous Mac OS X. NeoOffice se proposait alors de réaliser une intégration native d'OOo sous l'interface Aqua et d'utiliser au mieux les spécificités de Mac OS X.

OOo4Kids[modifier | modifier le code]

Article détaillé : OOo4Kids.

Créé par l'association EducOOo (elle-même issue du projet Éducation[28]), OOo4Kids se propose de fournir un logiciel de bureautique orienté vers les 7-12 ans[29]. Il existe actuellement des versions dans dix-sept langues (dont allemand, anglais, espagnol, français, italien, néerlandais, portugais et mandarin), portées sous trois systèmes d'exploitation différents, et pour plusieurs architectures de microprocesseurs : Intel, PowerPC, Mips et ARM)[29].

OOoLight[modifier | modifier le code]

OOoLight[30] est une version très proche de OOo4Kids, disponible sous Windows, Linux et Mac OS X. Il est fondé sur les mêmes codes sources. La partie graphique est différente, et il est possible de créer des feuilles de Calcul allant jusqu'à 1024 lignes et 128 colonnes (contre 256 lignes et 64 colonnes maxi pour OOo4Kids)

LibreOffice[modifier | modifier le code]

Article détaillé : LibreOffice.

À la suite du rachat de Sun Microsystems par Oracle Corporation, la communauté d'OOo s'est détachée de son nouveau propriétaire et a créé une fondation indépendante, The Document Foundation, pour continuer à développer une suite bureautique libre dérivée de OOo, LibreOffice, disponible sous Windows, Linux et Mac OS X. La première version est la 3.3 car la branche LibreOffice est dérivée de la version 3.2 de OOo (dernière version du tronc commun).

Apache OpenOffice[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Apache OpenOffice.

À la suite de la cession du nom de marque OpenOffice.org par Oracle à la fondation Apache, celle-ci édite sa suite bureautique sous le nom Apache OpenOffice tout en ayant conservé la propriété du site Internet sous le nom OpenOffice.org.

Fonctionnement interne[modifier | modifier le code]

Aperçu des couches techniques[modifier | modifier le code]

Du fait de sa nature open source, le fonctionnement interne d’OpenOffice.org est connu, et les technologies utilisées sont accessibles et documentées. La suite bureautique s’organise en plusieurs couches, employant chacune des technologies spécifiques. La couche application, la plus haute, comprend les modules visibles par l’utilisateur (Writer, Draw, etc.). La couche framework contient les parties en commun de ces modules, tels que la gestion des documents, ou les boîtes de dialogue communes, à travers les modules sfx2 et offmgr. La couche infrastructure contient divers modules comme UNO, le modèle de composants internes, ou GSL, la couche d’objets scientifiques, y compris les widgets de l’interface via VCL. Aux couches les plus basses, des modules d’abstraction du système comme SAL garantissent sa portabilité à OpenOffice.org.

Le modèle objet UNO[modifier | modifier le code]

Le moyen le plus simple de programmer le logiciel, à un niveau plus avancé que celui d’une simple Macro utilisateur, est d’utiliser UNO. Universal Network Object est le modèle de composants d’OpenOffice.org. Il offre l’interopérabilité entre différents langages de programmation, différents modèles d’objets, différentes architectures et différents processus, de manière locale, en réseau ou par Internet. Ces composants sont instanciés par un gestionnaire de service, et communiquent entre eux aux travers de ponts (bridges), en utilisant des interfaces précises définies avec le langage UNO IDL, similaires au même concept CORBA. Les ponts permettent de standardiser la communication entre des interfaces implémentées dans des langages différents. Il existe à l’heure actuelle des bindings pour C, C++, Java et Python permettant de développer de nouveaux composants, ou d’accéder aux fonctionnalités de ceux existant dans ces langages.

Outils graphiques (toolkits)[modifier | modifier le code]

L’héritage de StarOffice est très visible dans les premières versions d’OpenOffice.org, notamment sur les plates-formes GNU/Linux et Solaris, où la politique de ressemblance au widget près à Microsoft Office est moins pertinente. Les versions suivantes (1.1.x) visent à apporter de plus en plus un look & feel natif à OpenOffice.org, c’est-à-dire de fournir un logiciel au graphisme et au comportement familier sur toutes les plates-formes. Sun et Novell (Ximian) fournissent des distributions d’OpenOffice.org dans leurs bureaux GNOME respectifs Java Desktop et Ximian Desktop. L’intégration graphique d’OpenOffice.org dans GNOME prend la forme d’un jeu d’icônes adapté, et de couleurs fonctions du thème graphique utilisateur. L’environnement de bureau KDE intègre lui aussi OpenOffice.org via des projets comme Cuckooo (OOo dans un Kparts) ou KDE vlcplug (utiliser Qt pour dessiner les widgets).

Le port Mac OS X a pour objectif de se dispenser du serveur X Window, (voir section « Intégration MacOSX »), tandis que le fork (logiciel dérivé) NeoOffice vise déjà ce but en parallèle.

Les vendeurs distribuant OpenOffice.org, comme les vendeurs de distributions GNU/Linux commerciales, appliquent souvent leur propre thème graphique pour intégrer OpenOffice.org à leurs produits. C’est notamment le cas de RedHat Fedora, Novell SuSE, et Mandriva Linux. L’intégration du toolkit graphique vise aussi souvent à simuler le feel, c’est-à-dire le comportement des widgets.

Intégration Mac OS X[modifier | modifier le code]

La suite OpenOffice.org 1.0 a été critiquée pour ne pas avoir l'aspect et le comportement des applications natives de la plate-forme sur laquelle elle est en fonctionnement. À partir de la version 2.0, OpenOffice.org utilise le Native Widget Framework widget toolkit, les icônes, les bibliothèques de rendu de fontes, pour une variété de plates-formes, afin de coller au mieux à l'aspect d’une application native tout en offrant plus d'attrait à l’utilisateur.

Cette question d'intégration a été particulièrement mise en évidence sur Apple Mac OS X, où l’interface d'utilisation est singulièrement différente des autres plates-formes, et demande par ailleurs l’utilisation d’outils de programmation non familiers pour la plupart des développeurs d’OpenOffice.org.

Il y a deux implémentations d’OpenOffice.org disponibles sous Mac OS X :

OpenOffice.org Aqua 
Disponible pour Mac OS X Tiger et Leopard, que ce soit pour l'architecture Intel ou pour architecture PowerPC, cette version désigne la version stable et officielle d'OpenOffice.org sous Mac OS X. Après une première étape utilisant le toolkit Carbon, OpenOffice.org Aqua est maintenant passée à la technologie Cocoa. Depuis la version 3.0, elle est complètement native sous Aqua[31].
OpenOffice.org Mac OS X (X11) 
Cette version qui n'est plus officiellement maintenue, nécessite l’installation de X11.app ou XDarwin, et est un port très proche de la très testée version Unix. Elle est fonctionnellement équivalente à la version Unix, et son interface d'utilisation est la même, ainsi que son aspect et son comportement; par exemple, l’application utilise sa propre barre de menu (menu bar) au lieu du menu Mac OS X, situé en haut de l’écran. La conversion des fontes du système est nécessaire pour que celles-ci soient utilisables par la version X11 d’OpenOffice.org (cette conversion est faite lors du premier lancement d’OpenOffice.org).

Le format de stockage OpenDocument (ISO 26300)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : OpenDocument.

Le format de documents utilisé nativement par OpenOffice.org à partir de sa version 2, donc depuis octobre 2005, est OpenDocument.

OpenDocument est fondé sur le XML. Ce format permet de refléter la structure interne du document et de séparer le contenu et la mise en forme. Il a été admis comme standard par l’OASIS, puis normalisé ISO 26300.

Sa nature normalisée, claire, concise et librement utilisable, facilite grandement sa manipulation par de nombreux outils externes, ou même des utilisateurs expérimentés. Connaître le format de stockage OpenDocument est utile non seulement pour les programmeurs bénévoles d’OpenOffice.org, mais aussi pour les développeurs d’outils de traitements de données documentaires.

Cela amène aussi les professionnels à considérer OpenDocument comme le format préférentiel d'archivage de documents, car il rend le fichier indépendant du logiciel choisi. Pour de nombreuses administrations et entreprises, il constitue la première motivation de l’adoption d’OpenOffice.org.

Concrètement, les fichiers produits par OpenOffice.org sont des archives compressées « zip » de plusieurs fichiers XML, organisés comme suit :

  • meta.xml : informations sur le document (auteur, date d’accès…) ;
  • styles.xml : les styles utilisés dans le document ;
  • content.xml : le contenu principal (texte, tableaux, éléments graphiques) ;
  • settings.xml : les informations spécifiques aux réglages du logiciel.

En plus de ces fichiers, tous les objets intégrés au document sont sauvegardés dans leur format original, XML pour des objets OpenOffice.org, et binaires pour la plupart des autres objets, placés dans des répertoires consacrés, dans l’archive zip.

Module OOo 1.1 OOo 1.1 (modèle) OOo 2.0+ (OpenDocument) OOo 2.0+ (modèle)
Writer .sxw .stw .odt .ott
Impress .sxi .sti .odp .otp
Draw .sxd .std .odg .otg
Calc .sxc .stc .ods .ots
Formula .sxm .stm .odf .otf
master-documents .sxg - élément -
Base - - .odb -

Le « x » central de la branche 1.x est remplacé par un « t » lorsqu’il s’agit d’un modèle (template en anglais). De même, le « d » central de OpenDocument est remplacé également par un « t » lorsqu’il s’agit des modèles.

Import des documents au format Microsoft Office[modifier | modifier le code]

Toutes les versions d'OpenOffice.org permettent l'import des documents enregistrés dans les anciens formats binaires (extensions en .doc, .xls, .ppt), et disposent également d'une option d'enregistrement dans ces mêmes formats afin de permettre l'interopérabilité avec les utilisateurs ne disposant pas d'une suite bureautique compatible OpenDocument. Microsoft Office 2010 supporte aussi ce format.

À partir de sa version 3, OpenOffice.org permet également l'import des documents enregistrés au format Microsoft Office 2007 (extensions en .docx, .xlsx, .pptx).

Les macros VBA ne sont pas compatibles. Un redéveloppement des fonctionnalités VBA dans le langage de programmation d'OOo permet une migration partielle des fonctions sans réécriture.

Il existe des incompatibilités entre les différentes familles d'OpenOffice. En effet, les feuilles de calculs créées avec l'OpenOffice d'IBM (Symphony) donnent des résultats différents lues avec celle d'Oracle, qui est la plus diffusée[32].

Sécurité[modifier | modifier le code]

S’agissant d’une solution open-source, laquelle prend de l’ampleur, la question de la sécurité se pose comme pour n’importe quel autre logiciel. La seule différence tient au fait que le système étant totalement ouvert, l’analyse de sécurité est grandement facilitée.

En juin 2006, la société Kaspersky a déclaré avoir détecté un virus pour OpenOffice, dénommé StarDust. Un communiqué officiel d’OpenOffice semble cependant indiquer que le code en question ne serait pas réellement un virus, n’ayant pas de caractère auto-reproducteur[33],[34].

Début juillet 2006, trois failles de sécurité ont été découvertes et les correctifs publiés. Cependant, sur le plan du développement, la suite d’OpenOffice est considérée d’une excellente qualité[réf. nécessaire], avec très peu de failles critiques détectées à ce jour et qui ont été corrigées dans les heures suivant leur découverte[35].

Identité visuelle d'OpenOffice.org[modifier | modifier le code]

Logotype de l'application principale[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « fr.openoffice.org »
  2. « native-lang.openoffice.org »
  3. Annonce du changement de licence de la GNU LGPL 2.1 à la GNU LGPL 3
  4. http://fr.libreoffice.org Site du projet LibreOffice
  5. « Liste de déploiements majeurs d'OpenOffice.org »
  6. (en) Jack Loftus, « Desktop apps ripe turf for open source », SearchEnterpriseLinux.com,‎ 4 octobre 2004 (consulté en 14 juin 2008)
  7. (en) « The OpenOffice.org statistics page » (consulté en 20 avril 2006)
  8. Guillaume Serries, « OpenOffice 3.2 : une intégration plus intime avec Microsoft Office », journal du net,‎ 12 février 2010 (consulté en 14 février 2010)
  9. (en) « Market Share Analysis » (consulté en 20 avril 2006)
  10. « La plus grosse migration OpenOffice.org au monde : 400 000 postes dans l’administration française » (consulté en 5 septembre 2006)
  11. « Le contrat open source de Bercy va coûter 39 millions d’euros » (consulté en 5 septembre 2006)
  12. « Communiqué de l’Assemblée nationale sur l’utilisation des logiciels libres par les députés » (consulté en 30 novembre 2006)
  13. Union des villes et communes de Wallonie, voir aussi l’article consacré aux déclarations sur le sujet en Belgique
  14. (en) FAQ: The Sun-Google partnership, Stephen Shankland, Staff Writer, CNET News.com, 4 octobre 2005.
  15. (en) OpenOffice.org derived work
  16. (en) News of OpenOffice.org, 100,000,000 downloads of OpenOffice.org 3
  17. « fr.openoffice.org/docs/frederic.htm »
  18. Pour la version 3.x uniquement, les autres versions sont limitées à 256 colonnes
  19. ainsi que grammatical depuis la version 3.0.1.
  20. (fr) http://user.services.openoffice.org/fr/forum/
  21. (fr) http://fr.openoffice.org/contact-forums.html
  22. (en) http://extensions.services.openoffice.org/
  23. (fr) http://templates.services.openoffice.org/fr
  24. (fr) http://fr.openoffice.org/Documentation/Index.html
  25. (en) http://download.openoffice.org/other.html
  26. (en) http://native-lang.openoffice.org/
  27. (fr) http://framakey.org/Portables/PortableOpenOffice
  28. (fr) Qu'est ce que le projet Éducation ?
  29. a et b (fr) OOo4Kids
  30. Site de OOoLight
  31. « OpenOffice.org 3.0 : la version finale est enfin disponible », PCINpact,‎ 13 octobre 2008
  32. (en) Doug Mahugh, « 1 + 2 = 1? »,‎ 10 mai 2009
  33. « Virus dans OpenOffice, la défense MAJ », Generation NT,‎ 4 juin 2006
  34. (en) How do I protect against macro-viruses in OpenOffice.org? dans la FAQ d'OpenOffice.org
  35. (en) Failles de sécurité d'OOo, site Secunia

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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